Terminer vos essais de 30 jours

essai de 30 joursBeaucoup de gens trouvent qu’il est très difficile de terminer un essai de 30 jours lorsqu’ils veulent acquérir une nouvelle habitude ou explorer un nouveau mode de vie, comme devenir végétalien ou se lever à 5 h du matin. Ils abandonnent généralement au bout de quelques jours. Cela est souvent dû au fait qu’ils n’ont pas la discipline (du moins en apparence) nécessaire pour mener à bien à de tels engagements. Et, bien sûr, le fait d’abandonner tôt prive ces personnes des avantages qu’il y aurait à terminer ces essais.

Permettez-moi de partager avec vous quelques conseils que j’utilise pour continuer quand un essai de 30 jours devient difficile. La plupart des essais impliquent l’adoption d’un état d’esprit habilitant avant de commencer.

Prendre la décision initiale avec soin

S’engager à faire un essai de 30 jours est une décision. Le mot décider provient du latin « decidere » qui signifie « couper de ». Lorsque vous prenez une décision, vous retirez chirurgicalement toutes les autres branches de votre espace de possibilités. Cela fait qu’il ne vous reste qu’une seule branche à explorer.

Lorsque vous décidez de faire un essai de 30 jours, vous décidez de ne pas vous arrêter avant d’avoir terminé les 30 jours. Il n’y a pas de possibilité de s’arrêter en cours de route. Un essai de 30 jours dure 30 jours. Si vous n’êtes pas prêt à aller jusqu’au bout, vous ne faites pas un essai de 30 jours. Vous faites peut-être autre chose. Un essai de 30 jours exige en effet un engagement minimum de 30 jours.

Quand vous prenez la décision, dites-vous clairement que vous avez pris votre décision. Sachez avec certitude que vous allez faire les 30 jours. Utilisez le langage de la certitude lorsque vous présentez cette décision aux autres et à vous-même. De cette façon, vous allez absolument faire les 30 jours en entier.

Il est important d’encadrer correctement la décision dès le début. Soyez totalement impliqué pendant les 30 jours. Si vous ne pouvez pas faire cela, vous n’avez pas pris une vraie décision. Vous espérez, c’est tout.

Éliminez la possibilité d’arrêter en cours de route. Vous n’allez pas abandonner. Pour vous, cette option n’existe pas. Si vous savez qu’il n’est pas possible d’abandonner en cours de route, vous prendrez la décision initiale avec plus d’attention. C’est un grand engagement, et vous devez le respecter en tant que tel. Si vous ne pouvez pas aller jusqu’au bout, ne commencez pas.

Je vais relativiser un peu en vous disant qu’il est judicieux de vous donner la permission d’arrêter en plein milieu du processus si vous faites quelque chose qui pourrait être dangereux pour votre santé ou qui pourrait autrement entrainer de graves conséquences négatives si vous poussez trop fort alors que vous ne devriez pas. Évidemment, il ne serait pas sage de continuer si vous risquez de graves complications comme de potentiels problèmes de santé.

En 2008, j’ai arrêté un festin de jus de fruits (que je voulais faire pendant 3 mois) après 30 jours en raison de symptômes inattendus qui se sont fait remarquer en cours de route. Ces symptômes allaient à l’encontre de mon objectif pour cet essai et aggravaient ma santé, et non l’inverse. Malgré tout, j’ai bien réfléchi à la décision d’arrêter. Cette décision n’a pas été prise de façon impulsive. Le 25e jour, j’ai décidé de raccourcir la période d’essai à 30 jours, alors j’ai poussé un peu plus, mais en veillant à ne pas franchir la limite du danger réel ou de la stupidité.

Si vous croyez qu’il y a des raisons valables pour un abandon, stipulez-les à l’avance si possible. Déterminez également quelles sont les raisons que vous ne prendrez pas en compte, comme la paresse, la fatigue ou le manque de motivation à un moment ou à un autre du processus. Ce ne sont que des excuses, et abandonner pour ces raisons est indigne de vous.

Est-ce que le fait d’avoir sommeil lorsque votre réveil sonne est une raison valable d’arrêter un essai de 30 jours pour se lever à 5 h du matin ? Bien sûr que non. C’est une conséquence naturelle à laquelle vous devez vous attendre à mesure que votre physiologie s’adapte. Par contre, si vous commencez à avoir des palpitations cardiaques inattendues chaque jour, je dirais que c’est une bonne raison d’arrêter tôt et de réévaluer ce que vous faites.

Soyez Binaire

L’une des raisons courantes qui amènent les gens à abandonner, c’est qu’ils tolèrent que leur essai intègre des paramètres tellement flous qu’il est difficile de savoir s’ils continuent ou non. Ne laissez pas une importante zone grise entre le succès et l’échec. Définissez la limite comme une fine ligne noire, de sorte que vous sachiez toujours de quel côté vous êtes.

Si vous faites un essai de 30 jours pour devenir végétalien, cette limite est assez bien définie. Lorsque vous consommez un produit d’origine animale, vous échouez, et vous êtes de retour au jour 0. Il vous faudra peut-être apporter quelques précisions, par exemple si vous considérez le miel comme un bon compromis, mais la zone grise ici n’est pas très grande. Soit vous adoptez le régime végétalien pendant 30 jours d’affilée, soit vous ne le faites pas.

terminer vos essais de 30 jours

C’est en janvier 1997 que j’ai commencé mon essai de 30 jours pour devenir végétalien, et il se poursuit encore aujourd’hui. C’est ce qui se produit lorsque l’on remplit avec succès les 30 jours en mettant en place des paramètres clairs et sans ambiguïté. Vous pourriez être sur le point d’acquérir une nouvelle habitude qui vous servira bien pendant des décennies.

Supposons que votre défi consiste à faire de l’exercice tous les jours, à manger plus sainement ou à vous lever tôt. Ne vous gênez pas avec de telles absurdités. Ces objectifs ont d’importantes zones grises.

Prenez plutôt un résultat flou, comme se lever tôt, et donnez-lui un objectif clair, comme sortir du lit tous les matins à 5 h du matin. Quand l’alarme se déclenche, vous vous levez immédiatement ou vous échouez. Les lève-tôt n’utilisent pas le bouton de répétition. Redéfinissez mentalement tout ce qui ressemble à un bouton de répétition. Dites-vous qu’il s’agit d’un bouton d’échec, et vous saurez qu’il ne faut jamais s’en servir.

Faites une liste des raisons solides que vous avez de réussir

Je me suis récemment lancé le défi de faire une vidéo chaque jour pendant 30 jours d’affilé. Plusieurs raisons m’ont poussé à le faire notamment le besoin de :

  • S’entrainer à faire des vidéos
  • D’améliorer mes compétences
  • D’exprimer des idées via un moyen différent
  • D’accélérer le processus de production et de publication de vidéo
  • D’élargir ma zone de confort
  • Gagner en confiance et ne pas avoir peur de faire des erreurs
  • Relever le défi avec des amis qui le faisaient en même temps
  • D’inspirer et d’aider les gens en partageant des observations et des conseils
  • D’entrer en contact avec les lecteurs de mon blog d’une manière plus personnelle
  • D’offrir du contenu de valeur d’une manière différente
  • Garder une trace de mon expérience de jeûne à l’eau et de partager quelques idées sur le jeûne
  • Me mettre au défi de faire toutes les vidéos en une seule prise sans montage
  • Renforcer mon autodiscipline
  • Profiter du sentiment d’accomplissement à la fin du défi
  • Me sentir plus confiant et moins résistant à la réalisation de vidéos
  • Et probablement bien d’autres raisons

Lorsque vous avez plusieurs raisons de faire un essai, il est plus difficile d’abandonner en cours de route. Pourquoi faites-vous l’essai ? Quel en est l’intérêt ? Qu’est-ce que vous essayez d’accomplir ?

Vous n’avez pas nécessairement besoin de beaucoup de raisons, mais vos raisons d’agir doivent être plus importantes que vos excuses potentielles.

Il est également utile d’avoir de bonnes raisons de ne pas abandonner. En effet, vous serez motivé à réussir si vous voulez éviter de :

  • Échouer à respecter votre engagement public
  • Entrainer votre cerveau à abandonner tôt lorsque les choses deviennent difficiles
  • Nuire à votre réputation si vous n’allez pas au bout
  • Décevoir les gens qui s’attendaient à ce que vous finissiez
  • Perdre l’occasion de renforcer vos compétences
  • Échouer à agrandir votre zone de confort
  • Avoir l’impression de manquer l’occasion de relever un défi important
  • Avoir à porter le souvenir de cet échec pour le reste de votre vie
  • Donner le mauvais exemple aux autres
  • Affaiblir votre sens de l’honneur et de l’intégrité

Si vous ne subissez aucune conséquence négative si vous abandonnez tôt, et surtout si vous avez des difficultés à aller jusqu’au bout, établissez une pénalité non négligeable avant même de commencer l’essai de 30 jours. L’un des meilleurs moyens de faire cela consiste à faire un engagement public qui comporte une pénalité en cas d’échec. Vous pouvez aussi demander à des gens de vous demander des comptes. Si vous n’avez pas des gens qui peuvent suivre votre essai avec vous, responsabilisez quelqu’un pour vous faire subir la conséquence si vous n’allez pas au bout de votre engagement. Mettez cela par écrit et signez. Ajoutez une sorte de punition qui ne laisse pas indifférente, comme devoir donner 250 $ à un ami (ou à un ennemi).

J’ai tendance à être plus motivé par des incitations positives, mais beaucoup de gens sont plus motivés par des pertes potentielles. En fait, la dernière option est plus courante. Par conséquent, si vous êtes une personne qui n’aime pas les pertes, assurez-vous de définir une perte significative et douloureuse si vous n’allez pas au bout de votre engagement. Parfois, c’est tout ce dont vous aurez besoin pour traverser les jours difficiles de votre essai de 30 jours.

Préparez-vous à une baisse de motivation

La motivation est souvent très forte au début d’un essai de 30 jours. Il est courant que la motivation baisse, surtout dans le terrible intervalle entre le 5e et le 15e jour, alors qu’il vous reste encore beaucoup de jours devant vous.

Attendez-vous à ce que votre motivation baisse et préparez-vous mentalement à cette éventualité. Ne vous attendez pas à terminer l’essai de 30 jours avec un niveau de motivation élevé. Il est presque certain qu’à un moment ou à un autre, la situation deviendra difficile.

C’est une chance pour vous de développer votre endurance ; votre endurance mentale et votre force intérieure. Voyez cela comme faisant partie des avantages de l’essai de 30 jours. Vous faites cela en partie pour renforcer vos forces. Ce n’est pas censé être facile. C’est un entrainement à la résistance. Il faut donc qu’il y ait une certaine résistance en cours de route. C’est ce qui vous fera grandir.

Pensez-vous que j’étais motivé pour enregistrer, monter et publier une vidéo tous les jours pendant 30 jours d’affilée, comme je l’ai fait lors de mon récent essai de 30 jours ? Bien sûr que non ! Comme je faisais en même temps un jeûne à l’eau, je me sentais parfois très fatigué. Je n’étais pas toujours créatif. Parfois, l’éclairage ou le niveau de bruit me gênait. Je n’étais pas toujours satisfait de la façon dont chaque enregistrement se présentait. Pendant cette période, j’ai considéré le défi comme une forme d’entrainement de la force intérieure. Il y avait un poids à soulever, et j’ai dû aller le soulever. Je n’ai jamais sérieusement envisagé de sauter une vidéo parce que j’avais déjà décidé à l’avance de faire les 30 jours en entier.

Pour moi, l’un des plus grands facteurs de motivation était d’avoir le souvenir d’avoir réussi pendant les 30 jours. C’est une forme de trophée mental. C’est mieux que de garder le souvenir d’un essai de 30 jours manqué pour le reste de ma vie.

Pouvez-vous compter sur vous-même pour aller jusqu’au bout même si vous n’en avez pas envie ? C’est l’un des avantages de faire beaucoup d’essais de 30 jours. Vous cultivez votre capacité à passer à l’action et à croire fermement que vous réussirez à traverser l’adversité. Si vous ne développez pas cette capacité, vous perdrez beaucoup de temps à démarrer des projets et à ne pas les terminer.

Victoire publique ou personnelle ?

Avez-vous besoin de rendre public votre essai de 30 jours comme je le fais souvent ?

Ce n’est pas très important. En ce qui concerne le maintien de la discipline, j’ai tendance à réussir aussi bien les essais privés que publics. Quand j’étais plus jeune, je me sentais plus attiré par les essais publics, mais maintenant je peux être certain de m’en sortir dans les deux sens.

La principale raison pour laquelle je blogue publiquement sur un essai de 30 jours, c’est quand je pense qu’il intéressera et profitera à certains de mes lecteurs. Les visiteurs de mon site Web parcourent souvent les Archives et lisent les articles sur les essais de 30 jours que j’ai menés par le passé, surtout lorsqu’ils envisagent de faire pareil. Je comprends l’intérêt de cette démarche parce que je fais parfois la même chose. Lorsque j’envisage un nouvel essai difficile, je cherche sur Google pour voir si quelqu’un a fait quelque chose de semblable. Ensuite, je lis tous les articles disponibles et je regarde les vidéos. Tout cela constitue ma préparation.

Même si votre engagement peut sembler plus fort si vous parlez publiquement de votre essai, il peut être beaucoup plus difficile à réaliser. Cela ajoute en effet une autre couche à l’aspect discipline de l’essai de 30 jours. Parfois, cette charge de travail supplémentaire ne me dérange pas, mais d’autres fois, elle me donne l’impression d’être surchargé. Surtout lorsque des gens font des commentaires et posent des questions. Quand j’ai fait mon expérience de 30 jours à Disneyland, j’ai été obligé de passer de longues journées dans le parc. Je ne passais donc pas beaucoup de temps sur mon ordinateur. Je ne voulais pas que mon travail de blogueur nuise à l’expérience, alors je n’ai pas écrit des articles sur l’expérience tous les jours.

Un autre inconvénient qu’il y a à rendre public votre essai de 30 jours, c’est que si vous conservez ces articles en ligne pendant plusieurs années, vous pouvez continuer de recevoir des commentaires et des questions sur cet essai pour le reste de votre vie. Les gens m’envoient encore des questions par courriel sur mon expérience de sommeil polyphasique de 2005, comme si j’avais terminé l’essai hier. Je continue aussi de recevoir des courriels déconcertants de gens qui veulent être mes esclaves parce qu’ils ont lu l’article que j’ai écrit en avril 2011 en guise de poisson d’avril.

Je ne pense pas que rendre public votre essai de 30 jours soit le meilleur choix. Si vous voulez plus de responsabilisation, responsabilisez un ami pour vous aider à rester sur la bonne voie. Une raison plus convaincante pour justifier le fait de rendre publique l’expérience, c’est que vous souhaitez créer un contenu de valeur pour les autres. Si vous ne pensez pas que votre essai pourrait être considéré comme une source de valeur durable, vous n’avez pas besoin de créer du contenu public par rapport à l’expérience.

30 jours

Entrainez-vous

Si vous avez des difficultés à rester constant pendant l’essai de 30 jours, allez-y doucement. Commencez par des essais plus courts comme des essais de 5, 7 ou 10 jours. Rendez l’expérience plus légère. Ensuite, lorsque vous avez atteint votre objectif initial, vous pouvez prolonger le but de quelques jours et continuer. C’est une excellente façon de conditionner votre esprit à une série de succès, peu importe jusqu’où vous allez.

Une fois que vous réussissez à faire preuve de constance avec des essais plus courts et que vous n’abandonnez pas en cours de route, vous pouvez atteindre les 30 jours et même plus.

Si vous ne terminez pas la majorité des essais de 30 jours auxquels vous vous êtes engagé, alors vous avez un problème. Vous entrainez votre cerveau à être faible dans ce domaine. Et vous devez étouffer ce problème dans l’œuf. Passez à des essais plus courts, et assurez-vous de les boucler. Lorsque vous parvenez à une grande constance sur les essais plus courts (avec un taux d’achèvement de 80% ou plus), envisagez de prolonger les essais.

J’ai fait quelques défis de 365 jours dans les années précédentes, mais seulement après avoir obtenu de bons résultats avec des défis plus courts. Il est important d’établir d’abord la confiance en soi. Ensuite, lorsque vous vous engagez dans un défi de 365 jours, vous aurez acquis suffisamment de discipline pour savoir que vous le terminerez. Mieux, vous ne prendrez pas la décision à la légère. Il est intéressant de noter qu’un défi de 365 jours peut être plus facile qu’un défi de 30 jours en raison de l’important sens de l’engagement qui vient avec.

C’est vraiment un exercice puissant pour développer votre force intérieure afin de continuer d’agir malgré les obstacles et pour tourner le dos aux faibles excuses. Ensuite, lorsque vous vous engagez dans un essai, vous saurez avec un degré élevé de certitude que vous franchirez la ligne d’arrivée. Vous ne réussirez peut-être pas à 100%, mais vous n’aurez pas des regrets sérieux, car vous pourrez regarder en arrière et dire : « J’ai fait de mon mieux. »

Si votre essai échoue, que ce soit parce que le poids était trop lourd pour que vous puissiez le soulever. Vous avez fait de votre mieux pour le soulever, mais vous ne pouviez pas le faire. Ne succombez pas à l’échec et aux regrets parce que vous n’étiez pas disposé à réaliser un essai. Le premier résultat peut toujours vous rendre plus fort.

Si vous pensez que vos meilleurs efforts actuels sont encore assez insuffisants, c’est bien. Revenez simplement à des défis moins élevés et continuez d’élever le niveau au fur et à mesure que vous devenez plus fort. Vous finirez par atteindre votre but, et vous ne serez plus limité par votre capacité à boucler chaque défi. Au lieu de cela, vous devrez élargir votre imagination pour trouver de nouveaux défis à entreprendre, sachant que si vous vous y engagez, vous pouvez avoir confiance en vous-même pour les mener à bien.

Article original écrit par Steve Pavlina.

Je vous laisse avec cette vidéo qui présente un certain nombre de projets de 30 jours que l’on peut réaliser ainsi que plusieurs autres astuces à ce propos.

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