Les réseaux sociaux, à la poubelle !

réseaux sociauxAprès mure réflexion, j’ai décidé de me retirer des sites de réseaux sociaux externes. Je n’ai plus de comptes actifs sur Twitter, Google+ ou Facebook. Ils ont tous été fermés, supprimés ou détruits.

Hier, j’avais des dizaines de milliers d’adeptes sur ces réseaux. Aujourd’hui, j’en ai zéro.

Afin de rendre mon retrait encore plus clair, j’ai également supprimé tous les boutons de recommandation des réseaux sociaux qu’il y avait sur mon site Web. Cela désencombre un peu le site et permet de charger certaines pages plus rapidement.

Pourquoi ?

C’est une chose à laquelle je pense depuis des années, et j’ai finalement décidé de faire le grand saut.

Ce n’est pas que je déteste les réseaux sociaux, mais j’en ai assez et je veux explorer des facettes plus intéressantes de la vie. Je veux continuer d’apprendre et de grandir d’une manière qui compte pour moi, et les réseaux sociaux n’ont plus la moindre importance à mes yeux.

Il y a des années, j’avais un compte Facebook personnel avec le nombre maximum d’amis – 5 000 – et une page de fans qui comptait des milliers d’autres abonnés. J’ai fermé ces comptes et cessé d’utiliser Facebook à la fin de l’année 2010. Après coup, c’était définitivement la bonne décision. Je pense que le fait de m’être retiré de Facebook a contribué à faire de 2011 une excellente année pour moi, année où j’ai effectué mon premier voyage en Europe (ah… Paris !), et où j’ai créé et animé de nouveaux ateliers.

L’été dernier, à la demande de quelques amis, j’ai créé une nouvelle page Facebook personnelle pour rester en contact avec des personnes qui cherchaient vraiment une autre façon de rester en contact. J’ai appliqué au compte le maximum de paramètres de confidentialité et j’ai strictement limité le nombre d’amis que j’y avais. Je n’ai pas relié ce compte à mon blog ou à tout autre site. Même après 10 mois et un peu de bouche à oreille par l’intermédiaire de mon réseau d’amis, je n’ai accepté qu’environ 200 amis.

Au début, tout allait bien, mais j’ai fini par réaliser que la plupart des raisons pour lesquelles j’avais quitté Facebook étaient toujours d’actualité. Les problèmes antérieurs n’étaient pas simplement dus au fait d’avoir un compte à fort trafic. En fait, les problèmes provenaient de la façon dont le service avait été conçu pour fonctionner.

Il y a quelques jours, je suis reparti lire mon article de 2011 qui parlait de mon retrait de Facebook. Je me suis retrouvé à acquiescer en reconnaissant que les mêmes choses qui m’avaient repoussé étaient toujours d’actualité. En relisant cette publication, il est devenu évident que j’avais besoin de me retirer complètement de Facebook. J’ai alors envoyé une notification préalable à mes amis et j’ai supprimé le compte hier.

Après avoir fait cela, j’ai commencé à penser que je devrais peut-être laisser tomber Twitter et Google+ également. J’y ai bien réfléchi, et j’ai décidé que je ne voulais pas passer plus d’années de ma vie à partager des choses sur les réseaux sociaux. Je me suis essentiellement demandé quel scénario me paraissait être le meilleur pour les 10 prochaines années – quitter les réseaux sociaux ou continuer à les utiliser. Ce n’était pas vraiment difficile de voir quelle alternative était la meilleure. L’idée d’investir une autre décennie dans ces services m’a fait grincer des dents.

Je pense que ces services étaient intéressants à essayer, surtout dans le cadre de mon travail, mais je ne m’attends pas à ce que le fait de continuer de les utiliser constitue une véritable expérience de croissance pour moi. Même avec tous les nouveaux services qui ne cessent d’apparaitre et l’ajout de nouvelles fonctionnalités, l’idée principale de maintenir des connexions sociales virtuelles avec les personnes qui utilisent ces services me semble assez obsolète. Il n’est pas possible que je puisse dire consciemment que je pourrai continuer tout cela pendant une autre décennie. Et si cela n’a pas de sens de le faire pendant une autre décennie, je ne pense pas qu’il soit logique de le faire pendant une autre année… ou un autre mois… ou même un autre jour.

Je reprends mes esprits

Je n’aime pas non plus la façon dont les réseaux sociaux conditionnent mon cerveau pour qu’il soit prédisposé à se divertir. Trop souvent, je me retrouvais engagé dans une activité et je vérifiais mes comptes de façon impulsive – beaucoup plus souvent qu’il ne le fallait. Avez-vous déjà connu cela ?

Combien de fois avez-vous visité un compte ou un autre au cours des dernières 24 heures ? Si chaque visite d’un compte de réseau social équivalait à une gorgée d’alcool, seriez-vous considéré comme alcoolique ?

La modération fonctionne pour certaines choses, mais cette approche n’est pas vraiment efficace dans certains domaines, surtout pas après des années d’utilisation régulière où les schémas de dépendance ont déjà été formés.

Si j’essaie de passer moins de temps sur ces services, cela va quand même renforcer les anciennes habitudes, et je me retrouverai de nouveau aspiré dans une trop grande impulsivité. Alors, le vrai choix ici est soit de continuer à faire ce que je fais, soit de quitter totalement le système.

Un départ temporaire, comme un essai de 30 jours, peut permettre de retrouver une certaine perspective et faciliter la décision d’un départ sur le long terme, mais ce n’est généralement pas une stratégie efficace pour réguler les comportements impulsifs à long terme. J’ai vu des gens se retirer des réseaux sociaux pendant 30 jours. Ils constatent de grandes améliorations dans leur vie pendant ces 30 jours. Puis ils y reviennent, et en une semaine ou deux, les vieilles habitudes sont complètement rétablies.

Imaginez un fumeur qui cesse de fumer pendant 30 jours et qui recommence par la suite, mais avec l’intention de fumer moins qu’avant. Cela fonctionne rarement pour tout le monde. Les schémas neuronaux précédemment formés se réengageront simplement, parfois en l’espace de quelques jours seulement.

Votre cerveau est entrainé par l’expérience. Il subit même une restructuration physique basée sur l’expérience via le mécanisme de la neuroplasticité. Si vous utilisez les réseaux sociaux depuis des années comme moi, votre cerveau possède actuellement d’importants groupes de neurones qui veillent au maintien de vos habitudes sur ces réseaux. Avec un équipement approprié, nous pourrions même localiser les régions exactes de votre cerveau où ces modèles sont actuellement stockés. Vous pouvez activer certaines d’entre elles en pensant simplement aux réseaux sociaux.

Allez vérifier votre compte Facebook. Tout de suite. Vous savez que vous le voulez. Vous ne pouvez pas vous en empêcher. Dans votre esprit, vous pouvez imaginer ce petit globe avec un chiffre dessus. Quel est ce chiffre ? Vous le voyez n’est-ce pas ? Quelqu’un a commenté votre dernière mise à jour de statut ? Qu’avez-vous posté ? Pouvez-vous voir le commentaire ? Vous pouvez le sentir aussi, n’est-ce pas ? Ce petit globe vous attire. Vous devez effacer ce chiffre.

Avez-vous perçu une activité neuronale supplémentaire lorsque vous lisiez cela – des images, des sentiments, des pulsions, etc. ?

Êtes-vous allé jusqu’à vérifier votre compte ? Et si vous l’avez fait, avez-vous vérifié autre chose qui se serait passé pendant votre absence – comme votre fil d’actualités, d’autres comptes, etc. ?

Si je peux détourner votre attention avec un si petit bout de texte, même si je ne vous ai fait ressentir qu’une petite chose dans votre esprit, par rapport à laquelle vous n’avez pas agi, alors quel pouvoir ces autres sites ont-ils sur votre conditionnement mental actuel ? Est-ce de cette façon que vous voulez continuer d’entrainer votre cerveau – pour une dépendance impulsive facile à déclencher ?

Allez vérifier votre compte Facebook à nouveau. Tout de suite. Vous savez que vous le voulez. Vous êtes curieux. Vous devez le faire. Vous devez obéir. Vous n’avez pas le choix. Allez le faire.

Dans les situations où il y a eu des années accumulées de conditionnement neuronal, un retrait complet pourrait être difficile, mais c’est la décision la plus intelligente à long terme. Une fois que cet engagement est pris, le défi devient plus facile à relever.

Une fois privés de l’expérience en cours, les circuits comportementaux des réseaux sociaux dans votre cerveau seront finalement réorientés vers autre chose, comme la socialisation dans la vie réelle ou un travail créatif plus intéressant.

En ce qui concerne ce conditionnement que j’ai permis dans mon propre cerveau, je choisis consciemment de rééquilibrer mon allocation des ressources neurales. Les neurones de mon cerveau qui ont été précédemment assignés aux comportements des réseaux sociaux sont réassignés. Je laisse ces compétences se dégrader, afin de pouvoir accroitre d’autres compétences qui m’importent bien plus.

Ce n’est pas moi, chers réseaux sociaux, c’est vous

En me penchant de plus en plus sur cette question, j’ai découvert que ces services de réseaux sociaux sont conçus pour créer une dépendance délibérée. Ils renforcent et récompensent les modèles de comportement simples, comme cliquer sur un indicateur de statut qui s’allume chaque fois que vous vous connectez, ce qui vous amène à entreprendre de simples actions immédiatement. Ils utilisent des schémas de renforcement positif irrégulier, ce qui maintient hauts vos niveaux de dopamine et assure pratiquement la dépendance.

La prochaine fois que vous utiliserez un tel service, faites une pause et prêtez attention aux actions que vous entreprenez. S’agit-il d’actions intelligentes qui découlent de votre choix conscient ? Ou bien agissez-vous simplement par habitude conditionnée à ce stade ? Comment pensez-vous que ces habitudes ont été conditionnées ? Votre comportement est conscient, mais c’est la conception de quelqu’un d’autre pour vous. Ces comportements servent-ils vos intérêts ? Quels sont les résultats ou les avantages que vous avez tirés de ces services au cours de la dernière année ? Qu’auriez-vous pu accomplir si ces services ne vous avaient pas autant distrait ?

Je ne veux pas être conditionné pour adopter un comportement répétitif et addictif. Lorsque je me retrouve à faire quelque chose pendant trop longtemps de façon impulsive et pas par choix conscient, je sais qu’il est préférable de m’auto-exclure totalement. Je vais réorienter et recycler mes neurones pour des activités plus intéressantes et qui valent vraiment le détour.

Dans l’ensemble, je ne trouve pas que la socialisation virtuelle soit une si mauvaise chose, mais il y a tellement d’argent qui est injecté dans ces mégas services aujourd’hui qu’ils deviennent de plus en plus effrayants chaque année.

Les problèmes de protection de la vie privée sont déjà assez graves, et je ne m’inquiète même pas particulièrement de cet aspect, comme le font certaines personnes. Je consacre une grande partie de ma vie à bloguer et à faire des allocutions. Toutefois, lorsque nous entendons parler de nouvelles mesures qui rendraient les fabricants de cigarettes fiers, comme les expériences de Facebook sur la manipulation de son flux d’actualités pour voir comment il peut modifier ce que vous ressentez et ce que vous partagez, alors… peut-être qu’il est temps de partir. Je pense que la situation ne fera qu’empirer pour les gens qui continuent d’utiliser de tels services.

Cette décision ne nuira-t-elle pas à mon trafic Web ?

Depuis des années, je reçois chaque mois des milliers de visites à partir des réseaux sociaux, mais toute proportion gardée, ils ne sont pas des sources considérables de trafic pour mon site. Le mois dernier, le trafic apporté via Twitter, Google+ et Facebook combinés était inférieur à 0,1% de mon trafic total. Et cela inclut le trafic provenant des comptes d’autres personnes et des partages de ces services, pas seulement de mes comptes.

Je reconnais que l’abandon de ces services peut avoir des répercussions, mais les chiffres concernés sont trop faibles pour que j’en perde le sommeil. La grande partie de mon trafic est aujourd’hui très décentralisée, et avec la décision de supprimer les droits d’auteur de mon travail en 2010, l’accès à mon contenu est encore plus décentralisé, avec beaucoup de gens qui lisent mes articles sur d’autres sites et dans d’autres langues. Une grande partie de mon travail est même en train d’être traduit en chinois, ce qui est merveilleux.

Mon ex-femme Erin a fait une vérification similaire sur ses statistiques, et bien que son trafic sur les réseaux sociaux était beaucoup plus important que le mien, c’était toujours un pourcentage assez insignifiant par rapport à l’ensemble, à peine plus de 1% de son trafic total.

L’un des changements que j’ai pu observer est que ces services deviennent de plus en plus avares en ce qui concerne l’envoi de trafic hors site. Beaucoup de personnes font état d’une diminution du nombre de clics lorsqu’elles partagent des liens sur Facebook, par exemple. Les liens externes semblent faire l’objet d’une promotion moins naturelle dans les flux d’actualité comparativement au partage de mises à jour de statut qui maintiennent les internautes sur ces plateformes. Cela ne devrait pas être trop surprenant puisque ces services gagnent de l’argent à vous maintenir autant que possible sur leurs plateformes et à vous envoyer le moins possible à l’extérieur.

Cela me rappelle ce qu’Amazon a fait avec son programme d’affiliation au fil du temps. Il y a de nombreuses années, son programme d’affiliation était décent. Mais peu à peu, la société a vidé ce programme de sa substance en réduisant les pourcentages de paiement, en disqualifiant les grandes catégories de produits, etc. Elle s’est servi des affiliés pour l’aider à développer son entreprise au cours des premières années, puis en gros elle a dit : « Merci… nous n’avons plus besoin de vous ». De même, maintenant que certains réseaux sociaux ont tant de trafic, les efforts se concentrent désormais sur comment vous enfermer et vous empêcher de partir. L’observation de ce changement au cours des dernières années est l’une des choses qui m’ont motivé à me retirer complètement. Je n’ai aucun désir d’être traité comme un pion dans la bataille d’une autre entreprise pour la domination des réseaux sociaux, surtout quand les gains semblent être continuellement revus à la baisse.

Si vous avez une entreprise en ligne et estimez que les réseaux sociaux sont importants pour la création de trafics, je vous encouragerais à jeter un coup d’œil à vos statistiques. Voyez si les chiffres correspondent à vos attentes. Quels changements, le cas échéant, avez-vous observés au cours de l’année écoulée ?

Si vous continuez d’utiliser les réseaux sociaux pour des raisons commerciales dans les années à venir, observez bien la tendance à la baisse des retours comme nous l’avons vu avec le programme d’affiliation d’Amazon. Je pense que c’est un risque très réel, car ces services sont en concurrence pour retenir leurs visiteurs autant que possible.

Je pourrais recruter quelqu’un d’autre pour gérer mes comptes de réseaux sociaux, comme certains me l’ont suggéré, mais cela ne m’intéresse pas. Il ne semble pas juste d’embaucher quelqu’un et de lui mettre sur l’épaule la responsabilité de s’occuper de la bizarrerie croissante qui s’y trouve. À ce stade, je ne pense pas qu’il soit logique d’encourager d’autres personnes à investir plus de temps et d’attention dans ces services, même si cela signifie potentiellement plus de personnes qui lisent mes articles.

Ce sentiment de désintéressement à l’égard de ces réseaux sociaux est l’une des raisons pour lesquelles j’ai supprimé les boutons de recommandation de mon site Web. Je ne me sens pas à l’aise à l’idée de continuer d’encourager d’autres personnes à utiliser ces services si je n’ai plus envie de les utiliser moi-même.

J’aime aussi le fait que lorsque je regarde mon site web maintenant, je ne vois plus aucun compteur qui renseigne sur la popularité des publications, comme le nombre de Tweets, de Likes, de Stumbles, ou de +1 reçus. J’aime bien ça. Après presque 10 ans de blogue, j’écris parce que j’aime écrire. Je partage ce qui à mon avis vaut la peine d’être partagé. Je n’ai pas besoin ou je ne veux pas me soucier de la validation externe remarquée à travers l’attention accordée à l’un de mes articles. Si l’une de mes publications attire l’attention des réseaux sociaux maintenant, je ne le remarquerai probablement même pas.

Si d’autres personnes veulent continuer de partager mon contenu sur les réseaux sociaux, elles sont libres de le faire, bien sûr.

Pourquoi ai-je laissé tomber YouTube ?

J’aurais été d’accord pour garder ma chaine YouTube afin que les gens puissent continuer de lire et de partager mes vidéos existantes. Ce canal n’exige que très peu d’entretien. Je ne l’ai utilisé que pour héberger mes vidéos en différé. J’ai maintenu la désactivation des commentaires sur ma chaine, principalement parce que les commentaires YouTube que j’ai vus sur les chaines d’autres personnes m’ont fait craindre pour l’avenir de l’humanité. Je me contenterai de dire que je n’ai pas trouvé l’importance d’accorder à qui que ce soit la possibilité de faire des commentaires sur les vidéos postées.

Il s’avère que la suppression d’un profil Google+ a également réduit au silence la chaine YouTube associée. Cela fait que la chaine YouTube et toutes ses vidéos sont devenues privées, de sorte que personne d’autre ne peut y jeter un œil. J’ai parcouru les documents d’assistance de Google pour être sûr de cela. Apparemment, c’est la volonté de Google. Ils ne me laisseront pas rendre la chaine ou ses vidéos publiques à moins que je ne crée un nouveau profil Google+ ou que je ne restaure l’ancien profil. Cette exigence d’avoir un profil Google+ pour continuer à partager des vidéos sur YouTube me convainc en fait qu’il serait plus sage de me retirer de tout le scénario. Désolé Google, mais je ne souhaite pas participer à cela, même si cela m’aurait permis de partager des vidéos gratuites avec plus de gens.

Étant donné que j’aimerais voir les gens profiter du peu de vidéos que j’ai réalisées, j’ai pris ces dernières et je les ai uploadés sur mon propre site Web. WordPress a un lecteur vidéo intégré, de sorte que n’importe qui peut toujours lire les vidéos directement à partir du billet de blog associé, notamment celui sur comment créer de l’abondance. J’ai encore des tonnes de bande passante inutilisée sur mon compte d’hébergement, donc cette solution d’auto hébergement devrait fonctionner correctement pour l’instant. Si cela devient un problème, je peux trouver un autre endroit pour héberger les vidéos.

La fonctionnalité de lecture en continu de YouTube est probablement meilleure par rapport à WordPress puisque YouTube est un service de streaming dédié, mais cette approche permet de faire le travail.

Gardez à l’esprit que ces vidéos sont également libres de droits d’auteur (de même que mes articles et podcasts). Par conséquent, n’importe qui d’autre est libre de les partager à nouveau sur ses propres chaines YouTube s’il le souhaite. Les gens l’ont déjà fait, ce qui fait que le contenu est toujours sur YouTube, même si je n’ai plus de chaine fonctionnelle là-bas. C’est l’un des avantages de la suppression des droits d’auteur – cela crée une redondance de contenu supplémentaire et augmente l’accessibilité.

Google offre donc un choix de Hobson ; à prendre ou à laisser. Je choisis donc de ne prendre aucun cheval – ce qui signifie pas de profil Google+ et aucune chaine YouTube.

Je me sens chanceux, parce que pour moi ce n’était pas une décision difficile à prendre étant donné que je n’avais que quelques vidéos sur ma chaine YouTube, et elles ont été créées en 2009. La plupart des vidéos de moi les plus récentes que vous trouverez sur YouTube, comme les enregistrements de certains discours, ont été partagées par d’autres personnes sur leurs propres chaines, de sorte que toutes ces vidéos sont toujours disponibles. Cela aurait été un choix beaucoup plus difficile si j’avais eu des centaines de vidéos sur ma chaine. Je ne suis pas sûr de ce que j’aurais fait dans ce cas. J’aurais peut-être encouragé d’autres personnes à simplement piller la chaine et à transférer tout ce qu’elles voulaient sur leurs propres chaines pour qu’au moins le contenu puisse encore être trouvé d’une manière ou d’une autre. Le fait de ne pas être attaché à la propriété de mon contenu me donne plus d’options que de faire des histoires sur les droits d’auteur. Alors, si vous êtes un partisan de la protection des droits d’auteur, votre décision pourrait être plus difficile à prendre.

Un autre effet secondaire de la fermeture de mon profil Google+ est que je ne peux plus utiliser Google+ Hangout, car ce service nécessite également un profil Google+. Je n’en étais pas un grand utilisateur, mais je m’en servais à l’occasion pour passer des appels vidéo de groupe pour un projet d’équipe. Un autre choix de Hobson… et encore une fois, je préfère ne prendre aucun cheval plutôt que de me contenter de celui qu’on m’offre. Je m’adapterai.

Mise à jour 2015 : Étant donné que les gens n’ont pas pu diffuser et partager mes vidéos sur YouTube, j’ai reconsidéré cette décision et réactivé ma chaine YouTube.

Socialisation virtuelle Vs. Socialisation réelle

J’aime être social et j’adore entrer en contact avec les gens, mais l’itération actuelle des médias sociaux est tout simplement trop répétitive, non productive et de plus en plus effrayante pour que je puisse continuer à y prendre part.

Je n’ai aucun doute que ma vie sociale – celle du monde réel, pas virtuel – s’améliorera nettement à la suite de mon retrait de la socialisation virtuelle. Cela a déjà commencé à se produire, juste après ma prise de décision.

Ça m’a fait du bien de supprimer chaque compte. J’ai souri en pensant aux conséquences à long terme de la fermeture de chaque nouveau compte.

Imaginez… plus de tweets. Plus de mises à jour aléatoires de la part d’amis aléatoires à des moments aléatoires sur des choses triviales. Plus de vérification ou de publication impulsive.

Au lieu de cela, je pense à tous les excellents livres que je vais lire… aux nouveaux voyages que je vais faire… aux nouveaux amis réels que je vais rencontrer en personne.

La semaine dernière, j’ai lu deux nouveaux livres sur le développement personnel et j’ai beaucoup appris, en partie en réinvestissant le temps et la bande passante mentale que j’ai gagnés en me retirant à moitié des médias sociaux. J’ai aussi passé plus de temps que d’habitude à communiquer avec ma fille de 14 ans en fin de semaine. J’ai même passé quelques heures à lui enseigner le fonctionnement du cerveau et à faire des jeux neuronaux avec elle. Elle avait vraiment l’air d’aimer cela. J’ai également apprécié ce moment.

Hier soir, peu après avoir supprimé mon compte Facebook, j’ai commencé à lire Walden de Henry David Thoreau. Il n’est pas protégé par le droit d’auteur et peut être lu sous forme de livre électronique, alors n’hésitez pas à télécharger une copie pour vous-même si cela vous intéresse. C’est l’un des livres que je voulais lire depuis des années, mais je n’ai jamais eu le temps de le faire. C’est un livre qu’il semble opportun de lire maintenant, étant donné qu’il y est question de se retirer des pratiques sociales douteuses et de renouer avec un mode de vie plus naturel. Je me demande ce que Thoreau dirait de Facebook aujourd’hui. Vivez-vous une vie de désespoir silencieux ?

Alors que je profitais d’un jogging matinal plus tôt aujourd’hui, j’ai réfléchi à cette décision de quitter les réseaux sociaux. J’ai pensé à certaines choses merveilleuses que je pourrais faire avec le temps et la bande passante mentale supplémentaires, comme enfin lire Walden. Cela m’a fait sourire et m’a donné un nouveau sentiment d’optimisme. Bien que vous pourriez dire que je suis aigri par rapport aux réseaux sociaux, émotionnellement, je suis beaucoup plus excité par les nouvelles expériences d’apprentissage et de croissance qui remplaceront cette partie de ma réalité. En prenant la décision de dé-simuler les médias sociaux dans ma réalité, j’ai l’impression d’avoir une capacité excédentaire pour simuler quelque chose de beaucoup plus intéressant.

Si vous êtes quelqu’un qui aimait entrer en contact avec moi d’une manière virtuelle par le biais des réseaux sociaux, et que vous êtes déçu que je me débarrasse de votre exutoire pour faire cela, eh bien…. d’un côté, je vous aime aussi, mais d’un autre côté, vous devriez peut-être penser à avoir une vie.

Il est évident que je me pointe du doigt. Je veux me retirer de la vie virtuelle du cloud sous toutes ses formes et dans tous ses états, et explorer d’autres aspects de la vie. Si vous voulez plus vous plonger dans l’espace virtuel de socialisation, pas de problème, mais ne m’invitez pas à me joindre à vous. Cependant, si vous voulez partager une tasse de thé en personne et discuter de Thoreau, comptez sur moi.

Si l’idée de rester scotché à un Henry David ne vous inspire pas vraiment à suivre mon exemple, je comprends tout à fait. Mais pour une raison quelconque, cet appel m’est lancé. C’est mon chemin de cœur, et je vais l’honorer.

Je vous encourage à au moins envisager la possibilité de faire quelque chose de similaire.

Imaginez que vous supprimiez définitivement vos comptes de tous les réseaux sociaux. Pensez à la façon dont votre vie pourrait changer en conséquence. Que pourriez-vous faire de ce temps ? Réfléchissez à cette possibilité pendant un moment.

Voyez en quel sens cette suggestion vous convient. Mettez-y votre propre touche. Télécharger du Ralph Waldo Emerson par exemple.

Rester en contact

Désormais, sachez que si vous voyez quelqu’un partager mon contenu sur Twitter, Google+, Facebook, YouTube ou d’autres réseaux sociaux populaires, ce n’est pas moi. Je suis tout à fait d’accord que d’autres personnes partagent gratuitement mon contenu. Sachez simplement que si vous commentez mes articles sur ces autres sites, je ne le verrai pas.

Je ne disparais pas du monde, donc si vous voulez rester au courant de mon travail de développement personnel, je vous invite à vous inscrire à mon bulletin d’information gratuit. Je ne l’envoie qu’avec parcimonie, c’est donc un bon moyen d’obtenir des rappels occasionnels.

Si vous voulez mieux suivre mon travail, il vous faudra probablement des mois pour digérer tout le contenu gratuit de disponible sur ce site Web. Accordez à ce site une bonne partie de votre temps avec une bonne tasse d’Earl Grey, et vous serez heureux de l’avoir fait. Les gens disent généralement qu’il est beaucoup plus intéressant de passer quelques heures à lire mes archives que de passer des heures sur des réseaux sociaux. De même, je suis sûr que la lecture de Walden m’apportera une meilleure plus-value que de passer mon temps sur les réseaux sociaux.

Bien sûr, vous pouvez assister à l’un de mes évènements et entrer en contact avec moi en personne. Je suis beaucoup plus amusant en vrai.

Mise à jour 2015 : Après que j’ai fermé mon compte Twitter, quelqu’un a réenregistré le même nom de compte et l’utilise pour se faire passer pour moi, affichant surtout des messages inutiles tout en faisant la promotion de mon compte avec mon nom, ma photo et l’URL de mon site Web. Je sais que des gens ont déjà signalé ce faux compte à Twitter, mais jusqu’à présent Twitter semble ne rien faire à ce sujet, même si leurs propres conditions d’utilisation sont très claires sur le fait qu’ils n’autorisent pas l’usurpation d’identité. Sachez juste que ce compte ne m’appartient pas. À la date de juillet 2014, je n’ai pas de compte Twitter ou Facebook. Quant à Twitter, eh bien… apparemment, ils ne se soucient même pas de faire respecter leurs propres conditions d’utilisation.

Note : cet article est une traduction de l’article Social Media, You Got Dumped de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le « je » de cet article !

Recherches utilisées pour trouver cet article :

Mon ancien groupe damis virtuel veux que reviennent moi je veux pa

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