Voyage du cœur

voyageRachelle et moi avons voyagé de nouveau en Europe. Nous nous sommes rendus en Suisse pour la convention Lifestyle Design qui se tenait à Zurich. Là, j’ai pu partager des récits et des leçons sur la découverte et le suivi d’un chemin de vie centré sur le cœur et orienté vers la croissance. La conférence a été un grand succès et Kai Christen a déjà décidé de l’organiser à nouveau l’année suivante.

C’est la troisième fois que je me rends en Europe avec un billet aller simple, sans savoir à l’avance quand je retournerais aux États-Unis. Rachelle et moi n’avions aucun plan précis quant à où aller après la conférence de Zurich. Notre intention était simplement de suivre le flux d’invitation et d’inspiration et d’être ouverts à de nouvelles expériences.

Pendant le weekend où la conférence s’est tenue, nous avons reçu environ huit invitations différentes à rester après la fin de la conférence. La plupart de ces invitations venaient de personnes qui vivaient dans d’autres villes de Suisse. J’ai appris par expérience à ne pas forcer de telles décisions. J’aime attendre que des synchronicités émergent, et j’aime aussi voir si mon intuition me donne une forte indication quant à où me rendre ensuite. Lorsque nous prenons des décisions de cette façon, Rachelle et moi sommes presque toujours en harmonie.

Après Zurich, nous avons fini par nous rendre à Lucerne pour quelques jours que nous avons partagés avec les autres orateurs. Quand nous sommes descendus du train, nous avons rencontré l’un des orateurs de la conférence, mais nous ne savions pas qu’il se rendrait à Lucerne après l’évènement, et il ne savait pas non plus que nous y irions. Ce genre de « coïncidences » se sont déjà produites à plusieurs reprises quand je suis en mode explorateur. J’ai deux amis norvégiens qui sont aussi venus à Lucerne. On a fini par déjeuner tous ensemble.

Après quelques jours passés à Lucerne, Rachelle et moi avons voyagé seuls pour Genève. Nous avons profité d’une visite guidée du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire). Là, nous avons appris beaucoup de choses concernant les accélérateurs de particules. Ensuite, nous avons continué jusqu’à Paris pour répondre à une invitation et nous y avons passé quelque temps.

La gentillesse

Au cours de ce voyage, j’ai été particulièrement touché par le niveau de gentillesse et de générosité que les gens nous ont témoigné. Nous sommes restés un certain temps en Europe et nous n’avons pas payé pour le logement. Les gens ont été si chaleureux et accueillants en nous invitant à rester chez eux — des gens que nous n’avions jamais rencontrés avant ce voyage.

Un jour, nous essayions d’acheter des billets pour le métro de Paris à un kiosque automatique. Je voulais acheter un carnet de billets (lot de 10 billets), mais je ne savais pas exactement où se trouvait cette option sur l’interface, alors je fouillais le menu pour la chercher. Une jeune femme s’est mise juste derrière nous dans le rang, et j’ai proposé de la laisser passer devant nous, car je ne voulais pas la ralentir. Elle a souri et nous a dit de prendre tout le temps dont nous avions besoin. Lorsque je lui ai demandé si elle savait s’il était possible d’acheter un carnet de billets via la machine, elle était heureuse de nous montrer comment faire.

Malgré tout, lorsque nous avons essayé d’acheter les billets, la machine a continué à rejeter chaque carte de crédit que j’ai essayé. J’ai déjà eu ce problème avec certaines machines automatisées en Europe qui nécessitent des cartes de crédit ou de débit avec des puces de sécurité intégrées. De telles cartes sont courantes en Europe et au Canada, mais pas aux États-Unis. Même avec un code PIN valide, je n’arrivais pas à faire accepter mes cartes par certaines machines automatisées ; elles rejetaient automatiquement la transaction. D’habitude, lorsque cela se produit, nous utilisons simplement la carte canadienne de Rachelle à la place.

Cette femme était témoin de toutes les difficultés que j’avais à faire accepter mes cartes par la machine qui était curieusement la seule disponible dans cette zone. Juste avant que je n’abandonne et que je suggère à Rachelle d’essayer sa carte, la femme a glissé sa propre carte dans la machine et a dit qu’elle paierait pour nos billets (environ 14 dollars). Pendant que nous récupérions les billets, je l’ai remerciée et j’ai sorti de l’argent pour la rembourser, mais elle a refusé de le prendre. Elle nous a dit qu’elle savait ce que c’était de voyager et qu’elle souhaitait que nous nous sentions bien accueillis à Paris. Nous l’avons remerciée pour sa générosité et nous avons été très touchés par cet acte de gentillesse.

Il est vrai que nous aurions fini par trouver comment acheter un lot de billets par nous-mêmes, faire fonctionner la machine avec la carte de Rachelle, et recevoir nos billets tout de même, mais c’était vraiment bien de recevoir un peu d’aide au bon moment. C’est aussi un bon rappel qu’il est important de faire pareil en témoignant de la gentillesse et de la générosité à d’autres gens lorsque l’occasion se présente.

Communiquer avec énergie

En tant que blogueur, auteur et conférencier, il m’est facile de penser que la communication est une question de mots. Toutefois, seuls, les mots peuvent être très creux. La véritable communication est une forme de transfert d’énergie. Lorsque la connexion énergétique n’est pas bonne, les mots ne peuvent pas compenser ce qui manque. Cependant, lorsque l’énergie est forte et authentique, les mots n’ont presque plus d’importance.

Lorsque je voyage dans un autre pays avec une langue officielle que je ne maitrise pas très bien, le fait d’essayer de me fier uniquement aux mots me donne l’impression d’être désorienté et impuissant. En revanche, même lorsque je n’emploie pas les bons mots, je peux communiquer assez bien avec une ambiance positive, comme la convivialité, l’ouverture d’esprit, la curiosité, l’appréciation et l’enjouement.

Lorsque je voyage, j’aime aussi écouter ce que mon entourage semble vouloir me communiquer. L’une des raisons pour lesquelles je veux voyager encore plus, c’est d’écouter ce que le monde a à dire.

À Paris, nous logeons dans un appartement situé à quelques pas du site des fusillades de Charlie Hebdo. Nous avons vu des postes de police supplémentaires un peu partout dans la ville, y compris dans certains coins de rue, devant les synagogues, et même des agents armés au centre commercial du Louvre. Pour moi, cela ressemblait davantage à une démonstration de solidarité pour rassurer le public plutôt qu’à une simple mesure de sécurité pratique.

Le sentiment que je ressentais dans cette ville n’était en aucun cas de l’insécurité ou un besoin d’être rassuré. Tout autour de la ville, il y avait des panneaux « Je suis Charlie » et « Nous sommes Charlie », y compris de grandes banderoles imprimées accrochées à divers bâtiments tels que l’Hôtel de Ville de Paris. Je décrirais l’atmosphère qui règne dans cette ville comme étant une combinaison d’unité, de compassion et de connexion.

À un moment, je ne savais même plus pour quelle raison nous étions à Paris. Il n’y avait concrètement pas une raison logique expliquant ma présence. Rachelle et moi avions passé deux semaines ici en 2011. C’est n’est donc pas une ville nouvelle à visiter, mais pour une raison que j’ignore, c’est bien d’y être.

Appréciation

La vague d’appréciation suscitée est l’une des choses les plus précieuses dont je profite lorsque je voyage. Sans appréciation, j’imagine que j’aurais des expériences assez nulles plutôt que les merveilleuses expériences que j’ai vécues à la place.

J’aime l’opportunité qui m’est offerte de me faire de nouveaux amis pendant que je voyage. J’apprécie les nouvelles invitations, même celles que je n’accepte pas. J’apprécie les nouvelles expériences.

J’apprécie un repas. J’apprécie une étreinte. J’aime partager de nouvelles expériences avec ma petite amie.

Un jour, alors que Rachelle et moi explorions le Louvre, j’ai apprécié le fait de pouvoir voir tant d’œuvres d’art incroyables. J’ai apprécié les artistes qui ont investi dans leurs compétences à tel point que leur travail subsiste encore aujourd’hui. J’ai apprécié la capacité de marcher à travers cet immense bâtiment et de l’explorer toute la journée.

L’unique mot en français que j’étais en mesure d’employer pendant mon séjour à Paris, c’était merci. J’aime beaucoup ce mot parce qu’il me rappelle que lorsque je suis reconnaissant et que je témoigne de l’appréciation, l’univers est souvent miséricordieux avec moi. Lorsque je témoigne de l’appréciation, la bonté et la générosité coulent avec abondance dans ma vie.

Faire confiance à l’Univers

Voici une question fondamentale que vous devriez vous poser : Faites-vous confiance à cette réalité ?

Si vous ne faites pas confiance à cette réalité, alors vous passerez presque toute votre vie à toujours rechercher la sécurité — et finalement, vous échouerez à vous sentir en sécurité. Vous passerez toute votre vie à vous sentir dans une grande insécurité.

Toutefois, si vous décidez de croire que la réalité est complètement de votre côté, alors la vie peut prendre un ton plus détendu, plus gracieux et plus aventureux. Vous pouvez inviter et accepter de nouvelles expériences sans avoir besoin de savoir à l’avance où elles vous emmèneront. Vous pouvez vous attendre à recevoir beaucoup de conseils et d’assistance.

En toute logique, je sais qu’il n’y a aucun moyen de savoir si je peux me fier ou non à cette réalité. Cependant, je peux raisonnablement prédire comment chaque possibilité affectera ma vie dans son ensemble. Je trouve le chemin de l’incertitude moins intéressant que celui de l’aventure, alors j’ai choisi de faire confiance à l’univers. Il semble me rendre la pareille — et avec gentillesse — lorsque je me détends et j’ai foi dans le fait qu’il me soutiendra pendant que je poursuis une cause qui m’inspire. Le chemin du manque de confiance semble être une impasse.

Dans quelques jours, Rachelle et moi allons à Malaga, dans le sud de l’Espagne chez un nouvel ami que nous avons rencontré à la conférence. Ce sera notre première visite en Espagne. J’apprécie l’opportunité de visiter un autre pays, d’apprendre, d’explorer, de grandir, d’avoir de nouvelles expériences et de me faire de nouveaux amis.

Note : Cet article est une traduction de l’article Heart-Centered Traveling de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le « je » de cet article !

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