25 ans sans emploi

sans emploiCela fait 25 ans que je suis sans emploi. En effet, depuis 25 ans je n’ai pas travaillé pour autrui. J’ai donc voulu partager quelques réflexions sur ce qu’est la vie pour ceux qui décident de suivre cette voix.

La liberté de choisir

L’avantage le plus fondamental qu’il y a dans le fait de ne pas avoir un emploi est de faire exactement ce que vous voulez. Vous avez beaucoup plus de liberté pour choisir comment organiser votre temps et quel genre de vie créer. Il s’agit en effet d’un avantage important, mais qui prend des années à se réaliser pleinement.

Lorsque vous ne travaillez pas pour quelqu’un, il devient évident que vous êtes responsable de vos affaires et que vous devrez prendre les grandes décisions vous-même. Ce niveau de liberté peut parfois vous sembler pesant. Et il est irréaliste de penser que vous allez en quelque sorte avoir une vie de rêve au cours des six premiers mois. Vous serez toujours limité par votre capacité à créer mentalement et physiquement la réalité que vous désirez.

Sur ce chemin, vos défauts personnels alimentent les limites de votre mode de vie. C’est donc presque par définition une voie très orientée vers la croissance.

C’est aussi un chemin de confiance en soi. La seule fois où j’ai eu un emploi, c’était parce que je ne me faisais pas vraiment confiance et je pensais avoir besoin de l’effet de stabilisation que procure le fait de suivre les ordres pendant un certain temps. Après plusieurs mois, j’ai réalisé que je pouvais et que je devais me faire confiance pour gérer ma propre vie au lieu d’engager un patron pour en gérer une partie pour moi. Il était évident que je ferais des erreurs, mais j’étais convaincu que j’apprendrais et que j’en tirerais aussi des leçons. Et c’est effectivement ce qui s’est passé.

Atteindre les objectifs

J’apprécie le fait que j’ai été en mesure de réaliser un grand nombre d’objectifs personnels qui auraient été difficiles à atteindre si j’avais eu un emploi tout ce temps. J’ai créé et publié plusieurs jeux vidéo. J’ai écrit un livre et je l’ai vu publié en plusieurs langues. On m’a nommé président d’une association à but non lucratif. J’ai bâti deux entreprises prospères. De même, j’ai voyagé dans de nombreux endroits que j’ai toujours voulu visiter comme Paris, Londres, Berlin, Rome, Amsterdam et plus encore. J’ai lancé deux forums à succès. Je me suis entrainé aux arts martiaux et j’ai participé à un marathon. J’ai organisé et animé 16 ateliers de trois jours. J’ai tissé des liens d’amitié inhabituels et intéressants.

J’aurais pu avoir des emplois ordinaires au cours de ces 25 ans. Et dans ce cas je n’aurais probablement pas réalisé autant d’objectifs personnels. J’aurais bâti une carrière au lieu d’avoir une vie. Au lieu de collectionner tant de merveilleux souvenirs, je me remémorerais mon passé de façon beaucoup plus banale. Je suis certain que j’aurais quand même accompli beaucoup de choses, mais ces réalisations auraient été moins variées et plus limitées.

Au lieu d’avoir à travailler à l’atteinte des objectifs d’un employeur, j’aime travailler à temps plein sur mes propres objectifs. Je ne suis donc pas obligé de trouver un moyen de travailler sur mes objectifs pendant mon temps libre. Je n’ai même pas besoin de le faire pendant mes heures de travail. Si un objectif est suffisamment important pour moi, je peux mettre le travail de côté et poursuivre uniquement cet objectif.

Cette année, mon grand objectif est de créer et de lancer un club dédié à la croissance personnelle. Il s’agit d’un projet à long terme sur lequel je travaille depuis quelques mois déjà. C’est un défi, et j’adore le fait de pouvoir cocréer avec d’autres passionnés de croissance personnelle. J’ai du mal à voir comment j’aurais pu attaquer un projet comme celui-ci si j’avais un emploi qui occupe mon temps et épuise mon énergie.

C’est aussi formidable que mon travail aille de pair avec mes compétences, car c’est moi qui décide des objectifs à fixer. Je ne m’ennuie pas parce que mon travail est trop facile à mon gout. Je ne stresse pas non plus parce que mon travail est trop difficile. J’ai la possibilité de me maintenir dans la zone optimale de motivation en choisissant judicieusement mes objectifs. Cela favorise des explosions de motivation. Il m’est alors possible d’accomplir plus de 12 heures de travail stimulant dans une journée. Après quoi je prends de longues pauses pour le repos, le divertissement et les échanges sociaux.

Il n’y a rien de mieux que de tenir les rênes et d’être le capitaine de votre propre navire.

L’expression de soi

L’un des principaux avantages de ce chemin, c’est la possibilité d’exprimer mes valeurs de façon plus congruente. Il est évident que cela n’aurait pas été possible si j’avais eu un emploi tout ce temps. Plus je suis ce chemin, plus je réalise que je suis le seul responsable de ma vie. Je réalise que je n’ai pas à vivre comme tout le monde. Je peux faire les choses à ma façon. Aucune société ne me dicte comment gérer mon temps ou mes affaires. Je ne suis pas un rouage dans la machine de quelqu’un d’autre.

Cela implique bien sûr plus de responsabilités. Je n’ai pas la possibilité de blâmer un employeur quand je fais des erreurs. J’ai plus de liberté pour expérimenter, pour prendre des risques et pour échouer. La responsabilité de mes résultats est donc plus évidente. Je ne peux pas me plaindre d’une bureaucratie excessive ou de la politique d’entreprise pour me tirer d’affaire. Je suis toujours responsable de ce qui se passe dans ma vie.

Plusieurs personnes ayant un emploi sont confrontées à des conflits de valeurs avec leur employeur. Par exemple, vous pourriez vouloir aider les clients à résoudre leurs problèmes alors que votre employeur veut seulement que vous fassiez augmenter les ventes. Ou encore, vous pourriez valoriser de bonnes habitudes de santé pendant que votre entreprise succombe à une culture de malbouffe et de consommation de soda. Et bien souvent, les employeurs ont des valeurs qui changent de façon chaotique et qui ne sont pas claires, de sorte qu’on ne sait jamais à l’avance si l’on est en phase avec elles ou non.

25 ans

Les conflits de valeurs font partie de la vie, mais sans emploi, j’élimine bon nombre de ces questions de ma vie quotidienne. Cela me permet d’exprimer mes valeurs de façon plus congruente. Je peux écrire sur tous les sujets qui m’intéressent sans que mes idées soient censurées. Quand je déjeune au travail, tout ce que je consomme est végétalien. Je n’héberge pas de publicité sur mon site Web, car je ne veux pas distraire mes lecteurs. Je peux prendre autant de vacances que je le désire, et aucun patron ne se plaindra jamais.

Ce système fonctionne bien si vous êtes très motivé. Si vous avez besoin de quelqu’un pour vous féliciter pour chaque réalisation, comme recevoir une évaluation positive de votre patron, vous risquez de ne pas voir les gens reconnaitre officiellement vos réussites. Lorsque vous n’avez pas d’emploi, votre motivation doit être plus intrinsèque si vous voulez rester sur les rails. Vous devez être satisfait par les récompenses naturelles que vous procure l’atteinte de vos objectifs et l’expression de vos valeurs. En fait, vous serez parfois le seul à vous en soucier ou à vous en rendre compte.

La liberté financière

Il m’a fallu plusieurs années et une faillite pour atteindre le niveau d’abondance que je recherchais. Beaucoup d’entrepreneurs ont du mal au début parce qu’il y a tellement de choses à apprendre et tellement d’erreurs possibles. Cependant si vous êtes intelligent, flexible et prêt à apprendre de ceux qui ont plus d’expérience, vous finirez par profiter de l’abondance financière sans avoir besoin d’un emploi. Cela signifie que l’argent n’est plus une limite sérieuse à la création du type de vie que vous désirez.

Quand l’on a beaucoup d’argent, il devient évident que le temps est vraiment la ressource la plus rare. Par conséquent, avoir plus de liberté financière peut en fait vous motiver à améliorer votre gestion du temps et à surmonter la procrastination. Vous réaliserez très tôt que l’argent n’a pas de pouvoir propre. Les grosses liasses restent là et ne font rien d’elles-mêmes. Il faut du temps pour dépenser de l’argent si l’on veut le dépenser judicieusement.

Comme l’ont découvert de nombreux amis qui ont créé des sources de revenus passives, l’abondance financière ne crée pas automatiquement une vie extraordinaire. Loin de là ! Vous devez encore investir votre temps, votre énergie et votre intellect pour trouver quoi faire de votre temps. Même si vous ne faites que voyager, il faut des efforts pour savoir quelle sera votre prochaine destination. Il faut des efforts pour savoir comment organiser chaque journée. Et si vous ne faites pas attention, vous risquez de tomber dans la dépression si vous négligez votre croissance personnelle.

Avoir plus d’argent n’effacera pas vos problèmes. Cela vous donnera simplement des problèmes différents à régler. Les défis auxquels l’on fait face après avoir accédé à l’abondance ne sont pas plus faciles que ceux que l’on doit relever avant d’accéder à l’abondance. Toutefois d’une certaine façon, il est plus facile de tomber dans le laxisme une fois que vous vivez l’abondance, car vous n’avez pas autant de pression financière qui vous pousse à agir. Vous devez apprendre à vous motiver par des actions positives, même quand vous n’avez pas de pression financière. Pour certaines personnes, c’est très difficile à faire.

Je sais ! C’est le genre de problème que l’on souhaite avoir. Dans la pratique toutefois, c’est un vrai défi de trouver comment organiser son temps quand l’argent n’est plus un facteur limitant.

J’ai compris que l’argent est un mauvais facteur de motivation pour moi. Même quand j’étais fauché, je n’étais pas très excité à l’idée de passer à l’action pour gagner plus d’argent. Chaque fois que j’essayais de gagner plus d’argent, je rencontrais des échecs, des résistances et des revers. Mon chemin vers l’abondance a été ouvert par le besoin de me concentrer sur la création d’une vie utile et épanouie, peu importe combien d’argent j’avais. Cet état d’esprit m’a tracé le chemin vers l’abondance.

Avec du recul, cela est logique étant donné que l’argent est un instrument social. En fait, c’est une forme de dette sociale. Et essayer de rendre les gens endettés envers vous n’est pas très stimulant. Considérer l’argent comme un outil social plutôt que comme un instrument fait toute la différence. Dès lors que vous voyez les choses de cette façon, vous penserez à faire quelque chose qui compte pour vos semblables. L’aspect social vous amène à prendre des mesures qui mènent à des échanges sociaux. Et à travers cela, vous pouvez finalement connaitre l’abondance. L’argent vous parvient par l’intermédiaire d’autres personnes. Si vous vous concentrez trop sur l’argent, l’aspect humain pourrait vous empêcher d’en recevoir.

Je pense que bon nombre d’entre nous perpétuent nos problèmes financiers pour éviter d’affronter des défis plus importants et plus effrayants, comme investir nos précieux jours pendant que chaque jour qui passe nous rapproche de la fin. Il peut être moins pénible de faire face aux défis financiers au lieu de se poser des questions plus difficiles comme « Que devrais-je faire de la prochaine décennie de ma vie ? » Il est parfois plus facile de s’inquiéter pour le paiement des factures que pour vos relations, du but de votre vie ou de toute votre existence.

Trouver le meilleur rythme

Afin d’être enraciné et raisonnablement productif, j’ai besoin de structurer ma vie d’une certaine façon. Dans une certaine mesure, cela est beaucoup plus facile à réaliser quand on n’a pas un emploi. Quand on en a un, cela devient beaucoup plus difficile. Je n’hérite pas de la structure inhérente d’un emploi, mais je peux définir mon propre rythme de travail qui pourrait beaucoup mieux correspondre avec ma personnalité et mes objectifs. Je peux également mieux intégrer mon travail à ma vie personnelle. De cette façon, ma vie personnelle et ma vie dans le monde des affaires ne font qu’un.

J’ai débuté cette journée comme d’habitude. Je me suis réveillé à 5 heures. Je suis allé courir en écoutant des podcasts. J’ai fait quelques étirements, je me suis assis dans le parc et j’ai réfléchi à la vie, à l’univers et à tout. J’ai mangé de l’avoine avec des myrtilles fraiches au petit déjeuner et j’ai démarré ma journée de travail. J’adore commencer mes journées avec des exercices de type cardio parce que cela booste de manière instantanée mon humeur. Cela renforce mon autodiscipline et rééquilibre les hormones et les neurotransmetteurs. Tout ceci me fait me sentir mentalement prêt pour la journée qui débute.

sans emploi projet professionnel

À l’époque où j’avais un emploi, je ne me préoccupais pas pour autant d’optimiser la manière dont je commençais chacune de mes journées. Il y avait un fossé entre ma productivité et mes résultats. En tant qu’employé, je me vantais parfois du peu de travail réel que je faisais chaque jour. Je n’aimais pas mon employeur, surtout à cause de son mauvais caractère et du fait qu’il utilisait l’intimidation comme stratégie pour gérer les gens. Ainsi, mon improductivité était peut-être ma façon de le punir d’être un tel crétin.

Sans emploi, cependant, être improductif n’a aucun sens étant donné qu’il est clair que je gâche ma précieuse vie. Je suis donc très motivé à rester vif pour tirer le meilleur parti de chaque jour. Si je ne maintiens pas mes normes élevées, j’en souffre, et il n’y a personne d’autre à blâmer que moi.

S’il m’arrive de me relâcher un jour, je peux me « redémarrer » quand je veux. Je n’ai pas besoin d’attendre la fin de mon service ou d’un weekend. Je peux me fixer de nouveaux objectifs ou basculer à un rythme différent chaque fois que quelque chose me booste. Lorsque je veux me lancer dans l’adoption d’une nouvelle habitude, je peux le faire dès que je suis prêt. Je n’ai pas besoin de travailler selon l’emploi du temps de mon employeur.

Si je me sens démotivé ou épuisé, je peux prendre des vacances dès le lendemain (ou dans certains cas, le même jour). Je peux prolonger mes vacances aussi longtemps que je veux. J’ai pris des pauses de plus de 30 jours plus d’une fois. Prendre un mois complet de congé peut être très réparateur, et j’ai l’habitude d’être à fond dès mon retour.

J’écris quand j’ai envie d’écrire, pas selon le planning dicté par un employeur. Je ne me dis pas arbitrairement : « il faut que je publie quelque chose sur mon blog aujourd’hui. » Ce qui m’attire vers le clavier, c’est quand je suis frappé par une idée. J’ai passé jusqu’à sept semaines d’affilée sans publier le moindre article, et cela n’a absolument rien de grave. Il ne me conviendrait pas, à moi (ou à mes lecteurs), d’écrire des inepties à cause d’un planning établi. Je préfère écrire seulement quand j’ai quelque chose que je suis inspiré à communiquer.

Nous ne sommes plus à l’ère industrielle. Travailler de 9 h à 17 h ne permet pas de profiter des meilleures opportunités qui s’offrent aujourd’hui aux travailleurs créatifs. J’ai de la chance que personne ne m’impose un tel emploi du temps. Découvrir mon meilleur rythme m’a permis d’écrire 2 millions de mots pour 100 millions de lecteurs au fil des années.

Mes meilleurs rythmes de travail seraient très probablement punis par un employeur. J’adore travailler plus de 12 heures par jour lorsque j’ai envie de travailler. Parfois, je le fais pendant plusieurs semaines d’affilée. Ensuite, je disparais pendant quelques semaines. Je voyage, j’explore et je passe à un mode de vie différent. Parfois je prends cette décision moins de 24 heures à l’avance. Pendant ce temps libre, mon subconscient continue de travailler en arrière-plan et de s’occuper des problèmes, me donnant souvent de nouvelles idées et m’aidant à me fixer de nouveaux objectifs. Finalement, je ne parviens plus à retenir la pression créative et j’ai hâte de me remettre au travail pour un autre cycle. À mon meilleur rythme, je cravache, je ne besogne pas. Cependant quel employeur respecte un tel mode de travail ? Si vous trouvez un tel employeur, alors vous devriez envisager de conserver votre poste.

La liberté sociale

Si j’avais un emploi, je socialiserais probablement avec les mêmes personnes tous les jours, ce qui pourrait mener à une vie sociale dormante. J’aime avoir la liberté de choisir les gens que je rencontre chaque jour au lieu d’hériter des gens qui me sont imposés par un employeur. Si quelqu’un m’offense, je peux faire une croix sur lui. Je peux remplir ma vie d’amis que j’aime vraiment. Des gens avec lesquels je choisis de me connecter socialement. Et non pas des personnes qui me sont imposées par les circonstances.

Parmi les gens que vous côtoyez chaque jour, combien aimez-vous réellement ? La plupart des liens sociaux que j’ai sont des liens que j’ai vraiment désirés. Si je n’aimais pas ces personnes, je n’entrerais pas en contact avec elles.

Travailler à son propre compte peut vous amener à passer beaucoup de temps seul, surtout si vous avez une entreprise en ligne. Si vous assistez à une conférence sur le marketing, vous constaterez probablement que la salle est remplie à 80 ou 90% de personnes introverties. Il en va de même pour les conférenciers. La plupart des gens que l’on pourrait qualifier d’extravertis en se basant sur leurs effervescentes vidéos sur YouTube sont en fait de personnes silencieuses et timides quand on les rencontre en personne. Ils peuvent avoir l’air extravertis lorsqu’ils font eux-mêmes des vidéos, mais se connecter face à face est très différent.

Beaucoup d’introvertis s’accommodent parfaitement avec ce fait, préférant se protéger et effectuer la plupart de leurs interactions derrière des appareils numériques. Si cela vous convient, alors vous aimerez probablement la vie sans emploi fixe. Vous pouvez gérer toute votre vie de cette manière aujourd’hui. Ou vous pouvez aussi opter pour un emploi qui minimise les interactions humaines.

Je ne voulais pas emprunter cette direction, car je sentais qu’elle ne me permettrait pas de beaucoup travailler sur ma croissance personnelle. Pour ce fait, la même année où j’ai commencé à bloguer et j’ai rejoint Toastmasters International pour développer mes aptitudes à parler en public. Je l’ai fait en partie pour créer un meilleur équilibre social entre ma vie et mon entreprise. Je suis tellement content de l’avoir fait parce que cela me donne la liberté de vivre comme un introverti ou comme un extraverti sans être obligé de choisir un camp. Parfois, j’aime m’éloigner de l’ordinateur pour rencontrer les gens face à face via des discussions, des ateliers, des rencontres et des voyages. D’autres fois, je me sens un peu débordé par la socialisation et j’ai envie de travailler quelques semaines seul ou de profiter de la vie avec ma petite amie.

Il est juste de dire que la gestion de ma vie sociale a été mon plus grand défi depuis que j’ai commencé à bloguer. Il faut une véritable réflexion consciente pour trouver le bon équilibre, et les bonnes décisions ne sont pas toujours claires. J’ai connu de multiples périodes d’expansion sociale et de repli sur soi pour en arriver à un sentiment d’abondance sociale qui n’est pas accablant. Bâtir un club dédié à la croissance personnelle consciente est l’une de ces phases d’expansion.

J’ai tendance à me faire facilement de nouveaux amis. Par conséquent, je suis content de ne pas avoir à me contenter d’une vie sociale morose. J’aime avoir beaucoup d’amis tournés vers la croissance personnelle. J’aime aussi le fait d’avoir la liberté de créer une vie sociale qui marche à merveille. Je frémis quand je pense à quel point je serais socialement en retrait si j’avais un emploi qui m’empêchait de gérer cette partie de ma vie de façon réfléchie.

Je pense que ce que j’ai le plus apprécié sur le plan social, c’est le fait de rencontrer d’autres personnes tournées vers la croissance qui aiment prendre une voix pendant que le reste du monde prend le chemin opposé. Ces gens ajoutent une richesse extraordinaire à ma vie. Et ils me donnent l’espoir qu’ensemble, nous pourrons un jour inciter le reste du monde à arrêter de tourner en rond. Ne l’avons-nous pas suffisamment fait déjà ?

L’exploration

L’exploration de la croissance personnelle est ma passion, et il serait difficile d’explorer pleinement cette passion si j’avais un travail qui limite ce que je suis en mesure de faire.

Si je travaillais de 9 à 17 heures, aurais-je pu expérimenter le sommeil polyphasique ou le jeûne à l’eau ? Aurais-je pu me rendre à Disneyland pendant 30 jours d’affilée ? C’est peu probable. Je pourrais peut-être faire de petites expériences pendant les vacances, mais je ne pourrais pas faire de ce genre d’exploration une part entière de mon mode de vie. En outre, je n’ai pas spécialement envie de passer mes vacances sans dormir, sans manger et à écouter sans arrêt la musique de Disney.

(En passant, j’ai finalement pu sortir de ma tête la plupart des chansons de Disney. Cependant, maintenant ce sont les chansons addictives de La La Land qui occupe mon esprit. Et chaque fois qu’elles s’estompent, Rachelle se remet à les chanter.)

Aurais-je été renvoyé pour avoir écrit des articles sur les relations libres ou le jeu D/s ? Peut-être. Cela dépendrait de l’employeur, mais qui veut porter un masque social pour faire plaisir à son patron ? C’est plus facile d’être moi-même. Je ne veux pas avoir à faire semblant d’être quelqu’un d’autre chaque fois que je vais travailler.

Je pense que beaucoup de gens se servent de leur travail comme d’une excuse convenable pour ne pas explorer leurs désirs. Explorer amène à prendre des risques et à affronter ses peurs. Il est facile de stagner à cause d’un emploi et de prétendre que l’on n’a pas le temps, la liberté ou l’argent pour identifier, clarifier et poursuivre des objectifs plus intéressants. Le simple fait de comprendre ses désirs peut demander beaucoup de travail ; sans parler du temps qu’il faut pour les explorer.

Moi aussi, je peux me laisser emporter par mes affaires, mais il est plus difficile de prétendre que je ne contrôle pas mes explorations. Si je n’explore pas quelque chose que je veux vraiment explorer, je dois y faire face et travailler par rapport à la résistance intérieure. Je ne peux pas simplement externaliser une excuse et m’attendre à y croire.

Le résultat est que j’explore beaucoup plus que je le ferais si j’avais un emploi. Je n’ai pas besoin de planifier mes explorations pour mes périodes d’inactivité. Je peux aussi bien les intégrer à mon travail. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire qu’il y ait une séparation nette entre le travail, la vie et les loisirs.

La liberté de localisation

Un emploi peut vous maintenir à un seul endroit, mais sans emploi, vous pouvez aller où vous voulez, quand vous le voulez. Vous pouvez même vivre sur la route si vous le souhaitez.

J’ai à un moment pensé à suivre ce chemin, mais j’aime le fait d’avoir une maison stable où revenir, et je me sens parfois épuisé lorsque je voyage trop longtemps d’un coup. Je suis plus productif dans mon bureau à domicile, et certaines expériences sont beaucoup plus faciles à faire à la maison. Ce qui fonctionne bien pour moi, c’est d’osciller entre le temps à la maison et le temps sur la route. Je suis devenu assez doué pour faire des voyages spontanés quand je sens qu’il est temps de m’éloigner de mon bureau.

J’adore le fait que voyager n’est pas seulement un rêve pour moi, mais plutôt une chose que je peux réaliser quand je le veux. Le fait de visiter d’autres villes et d’autres pays a énormément enrichi ma vie, et cela fera encore partie de ma vie pour les décennies à venir.

Des compétences variées et approfondies

En tant qu’employé, j’aurais peut-être pu me débrouiller avec un ensemble réduit de compétences, mais pour survivre et m’épanouir sans emploi, j’ai dû développer une grande variété de compétences.

Comme je l’ai dit dans l’article « Connaissances vagues, connaissances approfondies », le fait d’avoir une large variété de compétences ne signifie pas être superficiel. Vous pouvez en fait acquérir plus de profondeur grâce à des compétences complémentaires qui se renforcent mutuellement.

Au cours de mon parcours de sans emploi, j’ai développé des compétences dans plusieurs domaines. Il s’agit entre autres de la programmation, la rédaction, les affaires, l’art oratoire, la négociation, le coaching, la gestion d’événements, les ventes, le marketing, la création de flux de revenus, le développement communautaire, le développement de sites Web, le développement de produits, le réseautage et plus. Mes diplômes d’études universitaires en informatique et en mathématiques semblent presque inutiles par rapport à tout ce que j’ai eu à apprendre depuis lors.

J’ai souvent l’impression que je dois continuer d’obtenir l’équivalent d’un nouveau diplôme d’études universitaires tous les ans ou tous les deux ans juste pour suivre le rythme rapide du changement, surtout lorsqu’il s’agit de faire des affaires en ligne. J’ai toujours l’impression d’être en retard dans un domaine important ou dans un autre. Cela me pousse à absorber et à appliquer rapidement de nouvelles idées.

Il est important pour moi d’avoir la liberté de diriger mon propre parcours éducatif. Chaque semaine, je dévore des informations, et plus j’apprends, plus les limites de ma compréhension sont exposées.

Ces derniers temps, j’essaie les programmes de coaching d’autres personnes. Je suis actuellement membre de deux communautés payantes et j’en rejoindrai probablement d’autres. Apprendre de cette façon coûte plus cher, mais c’est moins cher en termes de temps. Je peux en effet apprendre plus rapidement des experts et des coachs que je ne peux le faire en lisant simplement des livres. J’adore lire et je lis en moyenne deux livres par semaine, mais ce n’est pas ce qui fait avancer les choses la plupart du temps.

Si j’étais un employé, je pense que je serais très à l’aise avec mes compétences, et ce serait un piège. Je ne serais sans doute pas poussé à accroitre et à approfondir mes compétences chaque mois. Je pense que je passerais trop de temps à faire mon travail de la même façon encore et encore au lieu de remettre en cause mes stratégies de travail et de chercher continuellement à développer des compétences pertinentes pour le monde de demain.

Avoir autant de compétences économiquement utiles rend l’échec difficile. En effet, je peux toujours passer d’un ensemble de compétences à l’autre. Je peux écrire des articles ou des livres. Je peux tenir des discours publics ou faire du marketing Internet. De plus, je sais comment créer des sites Web, du trafic Web et des communautés en ligne. Je peux créer des logiciels, des plug-ins ou des jeux vidéo. Je peux faire des montages audio et vidéo de base.

Par ailleurs, je peux faire de la consultation ou du coaching. Et ainsi de suite. Je n’ai pas à m’inquiéter d’un quelconque changement dans mon domaine qui rendrait mes compétences obsolètes. En fait, j’adore quand les changements se produisent. Ils me permettent de profiter de nouvelles opportunités avant même que la plupart des gens sachent ce qui se passe. C’est comme en 2004 quand je me suis lancé dans le blogging, la même année où WordPress est sorti.

Le fait d’avoir développé une variété de compétences à améliorer ma capacité à apprendre plus rapidement. Ceci me rend capable d’acquérir rapidement de nouvelles compétences et de commencer à les utiliser de façon productive. Plus j’apprends des compétences, plus vite je semble être capable d’en acquérir de nouvelles.

Cette pression constante pour continuer d’apprendre peut épuiser certaines personnes. J’ai vu des amis qui, pendant longtemps, se sont sentis débordés parce qu’ils s’inquiétaient de prendre du retard. Je succombe à ce sentiment aussi parfois, mais dans l’ensemble, j’aime me pousser à apprendre, encore et encore. J’adore jeter un coup d’œil sur le mois ou le trimestre écoulé et faire le point sur ce que j’ai appris. Ce mois, j’ai énormément appris sur la création des sites d’adhésion. En fait, j’ai beaucoup étudié dans ce sens avec l’aide de ressources comme Chris Lema et The Membership Guys.

La gratitude

Les principales émotions que je ressens lorsque je repense à ces 25 ans passés sans emploi sont la gratitude, l’appréciation et le soulagement. Ce n’était pas une route facile, et j’ai eu quelques bosses chemin faisant. Je suis cependant vraiment content d’avoir décidé de mener une vie sans emploi. Cette décision m’a aidé à m’épanouir de tant de façons que je doute que j’aurais connu si j’avais choisi d’être employé.

Quand je pense aux 25 ans à venir sur ce chemin, je me sens heureux, excité et optimiste. Même si je continue de vivre comme je vis maintenant. Je pense que je serais plutôt épanoui sur ce chemin. Toutefois, je suis sûr qu’il y aura beaucoup de changements à venir. J’ai hâte de les explorer, même s’ils me déstabilisent de temps en temps.

Article original écrit par Steve Palvina.

Comme vous pouvez le constater, il n’est pas impossible de vivre sans emploi. C’est même un chemin qui peut vous mener à un véritable épanouissement. Vous pouvez prendre cette décision à n’importe quel moment de votre vie. La vidéo ci-dessous livre d’intéressantes astuces qui pourraient bien vous servir :

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