Le véganisme se rapporte au pouvoir, pas aux animaux

Le véganismePour avoir passé plus de 20 ans en tant que consommateur de produits d’origine animale et plus de 20 ans dans le véganisme, je peux dire que j’ai expérimenté les deux modes de vie de l’intérieur pendant de longues périodes. Je pense qu’il est plus facile de faire un choix entre les deux modes de vie en comparant chaque perspective sur la base de l’expérience. Je suis devenu végétalien après avoir pris la décision d’essayer le véganisme pendant un mois pour voir comment c’était. J’aime encourager les gens à procéder de la même manière en faisant différentes expériences de mode de vie. Faites un choix basé sur l’expérimentation plutôt que d’évoluer dans l’ignorance.

Tant que vous restez à l’extérieur, vous ne comprendrez jamais vraiment un mode de vie particulier. Vous ne pouvez pas prédire comment vous changerez une fois à l’intérieur. Aucune recherche ne peut égaler l’expérience personnelle.

Lorsque les gens regardent le véganisme de l’extérieur, ils ont tendance à s’attarder sur certains facteurs qui ne sont pas aussi importants qu’ils le croient. L’un des points les plus courants est la question du bien-être des animaux.

Prendre la décision de réduire ou d’éliminer les produits d’origine animale de son mode de vie est un moyen simple et réalisable de réduire sa contribution personnelle à une cruauté inutile. C’est plus simple que de transformer l’industrie des produits d’origine animale dans son ensemble. Cependant, en tant que végétalien, cet aspect du bien-être des animaux n’est pas le facteur le plus important dans la façon dont je vis au quotidien.

Penser que le véganisme se rapporte aux animaux, c’est comme penser que le blogging se rapporte à un clavier d’ordinateur. Même si cela en fait techniquement partie et que cela puisse sembler être l’aspect le plus important pour certains, ce n’est pas vraiment à ce niveau que se trouvent les facteurs les plus importants de ce mode de vie.

Le véganisme se rapporte à la vie en générale, pas seulement aux animaux. Je vois le véganisme plus comme une façon de me rapprocher des gens que des animaux… un peu comme le fait de bloguer ou de faire des vidéos permet de se rapprocher plus des gens plutôt que de taper sur des touches d’ordinateur ou d’interagir avec une caméra.

Quand j’écris un article de blog, le clavier disparait. Je pense au message et aux gens pour qui j’écris. Quand j’enregistre une vidéo, il n’y a pas de caméra. Je ne fais que parler aux gens, même s’ils ne sont pas présents dans la pièce avec moi à ce moment-là. Dans les deux cas, l’expérience intérieure consiste à canaliser l’énergie et les idées et à les laisser m’affecter pendant qu’elles circulent en moi.

La question du bien-être animal est beaucoup plus viscérale pour beaucoup de personnes qui ne sont pas végétaliennes que pour moi. Mon mode de vie n’est qu’un élément qui leur fait prendre conscience de cet aspect. C’est comme voir quelqu’un faire une vidéo en public. La caméra peut attirer votre attention, mais pour quelqu’un qui fait des vidéos depuis plus de 20 ans, la caméra ne constitue pas un élément vraiment important. Cette personne se concentre sur quelque chose de plus intéressant que la caméra. En tant que végétalien de longue date, je me concentre habituellement sur des aspects plus intéressants de ce mode de vie que sur les animaux.

De mon point de vue, il y a quelque chose de presque absurde à relier immédiatement le véganisme aux animaux. Oui, c’est en partie vrai, mais je pense habituellement à cet aspect uniquement parce que d’autres personnes en parlent si souvent, tout comme on demande souvent aux gens qui font beaucoup de vidéos : « Alors quelle caméra utilisez-vous ? »… comme si c’était ce qui compte vraiment.

Je préfère ne pas considérer les animaux comme des produits, non seulement à cause de ce que cela fait aux animaux, mais aussi à cause de ce que cela me fait. Mon expérience directe avec les animaux me dit qu’ils sont beaucoup plus que cela, et honorer cette relation est en quelque sorte un acte égoïste de ma part. Moins je considère les animaux comme des produits, moins je me considère moi-même comme un produit, et plus je me sens libre dans ma relation avec la vie.

Le véganisme est un ensemble de pensées, de sentiments et de comportements. Cette pratique quotidienne consiste à ne pas visiter certains rayons de l’épicerie, à ne jamais acheter certains articles et à ne jamais consommer de la viande, des fluides ou des ovules provenant d’animaux. Les animaux ne sont pas vraiment impliqués dans ma pratique quotidienne du véganisme. Lorsque j’achète de la nourriture à l’épicerie, le caissier peut discuter avec moi de tous les produits que j’achète, mais nous ne parlerons pas des produits que je n’achète pas. Ainsi, dans mes interactions quotidiennes avec de vraies personnes, mon mode de vie de végétalien n’est pas défini par les animaux. Je passe beaucoup plus de temps à discuter avec des gens et à trier mes légumes qu’à m’occuper des animaux.

Changer votre relation avec les animaux peut être un grand pas dans votre vie si vous devenez végétalien, mais au bout d’un certain temps, vous verrez peut-être cet aspect passer au second plan. C’est un peu comme lorsque vous commencez à faire des vidéos. Vous devez vous habituer à la caméra et à d’autres outils au début, mais très vite le matériel passe au second plan dans votre travail.

Tout comme il est facile de s’empêcher de faire des vidéos ou de créer un site Web parce qu’on utilise la technologie comme un barrage artificiel, on peut faire la même chose avec le véganisme en utilisant la question du bien-être des animaux ou toute confusion relative au « comment faire » comme un barrage pratique, mais bidon. Quand les gens soulèvent ces questions, je peux en rire (c’est à peine si je peux supporter à quel point c’est ennuyeux), mais je sais aussi que ces questions et réponses ne sont pas vraiment ce dont les gens ont besoin pour grandir. Leurs plus grands obstacles sont liés au courage, aux réactions des autres, au leadership, à la prise de décisions qui s’alignent sur leur mode de vie, à la pleine propriété de leur chemin de croissance, et bien plus encore.

Être végétalien change vos relations avec les animaux, les plantes, la nourriture, etc. Cela dit, vous constaterez peut-être que l’aspect le plus important c’est la façon dont ce mode de vie change vos relations avec les gens. Personnellement, ce chemin m’a appris beaucoup de choses merveilleuses sur la façon de forger mon propre caractère, d’honorer le chemin de mon cœur et de faire ce que je pense être le mieux pour moi. Cependant, au-delà de cela, être végétalien a aussi transformé ma relation avec la vie dans son ensemble, et ce, de tant de façon que je ne pouvais pas prévoir.

Être végétalien m’a aidé à trouver une façon de m’intégrer en n’essayant pas de m’intégrer, d’attirer des gens qui m’aiment tel que je suis, de me sentir encore enraciné quand je m’aventure hors de ma zone de confort. Être végétalien m’a aussi aidé à me débarrasser de beaucoup de choses dans ma vie qui ne correspondaient pas à mes valeurs, comme les vieilles traditions familiales que j’ai cessé de pratiquer il y a de nombreuses années, afin de pouvoir les remplacer par mes propres choix alignés sur mes valeurs.

L’aspect peut-être le plus puissant de ce cheminement est, qu’en observant la façon étrange dont les personnes non végétaliennes commentent mes choix par rapport à mon mode de vie (comme leurs commentaires sur le bien-être des animaux ou leurs questions parfois idiotes sur les protéines), je parviens à repérer des comportements étranges similaires en moi-même. J’ai commencé à comprendre les moments où je faisais l’équivalent de me poser des questions timides sur la caméra au lieu de poursuivre mon chemin avec plus de courage et de franchise. Et j’ai remarqué que lorsque je travaillais plus sur l’alignement, beaucoup de choses se mettaient en place plus facilement.

Le végétalisme ne se rapporte pas à ma relation avec les animaux… pas vraiment. Cela a beaucoup plus à voir avec ma relation avec la vie, avec moi-même et avec les autres. Il en va de même pour plusieurs autres décisions relatives au mode de vie et à la forge du caractère.

Par exemple, supposeriez-vous qu’en étant dans une relation libre, le plus grand changement implique d’avoir des relations avec d’autres personnes qui sont d’accord avec ce style de vie… ou de changer ma relation avec ceux qui ne sont pas d’accord avec cette pratique ?

Si vous devenez végétalien, pensez-vous que l’aspect le plus important de ce changement sera marqué par le fait que vous avez des rapports différents avec les animaux ? Ne pensez-vous pas plutôt que vous aurez des relations différentes avec certaines personnes ?

Adopter un nouveau mode de vie ne se rapporte pas seulement à votre relation avec ce mode de vie. Il est aussi question de changer vos relations avec les autres, en particulier avec ceux qui jugent ou résistent à ce style de vie. Au cœur de ces changements liés au mode de vie, vous faites face à un défi de pouvoir.

Quand je vois des gens aux prises avec des valeurs végétaliennes, je ne considère pas que l’enjeu principal soit leur préoccupation pour les animaux. Je pense plutôt que le principal problème, c’est leur peur des autres.

Quand je vois des gens confrontés à la décision de suivre une voie qui correspond à leur valeur, je ne vois pas leur passion pour cette voie comme le plus grand problème. Je vois plutôt leur peur d’être jugés par les autres s’ils font le grand saut… et surtout s’ils trébuchent en cours de route.

mode de vie

Je vous encourage à faire attention à tous les domaines de la vie où vous êtes coincé à vous poser trop de questions du style… :

… alors que vous devriez plutôt vous poser des questions comme :

  • Suis-je prêt à agir avec audace ? À diriger ? À faire ce qui me fait peur ?
  • Où est le chemin de mon cœur ?
  • Puis-je rester fort face aux critiques ?
  • Suis-je prêt à suivre ce chemin et à voir où il mène ?
  • Comment cette expérience forgera-t-elle mon caractère ?
  • Suis-je prêt à faire confiance à cette réalité plus profondément que jamais ?

Vous devez vraiment savoir ce que c’est que d’être végétalien, de lancer une entreprise avec pour fondements vos valeurs, d’explorer des relations libres, ou d’explorer tout autre mode de vie qui se heurtera à la résistance sociale. C’est une question de confiance.

La réponse à ces défis de pouvoir est la confiance.

Pour moi, ces décisions concernent ma confiance en moi, en ma capacité à réfléchir, en mes sentiments et en mon intuition. Même quand il semble que la plupart des gens s’y opposent, je choisis de me faire confiance. Cela a été un élément important de ma croissance personnelle.

Pouvez-vous choisir de vous faire confiance et de prendre des décisions qui correspondent à vos valeurs, même si vous avez l’impression que votre décision se heurtera à une forte résistance ? C’est un aspect puissant de nos voyages respectifs, n’est-ce pas ? Découvrons qui nous sommes, et ne nous écartons pas de notre personnalité. Acceptons que le vent de l’opposition nous agresse, sachant qu’il finira par se calmer. Sachez que le monde entier finira par capituler avant vous.

C’est ce que j’ai parfois ressenti en tant que végétalien. J’avais l’impression que je devais être fort pour être qui je voulais être, peu importe, ce que le reste du monde en pensait. Et depuis plus de 20 ans, je vois peu à peu le monde abandonner ses critiques et s’aligner de plus en plus. De plus en plus de gens me soutiennent. D’un point de vue subjectif de la réalité, cela a beaucoup de sens. Je devais d’abord devenir quelque chose en moi-même avant de voir ma réalité se plier à cela. Je n’avais besoin de convaincre personne. Il me fallait simplement m’approprier entièrement le chemin.

De plus, ces décisions sont fondées sur la confiance dans la réalité. Cela implique d’être confiant que lorsque je suis confronté à une décision qui me jettera dans un abime de résistance ou de défi, c’est pour mon propre bien. Il peut y avoir des choix difficiles à faire, surtout lorsqu’il s’agit de suivre une voie alignée sur le cœur, et la vie aime mettre en place des obstacles apparents pour voir si j’ai vraiment le cœur, les tripes et le courage de les surmonter. Cela m’aide à réfléchir profondément à de tels choix et à me les approprier vraiment quand je suis prêt à m’engager. J’ai appris à voir que la résistance apparente de la vie est en fait pour moi un entrainement.

Quand vous avez le choix entre la croissance et la sécurité, et que vous choisissez la sécurité, une partie de vous se meurt lentement à l’intérieur, n’est-ce pas ? Et quand vous choisissez la croissance à la place, c’est comme un pas de géant vers la vie et cela inonde tout votre être de puissance et d’énergie. Et puis vous vous rendez compte que vous n’avez jamais vraiment été en sécurité sans ce pouvoir. C’est ce pouvoir qui garantit une véritable sécurité. Sans ce pouvoir qui coule à travers vous, votre confiance dans la vie se dégrade, et vous devenez moins que vous ne l’êtes.

S’accrocher à des possessions afin de se sentir en sécurité, c’est comme mettre sa caméra dans un coffre-fort. Cela sécurisera la caméra, rien de plus.

Si vous voulez savoir ce que c’est que d’explorer le véganisme ou tout autre mode de vie intéressant, ne tombez pas dans le piège de le présenter comme se rapportant surtout aux animaux, à l’attention, à la passion ou la compassion. Les gens qui suivent ces chemins existent dans votre monde pour vous rappeler d’affronter et d’accepter vos propres défis de pouvoir. Prenez la caméra et utilisez-la.

Et quand les gens vous crient dessus parce que vous êtes différent, n’oubliez pas de rire… pas tant d’eux, mais de ce que vous étiez quand vous aviez peur aussi.

Article original écrit par Steve Pavlina.

La vidéo que je vais vous inviter à suivre aujourd’hui ne se rapporte pas au véganisme. Elle présente plutôt des astuces prouvées par la science pour vivre longtemps et en bonne santé, que vous optiez pour le véganisme ou pas. Découvrez plutôt !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *