Le développement personnel pour les gens intelligents

Rejet conscient

L'approche du rejet conscientDernièrement, j’ai beaucoup évolué dans la résolution de quelques dilemmes éthiques auxquels je faisais face.

J’ai remarqué des changements importants dans la façon dont je choisissais d’entretenir des relations avec les gens qui soutiennent la cruauté envers les animaux, notamment l’élevage industriel moderne.

Je me suis donc beaucoup penché sur la question du rejet conscient et je souhaite partager avec vous le fruit de mes réflexions.

Tolérance

Par le passé, j’avais pour principe de tolérer ces personnes (les gens qui soutiennent la cruauté envers les animaux) du mieux que je pouvais.

Cela impliquait notamment de satisfaire leur désir de débattre du sujet avec moi.

Cependant, m’engager dans de tels débats me donne souvent la nausée.

En effet, je déteste le fait que les gens essaient de justifier la cruauté et s’attendent à ce que je traite cette question comme un sujet de discussion digne d’intérêt.

Étant moi-même végétalien depuis plusieurs décennies, j’ai déjà entendu tous les arguments possibles en faveur de la cruauté.

Je n’en ai pas entendu de nouveaux depuis des années.

Jusqu’ici, je n’ai vu aucune défense valable au fait de s’attaquer aux faibles.

Je peux débattre de ces sujets indéfiniment, mais je ne vois pas l’intérêt de le faire.

Le fait de me laisser entrainer dans des débats sur ces sujets me ramène dans le passé et m’empêche de franchir les prochaines étapes de mon propre voyage.

Je me rends compte que mon principal problème a été ma volonté de tolérer les attitudes de gens qui sont résolument en faveur de cette pratique, surtout ceux qui pensent qu’ils ont le droit de participer à l’imprégnation forcée, à la torture et à l’abattage d’animaux pour le plaisir de leurs papilles gustatives.

Il devenait donc impératif pour moi d’envisager réellement d’opter pour le rejet conscient par rapport à ces personnes.

Confiance

J’ai certes toléré de telles personnes dans ma vie, mais je ne leur fais pas confiance.

Je peux comprendre leur manière de penser parce que j’avais moi-même des attitudes similaires, mais j’ai laissé derrière moi cette façon d’être il y a si longtemps que je ne peux plus l’accepter.

Il n’y a donc aucun bénéfice réel à avoir des relations profondes, authentiques et utiles avec de telles personnes.

Je les garde tout de même à bout de bras.

Mais quand je suis avec de telles personnes, je capte souvent une vibration effrayante ou écœurante.

J’ai parfois besoin de m’éloigner de leur présence physique et d’évacuer cette énergie désagréable.

D’où l’option du rejet conscient.

Il est beaucoup plus facile pour moi de faire confiance à des gens qui ont un sens aigu de l’orientation éthique et qui continuent de renforcer leurs valeurs au fil du temps — des gens qui cherchent à mieux faire preuve de compassion et à s’éloigner de la cruauté, de l’ayant droit et de la rationalisation.

Je vois enfin que tolérer les personnes en qui je ne peux pas avoir confiance n’est pas une bonne idée.

Cela me rabaisse d’un point de vue émotionnel et me ralentit sur le chemin de la croissance.

Cela me pousse à regarder en arrière et à ressasser le passé, au lieu de me concentrer sur ce que je pourrais explorer par la suite.

Je n’aime pas non plus le fait que je commence à me sentir plus impuissant et désespéré quand je me connecte avec de telles personnes.

Oui, je perds espoir en l’humanité quand je suis à côté d’elles.

Je commence à me sentir de plus en plus déçu par le monde.

Cela me pousse à me retirer socialement du monde au lieu de m’y engager pleinement.

En conséquence, je ne me sens pas très inspiré pour partager et apporter ma contribution à l’humanité.

Cela a un effet paralysant et je me dis que ce n’est pas mon chemin ; ce n’est pas moi.

accepter l'option du rejet conscient ?

L’option du rejet conscient

J’ai exploré diverses options quant à comment établir des relations avec de telles personnes, comme vous le savez déjà si vous avez lu mes derniers articles, mais il a été difficile de trouver une approche qui semblait rationnelle, intuitivement correcte et émotionnellement satisfaisante.

Hier, cependant, j’ai commencé à explorer une option qui remplissait ces critères : le rejet conscient.

Par le passé, j’ai hésité à ignorer les personnes favorables à la cruauté.

Je les ai donc plutôt tolérés.

C’est comme un homme qui tolère la misogynie de ses amis masculins.

Il peut justifier sa tolérance en affirmant que les autres hommes ne lui font pas de mal ; ils ne font du mal qu’aux femmes.

C’est un peu ce que j’ai fait avec les animaux.

J’ai laissé mes amis justifier la cruauté envers eux.

Je me suis permis de succomber à l’équivalent humain-animal de l’expression « bros before hos » (les potes avant les meufs).

Cela ne ressemble pas à l’homme que je désire être.

Je vois maintenant à quel point il est stupide de vivre ainsi.

Je ne peux pas prétendre qu’il est logique d’agir comme si quelqu’un pouvait blesser et tuer des animaux en toute impunité.

Cette façon de faire est mauvaise, peu importe le nombre de personnes qui y adhèrent.

Je ne suis donc plus disposé à tolérer cette attitude résolument favorable à la cruauté dans mon cercle social.

Pour ce qui est de communiquer sur le rejet conscient, j’y travaille encore.

Peut-être que le message qui suit serait un bon point de départ :

Merci de partager vos réflexions sur ce sujet.

Compte tenu de vos opinions, j’estime qu’il serait imprudent pour moi de maintenir une relation avec vous à partir de maintenant.

Mon mantra pour les relations sociales est : respect mutuel ou rupture.

Je peux toujours respecter votre liberté de choix, mais je trouve que je ne suis pas en mesure de respecter vos choix spécifiques dans ce cas, alors je choisis en toute conscience de rompre tout lien.

Si vos valeurs et vos préférences dans ce domaine changent par la suite au point où vous pensez que nous sommes devenus plus compatibles, n’hésitez pas à reprendre contact avec moi et à me faire part des changements que vous avez vécus.

Nous verrons alors s’il est possible pour nous d’atteindre le respect mutuel et de renouer des liens. Je serai ouvert à cela.

D’ici là, je préférerais que nous prenions des chemins séparés et que nous ne communiquions plus.

Si vous voulez que je respecte votre liberté de choisir, veuillez aussi respecter la mienne.

Si vous souhaitez une explication plus détaillée des raisons pour lesquelles je préfère rompre tout lien, veuillez consulter mon article sur le rejet conscient disponible ici.

J’espère que vous comprenez.

Mes rejets initiaux étaient-ils aussi délicats ?

Bien sûr que non ! Je faisais preuve de réactivité.

Pour ceux qui m’ont trouvé trop dur, je suis sincèrement désolé.

C’est ma faute — j’ai en effet laissé mes émotions prendre le dessus.

Maintenant que les choses sont revenues à la normale, je suis davantage en mesure de choisir une réponse plus réfléchie.

En plus d’être un végétalien éthique, mon engagement pour la croissance consciente est beaucoup plus profond.

Cela inclut ma volonté de respecter la liberté des autres à choisir leur propre voie, même lorsqu’ils choisissent des options que je considère comme cruelles ou contraires à l’éthique.

Cela dit, lorsque d’autres choisissent de suivre de telles voies, je peux aussi exercer ma liberté de ne pas tolérer des comportements que je considère comme étant abusifs.

Faire autrement me ralentit et me fait stagner.

Je veux continuer à grandir et le fait d’opter pour le rejet conscient dans ce cas précis m’aide à grandir.

accepter le rejet conscient

Soulagement

J’ai commencé à étudier l’option du rejet conscient pour voir quel effet cela me ferait.

Hier soir, certaines personnes essayaient de défendre leurs comportements cruels sur mes pages de réseaux sociaux ; j’ai simplement arrêté de les tolérer.

Je leur ai fait savoir que je considérais leur comportement comme étant inacceptable, et ce, sans ambiguïté.

Puis je les ai consciemment rejetés, d’abord en le leur disant, puis en bloquant leurs comptes pour qu’ils n’accèdent plus à mes pages.

En gros, je les ai renvoyés de mon cercle social.

Je l’ai fait quelques fois, car je sentais que la situation le justifiait.

Toutes les fois que j’ai fait l’option du rejet conscient, je me sentais ensuite soulagé.

Je me sentais plus léger, plus en sécurité. Je sentais que je pouvais respirer plus facilement.

Certains pourraient se dire que c’est une manière impulsive de répondre à la provocation.

Je ne dirais pas cela. Je sais ce que l’on ressent quand on est provoqué.

Les réactions, dans ce cas, sont souvent inconscientes.

Or, ici, il s’agit d’un rejet conscient fruit d’un choix conscient.

Je n’ai rejeté personne sous l’impulsion ou de façon inconsciente.

J’ai choisi de le faire consciemment et délibérément.

J’ai simplement dit : « ça suffit ».

J’admets qu’il y avait tout de même une certaine réactivité, mais cet aspect semblait s’estomper un peu plus à chaque fois.

En y repensant, j’ai l’impression qu’il s’agissait de choix délibérés et non de réactions spontanées.

Après tout, cela fait un certain temps que je réfléchis consciemment à la façon de gérer de telles situations, et de partager par écrit tout ce que je ressens par rapport à tout ceci.

Je comprends et j’accepte que certaines personnes puissent considérer l’approche du rejet conscient comme étant inopportune.

Je compte quand même l’étudier et voir où elle mène.

J’apprécie le fait que cela me procure un sentiment de soulagement jusque-là, m’aidant à me sentir plus léger.

Plus j’y pense, plus je me sens en paix avec cette approche.

Qu’en est-il de l’amour et de l’unicité ?

Pour moi, c’est la voie la plus adaptée pour l’amour et l’unicité que je puisse suivre en ce moment.

C’est comme si je filtrais le bruit dans ma vie, de sorte que je puisse enfin entendre la musique plus calme et plus belle qu’il y a derrière.

J’élimine les éléments non harmonieux pour pouvoir m’accorder avec ceux qui sont harmonieux.

C’est bien mieux que de continuer à tolérer le bruit et d’avoir mal à la tête, le tout sans pouvoir profiter de la musique inspirée en fond.

Croissance

Le fait pour moi d’opter pour la solution du rejet conscient implique que je donne aux personnes en faveur de la cruauté l’occasion de prendre la décision qui leur convient le mieux.

Elles peuvent camper sur leur position et défendre leur attitude à mon égard.

De même, si leur attitude me semble effrayante, dégoutante ou écœurante, je les éjecterai purement et simplement de mon cercle social.

Je me fie à mon intuition au cas par cas.

Ou alors, ces gens peuvent consciemment me rejeter en premier.

Cela ne me pose aucun problème.

Ils peuvent également se taire et faire de leur mieux pour me supporter dans leur vie, peut-être en réfléchissant davantage à la façon dont ils souhaitent se connecter avec moi, si tant est qu’ils le souhaitent.

D’ailleurs, c’est ce que j’ai fait avec eux jusqu’ici.

Ils peuvent aussi essayer de se balader dans la zone grise du milieu.

S’ils franchissent la ligne avec moi, ils le sauront.

Est-ce que cela signifie que je rejette tous les consommateurs de viande de ma vie ?

Pas du tout. Permettez-moi de m’expliquer

Les consommateurs de viande qui désirent vraiment travailler à avoir plus de compassion et à réduire leur contribution à ce système cruel avec le temps peuvent continuer d’avoir une place dans ma vie, y compris en tant qu’amis.

Je n’estime pas que je me contente de tolérer de telles personnes.

Oui, je suis capable de les respecter et de les apprécier tel qu’elles sont.

Je suis en mesure de faire confiance à leur volonté de devenir des personnes plus compatissantes et aimables au fil du temps.

Il n’est pas nécessaire de rejeter de telles personnes.

Je n’attends la perfection de qui que ce soit, moi y compris.

Mais je ne suis pas prêt à tolérer ceux qui cherchent obstinément à défendre et à rationaliser des actes de cruauté indéfendables.

Si les gens sont prêts à évoluer dans cet aspect de leur vie, peu importe la vitesse à laquelle ils changent.

Peu importe leur opinion finale, je peux voir en cela une base suffisante pour instaurer une relation de confiance et de respect mutuel entre eux et moi.

Je peux respecter ces personnes, quelle que soit leur position initiale.

Oui, je peux les respecter même si elles finissent par prendre une trajectoire différente de la mienne.

Je ne suis cependant pas capable de respecter la justification et la rationalisation de la cruauté.

Cela s’éloigne trop des principes selon lesquels je vis.

Je ne fais ni confiance ni ne respecte ceux qui s’abaissent à ce niveau, et je ne respecte surtout pas leur droit proclamé de commettre des actes de violence contre les animaux, simplement parce qu’ils le peuvent.

Je n’ai aucun désir d’investir plus d’énergie à tolérer de telles personnes.

Il me parait plus pertinent de m’éloigner d’elles consciemment, via le rejet conscient.

Je crois que j’ai utilisé la tolérance pour me ralentir dans l’amélioration de mon propre sens de l’éthique.

C’est probablement parce qu’il y a d’autres aspects que je ne sais pas encore trop comment gérer et que je ne me sens pas nécessairement prêt à affronter.

Il est donc plus facile de regarder en arrière vers des décisions qui se sont révélées sensées avec le temps.

S’empêtrer dans la stagnation éthique des autres était un symptôme que j’entretenais moi-même.

Il est temps de passer à autre chose.

Relations

Le fait de réaliser tout cela m’a également permis de mieux comprendre les défis dont j’ai récemment parlé en ce qui concerne certaines de mes explorations relationnelles avec les femmes.

Je constate à présent que le problème, c’est que j’ai attiré des femmes qui tolèrent la violence.

Ces femmes ressentaient le désir de nouer un lien, mais elles étaient réticentes à l’idée de lâcher prise et de faire confiance, ce qui a fait que nous avons eu beaucoup de mal à créer des liens profonds.

Je réalise maintenant que j’étais en train de faire la même chose.

Comment pouvait-il en être autrement ?

Ne dit-on pas : « qui se ressemble s’assemble » ?

En tolérant la présence de personnes que je perçois comme étant violentes, cruelles et abusives dans mon cercle social, j’ai baissé mes normes.

Cela a fait que j’ai eu du mal à faire confiance aux gens en général.

Lorsque je rencontre de nouvelles personnes, je me méfie souvent de leurs motivations.

C’est un effet secondaire dû au fait d’avoir toléré trop de comportements inacceptables.

J’ai toujours voulu me connecter avec plus de gens qui ont de la facilité à faire confiance.

Je croyais qu’il me serait facile d’y parvenir sans trop de difficultés.

J’étais confus parce que je n’arrivais pas à attirer autant de personnes que je souhaitais.

Bien sûr, il y avait un blocage subtil que je peux enfin voir.

Jusqu’à présent, je ne voyais pas que la position dans laquelle j’étais m’empêchait de faire confiance à d’autres personnes.

Je n’étais pas aussi disposé à faire confiance que je le pensais.

J’ai longtemps toléré la présence d’un trop grand nombre de personnes que je considère comme indignes de confiance.

Il faut que cela cesse.

Il est beaucoup plus raisonnable d’arrêter de tolérer ces personnes et d’opter pour le rejet conscient vis-à-vis d’elles.

Savoir que je ne suis pas obligé de tolérer de tels abus me permet de dépasser l’ambivalence et me procure un grand soulagement.

Je m’attends à ce que mon adhésion au rejet conscient modifie sensiblement le genre de personnes que j’attire désormais dans ma vie, et transforme positivement certaines connexions existantes.

En m’éloignant consciemment des personnes dont je trouve le comportement vraiment répugnant, je peux me libérer des relations partielles et, de façon plus congruente, attirer et communiquer avec des gens qui partagent les mêmes idées que moi et qui sont prêts à rejeter la violence et la cruauté.

Je me sens particulièrement attiré par les personnes qui disent leurs vérités tout en s’abandonnant aux conséquences sociales inévitables de leur honnêteté radicale.

J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour ces gens.

Maintenant, il est temps pour moi de faire un meilleur travail afin de devenir digne de leur présence dans ma vie.

Ce que je retiens des commentaires que je reçois souvent, c’est que même si les gens peuvent être en désaccord avec certaines de mes décisions ou de mes positions, ils respectent toujours mon honnêteté.

Ils aiment le fait que j’accorde plus d’importance à la vérité qu’à la réputation, au revenu et à l’opportunisme.

Je me rends compte que c’est une qualité que j’admire et que j’apprécie aussi chez les autres, même lorsqu’ils disent des choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord.

Une chose que j’aime chez Rachelle, c’est qu’elle ne tolère pas la violence dans sa vie.

Elle ne tolère pas la misogynie et n’a jamais accepté d’être impliquée dans une relation abusive.

Elle traite bien les hommes et dit « non, merci » ou « au revoir » quand elle sent que la compatibilité n’est pas assez forte pour elle.

Ce n’est pas une personne qui joue avec les gens.

Quand j’ai commencé à la fréquenter, elle m’a dit le « oui » le plus clair que j’ai jamais reçu d’une femme.

J’adorerais rencontrer plus de femmes avec des normes aussi élevées en matière de communication… sans parler d’une grande estime de soi et d’une passion pour l’exploration, la croissance personnelle et les câlins !

Je pense qu’il est également temps pour moi d’arrêter de dire « oui » (ou peut-être) à des connexions venant de femmes qui noueront sans le moindre doute de faibles liens avec moi, surtout en ce qui concerne leur capacité à faire confiance.

Au cours des dernières années, ces connexions m’ont servi de miroir, même s’il m’a fallu un certain temps pour le voir.

Honnêtement, je pense que c’était une façon pour moi de rester dans ma zone de confort.

Je suis très à l’aise avec les femmes qui ont subi beaucoup de violence dans le passé.

Je trouve en effet qu’il est facile d’établir des liens avec elles.

Cependant, ce ne sont pas vraiment des connexions de croissance pour moi.

Elles ne font que m’ancrer à des attitudes de méfiance similaires.

La plupart des changements que j’ai faits dans mon désir de grandir ont eu des conséquences sociales, ce qui fait que le genre de personnes auxquelles je me connecte change sur une base régulière.

Ma vie sociale est une riche source de rétroaction pour moi, non pas tant en raison de ce que les gens disent, mais plutôt en raison de ce qu’ils sont.

Le soulagement que je ressens pour avoir opté pour le rejet conscient est un bon signe.

D’autres validations viendront à mesure que je commencerai à nouer de nouvelles relations.

L’une des raisons pour lesquelles j’apprécie d’être dans une relation ouverte, c’est que je peux obtenir beaucoup plus de réactions de cette façon.

Être dans une relation libre me donne la possibilité de ne pas m’appuyer uniquement sur l’avis de mon seul partenaire principal.

Je suis capable de voir comment je crée mes expériences sous de multiples angles.

Chaque connexion qui apparaît est une nouvelle pièce du puzzle, un aperçu différent de la tapisserie.

Rejet conscient et gentillesse

Beaucoup de personnes résistent au rejet conscient, car elles trouvent cette approche trop dure.

Elles pensent qu’il vaut mieux être aussi compréhensif que possible.

Lorsqu’elles sont confrontées à une situation qui ne leur convient pas, elles se taisent ou font des remarques ambiguës au lieu d’être honnêtes et directes.

Dans ce cas, l’interlocuteur ne reçoit pas un retour pertinent, et lorsque des erreurs sont ainsi commises, il est peu ou pas motivé à s’améliorer et à changer les choses.

Tolérer la cruauté et les abus ne fait que les perpétuer.

Même si nous ne pouvons pas empêcher cela, nous pouvons au moins le dénoncer en toute conscience.

Nous pouvons faire savoir aux gens ce que nous ressentons vraiment.

Cela peut les aider à prendre des décisions plus sages vis-à-vis d’eux-mêmes.

Le rejet conscient est-il nécessairement cruel ?

Quand vous y adhérez en toute conscience, je pense qu’il peut s’agir d’une des approches les plus aimables qui soient.

Partager honnêtement ses pensées et ses sentiments, et dénoncer des comportements considérés comme étant contraires à l’éthique peut donner lieu à des réactions acerbes au départ, mais à long terme, cela pourrait potentiellement nous aider à vivre plus consciemment.

Je pense aussi que les réactions vives sont beaucoup plus susceptibles d’arriver dès le début de ce parcours, où il y a encore une certaine résistance persistante par rapport à l’approche du rejet conscient.

Cela rend le rejet moins congruent.

Cependant, le calibrage s’améliorera avec le temps, et j’imagine que lorsque nous accepterons et apprécierons vraiment la valeur du rejet conscient, nous pourrons le pratiquer de façon plus authentique et recevoir de la reconnaissance en retour.

Par ailleurs, je comprends que le mot « rejet » puisse avoir une connotation négative pour certaines personnes.

Toutefois, si vous n’aimez pas ce mot, n’hésitez pas à utiliser une autre expression, telle qu’exclusion consciente, renvoi conscient, ou simplement « non » conscient.

L’idée est ce qui compte ; et l’idée ici, c’est de dépasser la tolérance et d’atteindre une plus grande harmonie.

Explorations parallèles

Cette approche suscite également des réactions plutôt inattendues.

Depuis que j’ai commencé à écrire sur ce sujet, j’ai reçu plusieurs messages de diverses personnes me disant que la lecture de cette petite série d’articles crée des changements émotionnels en eux.

Certains sont déjà en train de changer leur régime alimentaire ou d’essayer de nouvelles choses, notamment pour voir s’ils peuvent réduire leur apport à ce système cruel.

C’est assez intéressant parce que je n’essayais pas vraiment de les convaincre de changer.

En effet, depuis une semaine environ, j’avais pour intention de travailler à ma propre transformation en ce qui concerne mes relations avec les autres.

C’est donc très intéressant de constater que quand nous travaillons sur nous-mêmes et partageons nos expériences, nous pouvons inspirer d’autres personnes et les inviter à se joindre à nous.

Je pense que c’est possible parce que nous sommes tous capables de reconnaitre des parties de nos expériences individuelles dans celles de quelqu’un d’autre.

Indépendamment de ce que vous pensez de moi ou de ce que j’ai partagé, je vous encourage à sonder votre propre cœur et à vous connecter avec votre esprit.

vivre consciemment

Qui êtes-vous ?

Est-ce que votre véritable personnalité désire vraiment continuer à supporter l’élevage industriel, ou voulez-vous vous en éloigner si vous pouvez trouver un moyen de rendre votre changement réaliste et pratique ?

Comment pouvez-vous mieux vous accorder avec la partie de vous qui se sent la plus complète, la plus sacrée et la plus authentique ?

Où se trouve le chemin le plus en harmonie avec ce que vous avez dans le cœur ?

Un petit conseil que je peux vous donner parce qu’il a très bien fonctionné pour moi : appliquez les principes de Vérité, d’Amour et de Pouvoir séparément lorsque vous vous sentez coincé.

Tout d’abord, je fais de mon mieux pour reconnaitre la vérité, et ce peu importe que je me sente capable d’agir en conséquence ou non.

Comment est-ce que je me sens vraiment ?

De quoi ai-je peur ?

À quoi est-ce que je résiste ?

Souvent, cet exercice implique d’admettre qu’il y a un changement que je sens que je devrais faire, mais que je ne me sens pas assez fort pour faire.

Il est possible que je ne voie pas encore la solution.

Dans ce cas, je peux consciemment chercher à atteindre l’alignement qu’il faut avec l’amour et le pouvoir pour changer.

Je demande plus de compassion et plus de force.

Je me donne la permission de me sentir faible au départ.

La plupart des plus grands changements dans ma vie ont commencé quand je les ai vraiment voulus, mais que j’étais trop faible pour les accomplir.

Ce genre d’honnêteté est très efficace pour amorcer de puissantes transformations personnelles.

Vous reconnaitrez peut-être que c’est l’approche que j’utilise pour travailler sur ma propre transformation depuis environ une semaine.

La première chose que j’ai faite c’est d’essayer de m’accorder avec la vérité.

Je ne savais pas où cela mènerait.

Je ne voyais pas d’issue quand j’ai commencé.

J’ai d’abord travaillé à approfondir mes pensées et mes sentiments, même lorsqu’ils semblaient me conduire à un endroit assez sombre.

Cela m’a permis d’expérimenter plus de clarté quant à ce que je voulais expérimenter à la place (harmonisation avec l’amour).

Très vite, j’ai commencé à ressentir assez de clarté pour invoquer le pouvoir de commencer à prendre différentes décisions et entreprendre diverses actions.

J’adore m’engager consciemment avec ces principes parce qu’ils ne m’ont toujours permis de grandir.

Ce sont les plus puissants accélérateurs de croissance que je connaisse.

Article original écrit par Steve Pavlina.

Il est évident qu’en optant pour le rejet conscient, vous ne serez pas à l’abri des critiques. Mais la bonne nouvelle ici, c’est que vous pouvez sourire en vous disant que peu importe ce que vous ferez, vous n’échapperez pas aux critiques. Dans la vidéo complémentaire ci-dessous que je vous invite à regarder, je vous explique comment gérer les critiques non constructives. Et vous ? Comment faites-vous face à ce genre de critiques ? N’hésitez pas à partager vos meilleures astuces en commentaires avec les autres rebelles intelligents.

3 commentaires

Laisser un commentaire

Bienvenue sur Devenez Meilleur, qui propose quelques-uns des meilleurs articles du blog de Steve Pavlina, traduits en Français par votre serviteur, avec sa permission, plus quelques articles personnels