Le développement personnel pour les gens intelligents

Comment vivre de son art ?

Comment vivre de son art ?Le métier d’artiste (précisons que dans le cadre de cet article, nous utiliserons le mot artiste dans son sens le plus général possible) permet-il de mener une vie abondante sur le plan financier ?

En d’autres mots, est-il possible de vivre de son art ? Ou s’agit-il simplement d’un rêve irréaliste ?

Bien sûr que oui, il est bel et bien possible de vivre de son art!

Beaucoup de gens y sont déjà parvenus.

Cependant, est-ce réaliste de penser que vous (oui vous cher lecteur) pouvez vivre de votre art ?

Eh bien, cela dépend !

En toute honnêteté, la réponse est : probablement pas.

De nos jours, le secret de la réussite d’un artiste n’est plus vraiment un mystère.

La vraie question est de savoir si vous êtes prêt ou non à faire ce qu’il faut pour y arriver.

Si vous avez les mêmes aspirations que la plupart des gens, eh bien, dites-vous que vous n’êtes pas encore prêt à vivre de votre art.

Si vous voulez donc réussir en tant qu’artiste, vous devez élever vos normes de sorte à créer une différence nette entre les gens prêts à abandonner et vous.

Il est plus facile aujourd’hui de rencontrer des artistes qui meurent de faim plutôt que des artistes à succès. Et cela a contribué à donner une image négative à cette activité.

Toutefois, vous découvrirez dans cet article qu’il y a de très bonnes raisons à cela.

Tout d’abord, vous devez comprendre que les talents artistiques ne suffisent pas à eux seuls à garantir votre réussite financière.

De nombreux défis se dressent sur la voie du nirvana artistique financièrement viable, et à chacun de ces défis correspond une solution particulière.

Les artistes qui réussissent sont prêts à appliquer ces solutions, ce qui n’est généralement pas le cas de ceux qui échouent.

Voici à présent quelques lignes directrices qui vous permettront de passer du statut d’une personne qui fait de l’art juste pour le plaisir à celui de quelqu’un qui peut vivre de son art :

Mettre de l’ordre dans vos croyances financières

Faites-vous partie des gens qui pensent que :

  • Le grand art et l’argent ne font pas bon ménage.
  • Il est noble d’être un artiste affamé.
  • Les artistes qui gagnent énormément d’argent sont des vendus.
  • L’argent corrompt la véritable expression créative.

Si vos pensées ont été infectées par de telles croyances limitatives, même un peu, imaginez comment cela affectera vos efforts pour vivre de votre art.

Ces croyances créent en vous un retard sur le plan financier.

Si vous avez un tel bagage mental, vous raterez plusieurs occasions de générer des revenus à partir de votre art.

En fait, vous ne les remarquerez probablement même pas (je parle bien sûr des occasions).

Ces croyances vous amèneront à vous comporter de manière stupide.

Je vous suggère d’envisager de mettre à jour vos croyances en vous inspirant de ce qui suit :

  • L’argent peut servir de carburant pour votre expression créative.
  • La créativité est gratuite ; les pinceaux ne le sont pas.
  • Le grand art a une valeur financière ; l’artiste mérite sûrement une part équitable.
  • Les artistes qui gagnent beaucoup d’argent ont un bon sens des affaires.
  • Grand art rime avec grand soutien financier.
  • L’art est un effort créatif, mais également une entreprise.
  • Les fans sont sympathiques, mais ce sont les clients qui paient les factures.

Il vous sera beaucoup plus facile de générer des revenus grâce à votre art si vous êtes convaincu qu’il n’y a aucun mal à vivre de son art.

Le contraire n’est toutefois pas évident.

Si vous souhaitez associer le fait de générer des revenus grâce à votre art à un sens particulier (chose pourtant insignifiante d’un point de vue cosmique), alors appliquez au moins un sens qui vous facilitera la tâche au lieu de vous créer des obstacles imaginaires.

Les croyances sont contagieuses, alors choisissez vos amis avec soin.

Si vous fréquentez des personnes qui ont des croyances négatives quant au fait de vivre de son art, elles ne feront que vous tirer vers le bas.

Vous pouvez les fréquenter de temps en temps, mais soyez très prudent lorsque vous les invitez dans votre cercle restreint.

Entrer en contact avec des personnes qui ont déjà réussi à vivre de leur art

L’art est social, au même titre que le commerce.

Si vous souhaitez commercialiser votre art (et là il est question de tout type d’art), sachez que vous vous apprêtez à vous engager dans une activité hautement sociale.

Les initiés ont plus de facilité que les débutants, alors faites en sorte de vous trouver du bon côté.

N’essayez même pas de faire cavalier seul.

Les artistes financièrement épanouis sont généralement heureux de partager les « secrets » de leur réussite, notamment comment ils gagnent de l’argent grâce à leur travail.

Il est inutile de chercher à réinventer la roue!

Faites tous les efforts possibles pour rencontrer de telles personnes et les côtoyer.

Rejoignez des groupes ou des associations professionnelles, participez à des forums, assistez à des conférences et trouvez d’autres moyens de nouer des liens avec des artistes qui ont réussi dans votre domaine.

Ce n’est pas si difficile à réaliser, mais cela exige que vous fassiez un effort.

Vous commettrez quelques erreurs de réseautage en cours de route, mais vous finirez par comprendre comment les choses fonctionnent.

J’ai même écrit une série d’articles à ce propos pour expliquer comment nouer des liens avec des personnes occupées.

Il va sans dire que je vous invite à la consulter.

Je vous suggère de vous fixer un certain objectif en termes de revenus — une somme modeste — et de cibler les personnes dont le revenu est proche de cet objectif.

Si vous ne gagnez rien en tant qu’artiste, vous aurez peut-être du mal à comprendre les conseils de quelqu’un qui gagne 1 million de dollars par an.

Vous aurez plus de chances de comprendre et d’appliquer les conseils d’une personne avec un revenu compris entre 30 et 50 000 dollars par an.

Puis, lorsque vous aurez atteint ce niveau, cherchez à rencontrer des personnes qui gagnent 100 000 dollars par an, et faites attention aux différences entre leurs méthodes.

Ensuite, continuez à progresser à partir de là.

nouer de nouveaux liens

Si vous fréquentez uniquement des artistes qui gagnent autant ou moins que vous, j’espère que vous aimez manger au fast-food du coin.

Quand vous rencontrez des artistes à succès, ne faites pas le coup du fanboy/fangirl.

Il est préférable de ne pas prononcer le mot « fan », car cela évoque un peu trop le harcèlement et oriente la conversation dans le sens d’une mise sur un piédestal de l’artiste, ce qui ne vous aidera pas.

Montrez-vous sympathique, intéressé et respectueusement curieux, mais mettez-vous sur un pied d’égalité en tant qu’êtres humains.

Les artistes sont généralement très à l’aise pour discuter de leur travail.

Vous pouvez donc entamer la conversation en leur posant une question spécifique sur ce qu’ils font.

N’hésitez pas à leur demander leur avis, mais veillez à ne pas tomber dans une forme de harcèlement.

Restez passif dans ces situations et vous pouvez être sûr d’avoir des résultats désastreux.

Encouragez-vous à sortir et à rencontrer des gens.

Prenez des risques sociaux.

Il n’est pas impossible que vous vous comportiez en idiot total ou que vous vous exprimiez de façon ringarde une fois devant ces personnes, le tout sous l’effet de l’excitation, mais dites-vous que ce n’est pas la fin du monde.

Vous vous en remettrez!

À l’époque où mon entreprise de jeux vidéo était en activité, je prenais un café avec mon avocat sur une terrasse à Century City (un quartier d’affaires à côté de Beverly Hills).

Soudain, il s’est retourné et a hurlé en direction d’un type qui marchait dans la rue : « Bill ! »

Il s’avère que c’était William Shatner. Il travaillait avec mon avocat sur un contrat de livre.

Shatner s’est approché de nous pour discuter amicalement et, étant un Trekkie d’une vingtaine d’années, j’ai fait l’idiot — pas trop, mais suffisamment pour me sentir gêné par la suite.

J’ai appris à être beaucoup moins ringard avec ces personnes par la suite.

Les artistes à succès, quel que soit leur domaine, se connaissent généralement.

Ils n’ont peut-être pas l’occasion de passer beaucoup de temps ensemble, mais ils se rencontrent souvent en personne parce qu’ils évoluent dans des cercles similaires.

Si vous voulez devenir un artiste à succès, vous gagnerez à vous y préparer.

La clé, c’est de parvenir à un niveau où le succès vous est familier.

Plus vous serez impressionné par le succès à une certaine échelle, plus vous le repousserez.

Le fait de trouver le moyen de rester en contact avec des professionnels de votre domaine est une initiative qui vous profitera beaucoup.

La grande partie des revenus que j’ai enregistrés grâce à mon travail créatif (rédaction, conférences, conception de jeux vidéo, etc.) a résulté d’accords commerciaux conclus au sein de mon réseau.

J’ai profité de ces opportunités grâce à d’autres personnes exerçant dans le même domaine que moi. Ce n’est pas inhabituel !

Gardez toujours en tête que c’est l’humain qui fait circuler l’argent.

Quand on est un artiste inconnu, quel que soit le domaine, il est difficile de promouvoir son travail.

Par contre, si vous avez des amis qui vous aident à vous faire connaître, cela devient plus facile.

Le réseautage vous permet d’avoir la poule et l’œuf en même temps.

Vous pouvez avoir des idées et des opportunités génératrices de revenus ainsi que de la visibilité, sans avoir besoin de l’un pour obtenir l’autre.

Vivre de son art

Créer une forme d’art qui parle aux gens

Pensez à votre groupe de musique préféré.

L’admireriez-vous autant s’il produisait une musique que vous n’aimez pas ?

Quand vous dépensez de l’argent pour une œuvre d’art, le faites-vous parce que l’artiste a fait preuve d’une grande créativité ou simplement parce que vous aimez ce qu’il a créé ?

Il y a de fortes chances que vous ne dépensiez pas beaucoup d’argent pour un travail créatif que vous n’aimez pas.

Si vous êtes prêt à mettre votre argent, c’est parce que vous aimez l’œuvre — ou du moins parce que vous vous attendez à l’aimer.

Cela ne signifie pas que l’artiste a créé l’œuvre pour vous (ou pour des personnes comme vous), mais plutôt que, si l’artiste veut être payé, il doit y avoir une certaine adéquation entre sa créativité et ce que les gens sont prêts à payer.

Il n’y a rien de mal à créer des œuvres que personne n’appréciera.

Faites cela de temps en temps.

Simplement, ne vous attendez pas à payer vos factures avec une telle approche.

Si vous souhaitez générer des revenus grâce à votre art, faites attention à ce que les gens achètent dans votre domaine.

Quels sont les produits les plus demandés ?

Vous constaterez probablement que vous pouvez tout aussi bien créer des œuvres qui s’alignent sur les tendances de la demande, tout en laissant une grande place à votre expression créative personnelle.

Ces réalités ne sont pas intrinsèquement en conflit.

Vous pouvez choisir « et » au lieu de « ou ».

Cet article, par exemple, est un article qui m’a inspiré et dont j’apprécie le processus de rédaction, mais ce n’est pas simplement un article de journal personnel.

C’est un article qui, je l’espère, apportera un plus indéniable à certaines personnes.

C’est de l’art, mais de l’art conçu avec le désir d’être utile au lecteur.

Il peut arriver que les clients veuillent que vous vous exprimiez dans un style qui ne vous convient pas.

N’hésitez pas à dire non!

Parfois, vous aurez envie de vous exprimer dans un style autre que celui qui intéresse les personnes qui vous suivent.

N’hésitez pas à le faire!

Cependant, si vous voulez générer des revenus grâce à votre travail, concentrez-vous sur les points de convergence entre ce que les clients attendent de vous, et la façon dont vous aimez exprimer votre créativité.

Vous pourrez alors profiter de votre travail et vivre de votre art.

Si vous vous montrez obstiné sur ce point, ne soyez pas surpris que des artistes beaucoup moins talentueux soient bien mieux nantis que vous sur le plan financier.

Vous ne pouvez peut-être pas contrôler les vagues d’exigences du public, mais vous pouvez tout de même surfer sur elles.

Publier le fruit de son art

Publier ou périr (le mantra pour vivre de son art)

Il ne suffit pas de créer de l’art.

Pour réussir financièrement, vous devez prendre l’habitude de publier vos œuvres.

Beaucoup d’artistes amateurs réalisent des collections considérables de pièces à moitié terminées.

Les professionnels font souvent la même chose, mais ils prennent l’habitude de terminer et de publier leurs œuvres.

Je sais par expérience que si je crée et abandonne une œuvre alors qu’elle est à moitié terminée, et que je passe plus de quelques jours sans y toucher, il n’est pas évident que j’y revienne.

L’inspiration disparaît.

Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, il est plus facile de commencer et de terminer une nouvelle œuvre que de reprendre et de terminer une ancienne.

Une œuvre à moitié terminée ne l’est pas à 50% ; elle l’est plutôt à -50%.

Finir un travail à moitié terminé des semaines plus tard peut demander 150% de l’effort nécessaire pour le créer à partir de zéro.

Lorsque je commence à écrire un article de blog, que je termine à 60%, mais que je m’interromps et ne parviens pas à y revenir au bout d’une semaine, je n’arrive pratiquement jamais à le terminer et à le publier.

En règle générale, je finis par le supprimer afin de passer à autre chose.

S’il est terminé à plus de 90%, ou si j’ai simplement besoin de le corriger, je le finirai probablement.

Toutefois, si je ne peux pas atteindre facilement la ligne d’arrivée, alors il y a de fortes chances que cet article ne voit jamais le jour.

J’ai appris combien il est important de mettre fin à un travail inachevé et de passer à autre chose.

Je ne le sauvegarde pas et je ne le laisse pas traîner dans mon dossier « Brouillons ».

Je mets fin à ses souffrances et j’en finis une fois pour toutes.

Ensuite, lorsque je regarde mon portfolio de travaux créatifs, je vois qu’il y a plus de 1 000 travaux créatifs terminés et publiés : principalement des articles, mais aussi des jeux vidéo, des discours, des ateliers, un livre, un poème et quelques podcasts.

Je ne considère pas les travaux non publiés comme faisant partie de mon portfolio.

Tant que je n’ai pas terminé et publié une œuvre peu après sa création, je la considère comme morte.

Cela peut sembler excessivement difficile, mais quelle est l’alternative ?

Accumuler sans cesse une collection d’œuvres partiellement terminées ?

Que ressentez-vous lorsque vous pensez à cette monstrueuse pile de travaux inachevés ?

C’est épuisant, distrayant et démotivant, n’est-ce pas ?

C’est un encombrement qui vous pèse.

Si vous pensez à des tâches du passé que vous devez terminer, alors votre créativité n’est pas axée sur le présent.

La créativité est illimitée et abondante.

Vous n’avez pas besoin de la lier à des obligations passées.

C’est uniquement lorsque vous vivez une vie conditionnée par le manque que vous pensez qu’il y a une valeur à tirer d’un travail partiellement terminé.

S’il y avait une valeur majeure à terminer ces œuvres, vous les auriez terminées depuis longtemps.

Considérez la valeur de ces pièces partiellement terminées comme une expérience d’apprentissage.

Si l’achèvement de ces tâches ne vous permet pas de progresser, abandonnez-les.

Concentrez votre attention sur le point sensible de l’art en créant des œuvres qui apportent de la valeur aux autres, tout en vous permettant de profiter d’expériences de croissance.

Vos énergies créatives doivent être concentrées sur le présent ; c’est le seul moment où vous pouvez créer.

Ne laissez pas votre créativité s’épuiser à cause des regrets et des obligations du passé.

Le flux est disponible, ici et maintenant.

Vous avez déjà manqué la précédente vague, ne courez pas après elle.

Surfez simplement sur la prochaine vague.

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a toujours une prochaine vague.

J’entends bien l’argument des personnes qui disent que la publication est un processus contre nature, car d’après elles un travail créatif n’est jamais vraiment terminé — elle est abandonnée.

Vous pouvez continuer de polir et d’affiner une œuvre indéfiniment, mais à un moment donné, vous devez la déclarer terminée et passer à autre chose.

Si j’ai l’impression d’avoir publié un article trop tôt, je le corrige une fois qu’il a été mis en ligne (c’est un des avantages de la publication en ligne).

Il m’arrive de trop polir un article qui, en temps normal, ne mérite pas beaucoup d’attention.

Il faut du temps pour déterminer quand une création est prête à être publiée, et il n’y a pas de bonne ou de mauvaise solution en soi.

C’est surtout une question d’essais, d’erreurs et d’expérience.

Quand je commence un nouveau travail créatif, je me lance dans une course contre la montre pour le faire publier.

Je dois exprimer mes idées rapidement et faire abstraction des distractions jusqu’à ce que l’œuvre soit terminée et publiée.

Les amis qui m’ont côtoyé quand je préparais un séminaire, par exemple, savent à quel point je peux être déterminé dans ces moments-là.

Même si je suis en avance sur le calendrier, je ne parviens pas à prêter attention à autre chose en dehors de l’atelier.

Mon énergie est concentrée sur une seule chose : parvenir à terminer l’atelier.

Je peux m’intéresser à d’autres choses une fois le séminaire terminé.

Je pense qu’il est préférable de travailler sur une seule œuvre majeure à la fois.

J’essaie de ne rien commencer de nouveau tant que l’œuvre précédente n’est pas terminée.

Je peux faire quelques exceptions, par exemple écrire un article de blog au milieu d’un projet plus important, comme préparer un séminaire, mais en règle générale, j’évite des interruptions majeures.

Par exemple, vous ne me verrez jamais travailler sur deux séminaires en même temps.

Donner de la visibilité à votre art

La visibilité d’abord, les revenus ensuite

Si vous souhaitez devenir un artiste célèbre, vous devez rendre accessible votre art. Les gens doivent être en mesure de voir, de toucher et d’entendre parler de ce que vous faites.

Si votre travail est caché dans votre placard ou sur votre disque dur, ne vous attendez pas à ce qu’il génère beaucoup de revenus.

Je vous recommande de vous concentrer d’abord sur la visibilité, et de ne pas vous soucier de l’argent dans un premier temps.

Si vous n’êtes pas très visible, vous ne pourrez pas gagner plus que quelques sous de toute façon.

En revanche, si vous parvenez à gagner en visibilité et à la maintenir sur le long terme, il vous sera beaucoup plus facile de générer d’importants revenus.

La meilleure façon de faire découvrir votre travail aux gens, c’est de distribuer gratuitement certaines de vos créations.

Diffusez-le aussi largement que possible.

Encouragez les gens à partager vos créations sans aucune restriction.

Si vous en avez la possibilité, ayez recours à des médias qui encouragent le partage sans que cela ne vous coûte rien.

Montrez votre travail à toute personne susceptible de s’y intéresser.

Consacrez à votre art autant de temps que vous le pouvez.

Si vous n’êtes pas prêt à le faire, ne vous attendez pas à ce que votre travail se mette lui-même au-devant de la scène et se commercialise tout seul.

Si vous êtes timide dans la promotion de votre travail, votre portefeuille en pâtira ; ne prétendez pas le contraire.

Si vous permettez aux gens d’avoir gratuitement accès aux fruits de votre travail ou si vous faites un vrai travail de promotion, mais que les gens ne semblent pas s’y intéresser, envisagez la possibilité que votre travail soit (1) de qualité médiocre, ou (2) différent de ce que les gens veulent.

Cela arrive à presque tout le monde.

On échoue tous la première fois.

Continuez à affiner votre production créative jusqu’à ce que vous trouviez quelque chose que les gens apprécient suffisamment pour être partagé.

Une fois que votre visibilité a atteint un bon niveau, vous pouvez commencer à demander des contreparties financières pour votre travail.

S’engager dans une démarche d’excellence

Embrasser l’excellence est un point capital si l’on souhaite vivre de son art.

En effet, les artistes médiocres sont des artistes fauchés.

N’acceptez donc pas la médiocrité.

Disposez-vous à travailler le nombre d’heures et d’années nécessaires pour devenir un artiste exceptionnel.

Si vous voulez réussir du jour au lendemain, passez d’abord une décennie à développer vos compétences.

Il y a peu de revenus à tirer de la plupart des formes d’art, sauf pour ceux qui s’engagent à atteindre l’excellence.

Ces domaines sont tout simplement trop concurrentiels.

La bonne nouvelle, cependant, c’est que la plupart des gens dans ces domaines ne font que barboter.

Ils ne sont pas totalement engagés.

Soyez certain qu’ils abandonneront au bout d’un an ou deux et retourneront travailler au café du coin, pour être remplacés par des personnes ayant encore moins d’expérience.

Beaucoup de choses se produisent au bas de l’échelle.

Prenons le domaine de la musique, par exemple.

Il y a des millions de musiciens en herbe, mais seul un petit pourcentage d’entre eux est déterminé à atteindre le sommet.

Ils s’exercent un peu de temps en temps et rêvent d’un grand succès, mais en fin de compte, ils préfèrent regarder Netflix plutôt que d’investir une heure ou deux de plus pour s’exercer.

Ces gens ne sont pas vos concurrents.

Si vous peaufinez votre art pendant plus de 3 ans, vous aurez un niveau bien supérieur à celui de la majorité d’entre eux, et ils ne pourront jamais égaler vos compétences.

Faites de la persévérance votre alliée.

Avec de la persévérance, vous pouvez facilement dépasser le niveau de 99% des personnes dans votre domaine.

Plus vous persévérez, plus vos gains s’accumuleront : un portfolio plus important, un réseau de pairs et une base de fans qui se développe.

À mesure que ces aspects se développent, les échecs se font de plus en plus rares et il est plus facile de générer des revenus.

Vous avez beaucoup de choses à faire valoir pour générer des revenus.

Vous avez un plus grand réseau, ce qui vous permet de profiter de plus d’opportunités. Et vous avez de potentiels clients parmi vos fans.

En revanche, si vous changez de domaine tous les ans ou tous les deux ans, vous aurez du mal à vous constituer une clientèle financièrement viable.

Si vous n’êtes pas disposé à vous engager dans un processus de maîtrise à long terme, vous ne pourrez pas profiter de ses avantages.

Vous pouvez toujours changer de domaine si vous le souhaitez vraiment, mais il y a un prix à payer pour cela.

Il est peut-être vrai que 99% des artistes travaillant dans un domaine particulier ne gagnent pas beaucoup d’argent.

Cependant, c’est en grande partie parce que 99% des gens ne sont pas bons dans leur domaine.

Les personnes faisant partie du dernier pourcentage sont payées grassement parce qu’elles ont accepté de consacrer des dizaines de milliers à travailler leurs compétences pour devenir incontournables.

Êtes-vous prêt à faire ce qu’il faut pour entrer dans cette catégorie très fermée ?

Aimez-vous votre art au point d’être prêt à y investir 10 000 heures ?

Cela représente environ 5 ans de travail à plein temps.

Si vous n’êtes pas prêt à prendre ce genre d’engagement, eh bien, sachez que les fast-foods recrutent régulièrement.

Si les 99% restants d’artistes qui opèrent dans le même secteur que vous ne réussissent pas financièrement, vous feriez mieux de vous engager à les éviter si vous souhaitez éviter de partager leur sort.

Je comprends que cela puisse ressembler à un défi très difficile à relever, mais la vérité, c’est qu’il est en fait plus facile de prendre un tel engagement à long terme.

La difficulté n’est visible qu’au début.

Le temps va passer de toute façon.

Un jour, ce futur lointain deviendra votre réalité actuelle.

Imaginez maintenant que votre « futur vous » réfléchisse aux décisions que vous avez prises aujourd’hui, décisions qui ont grandement influencé sa vie actuelle.

Ce « futur vous » secoue-t-il la tête en signe de dégoût ou sourit-il en signe d’appréciation ?

J’ai décidé d’apprendre à jouer d’un instrument de musique parce que j’ai réfléchi à la situation dans laquelle j’aimerais me retrouver quand j’aurais 50 ans ou plus.

J’ai l’impression que mon « moi de 50 ans » appréciera vraiment le fait d’avoir de belles compétences musicales.

Il n’est pas trop regardant sur le choix de l’instrument, mais il serait déçu s’il devait aborder la cinquantaine sans aucune compétence musicale.

Il est heureux que j’aie développé mes capacités en matière de rédaction et d’expression orale à un point tel qu’il peut compter sur leur développement continu, mais il serait encore plus heureux s’il pouvait également s’exprimer par la musique.

Je ne suis pas encore prêt à apprendre la musique pendant une décennie, mais un essai de 30 jours constituerait un bon point de départ.

Je m’y plais jusqu’à présent, et je m’engagerai probablement au-delà, mais pour l’instant, une approche exploratoire est préférable, car je ne saurais même pas encore quel type d’engagement à long terme prendre.

Cependant, même si j’effectue cet essai de 30 jours, je l’aborde en gardant à l’esprit que je pourrais être en train d’amorcer un nouveau processus d’acquisition de compétences qui pourrait durer des décennies.

Cette vision à long terme conditionne mes décisions à court terme.

Je suis prêt à accepter la phase délicate des débuts, car je sais qu’il s’agit d’un tremplin pour acquérir de nouvelles compétences dont je pourrai profiter pendant des années.

Rester en contact avec ses clients (vivre de son art)

Apprendre à connaître vos clients et être à leur service

Si vous voulez réussir financièrement dans n’importe quel domaine, et pas seulement dans l’art, vous devez comprendre qu’il est plus qu’important de faire des ventes.

Sans elles, il n’y a pas de revenus, et sans revenus, il est difficile de survivre en tant qu’artiste.

Si vous pouvez générer des ventes importantes, même si vous foirez presque tout le reste, vous aurez néanmoins une carrière artistique pérenne.

D’excellentes ventes constituent le moyen le plus efficace de passer l’éponge sur les erreurs.

Cela n’est pas possible avec de mauvaises ventes.

Heureusement, la vente n’est pas forcément une affaire de pression ou de manipulation.

Si vous créez une œuvre qui correspond à ce que les gens veulent, il vous suffit de le leur faire savoir.

Si, en revanche, vous devez faire un gros travail de persuasion pour que les gens ouvrent leur portefeuille, il est probable que le problème vienne de votre art lui-même.

Il y a quelque temps, je me suis rendu à une foire artistique organisée dans ma région.

Je suis passé devant beaucoup d’ouvrages qui ne me plaisaient pas, mais je suis ensuite tombé sur un artiste en provenance de l’Arizona dont la collection m’a beaucoup plu.

L’art du Sud-Ouest m’attire particulièrement.

J’aime beaucoup les ouvrages représentant des ours et des aigles.

Cet artiste avait des pièces en cuivre vraiment uniques, et j’en ai acheté une.

Elle est actuellement suspendue au-dessus de la cheminée de mon salon.

Il a fait sa part pour vendre la pièce — très lentement mais sûrement.

Il a mis en place tout ce qu’il faut pour faire une bonne première impression.

Son principal acte de vente a été d’imaginer, de concevoir et de créer une pièce que quelqu’un comme moi pourrait apprécier.

Si vous souhaitez créer des œuvres d’art pour les commercialiser, il est judicieux de savoir pourquoi un client les achèterait.

Si vous n’en avez aucune idée ou si vous pensez que vous trouverez comment le vendre plus tard, je vous souhaite bonne chance.

La vente elle-même est souvent considérée comme une discipline à part entière, mais pour un artiste sérieux, la vente fait partie intégrante du processus de création.

Pour vendre, il faut d’abord se poser la question suivante : Qui apprécierait le plus cette œuvre?

Idéalement, vous devez vous poser cette question avant de commencer un nouveau projet créatif.

Déterminez qui achètera votre œuvre et pourquoi.

Qui est l’acheteur ?

Cette personne existe-t-elle réellement ?

Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que des gens s’intéressent à ce que vous faites ?

Dans la mesure du possible, rencontrez en personne vos clients (ou du moins vos clients potentiels).

La meilleure façon de vous former à la vente, c’est sans doute de discuter avec vos clients par rapport à ce qu’ils recherchent.

Lors de mes ateliers, j’aime passer des heures supplémentaires à discuter avec les participants en dehors de l’atelier proprement dit.

Le premier jour, quand les gens arrivent, je partage des étreintes avec eux.

Je reste dans les parages pendant les pauses et au déjeuner ainsi qu’à la fin de chaque journée pour discuter avec eux.

Je le fais en partie parce que j’aime cela — ce sont des personnes intéressantes avec lesquelles il est intéressant de discuter.

Mais je le fais également pour mieux les comprendre.

Qui sont-elles ? Pourquoi ont-elles participé à cet atelier ?

Que puis-je faire d’autre pour les aider ?

Il est important pour moi de créer des ateliers qui me procurent une grande liberté d’expression créative, mais il est également important de donner aux gens ce qu’ils désirent, surtout si je veux que mes ateliers soient financièrement viables.

Respectez le rôle de l’argent dans vos activités artistiques, mais ne mettez pas l’argent sur un piédestal.

L’argent est un lubrifiant qui permet de graisser les roues de vos activités artistiques.

Vous pouvez toujours créer de l’art juste parce que vous aimez en faire, même si cela ne paie pas les factures.

Cependant, si vous voulez être payé, créez de l’art pour le vendre.

L’acteur canadien Michael Ironside a déclaré dans une interview qu’il accepte certains rôles pour l’argent (Robocop par exemple), tandis qu’il accepte d’autres pour le côté émotionnel.

J’ai déjà fait des choix similaires dans ma vie.

Parfois, j’écris des articles dans l’espoir d’augmenter le nombre de visiteurs ou de générer des revenus, tandis que d’autres fois, j’écris pour le simple plaisir d’être créatif.

Ce qui est intéressant, c’est qu’il m’arrive de tirer le meilleur de ces deux univers.

Inutile de dire que c’est une occurrence très agréable.

Créer de l’art pour le commercialiser n’équivaut pas à se brader.

Je considère à titre personnel que les seuls artistes que l’on peut traiter de vendus sont ceux qui passent plus de temps à se plaindre qu’à créer.

Si vous créez des œuvres d’art pour les vendre, vous pouvez alors passer beaucoup plus de temps à faire de l’art pour l’unique plaisir de la création, et une fois que vous aurez développé l’aspect commercial de votre pratique, vous découvrirez peut-être que des gens sont intéressés par ce que vous créez.

vivre de son art

Acheter des œuvres d’art (oui, c’est un pas pour vivre de son art)

En corollaire de ce qui précède, quand vous voyez une œuvre d’art qui vous intéresse, achetez-la.

Oui, avec de l’argent!

Prenez l’habitude de soutenir financièrement les artistes dont vous appréciez le travail.

Ne faites pas le choix du piratage.

Le piratage de logiciel a pour socle la pénurie, et c’est un manque de respect pour les artistes qui travaillent dur.

Les croyances qui justifient le piratage sont à l’opposé des croyances qui vous aideront à générer un revenu viable grâce à votre art.

Par « piratage », je fais référence à l’obtention illégale d’un produit qui n’est pas gratuit à la base.

Tous mes articles de blog et mes podcasts ne sont pas protégés par des droits d’auteur, par exemple.

Vous pouvez donc les traduire, les republier ou les partager comme bon vous semble, sans que cela ne constitue un acte de piratage.

Par contre, si vous faites cela avec des œuvres protégées par le droit d’auteur sans l’autorisation de l’artiste, vous commettez un acte de piratage.

Quand j’ai commencé à concevoir mes propres jeux vidéo, je piratais encore des jeux et d’autres logiciels.

J’ai réalisé que si je voulais que les gens achètent mes logiciels au lieu de les pirater, il était logique que j’en fasse de même.

J’ai donc arrêté de pirater et j’ai commencé à acheter ce dont j’avais besoin.

Si je n’étais pas disposé à l’acheter, et si ce n’était pas gratuit, je m’en passais.

Cette transition a été plus facile que je ne le pensais, et je me suis senti vraiment bien par la suite.

J’ai remarqué que j’appréciais davantage ce que j’achetais que quand je le piratais.

Je suis également devenu plus sélectif quant aux produits que je consommais et moins impulsif.

Je me sentais mieux dans ma peau, car j’étais conscient que je contribuais à soutenir le travail créatif d’autres personnes.

J’avais l’impression d’être en partenariat avec eux d’une certaine manière.

Si vous voulez que vos collègues vous soutiennent financièrement en tant qu’artiste, regardez-vous bien dans le miroir.

Êtes-vous un fervent défenseur du travail créatif d’autrui ?

Achetez-vous volontiers des œuvres d’art que vous appréciez ?

Comme beaucoup de gens, je possède une collection assez importante de médias, en particulier de la musique.

Aucune de ces œuvres n’est piratée.

Lorsque je parcours ma collection, je vois non seulement beaucoup d’art que j’apprécie, mais aussi une liste d’artistes que j’ai soutenus financièrement.

C’est réconfortant de savoir qu’Alan Wilder ne sera jamais à court de gel pour les cheveux.

Je sais que c’est tentant d’essayer de justifier le piratage.

Ne vous y aventurez cependant pas.

Vous pouvez prétendre que tout ce qui est numérique devrait être gratuit, mais de telles convictions sont en contradiction avec ce que pensent les personnes qui choisissent de ne pas publier leur travail gratuitement.

Certaines personnes ne seraient pas contre l’idée d’être rémunérés de façon équitable pour leur travail.

Si vous voulez les diaboliser pour avoir fait ce choix, sachez que vous diabolisez aussi nécessairement la partie de vous qui aimerait gagner de l’argent grâce à votre travail créatif.

Cette incongruité reviendra sûrement vous hanter, et vous finirez par vous auto-sabotez.

Lorsque vous soutenez financièrement d’autres artistes, vous renforcez la conviction que vous méritez d’être soutenu financièrement à votre tour.

Il s’agit d’une conviction indispensable si vous souhaitez réussir en tant qu’artiste.

Bien qu’il puisse sembler plus difficile de payer pour un travail que vous pourriez facilement pirater, à long terme, vous comprendrez que c’est plus facile que vous ne le pensiez.

Si vous souhaitez que les autres personnes respectent votre travail et paient pour en profiter, ayez l’intégrité nécessaire pour montrer autant de respect aux autres artistes.

Respectez leur droit de demander une rémunération pour ce qu’ils font.

Si vous estimez que leurs prix sont déraisonnables, rien ne vous oblige à acheter ce qu’ils proposent.

Soutenir le travail créatif des autres peut aussi vous motiver à travailler pour augmenter vos propres revenus.

J’aime dépenser de l’argent pour des livres, des séminaires, de la musique et d’autres formes d’art.

Plus je gagne d’argent, plus je peux soutenir d’autres personnes créatives.

Apprendre à gérer la critique

Apprendre à gérer la critique

Dans tout domaine artistique, vous rencontrerez un grand nombre de personnes prêtes à assumer le rôle de critique, principalement parce qu’il est plus facile de critiquer l’art que de le créer.

Parfois, les critiques peuvent être utiles en proposant des idées d’amélioration précises, mais cela arrive rarement.

Le plus souvent, ces personnes abordent l’art avec un sentiment de droit, associé à des courants sous-jacents d’amertume, de ressentiment et d’envie.

Le discours de Teddy Roosevelt intitulé «Citizenship in a Republic», prononcé en 1910, résume bien la relation entre l’artiste et le critique :

«Ce n’est pas le critique qui est digne d’intérêt ni celui qui montre comment l’homme fort a trébuché ou comment l’homme d’action aurait pu mieux faire. Tout le mérite appartient à celui qui descend vraiment dans l’arène, dont le visage est couvert de sueur, de poussière et de sang, qui se bat vaillamment, qui se trompe, qui échoue encore et encore — car il n’y a pas d’effort sans erreur et échec —, mais qui fait son maximum pour progresser, qui est très enthousiaste, qui se consacre à une noble cause, qui au mieux connaîtra in fine le triomphe d’une grande réalisation et qui, s’il échoue après avoir tout osé, saura que sa place n’a jamais été parmi les âmes froides et timorées qui ne connaissent ni la victoire ni l’échec.»

Ce qui dérange vraiment les critiques, c’est la vérité qu’ils ne veulent pas affronter ; celle qui leur dit qu’ils ne comptent pas.

Le critique est sans intérêt et superflu.

L’histoire se souvient des grands artistes, mais elle oublie les critiques.

Si vous vous obligez à respecter le critique, vous donnerez plus de pouvoir à la partie de vous qui se juge elle-même, celle qui prétend que vous n’êtes pas à la hauteur.

Donner du pouvoir aux critiques, c’est donner du pouvoir à vos doutes sur vous-même.

Si vous voulez être plus productif, accordez toute votre attention à votre art, et privez vos critiques d’attention.

Le meilleur moyen de faire la transition, c’est de rire de la partie de vous-même qui vous critique.

Moquez-vous d’elle. Voyez-la comme la blague qu’elle est vraiment.

Le fait de renoncer à l’autocritique ne signifie pas qu’il faille renoncer à la raison et/ou ignorer les domaines dans lesquels vous pourriez vous améliorer.

Vous pouvez toujours évaluer votre travail dans une optique d’amélioration sans vous laisser submerger par les voix de l’envie et du ressentiment.

La véritable critique constructive est celle que les artistes s’accordent à eux-mêmes.

Voyez ce que vous avez créé, et observez votre réaction.

Qu’en pensez-vous ?

Que ressentez-vous à son sujet ?

Est-ce la fine fleur de ce que vous pouvez produire ?

Comment peut-il être amélioré ?

Les commentaires des autres peuvent être utiles, mais les commentaires constructifs proviennent rarement de critiques en puissance.

Les meilleurs commentaires proviennent souvent d’autres artistes, de personnes qui savent ce que l’on ressent quand l’on joue dans l’arène.

Même dans ce cas, vous devez quand même les prendre avec précaution.

Si vous les trouvez sensés, utilisez-les, mais ne leur donnez pas plus de poids qu’à votre propre opinion.

Voici d’autres extraits de ce même discours de Roosevelt :

«Il n’y a pas plus malsain, pas moins digne de respect, que l’homme qui affiche, ou feint d’afficher, une attitude d’incroyance sarcastique vis-à-vis de tout ce qui est grand et élevé, que ce soit dans la réalisation ou dans ce noble effort qui, même en cas d’échec, amène une seconde réalisation. Une habitude de pensée et de discours cyniques, un empressement à critiquer un travail que le critique lui-même n’essaie jamais de réaliser, une distance intellectuelle qui n’acceptera aucun contact avec les réalités de la vie; ce ne sont pas, comme le pense volontiers son propriétaire, des marques de supériorité, mais de faiblesse.»

Proposez votre art à ceux qui sauront l’apprécier.

Vous pouvez ignorer les critiques, car l’histoire ne tiendra pas compte d’eux.

Leur faiblesse est indigne de votre respect.

Malgré les critiques, les artistes continueront à créer de l’art.

Ils auront le beurre et l’argent du beurre, tandis que les critiques se rueront sur les miettes.

Parmi mes articles les plus critiqués figure l’article 10 bonnes raisons de ne jamais chercher un travail.

Il y a aussi l’article intitulé 10 raisons pour lesquelles vous ne devriez jamais avoir de religion.

Pour moi, il s’agissait d’œuvres inspirées que j’ai vraiment pris plaisir à rédiger.

Les critiques formulées à l’égard de ces articles ont attiré encore plus d’attention sur eux, ce qui en fait les œuvres les plus populaires que j’aie jamais créées — elles se situent toutes deux dans le top 1% en termes de renvois et de trafic générés.

En émettant des commentaires négatifs sur ces œuvres, le critique admet que le travail a eu un impact sur le lecteur qu’il est, ce qui revient à valider et à promouvoir le caractère artistique de ces articles.

À long terme, les critiques servent finalement les intérêts de l’artiste, qu’ils en soient conscients ou non.

Le critique attire davantage l’attention sur le travail de l’artiste, ce qui peut lui apporter une publicité supplémentaire, même si la critique est largement négative.

Cependant, un artiste professionnel renverra rarement l’ascenseur à un critique en particulier.

Cette dynamique reflète l’engagement de l’artiste envers son expression créative ainsi que le déni de ses capacités créatives par le critique.

Le rôle du critique peut sembler lamentable, mais en fin de compte, il permet d’élever l’artiste, ce qui profite à tout le monde.

Avoir de la considération pour vos clients

Si vous pouvez ignorer vos détracteurs, car ils n’apportent aucune valeur ajoutée à votre travail, sachez que vos clients vous soutiennent activement, ce qui vous permet de continuer à faire ce que vous aimez.

Il est donc logique d’avoir de la considération pour vos clients qui vous soutiennent.

Les artistes ont tendance à confondre leurs clients et leurs fans, or ces deux catégories de personnes sont bien différentes.

Vos fans sont tous ceux qui apprécient votre travail.

Vos clients sont quant à eux les personnes qui soutiennent financièrement votre travail.

La frontière entre ces deux groupes peut rapidement devenir floue, mais il n’est pas rare qu’un artiste ait de nombreux fans qui ne soient pas ses clients.

Si vous avez beaucoup de fans, mais peu de clients, cela signifie que votre activité n’est pas financièrement viable.

Avoir de nombreux fans peut sembler merveilleux, mais les fans qui ne sont pas des clients peuvent potentiellement vous nuire, à moins qu’ils ne vous aident à obtenir d’autres clients d’une manière ou d’une autre.

Maintenir une grande base de fans peut nécessiter du temps et des ressources supplémentaires.

Par exemple, si vous avez un site web, le fait d’avoir plus de fans peut signifier une augmentation du trafic web, et une augmentation du trafic web implique des coûts d’hébergement et de maintenance plus élevés ainsi qu’une communication accrue.

Il est également judicieux de savoir valoriser ses fans, mais attention à ne pas encourager un fandom trop important au détriment des clients.

Si vous souhaitez être célèbre, alors vous gagnerez à développer votre base de fans.

Toutefois, si vous souhaitez mener un style de vie financièrement viable en tant qu’artiste, faites passer vos clients en premier.

Si vous perdez des fans, mais fidélisez vos clients, vous serez en mesure de pérenniser votre activité.

En revanche, si vous perdez vos clients en vous concentrant trop sur ceux qui ne le sont pas, vous risquez de devenir très populaire et fauché dans le même temps.

Ce sont des choses qui arrivent.

Les fans pourraient penser qu’en appréciant votre travail, ils vous apportent une certaine aide.

Ils peuvent croire qu’ils sont de votre côté.

Toutefois, est-ce vraiment le cas ?

Il est agréable de recevoir de l’amour et de l’appréciation, mais ce ne sont pas là des choses qui permettent de payer les factures.

Supposons que vous organisez un dîner chez vous à la maison.

Les invités arrivent les mains vides, apprécient la nourriture que vous leur avez offerte et vous en remercient gracieusement.

Considérez-vous cela comme une forme de soutien ?

Il peut s’agir d’un soutien émotionnel et social, mais ce n’est en aucun cas un soutien financier.

Pendant combien de temps pouvez-vous continuer ainsi ?

Si vous continuez ainsi, vous ne ferez que perdre du temps et des ressources.

Bien sûr, il se peut que de nombreuses personnes apprécient votre cuisine et votre générosité, et qu’elles vous recommandent volontiers à d’autres, mais où cela vous mènera-t-il à long terme ?

Ce n’est pas vraiment le meilleur moyen de préserver votre talent artistique.

Pour que votre activité soit financièrement viable, il est bon d’avoir des fans, mais il faut aussi qu’un certain pourcentage de ces fans décide de devenir vos clients.

Certains artistes poussent la chose à l’extrême, en se concentrant entièrement sur les clients et en ignorant complètement les fans qui ne sont pas leurs clients.

D’autres font le chemin inverse et considèrent que les clients et les fans ont autant de valeur les uns que les autres.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de procéder ici.

Il s’agit de trouver le bon équilibre pour vous, la formule la plus viable à long terme.

J’aime la possibilité de créer un écosystème sain autour de mon travail.

J’aime avoir plus de fans que de clients.

Cela me remplit d’optimisme, car il suffit qu’un petit pourcentage de fans devienne des clients pour que je sois financièrement autonome.

En outre, je suis heureux de voir que les gens apprécient mon travail, qu’ils le paient ou non.

Mon taux de conversion de fans en clients est suffisamment élevé pour que je puisse me permettre de passer à la vitesse supérieure sans prendre de grands risques sur le long terme.

Toutefois, je dois faire quelques sacrifices pour que tout ceci soit viable.

Je peux me permettre de passer quelques heures à discuter avec les personnes qui viennent d’assister à un séminaire que j’ai organisé.

En revanche, je ne peux pas me permettre d’accorder ce genre d’attention personnelle à tous ceux qui visitent mon site web, même si je reçois de nombreuses demandes en ce sens.

D’un point de vue financier, je ne peux pas justifier le fait de consacrer autant de temps et d’énergie à des fans qui ne sont pas des clients.

Je dois m’atteler davantage à répondre aux besoins de mes clients.

Pour les fans qui ne souhaitent pas devenir mes clients, cela peut sembler décevant, mais c’est compréhensible.

Vos fans qui ne font pas partie de votre clientèle peuvent ne pas apprécier le fait que vous accordiez plus d’attention à vos clients, et cette prise de conscience peut les amener à se sentir mal appréciés.

Toutefois, il s’agit en fin de compte d’une question de bon sens.

Si un fan qui n’est pas un client se sent sous-estimé et vous abandonne en conséquence, vous perdrez la possibilité de le convertir un jour en client, lui ainsi que les autres clients qu’il aurait éventuellement pu vous recommander, mais c’est un gain qui n’aurait peut-être jamais été réalisé de toute façon.

En revanche, la perte d’un client est une perte moins spéculative et c’est une chose que toute personne ayant un bon sens des affaires s’efforcera d’éviter.

Dans vos relations avec d’autres artistes, remarquez la différence entre le statut de fan et celui de mécène, et observez attentivement les raisons pour lesquelles vous faites certains choix.

Cela vous permettra de mieux comprendre comment vous souhaitez entrer en relation avec ces groupes en qualité d’artiste.

Encore une fois, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de procéder, mais vous découvrirez que certaines méthodes vous conviennent mieux que d’autres.

Il peut être très agréable de rencontrer ses fans et ses clients.

Il est en effet très agréable d’entrer en contact avec des personnes qui partagent des intérêts communs.

De plus, vous trouverez généralement ces personnes très amicales.

Après tout, vous avez déjà gagné leur estime par ce que vous faites.

Il est cependant essentiel de maintenir des limites raisonnables et d’équilibrer ces relations dans le contexte de votre vie dans son ensemble.

Il est facile d’en faire trop, de se sentir submergé par un trop grand nombre de personnes qui essaient d’entrer en contact avec vous en même temps, et de finir par ne plus apprécier cette attention.

Si l’on n’y prend pas garde, on peut finir par saboter le succès auquel on aspire.

Ayez donc de la considération pour vos fans et pour vos clients, mais établissez des limites.

À mesure que votre travail gagne en popularité, vous devrez veiller davantage à préserver votre espace créatif.

Ne permettez pas à vos fans, vos clients ou quiconque d’empiéter sur cet espace.

Votre connexion avec le dieu créateur qui est en vous (ou quel que soit le nom que vous lui donnez) ne doit pas être interrompue.

Avec le temps, vos fans et vos clients vous pardonneront de ne pas être toujours disponible pour eux, tant que vous continuerez à créer.

Apprendre à surfer sur les vagues

Au fur et à mesure que votre pratique artistique se développe, la gestion de vos relations avec vos fans et vos clients — ainsi que toutes les autres relations de votre vie (proches, amis, partenaires commerciaux, etc.) — peut être l’un des aspects les plus difficiles à appréhender.

Le temps et l’attention que vous pouvez consacrer à chacun de ces groupes sont limités et il y a des conséquences à être trop généreux comme à être trop avare.

Ces défis peuvent être exacerbés lorsque votre popularité augmente.

Le changement de vos fans, de vos clients et de vos contacts professionnels vous déséquilibrera sans cesse, et les méthodes qui vous ont réussi l’année dernière peuvent vous sembler totalement inefficaces aujourd’hui.

Le meilleur conseil que je peux vous donner, c’est d’essayer de comprendre que votre équilibre est une cible mouvante.

Heureusement, vous avez votre mot à dire sur tout ceci.

Si vous voulez être plus sociable, passez à l’action en favorisant de nouvelles connexions dans votre vie.

Si vous vous sentez socialement dépassé et avez besoin d’un peu d’intimité, n’hésitez pas à prendre du recul.

Je me suis rendu compte que plus j’écris, plus je reçois de messages.

Si j’ai beaucoup de messages en attente et que j’ai besoin d’une pause, la meilleure chose que je puisse faire, c’est d’arrêter d’écrire autant sur mon blog.

Quand la situation devient vraiment insupportable, je me contente de désactiver mon formulaire de contact ou de faire une pause sur les réseaux sociaux.

Puis, lorsque je suis prêt à redevenir social, je peux recommencer à écrire plus souvent et j’invite activement les gens à se connecter.

J’ai fait plus d’erreurs que je ne peux en compter, mais chaque année qui passe me permet de mieux comprendre où se trouve mon équilibre, et je sais combien il est important de suivre le courant.

Parfois, le courant m’emmène dans une direction très sociale.

D’autres fois, je ressens un désir intense de solitude et de repli sur moi-même.

Les plus grosses erreurs que j’ai commises étaient le résultat de mon incapacité à honorer et à accepter la direction que prenait le flux — c’est-à-dire essayer d’être sociable alors que je voulais vraiment être seul dans mon espace créatif, ou me forcer à créer alors que j’aurais préféré être entouré de mes proches et partager amour et rires.

Il s’est avéré que l’équilibre que je recherchais n’était jamais un état statique où je pouvais exécuter essentiellement les mêmes schémas semaine après semaine.

L’équilibre ressemble davantage à une onde sinusoïdale, oscillant constamment d’un extrême à l’autre.

Et pour rendre les choses encore plus compliquées, il existe des sous-oscillations plus petites qui se combinent à ces oscillations plus importantes.

Imaginez que vous essayez de faire tenir en équilibre un ballon de basket sur votre doigt.

Quand votre doigt est trop rigide, le ballon tombe rapidement.

Pour équilibrer le ballon, vous devez être en mouvement constant, faire des ajustements continuels en fonction des mouvements du ballon.

C’est ce que l’on ressent lorsqu’on cherche à équilibrer les aspects créatifs et sociaux de l’art.

L’inspiration ne reste jamais immobile ; elle est toujours en mouvement.

Soit vous plongez plus en profondeur dans votre espace privé de création, soit vous vous ouvrez à davantage de relations sociales.

La clé, comme je l’ai appris, c’est de ne pas résister à ces oscillations.

Au contraire, apprenez à les monter comme des vagues, à la manière d’un surfeur.

Il existe une autre métaphore permettant de réfléchir à l’équilibre — peut-être meilleure que celle du surf — et qui consiste à considérer votre vie artistique comme une chanson.

Considérez que votre vie est une combinaison de rythme, de mélodie, d’harmonie, etc.

Une chanson se meut constamment, mais elle n’est pas chaotique ou aléatoire — elle a une structure.

Cette structure peut être complexe et difficile à saisir, mais elle est néanmoins présente.

Remarquez où va la chanson de votre vie.

Remarquez quand vous essayez de la forcer à aller dans une direction qui ne vous semble pas bonne.

Quelles pourraient être les prochaines notes dans la progression ?

Si vous parvenez à percevoir la structure de la chanson et à sentir où elle veut aller, il vous sera plus facile de cultiver un équilibre vie-travail satisfaisant en tant qu’artiste.

est-ce possible de vivre de son art ?

***

En conclusion, sachez qu’il est bel et bien possible de vivre de son art.

Il n’est pas nécessaire de faire un miracle ni de faire passer l’argent avant l’expression artistique.

En revanche, il faut faire des choix intelligents et faire preuve d’un véritable sens de l’engagement.

Pour les personnes qui s’engagent à maîtriser leur art sur le long terme, assurer la viabilité financière de leur travail est un objectif valable et réalisable.

Invitez l’univers à s’exprimer à travers vous, et faites de votre mieux pour vous écarter de son chemin.

Il vous soutiendra sur cette voie si vous êtes engagé, sinon il vous apportera toutes sortes d’obstacles pour valider votre manque d’engagement.

La question qui vous est posée à présent est la suivante : le ferez-vous ?

Allez-vous entrer dans l’arène ?

Ferez-vous preuve d’enthousiasme et d’une grande dévotion ?

Resterez-vous assis dans les gradins comme un simple spectateur ou comme un critique ?

Est-ce que votre « futur vous » considérera ce jour avec beaucoup de reconnaissance et de gratitude ou avec déception et regret ?

Article original écrit par Steve Pavlina.

En guise de complément à tout ce qui précède, je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous dans laquelle je partage avec vous comment gagner sa vie en partageant du contenu via son blog.

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