À quel point êtes-vous obéissant ?

Note : cet article est une traduction de l’article How Obedient Are You? de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

IlluminationAu début des années 60, Stanley Milgram, professeur à Yale, a fait une série de célèbres expériences psychologiques pour évaluer l’obéissance des gens devant l’autorité. Un expérimentateur donnait des instructions à un volontaire pour qu’il aide à administrer un simple test à un sujet dans une autre pièce. On tirait au sort pour savoir quel rôle jouerait chacun des deux « volontaires », mais les dés étaient pipés de sorte que le vrai volontaire ait à chaque fois le rôle d’administrateur du test , et que le rôle du cobaye soit toujours joué par un acteur. Cela donnait aux volontaires l’impression que le rôle qui leur était assigné était arbitraire.

Le sujet du test (autrement dit l’acteur) pouvait être entendu mais pas vu par le volontaire. Chaque fois que le sujet-acteur répondait mal à une question du test, le volontaire avait pour instruction de lui administrer un choc électrique en appuyant sur un bouton sur le panneau de contrôle. Ces chocs commençaient à un voltage très bas, mais à chaque mauvaise réponse les chocs augmentaient de 15 volts jusqu’à finalement atteindre 450 volts. Ces chocs étaient factices, donc personne n’était blessé physiquement, mais les volontaires ne savaient pas que ces chocs étaient factices.

Quand ces chocs étaient administrés, le sujet dans l’autre pièce (que le volontaire pouvait donc entendre mais pas voir) exprimait sa douleur de façon correspondante à la sévérité du choc, en se plaignant notamment de problèmes de cœur, en criant de plus en plus fort, et en frappant contre le mur. Après avoir dépassé un certain voltage, le sujet qui recevait les chocs devenait totalement silencieux (comme pour simuler l’inconscience ou la mort). Même passé ce stade, le volontaire avait pour instruction de continuer à administrer les chocs.

L’expérience de Milgram avait pour but de voir jusqu’où une personne moyenne pourrait aller. À quel stade refuserait-elle d’envoyer d’autres chocs, malgré que l’expérimentateur lui demande de continuer ?

Si vous n’avez jamais entendu parler de cette expérience, quelle prédiction faites-vous ? Quel pourcentage de gens irait jusqu’au bout ?

Avant que la première expérience soit lancée, d’anciens étudiants en psychologie interrogés par Milgram ont prédit qu’en moyenne 1,2% des volontaires au test iraient jusqu’à 450 volts. Ils s’attendaient à ce que près de 99% des gens arrêtent avant ce stade, en se disant que la plupart des gens n’étaient pas si sadiques. Des psychiatres professionnels interrogés sur le même sujet avaient prédit qu’environ 0,1% des gens irait jusqu’à 450 volts, ce qui signifiait que 99,9% arrêteraient avant ce stade.

Quel a été le vrai résultat ?

En réalité, 65% des volontaires sont allés jusqu’au bout de l’expérience, ce qui impliquait d’appuyer sur le bouton de 450 volts pas seulement une fois mais trois fois d’affilée.

Cette expérience a été répétée de nombreuses fois avec des résultats fortement similaires, même quand l’expérience a été mise à jour pour répondre aux nouvelles règles actuelles, plus strictes, sur l’éthique des expériences. Le taux d’obéissance aux ordres était généralement entre 61 et 66%, ce qui signifie que la plupart des gens allaient jusqu’au bout et administraient les chocs à 450 volts.

Milgram lui-même a rapporté 19 variations concernant l’expérience qu’il menait. En modifiant différents facteurs, comme le fait qu’un autre participant volontaire opérant en binôme avec le premier (et joué lui aussi par un acteur) exprime de fortes objections et abandonne, ou obéisse jusqu’à la fin, Milgram a trouvé que le taux d’obéissance pouvait augmenter ou diminuer. Dans une de ces variations il a réussi à atteindre un taux d’obéissance de 92,5%, alors que dans une autre il a réussi à descendre à 10%. L’effet de pression des camarades avait une forte influence sur les résultats.

Il se trouve que le taux d’obéissance était le même pour les hommes et les femmes, donc les femmes volontaires n’était pas plus obéissantes ou moins obéissantes que les hommes.

Au lieu d’obéir aveuglément ou d’être carrément sadique, le volontaire refusait généralement de continuer à partir d’un certain stade, souvent autour de 135 volts. En réponse à chaque objection formulée par le volontaire, l’expérimentateur demandait au volontaire de continuer en lui adressant ces réponses, dans l’ordre :

  1. « Veuillez continuer s’il vous plaît. »
  2. « L’expérience exige que vous continuiez. »
  3. « Il est absolument indispensable que vous continuiez. »
  4. « Vous n’avez pas le choix. Vous devez continuer. »

Si le volontaire refusait encore la cinquième fois, alors l’expérience était interrompue. Et évidemment l’expérience prenait fin si le volontaire refusait de façon plus véhémente à un moment, par exemple en se levant et en sortant de la pièce. Donc l’expérimentateur finissait par accepter ce refus, mais pas immédiatement.

Il y avait également quelques réponses sur mesure que l’expérimentateur pouvait donner pour répondre à des types précis d’objections. Par exemple, si l’objection concernait le fait qu’ils allaient provoquer des dommages irréparables au sujet, l’expérimentateur assurait au volontaire que même si les chocs étaient forts, cela n’engendrerait aucun dommage physique permanent.

En participant à cette expérience, qui prenait environ une heure, chaque volontaire touchait 4 dollars, ce qui était beaucoup pour l’époque.

À quel point êtes-vous nazi ?

Les expériences de Milgram ont été en partie conçues pour répondre aux procès des criminels de guerre nazis après la seconde guerre mondiale. Est-ce que les nazis ont dû recruter des gens inhabituellement sadiques pour mettre leurs plans en œuvre ? Est-ce qu’ils ont dû utiliser la force et la peur pour obliger les gens à obéir ? Ou est-ce qu’il est en fait beaucoup plus facile de pousser les gens à obéir à ce qu’ils perçoivent comme une autorité, même quand cela va à l’encontre de la conscience des gens ?

Je viens de revenir d’un voyage de 30 jours en Europe, pendant lequel j’ai visité l’Allemagne, les Pays-Bas, et le Royaume-Uni. C’était une progression intéressante de par son lien à la seconde guerre mondiale, étant donné que je suis passé de l’agresseur (l’Allemagne) à un pays occupé (les Pays-Bas) pour finir chez les vainqueurs (le Royaume-Uni). J’ai visité les musées en rapport avec la seconde guerre mondiale et les lieux en question dans chaque pays et parlé aux habitants de leur perception de cette phase de l’histoire européenne.

C’était une expérience fascinante d’aller visiter les lieux réels et les sites où a eu lieu la seconde guerre mondiale, dont j’ai entendu parler et au sujet desquels j’ai lu à l’école, ou que j’avais vu dans des films. J’ai visité un ancien bunker de la seconde guerre mondiale. J’ai traversé l’Annexe Secrète où Anne Frank se cachait des nazis. J’ai exploré les centres de crise souterrains qu’utilisaient Winston Churchill et son staff. J’ai pris des trains dans certaines des stations qui étaient utilisées pour transporter les juifs dans les camps de concentration.

En dehors de Pearl Harbor (que j’ai visité quand j’étais ado) et divers mémoriaux, mais nous n’avons quasiment aucun site lié à la seconde guerre mondiale aux États-Unis. Je ne peux pas me promener autour de Las Vegas et indiquer des endroits où il y a eu des bombardements ou des batailles. Mais quand je me promène dans certaines villes européennes, il est difficile de manquer ce genre de lieux.

Dans beaucoup de films américains au sujet de la seconde guerre mondiale, les nazis sont décrits comme une société d’être maléfiques et inhumains. On peut voir un super exemple de ce genre de portraits dans le film La liste de Schindler, avec le rôle d’Amon Göth (joué par Ralph Fiennes). Le véritable Amon Göth, qui était commandant d’un camp de concentration, allait jusqu’à faire payer leur propre exécution aux juifs, pour compenser via ces taxes le prix des balles utilisées pour les tuer. Après la guerre il a été jugé comme criminel de guerre, coupable, et il a été exécuté par pendaison à 37 ans. Apparemment trois tentatives ont été nécessaires pour le pendre avant que cela réussisse, à cause d’erreurs de calcul concernant la longueur de la corde. En tant que capitaine SS en charge d’un camp de concentration, Göth était le supérieur d’une énorme quantité de gens qui exécutaient ses ordres. Alors pourquoi ces gens lui obéissaient ? Et plus important encore, combien de facteurs (comme la peur de la punition) pouvons-nous supprimer tout en voyant ces gens continuer à obéir aux ordres de quelqu’un comme Göth ?

Stanley Milgram est parti à la découverte de vérités plus profondes. Que faut-il pour que quelqu’un d’ordinaire passe outre sa conscience et obéisse à des ordres qui blessent ou tuent d’autres personnes ? Il s’avère que pour la plupart des gens il n’en faut vraiment pas beaucoup. Si quelqu’un prend un air autoritaire et dit quoi faire aux gens, il y aura beaucoup de gens qui voudront obéir, même si ses ordres contredisent le sens de l’éthique ou de la morale de cette personne.

Selon Milgram, « Les gens ordinaires, qui font simplement leur travail, et sans la moindre hostilité particulière de leur part, peuvent devenir des agents d’un processus terriblement destructeur. De plus, même quand les effets destructeurs de leur travail deviennent absolument évidents, et qu’on leur demande de procéder à des actes incompatibles avec des normes fondamentales de moralité, relativement peu de gens ont les ressources nécessaires pour résister à l’autorité. »

L’approbation progressive

Une des clés des expériences de Milgram est qu’une personne se relâche progressivement pour court-circuiter sa conscience. On ne leur ordonne pas d’administrer un choc de 450 volts immédiatement. À la place, ils commencent avec un voltage qu’on remarque à peine. Ils progressent à partir de là par légères augmentations.

Les nazis utilisaient une stratégie similaire. Ils n’ont pas immédiatement commencé à envoyer des juifs dans les chambres à gaz. Ils ont lentement changé le climat et la culture, en se servant par exemple d’énormément de propagande, en restreignant progressivement les droits des juifs, en augmentant leurs impôts, en isolant la communauté juive dans des ghettos, puis en les déplaçant dans des camps. Ils ont commencé petit et ont tourné la molette de plusieurs crans chaque année. Et les gens ont suivi à chaque étape de mise en œuvre, qui était un peu plus forte que l’étape précédente.

C’est intéressant d’observer certains changements sociaux qui se produisent aujourd’hui, qui me frappent par leur progression graduelle. Par exemple, Microsoft a doté sa Xbox One d’un système de caméra Kinect. Ce dispositif a pour effet de vous regarder pendant que vous jouez. Cela peut contrôler de près vos mouvements oculaires, et lui permettre de déterminer quelle partie de l’écran vous regardez exactement. Cela peut enregistrer les petits changements des mouvements de votre corps. Cela peut même soi-disant détecter une augmentation de votre rythme cardiaque via vos réactions corporelles, et ainsi indiquer quelles publicités peuvent vous affecter émotionnellement.

Il y a des années, un dispositif comme celui-ci aurait semblé inadmissible et incroyablement effrayant. Certaines personnes vont sans aucun doute le voir comme tel aujourd’hui, mais en tant qu’aspect d’une progression vers plus de surveillance personnelle et moins de vie privée, cela peut aussi être vu comme une autre étape progressive. Ce n’est qu’un moyen de divertissement, non ? Mais cela vous aide aussi à vous habituer à avoir un dispositif de surveillance chez vous, qui vous regarde, collecte des données sur vous, et vous récompense en accord avec les pratiques de conditionnement comportemental (comme en vous donnant des points pour regarder des pubs). Si vous en refusez certains aspects, vous pouvez choisir de désactiver ces aspects au début, mais évidemment tout le monde ne le fait pas. La société va avoir le temps de s’habituer à chaque étape progressive, tout comme les volontaires de Milgram.

Vous pourriez vous y opposez verbalement évidemment, mais vos objections verbales ne seront pas une solution si vous tolérez quand même le résultat sur le long terme. Comme l’a découvert Milgram, quasiment tout le monde émet des objections à un certain stade, mais la plupart obéissent quand même.

Autre exemple, les Google Glass, qui devraient sortir d’ici peu. Ce dispositif a déjà été interdit dans de nombreuses entreprises, dont les casinos de Las Vegas, largement parce que cela peut fonctionner comment un dispositif de surveillance importun. Google prétend que les problèmes de vie privée soulevés par ces lunettes sont exagérés. Les caméras des téléphones portables sont déjà omniprésentes, et c’est une simple étape suivante dans cette progression.

Et évidemment si diverses autorités nous disent que les prochaines étapes ne posent pas de problème, qu’il n’y a rien dont on puisse s’inquiéter, alors c’est que tout va bien, non ? 😉

Je ne dis pas que c’est une chose terrible en soi. Mais je pense bel et bien que ce sont des exemples intéressants de la façon dont l’approbation progressive peut être utilisée pour changer un comportement, une étape progressive après l’autre. Quand les gens émettent des objections, cela ne met pas nécessairement fin à la progression. Cela signifie simplement que les gens pourraient avoir besoin de plus de temps pour s’habituer à l’étape actuelle avant de passer à la suivante. Les objections verbales pourraient ralentir la progression, mais elles ne sont pas assez efficaces pour la stopper.

Un travail discutable

Si Milgram pouvait pousser les gens à infliger des chocs électriques douloureux/mortels en faisant en sorte qu’une figure d’autorité leur dise de le faire, vous pourriez imaginer que c’est encore plus facile de pousser les gens à procéder à des actes moins extrêmes (mais tout aussi discutables), comme travailler de longues heures pour une mauvaise paye en faisant un travail répétitif et vide de sens.

Même si beaucoup de gens opposeraient naturellement des objections au fait de passer tant de temps dans un travail vide et dans lequel ils ne s’épanouissent pas, ils y vont quand même et le font si quelqu’un leur dit de le faire. La plupart des employés n’aiment pas le travail qu’ils font, mais ils pointent au travail, même si les perspectives de gain ne sont pas très motivantes.

Et si vous avez envie de démissionner mais que votre patron, vos parents, ou toute autre figure perçue comme autoritaire, s’y oppose ? Est-ce que vous allez vous rendre et retourner au travail s’ils disent quelque chose comme :

  1. « Ne démissionne pas s’il te plaît. »
  2. « Nous avons besoin que tu continues à travailler. »
  3. « Il y a beaucoup de gens sans emploi. Tu devrais être content d’avoir un travail. »
  4. « Tu n’as pas le choix. Tu dois continuer à travailler. »

Pousser les gens à faire un travail vide de sens est en fait assez facile. La plupart du temps, vous pouvez simplement avoir une figure d’autorité, comme un patron, leur ordonner de le faire, et ils le feront.

Est-ce un piège dans lequel vous êtes tombé ?

Des relations discutables

Un autre domaine où les gens succombent à une autorité court-circuitante est leur vie sentimentale.

Et si vous voulez vous séparer mais que votre partenaire s’y oppose ? Et si votre famille s’y oppose ? Ou la famille de la personne que vous aimez ? Ou vos amis communs ? Ou si vous avez la sensation que la société en général s’oppose à votre désir de vous séparer ? Et si vous êtes mariés ? Avez-vous les ressources intérieures pour prendre cette décision vous-même sans être court-circuité par qui que ce soit d’autre ?

Ce qu’il y a de particulièrement intéressant dans les expériences de Milgram est que pratiquement tous les volontaires ont résisté d’une façon ou d’une autre. Ils remettaient oralement en question cette expérience. Ils transpiraient, se tortillaient sur leur chaise, grognaient, ou s’enfonçaient les ongles dans la peau. Certains ont dit qu’ils ne voulaient pas des 4 dollars de paiement. Quelques-uns ont même fait des crises. L’expérience a généré des signes évidents de stress et d’inconfort chez les volontaires. Pourtant la majorité d’entre eux a quand même obéi jusqu’à la fin.

Nous voyons ces résultats tout le temps quand les gens restent coincés dans des emplois ou des relations dans lesquelles ils ne sont pas épanouis. Ils montrent des signes évidents de détresse. Certains se plaignent. Certains font des crises de nerfs. Certains lisent sans cesse des choses qui pourraient les aider, pour trouver un moyen de se sortir de là. Pourtant la majorité reste quand même dans ces situations, manquant de la force intérieure nécessaire pour démissionner.

Est-ce que vous laissez quelqu’un dans votre vie exercer une autorité sur vos décisions sentimentales ? Est-ce que vous avez besoin de l’approbation de quiconque, ou peur de sa désapprobation ?

Les étudiants et l’autorité

Beaucoup d’étudiants connaissent une période de grand stress au moment des examens. Des professeurs et administrateurs pleins d’autorité leur ont dit qu’ils doivent être testés et que les examens sont nécessaires. Mais l’apparente nécessité des examens est une illusion créée par la vie académique. En dehors de ce domaine, la méthode académique des examens est largement hors sujet. Personne en dehors de l’école ne se soucie des examens que vous avez ou de la raison pour laquelle vous en avez besoin. En fait, beaucoup de gens considèrent que le processus de tests académiques est absurde et dysfonctionnel.

Pendant ma première tentative universitaire, j’ai détesté les examens, donc j’ai refusé d’aller à la plupart d’entre eux. Une conséquence prévisible a été mon échec à tant de cours et mon renvoi rapide. Mais j’ai appris que la décision d’aller ou de ne pas aller aux examens ne dépendait que de moi. Personne ne m’a jamais forcé à passer un exam – ma permission était toujours requise. Je pouvais voir que des techniques de conditionnement comportemental étaient utilisées pour me pousser à me comporter d’une certaine manière, avec des récompenses et des punitions par exemple. Une fois que j’ai vu clair dans ce jeu idiot, j’ai été libre de choisir personnellement si je voulais ou non jouer le rôle de l’étudiant académique, en sachant que ce choix était entièrement de mon ressort et qu’il était impossible que quiconque me force à passer un examen si je ne voulais pas y aller. Cela s’est avéré un changement mental très puissant. Quand je suis retourné à l’université plus tard, j’ai trouvé qu’il était plus facile de réussir mes examens sans stress inapproprié et généralement sans avoir besoin de passer trop de temps à étudier. J’ai compris que me soumettre aux examens était toujours un choix personnel et jamais une chose que je devais faire. Je ne passais un examen que si je choisissais de le passer.

Comme récompense pour aller à certains examens et les passer, vous pouvez recevoir un bout de papier qui dit que vous savez quelque chose, mais vous avez probablement oublié la majeure partie de ce qu’il fallait apprendre une semaine après ces examens de toute façon. Le but de l’examen était de convaincre temporairement quelqu’un d’autre que vous savez ce qu’ils veulent que vous sachiez. Ce que ce bout de papier dit en réalité est que vous êtes obéissant devant l’autorité et que vous allez faire ce qu’on vous demande et passer les examens qu’on vous demande de passer, et cela en soi est une chose que valorisent beaucoup d’employeurs. Mais si vous vous moquez de vous soumettre à une autorité extérieure, alors ce bout de papier est d’une utilité minime. J’en ai un dans une boîte dans mon garage datant de mon époque universitaire, et personne n’a jamais demandé à le voir. Rétrospectivement, je considère que les efforts requis pour l’obtenir sont globalement une perte de temps, même si je l’ai fait plus vite que la plupart des gens. (Accessoirement, si vous voulez quand même de ce bout de papier et que vous aimeriez être diplômé plus vite que la normale, lisez 10 astuces pour les étudiants à l’université.)

Si vous êtes actuellement un étudiant, reconnaissez que personne n’a d’autorité sur vous. En réalité vous n’êtes pas obligé d’aller en cours, de passer des examens, et de faire des tâches répétitives. Y participer est votre choix, et personne ne peut vous forcer à jouer le rôle de l’étudiant académique sans votre permission. Le mieux qu’ils puissent faire est d’appliquer des techniques de conditionnement comportemental pour essayer de vous pousser à vous soumettre à leur autorité, mais si vous y voyez clair dans leurs jeux idiots de récompenses et de punitions, ces techniques perdent de leur pouvoir. Vous pourriez quand même choisir de jouer au jeu académique pour des raisons personnelles, ce qui ne pose aucun problème. Ne tombez simplement pas dans le piège qui consiste à penser que vous êtes obligé de suivre un seul de ces aspects. Tout cela est votre choix.

Conscience

Maintenant que vous en savez plus sur la tendance qu’ont les êtres humains à obéir à l’autorité même quand ils peuvent y opposer de fortes objections, comment gérer cela ?

La première étape est d’être conscient des domaines de votre vie où vous succombez peut-être déjà à la pression de l’autorité et où vous la laissez court-circuiter votre morale, votre éthique, vos valeurs, ou vos désirs.

Si vous accordez de la valeur à votre temps, alors où ressentez-vous une pression qui vous pousse à gaspiller votre temps ou à l’investir dans des activités ou des responsabilités qui ne sont en fait pas importantes pour vous ? Par exemple, combien de temps avez-vous passé sur les réseaux sociaux ou le surf sur internet cette semaine ? Était-ce une décision consciente de votre part, ou est-ce que vous vous comportez de cette façon parce que quelqu’un ou quelque chose d’autre a conditionné votre comportement avec la promesse de mises à jour, d’informations ou l’illusion d’une pseudo-connexion ?

Si vous accordez de la valeur à la liberté, où vous a-t-on encouragé à abandonner une partie de cette liberté de façons qui vous semblent inconfortables ? Que vous sentez-vous poussé ou obligé de faire cette semaine ? Quels sont vos « devoirs » ? Est-ce que ce sont des besoins réels que vous avez décidé d’accomplir, ou est-ce qu’on vous a progressivement attiré dans un piège qui fait que vous cédez votre pouvoir inutilement ? Par exemple, est-ce que vous avez choisi de vous endetter autant que vous l’êtes maintenant, ou est-ce qu’on vous a subtilement incité à arriver à ce stade, une étape à la fois ?

Quels sont les domaines de votre vie qui provoquent chez vous des signes de détresse ? Qu’est-ce qui vous fait transpirer, vous tortiller, vous plaindre, ou ronger vos ongles ? Quels aspects de votre vie provoquent chez vous l’équivalent de crises légères ?

Remarquez les aspects en vous qui s’opposent à l’état de votre réalité. Est-ce un domaine où vous obéissez encore à un genre d’autorité, même si vous n’êtes pas heureux des résultats ?

En devenant conscient de votre tendance à vous soumettre à l’autorité, même s’il est difficile de tolérer tous les domaines où vous le faites, cela augmentera votre alignement avec la vérité. Au début ces réalisations pourraient piquer un peu. Mais s’il-vous-plaît, ne vous laissez pas retomber dans le déni et l’ignorance. Faites de votre mieux pour garder ce niveau de conscience, même si vous ne vous sentez pas encore prêt à agir pour l’instant.

Une expérience de Milgram avec un seul volontaire prenait environ une heure. Cela ne laissait pas beaucoup de temps aux gens de réfléchir à leurs décisions – ils étaient pris dans une situation de haute-pression. Dans des situations de la vie réelle cependant, vous avez plus de chances d’avoir du temps pour faire une pause et réfléchir à vos décisions. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les décisions professionnelles et sentimentales. Utilisez ce temps de réflexion à votre meilleur avantage, et apprenez à avoir confiance en vous dans ces petits espaces calmes où l’influence de ce qui peut être perçu comme une figure d’autorité extérieure est minime. Par exemple, faites attention à la façon dont vous vous sentez vis-à-vis de votre travail quand vous n’êtes pas au travail, et remarquez comment vous vous sentez vis-à-vis de vos relations quand votre partenaire n’est pas là – pendant ces instants vous aurez accès à une évaluation plus exacte de vos sentiments.

Rechercher du soutien

La pression des proches a certainement joué un rôle dans certaines des expériences de Milgram, en augmentant ou en diminuant le taux d’obéissance. Ce qu’il y a de bon dans la pression des proches est que vous pouvez consciemment créer votre propre pression des proches pour que cela s’aligne avec vos désirs.

Quand il est possible de le faire, cherchez le soutien des autres. Quand votre voix intérieure est écrasée par la voix assourdissante d’une quelconque autorité, cherchez à vous connecter à des personnes qui ont déjà vécu une situation similaire et qui s’en sont déjà sorti. Ciblez en particulier les gens qui ont déjà obtenu les résultats que vous désirez, comme une carrière épanouissante, une relation heureuse, ou des études sans stress, et demandez-leur conseil. Demandez à ce genre de personnes ce qu’ils feraient dans votre situation, et pourquoi. Voyez si leurs réponses résonnent en vous.

Vous allez souvent trouver, en parlant avec ces personnes, qu’elles ont des attitudes très différents vis-à-vis des mêmes autorités qui ont tendance à vous dominer. Je vis cela tout le temps, moi qui suis déjà de l’autre côté de la barrière, quand les gens partagent leurs défis actuels avec moi. Ils tombent constamment dans le piège de céder leur pouvoir à une soi-disant autorité extérieure. Souvent ils ne réalisent même pas qu’ils peuvent choisir de désobéir, et qu’une fois qu’ils dépassent leur résistance, tout va bien se passer. Désobéir pourrait sembler très difficile avant que vous le fassiez, mais après coup vous allez regarder en arrière et vous en vouloir d’en avoir fait une si grosse affaire. Bien des fois c’est aussi simple que de dire non et de le penser.

L’étudiant ne peut pas changer sa majeure à l’université parce que Papa et Maman seraient déçus. La relation malsaine ne peut pas prendre fin parce que le partenaire dans le besoin en souffrirait. On ne peut pas démissionner d’un emploi merdique parce que la banque veut continuer à recevoir ses remboursements de prêts mensuels.

Vous êtes l’autorité dans votre vie. Pas vos parents. Pas votre partenaire. Pas votre banque.

Vous pouvez vous attendre à ce que les autres personnes appliquent des techniques de conditionnement comportemental pour vous pousser à accomplir leurs souhaits. Les parents le font. Les partenaires le font. Les patrons le font. Les banques le font. Mais au final ils sont tous impuissants à vous forcer à faire quoi que ce soit. La seule façon de vous faire obéir est que vous croyiez par erreur que vous devez obéir. Ils vous disent d’obéir, et vous obéissez. Mais comme les volontaires obstinés des expériences de Milgram qui ont refusé d’aller jusqu’aux 450 volts, vous restez toujours libre d’arrêter à tout moment d’administrer ces chocs – en particulier à vous-même.

La bonne nouvelle est que vous n’êtes pas seul. D’autres personnes seront ravies de vous soutenir sur cette voie, si vous choisissez d’inviter cette aide. Mais ce ne seront pas les mêmes personnes qui ont pu bénéficier de votre obéissance par le passé, donc n’allez pas chercher de l’aide auprès des autorités qui vous donnent encore des ordres. Si vous allez vous plaindre à Amon Göth, vous recevrez une balle dans la tête comme fauteur de troubles.

Changer graduellement

N’ayez pas l’impression que vous devez faire un énorme changement dans la nuit. Vous pourriez trouver plus réaliste de faire un processus graduel, étape par étape.

Dans les expériences de Milgram, même les sujets qui s’opposaient et arrêtaient ne l’ont généralement pas fait immédiatement. Leur résistance a augmenté graduellement au fur et à mesure que l’expérience avançait. À mesure que la voix de leur conscience est devenue plus forte, leur volonté d’obéir aveuglément à l’autorité a graduellement diminué.

Pendant les 5 ans d’occupation nazie aux Pays-Bas, les hollandais ne sont pas immédiatement passés à la résistance maximum. Au début ils ont essayé d’accepter l’occupation et de s’y adapter, mais au fur et à mesure que les Nazis sont devenus plus oppressifs, les hollandais ont poussé en retour avec des niveaux accrus de résistance, dont le fait d’aider les gens à se cacher, d’imprimer des journaux clandestins, de faire de l’espionnage, du sabotage, et de la résistance armée.

Les membres de la résistance hollandaise ont aussi cherché à collaborer ensemble et à coordonner leurs efforts, en travaillant ensemble pour se soutenir mutuellement. Ils étaient plus faibles individuellement, mais collectivement ils pouvaient se soutenir les uns les autres en résistant à l’occupation pendant le long voyage jusqu’au jour de la libération.

Démolir toute autorité non-autorisée

Au final la tâche qui vous attend est de démanteler les formes extérieures d’autorité que vous n’avez plus envie d’accepter.

Un acte mémorable de rébellion dans ma vie a été le moment où, à 17 ans, j’ai réalisé que je ne croyais pas réellement au charabia religieux dont on me gavait depuis que j’étais petit. Pendant les premiers mois, j’ai gardé cette conscience pour moi, car je n’avais personne dans ma vie à qui je pouvais me confier sans encombre.

Quand j’ai fini par partager ouvertement et honnêtement mes croyances, la réaction des autres a été négative, comme je le prévoyais. Au départ cela a été un moment stressant pour moi. Ce qui m’a permis de continuer était le sentiment de certitude que j’étais dans le vrai, ce qui était une chose que j’avais largement créée intérieurement.

J’ai connu un changement puissant quand j’ai arrêté de céder mon pouvoir à d’anciennes figures d’autorité que je percevais dans ma vie. J’ai arrêté de croire qu’elles étaient plus intelligentes ou plus sages que moi. Je me suis finalement permis de croire qu’elles pourraient avoir tort, se tromper, ou se leurrer. En les voyant comme faillibles, je ne les voyais plus comme des autorités dignes d’estime.

En d’autres termes, je leur ai enlevé leur précédente autorité. J’ai abrogé leur permission d’avoir une quelconque autorité sur moi. Une fois que j’ai connu ce changement dans ma façon de penser, j’ai alors eu le pouvoir de penser et de choisir par moi-même, et aucune quantité de tactiques de conditionnement comportemental (les récompenses et les punitions) ne me ferait céder. Quand les gens ont reconnu ce changement en moi et réalisé qu’ils n’avaient plus la permission d’exercer une telle autorité sur mes réflexions et mon comportement, ils ont rapidement abandonné leurs tentatives de me contrôler. Je ne leur ai en fait pas laissé le choix.

Le pouvoir de l’expérience de Milgram vient de la croyance des volontaires en l’autorité de l’expérimentateur. En donnant la permission à cette personne d’exercer une autorité sur leurs décisions, ils ont cédé leur pouvoir et ont été capables de nier la responsabilité de la douleur qu’ils ont pu causer. Cela leur a permis de justifier leur participation comme étant un simple rouage de la machine.

Une façon de se désengager d’une telle expérience avant d’arriver au bout est de placer quiconque essayant de proclamer une autorité sur vous à un échelon inférieur au vôtre sur votre échelle mentale d’autorité. Ne partez pas du fait que l’expérimentateur est plus intelligent ou plus sage que vous. Réalisez qu’ils pourraient se tromper, avoir tort, ou que leurs opérations puissent ne pas être éthiques et que vous pourriez avoir raison. Arrêtez de douter de ce que votre propre esprit vous dit.

Quelle personne ou quelle chose avez-vous laissé exercer sur vous une plus grande autorité que vous-même dans votre vie ? Si quelqu’un en situation d’autorité vous dit que quelque chose est bon, mais qu’à l’intérieur vous êtes effrayé par ses actes, est-ce que vous la suivez, ou est-ce que vous vous écoutez et dites non ? Et si la majeure partie de vos amis et de votre famille entre dans la danse ? Est-ce que vous allez succomber à ce genre de pression des proches, même si vous avez la sensation que quelque chose ne va pas ?

Remarquez que le mot autorité a lié étymologiquement au mot auteur. Exercer une autorité sur votre vie, c’est devenir l’auteur de votre vie. Vous ne pouvez pas être consciemment l’auteur de grande partie de votre vie si vous laissez quelqu’un ou quelque chose d’autre avoir de l’autorité sur vous.

Il ne suffit pas de s’opposer à la mauvaise utilisation de l’autorité. Presque tout le monde s’oppose à un moment ou à un autre. Les gens s’opposent, mais ils obéissent. À un certain moment vous devez être capable de vous opposer et de désobéir, ce qui signifie obéir à votre propre guidage intérieur avant d’obéir aux demandes de tout ce qui peut être perçu comme une autorité extérieure.

Si on aborde le sujet de façon subjective, il n’y a pas d’autorité extérieure. Ce qui vous arrive à l’intérieur (dans votre propre esprit) est ce qui vous stresse. Ce stress est le résultat du fait d’essayer de nier votre propre pouvoir et votre propre autorité, de vous affaiblir, et d’agir comme un rouage dans une machine. C’est stressant parce que cela contredit votre véritable nature. La vérité est que vous êtes très puissant et créatif, et que si vous désirez changer certains aspects de votre réalité qui ne vous conviennent pas, vous pouvez le faire. Mais pour ce faire, vous devez reconnaître et accepter votre pouvoir. Si vous n’aimez pas la façon dont tourne le monde actuellement, vous pouvez vous lever et faire quelque chose contre ça. Faire semblant d’être une victime des circonstances totalement impuissante ne correspond pas à ce que vous êtes.

Devenir une autorité

Si vous rendez impuissantes les fausses autorités de votre vie et que vous devenez votre propre autorité, vous allez commencer à vivre l’envers de l’expérience de Milgram. Au lieu d’être le malheureux suiveur, vous allez rapidement trouver des gens pour suivre votre exemple.

C’est là que le jeu de l’autorité devient bien plus intéressant. Au lieu d’être un suiveur aveugle, vous pouvez vous transformer en leader conscient. En étant l’auteur de votre propre vie de façon plus proactive, vous allez inspirer les autres et leur donner envie de suivre votre exemple.

Je pense que c’est la peur secrète de beaucoup de gens en ce qui concerne l’autorité. Une fois que vous récupérez votre autorité personnelle, c’est une progression simple dans le sens d’une plus grande responsabilité publique. Quand vous prenez la responsabilité de votre vie, vous attirez des gens qui veulent suivre votre leadership et faire quelque chose de similaire. Vous n’aurez même pas à essayer, ces gens vont venir à vous.

Si vous savez à l’avance qu’être l’auteur de votre propre vie va pousser les autres à vouloir vivre la même chose, est-ce une chose que vous pouvez accepter ? Est-ce que vous avez envie d’entrer dans ce rôle de leader ? Est-ce que vous pouvez accueillir ce rôle dans votre vie ? Ou est-ce que vous préfèreriez jouer au suiveur pendant un moment ?

Vous pouvez suivre, ou vous pouvez mener, mais il n’y a pas beaucoup de place entre les deux. Si vous n’avez pas envie de mener, vous allez finir, par défaut, par suivre.

Si vous avez envie d’être un meneur, alors comment allez-vous mener ? Quand les gens vont reconnaître l’autorité que vous avez sur vous-même et que cela les attirera, comment allez-vous gérer cela ? Allez-vous essayer de les ignorer ? Allez-vous accepter ce genre de responsabilité et faire de votre mieux ? Allez-vous en abuser et devenir un sadique ?

Un des bénéfices du leadership est que vous pouvez apprendre beaucoup plus de choses à propos de votre propre chemin quand vous avez une chance de le voir reflété dans ceux qui cherchent à vous rejoindre. Tout comme les expérimentateurs de Milgram pouvaient l’observer quand leurs volontaires stressaient en réponse au manque d’éthique des demandes qui leur étaient faites, vous pouvez aussi évaluer la réponse de votre autorité sur votre vie grâce au retour du public – mais sans céder votre pouvoir à ces retours. Laissez les demandes des autres vous servir de données entrantes, mais prenez vos propres décisions avec votre sentiment personnel d’autorité, de sagesse et de conscience.

Reconquérir votre pouvoir

Il se trouve que Stanley Milgram n’avait que 27 ans quand il a commencé à faire sa fameuse expérience (il est mort à 51 ans), donc ne faites pas l’erreur de penser qu’il était un vieux professeur ratatiné. Pour son époque c’était plutôt un fauteur de troubles qui secouait le statu quo en remettant en question les croyances des gens.

Résultat du fait d’aller à contre-courant, Milgram a également subi une forte pression basée sur l’autorité. Il a déménagé de Yale à Harvard, mais on lui a refusé la titularisation à Harvard, probablement en raison de la nature controversée de ses expériences. Sa demande d’adhésion à l’American Psychological Association a également été gelée pendant un an.

Beaucoup de pairs de Milgram ont contesté l’éthique de ses expériences parce que ces expériences provoquaient un énorme stress aux volontaires participants. Pourtant la plupart des participants d’origine, quand on les a interrogés à ce sujet plus tard, ont avoué être heureux d’avoir pris part à cette étude. Certains d’entre eux ont même voulu travailler avec Milgram. Ils ont compris la portée de son travail, même si l’aider dans ses recherches avait été stressant.

Si les expériences de Milgram avaient été réellement contraires à l’éthique, alors est-ce qu’elles ne le sont pas aussi pour les professeurs qui utilisent leur autorité pour stresser les étudiants avec des examens et des diplômes, pour les entreprises qui contrôlent leurs employés avec des récompenses et des punitions, et pour les parents qui demandent à ce que leurs enfants se plient aux traditions et aux attentes familiales ? Quand est-il bon d’utiliser des tactiques psychologiquement stressantes pour contrôler le comportement de quelqu’un d’autre ?

Quand ces tactiques qui génèrent du stress sont utilisées sur vous pour vous manipuler et vous pousser à vous comporter d’une certaine façon, essayez de reconnaître ces tactiques pour ce qu’elles sont : une invitation à céder votre pouvoir. Réalisez que vous pouvez toujours décliner cette invitation, reconquérez le pouvoir que vous exercez sur votre propre vie, et faites vos propres choix conscients.

Même si la plupart des gens continuent à céder leur pouvoir, vous n’êtes pas obligé d’en faire partie. Vous pouvez arrêter les chocs dès que vous le voulez. Et puis pour commencer, ces chocs n’ont jamais été réels. 😉

Crédits photo : © Maksim Kabakou – Fotolia

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pourcentage des gens qui obeisse a une figure dautorite

3 commentaires

  • valérie rodger dit :

    Merci pour cet article qui permet de se poser (ou reposer) pluieurs questions importantes, au niveau sociétal et individuel. Sur quels points laisoons-nous d’autres (politiques, industriels, lobbys) nous imposer des normes en matière de sécuruté, d’alimentation….?
    Comment se réapproprier sa conscience, sa capacité de choix et son leadership personnels ?

  • Jean-Baptiste Guerin dit :

    Bonjour Olivier,

    L’article de Steve est vraiment intéressant, j’ai prit beaucoup de plaisir à le lire et j’aimerais le partager mais je vois qu’il n’y a aucun bouton de partage. Est-ce normal ? Je veux faire découvrir cet articles à un maximum de personnes ! :p

  • Chabane Zeggane dit :

    Bonjour Olivier,

    Bravo pour Steve, Je crois que cette expérience sur l’obéissance a dévoile la source toutes les tares de l’humanité. C’est édifiant.

    Chabane

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