Dissoudre les croyances limitatives

Note : cet article est une traduction de l’article Dissolving Limiting Beliefs de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

CroyancesPour une de nos dernières étapes avant de terminer cette revue générale sur les revenus passifs, je veux parler des croyances limitatives, qui peuvent sérieusement vous empêcher d’atteindre vos objectifs si vous ne procédez pas à quelques étapes pour vous en occuper.

Les types de croyances limitatives

Les croyances limitatives viennent sous beaucoup de formes différentes. Voici certaines des plus communes.

Les croyances en « si »

Si j’essaye de lancer une nouvelle source de revenus passifs, je vais échouer, et cela serait mauvais.

  • Si j’exprime mon intérêt pour quelqu’un, je vais me faire rejeter.
  • Si je remporte un grand succès, mes amis ne m’aimeront plus autant.

Les croyances universelles

  • Les gens sont fondamentalement égoïstes.
  • Les enfants se comportent toujours mal.
  • L’argent est la racine du mal.

Les croyances personnelles et d’estime personnelle

  • Je ne suis pas assez bon.
  • Je n’ai aucune importance.
  • On ne peut pas m’aimer.

Comment les croyances limitatives se manifestent

Les croyances limitatives sont généralement inconscientes. Elles opèrent sous le niveau de conscience la plupart du temps. Vous allez globalement les remarquer d’abord par leurs effets secondaires, souvent quand vous fixez des objectifs ambitieux et que vous essayez de les atteindre.

Supposez que vous vouliez créer votre première source de revenus passifs. Si vous suivez cette série d’articles depuis le début, alors vous avez déjà fixé un objectif avec une somme spécifique à atteindre. Peut-être que vous visez les 100€/mois pour votre première source.

Maintenant, si nous regardons cela d’un point de vue strictement objectif, c’est un objectif atteignable. Il n’y a là-dedans rien de spectaculaire, de miraculeux ou de magique. Cela a été fait bien des fois avant vous, et dans certains cercles c’est quelque chose d’assez habituel et banal. Cet objectif n’est pas un trèfle à cinq feuilles.

Mais combien de gens qui fixent cet objectif vont réellement l’atteindre ? Est-ce que vous doutez de faire partie de ceux qui vont réussir ?

Beaucoup de gens vont en fait réussir. Pour beaucoup d’entre eux cependant, cela ne sera pas une glisse tranquille. Ils vont réussir non pas parce que leurs idées sont meilleures ou que leur passion est plus grande que la plupart des autres, mais parce qu’ils ont envie de changer leurs croyances et l’image qu’ils ont d’eux-mêmes pour être en alignement avec leurs objectifs au lieu de laisser leurs schémas mentaux se mettre sur la route de leurs objectifs.

Une part significative de ce changement de façon de penser implique de se débarrasser du bazar mental sous forme de croyances limitatives. Avec la série sur les revenus passifs, vous pourriez rencontrer des croyances en vous comme :

  • C’est trop difficile de gagner des revenus passifs.
  • Je suis censé sortir et trouver un vrai boulot.
  • Je ne suis pas assez intelligent pour que cela fonctionne.
  • Les revenus passifs sont trop bizarres pour moi.
  • Je devrais simplement faire ce que tout le monde fait.
  • Avoir un emploi normal est plus sûr et sécuritaire.

Beaucoup de gens qui réussissent à créer des sources de revenus passifs démarrent avec des croyances limitatives comme celles-ci. Après tout, c’est ce que la société moderne nous conditionne à penser.

Quand vous commencez à travailler sur un nouvel objectif, vos croyances limitatives vont rarement s’exprimer ouvertement. Généralement elles vont se manifester en influençant votre façon de penser et votre comportement de façons qui vous éloignent de votre objectif, et lui retirent efficacement toute attention.

Par exemple, vous allez commencer à réfléchir à des idées de revenus passifs, et rapidement en trouvant une idée correcte, votre esprit va commencer à trouver des raisons pour lesquelles cela ne fonctionnera pas. Vous allez vous convaincre tout seul d’arrêter.

Ou vous allez partager votre idée avec votre ami le plus pessimiste, en sachant inconsciemment qu’il va essayer de vous en dissuader. Vous auriez pu partager cette idée avec votre ami le plus optimiste à la place, lui aurait pu vous encourager à vous lancer.

Ou vous allez commencer à travailler sur votre idée, et soudain vous allez être frappé par l’envie irrésistible de sortir pour aller voir un film ou acheter un nouveau jeu.

Ou vous allez prévoir quelques heures pour travailler sur votre objectif, et d’une façon ou d’une autre ces heures vont être rongées par le surf sur internet, ou peut-être une crise inattendue comme « Oh non… apparemment on est à court de chocolat ! Je pense que je ferais mieux d’aller faire quelques courses… Ce truc d’objectif devra attendre un peu plus longtemps. »

Vous avez consciemment décidé que l’objectif était important pour vous, mais vous pouvez voir que votre esprit ne coopère pas totalement avec vous. Il ne cesse de vous pousser vers des distractions quand vous avez besoin de vraiment bosser.

La source des problèmes dans de telles situations est très souvent les croyances limitatives.

Pourquoi est-ce que nous avons des croyances limitatives ?

Beaucoup de croyances limitatives sont installées dans la tendre enfance, et elles servent une sorte de but. Elles agissent comme des raccourcis mentaux pour nous garder en sécurité. Mais l’inconvénient est que notre cerveau généralise à outrance ces cas et installe des schémas qui ferment les yeux sur les nuances plus subtiles. Ces schémas sont donc souvent inexacts. Mais pour être utiles à notre survie, ils n’ont pas besoin d’être parfaitement exacts. Ils doivent simplement d’être suffisamment bons, en particulier quand il faut prendre une décision rapidement.

C’est en partie dû à la façon dont notre cerveau a évolué, avec notre néocortex humain enroulé autour du bien plus ancien cerveau limbique. Le cerveau limbique gère nos émotions, notre comportement, notre motivation, et notre mémoire à long terme. Le néocortex gère la pensée consciente, le raisonnement supérieur, et le langage.

Ces différentes zones du cerveau ont évolué pour nous aider à survivre, mais beaucoup d’objectifs ne sont pas nécessaires pour la survie. Les revenus passifs ne le sont clairement pas. Votre cerveau n’est pas naturellement connecté par défaut pour vous aider à atteindre un objectif de revenus passifs. Mais heureusement votre cerveau est très flexible et peut apprendre à coopérer avec cet objectif.

Quand nous nous attaquons à certains objectifs non-nécessaires pour la survie, nous ne pouvons pas simplement nous fier à notre programmation mentale par défaut. Cette programmation est assez bonne pour nous garder en vie, mais le plus souvent elle ne fonctionne pas très bien pour les ambitions plus élevées. Donc nous devons redéfinir cette programmation dans certains domaines et la modifier pour en supprimer les limitations inutiles. Nous ne voulons pas que notre cerveau déclenche une réponse basée sur la peur, par exemple, quand nous voulons changer de carrière. Nous voulons être capable de prendre des décisions intelligentes basées sur nos connaissances et nos compétences, pas sur des déclencheurs émotionnels venus de l’enfance.

Par exemple, est-ce que vous pouvez aller sur scène et faire un discours face à un public sans souffrir d’une nervosité excessive ? Pouvez-vous parler au pied levé devant un groupe même si vous n’avez rien préparé ? Si vous ne le pouvez pas, c’est parce que votre cerveau limbique déclenche des signaux de peur et de danger qui vous paralysent. Vous pouvez le faire physiquement, tout ce que vous avez besoin de faire est de vous lever et de parler. Parler, c’est juste parler. Ce n’est vraiment pas très compliqué.

De la même manière, est-ce que vous pouvez créer une nouvelle source de revenus passifs si c’est ce que vous voulez ? Les étapes d’action sont assez simples. Mais est-ce que votre cerveau limbique, en charge de vos émotions et de votre motivation, coopère avec votre décision ? Vous pourriez souvent voir que ce n’est pas le cas. Il déclenche une menace inexistante contre votre survie et vous fait éviter des actions qui pourraient vous mettre en danger, même si le danger est imaginaire. Quand cela arrive à votre néocortex, vous êtes forcé de générer toutes sortes d’excuses pour justifier votre incapacité à agir.

Jouer la sécurité et éviter les domaines où il pourrait y avoir des prédateurs a du sens. Ce n’est pas grave si nous généralisons à outrance dans certaines situations de survie car une erreur dans ces situations pourrait être fatale, en particulier pendant l’enfance. Mais les situations moins risquées, comme de l’embarras ou un revers financier, sont loin d’être des menaces réelles, même si elles peuvent déclencher les mêmes réponses dans vos pensées et votre comportement. Vous pouvez vous permettre de connaitre un échec dans votre vie professionnelle et financière si cela vous permet d’apprendre et d’évoluer ; en fait, c’est plutôt un bienfait quand cela arrive.

Que vous l’aimiez ou non, vous êtes un mammifère, et donc vous avez hérité d’une partie de ce bagage mental des mammifères. Du bon côté des choses, vous devez à cette partie de votre cerveau le fait d’être capable d’exister, tout simplement. D’un autre côté, vous allez avoir besoin de compenser ce bagage, en partant du fait que vous aimeriez avoir une vie plus riche que la plupart des autres mammifères.

Pensée consciente vs Croyances inconscientes

Vous avez quelques options de base pour gérer les croyances limitatives inconscientes.

Votre première option est de les ignorer. De laisser ces routines mentales sous-jacentes continuer à se dérouler comme elles le veulent. Si vous le faites, vous aurez des chances de vivre une vie sympa et dans la moyenne, en partant du fait que vos croyances limitatives ne sont pas trop extrêmes. Vous resterez loin de votre potentiel en tant qu’être humain conscient, mais vous pourrez quand même être un mammifère fier et digne d’estime. Si cela vous va de continuer à vivre en suivant globalement les mêmes termes qu’actuellement, alors vous n’êtes fondamentalement pas obligé de vous occuper de vos croyances limitatives. Elles exerceront un fort contrôle sur la façon dont votre vie se déroule, mais si vous êtes d’accord pour vivre plus de ce que vous avez déjà, c’est votre choix. C’est essentiellement la même chose que d’accepter que votre programmation passée vous corresponde vraiment.

Votre seconde option est d’essayer de surmonter vos croyances limitatives. Vous pouvez essayer d’utiliser la force de votre volonté pour résister en vous poussant à passer encore et encore à l’action. Vous pourriez mettre en place des systèmes pour vous forcer à passer à l’action et à continuer à agir, comme en augmentant les conséquences négatives de l’abandon. Cela peut être fait, mais les effets sont généralement à court terme, et cela peut être épuisant mentalement de le faire durer. Cette stratégie signifie fondamentalement qu’une partie de votre cerveau en combat une autre.

La troisième option est de dissoudre vos croyances limitatives. Au lieu de leur résister, vous pouvez les laisser aller. En dissolvant une croyance limitative, vous pouvez la supprimer de façon permanente et faire qu’elle n’affecte plus inconsciemment votre réflexion. Cela signifie que vous supprimez les routines sous-jacentes qui ont été installées dans votre tendre enfance, car vous n’en avez plus besoin en tant qu’adulte. À la place des anciennes croyances, vous pourriez essayer d’en installer de nouvelles, mais vous pourriez aussi partir d’une page blanche et laisser les réflexions de votre esprit logique remplir les trous.

En tant qu’adulte vous n’avez plus besoin des croyances enfantines pour rester en sécurité. Vous pouvez utiliser votre néocortex pleinement développé pour prendre des décisions plus intelligentes. Vous pouvez baser vos décisions sur vos connaissances, votre expérience de vie, vos compétences, et vos prédictions de résultats. Ces compétences mentales étaient moins développées quand vous étiez enfant, donc vous aviez besoin de votre cerveau limbique pour vous protéger. Mais dans l’âge adulte vous pouvez utiliser votre expérience de vie et votre savoir pour déterminer que les lions pourraient encore être dangereux tandis que parler en public ne l’est généralement pas.

Ce serait génial si notre cerveau procédait automatiquement à cet enlèvement des ordures en grandissant. Dans une certaine mesure, c’est le cas, mais cela semble être un processus très graduel. Nous avons également tendance à devenir moins émotifs avec l’âge, ce qui peut réduire les effets du conditionnement de l’enfance. Mais nous pouvons toujours accélérer ce processus en faisant un tri manuel des ordures pour dégager le bazar que sont les croyances limitatives dont nous n’avons plus besoin. Je pense vraiment qu’il est sage de le faire, en particulier pendant la vingtaine et la trentaine, pour que ces croyances ne restreignent pas les genres d’objectifs que nous pouvons fixer et accomplir dans la vie.

Dissoudre les croyances limitatives

Je pourrais vous décrire toutes les étapes du processus pour dissoudre vos croyances limitatives, mais j’ai déjà écrits des articles sur le sujet, de manière plus étendue et précise. Les voici :

Profitez de ces articles pour dégager de votre route ces croyances limitatives qui vous empoisonnent, comme ça vous n’aurez plus à vous inquiéter de les voir revenir vous hanter plus tard. Ensuite, si vous souhaitez continuer en créant votre nouvelle source de revenus pendant que je blogue sur la création de la mienne, vous ne vous battrez pas avec votre propre cerveau. Vous pourrez simplement suivre les étapes d’action pendant que je les fais moi-même.

Pensez aussi au plaisir que vous aurez à vous lancer dans vos propres aventures futures avec tous vos frais couverts par vos sources de revenus, et ainsi continuer à gagner tout autant de revenus pendant que vous faites autre chose. Il est inutile de demander l’approbation ou la permission de quiconque – vous pouvez simplement vous lancer. Souvenez-vous que ce n’est pas un fantasme dingue. Si vous pouvez dissoudre ces croyances limitatives qui se dressent sur votre route et vous lancer dans l’action, tout cela est très faisable. Ne parlez simplement pas à votre patron de ce que vous êtes en train de faire. 😉

Crédits photo : © coramax – Fotolia

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