Le développement personnel pour les gens intelligents

Êtes-vous un germaphobe de l’échec ?

Êtes-vous un germaphobe de l’échec ?Selon un adage bien connu, si vous souhaitez augmenter votre taux de réussite, vous devez augmenter votre taux d’échec.

Le succès résulte, au moins en partie, du nombre de vos tentatives infructueuses.

Par exemple, si vous souhaitez accroître vos ventes, vous devez passer plusieurs appels commerciaux.

Si vous voulez multiplier les rencards, il vous faut inviter plus de gens à sortir.

Il s’agit d’un principe assez simple qui existe depuis longtemps.

Nous savons tous que vous pouvez également essayer d’augmenter votre taux de réussite, mais l’idée du présent article est de nous en tenir à la notion d’augmentation du nombre de tentatives.

Pour la plupart des gens, ce concept pourrait être une invitation à entreprendre une chose pour laquelle ils ont des chances de succès raisonnables, puis de s’y adonner plus souvent.

Cependant, je vais pousser l’idée un peu plus loin.

En effet, je vous invite à vous lancer et entreprendre une chose tout en sachant que vous allez échouer.

Cessez d’être un germaphobe de l’échec, échouez volontairement!

Continuez la lecture et je vous expliquerai de quelle façon cette approche vous profitera.

Je ne vous suggère pas d’échouer délibérément si plusieurs investisseurs comptent sur votre réussite ou si les conséquences de cet éventuel échec sont considérables.

Cependant, vous pouvez entreprendre différents projets tout en sachant que vous allez échouer, mais en veillant à ce que les conséquences de cet échec soient assez limitées dans le temps.

Vous pouvez par exemple essayer d’apprendre à jouer d’un instrument de musique sans avoir le moindre talent pour cela.

Essayez de faire une tâche qui dépasse vos compétences techniques.

Cherchez un emploi, demandez une promotion ou une augmentation de salaire même si vous êtes conscient que la personne à qui vous le demandez dira non.

Invitez une personne à sortir tout en sachant qu’elle déclinera votre invitation.

Cuisinez en essayant de suivre une recette qui dépasse vos compétences culinaires.

Inscrivez-vous pour participer à une course de 10 km tout en sachant que vous ne pouvez même pas courir 1 km, puis courrez la moitié d’un pâté de maisons.

Il existe plusieurs avantages importants qui découlent du fait de se lancer sur un chemin en étant conscient qu’il ne mène nulle part si ce n’est vers un échec certain :

échec volontaire

1. Vous acquerrez de l’expérience dans la gestion de l’échec. Désormais, vous saurez comment l’accepter et comment vous en remettre, et cela est tout au moins aussi important que d’apprendre à gérer le succès. De plus, vous serez mieux préparé à gérer vos futurs échecs. Vous apprendrez à vous en remettre rapidement, à en tirer les principaux enseignements et à les mettre à profit.

2. Vous développerez une plus grande humilité, ce qui vous permettra de mieux gérer votre égo, de sorte que vous ne deveniez ni trop optimiste ni trop pessimiste. Sur le plan de la productivité, vous serez désormais cohérent et assidu dans ce que vous faites.

3. Vous vous heurterez directement à vos limites et vous vous sentirez à l’aise pour les affronter, au lieu de rester à l’écart de votre potentiel inexploité.

4. Vous renforcerez votre résistance face à votre peur de l’échec dans le futur.

5. Même si vous échouez à accomplir une tâche, votre effort vous permettra quand même d’expérimenter un succès partiel. Par exemple, si vous essayez de perdre cinq kilos en un mois, vous pouvez échouer et n’en perdre que trois.

6. Vous saurez mieux faire la différence entre un projet voué à l’échec et un autre qui connaitra le succès. En outre, cela vous permettra de mieux réussir quand cela comptera le plus, car vous pourrez vous appuyer sur une expérience beaucoup plus grande. Vous réussirez donc plus souvent.

7. Vous développerez une carapace plus épaisse. Oui, vous vous habituerez aux critiques et au rejet des autres en cas d’échec, et vous pourrez vous lancer dans de grands projets sans vous soucier de leur opinion.

8. Aux 7 premiers points, il faut ajouter le fait que vous deviendrez plus persévérant. Vous vous rendrez compte que l’échec n’est pas aussi dramatique que les gens ne le prétendent. Environ 50 millions de spermatozoïdes ont échoué dans leur effort pour vous créer, tandis qu’un seul a réussi. Cependant, que se serait-il passé si aucun n’avait voulu essayer sous prétexte que les chances de réussite sont infimes ?

9. Vous vous habituerez à passer à l’action et à cesser de ruminer. Vous vous libèrerez de l’état de paralysie analytique qui vous caractérise, et commencerez à concrétiser les choses au lieu de vous contenter d’y réfléchir et de les planifier.

10. Vous découvrirez de temps en temps que vous aviez tort, mais vous réussirez aussi certains projets même si l’échec semblait certain. Vous abandonnerez vos croyances limitatives et aurez une idée plus précise de ce que vous pourrez vraiment réaliser. De plus, vous découvrirez de nouveaux talents dont vous ne soupçonniez pas l’existence. Vous comprendrez que l’idée que vous vous faisiez du réalisme était en fait très pessimiste, et vous évoluerez vers plus d’optimisme jusqu’à ce que vous y arriviez.

11. Vous pouvez dire, « Hehehe. J’avais l’intention de faire cela », et le penser vraiment pour une fois.

Faire de l’échec votre ami

Faites de l’échec votre ami, et le succès vous suivra tout autant.

Ce conseil peut sembler paradoxal et ironique par rapport à mes précédents articles.

Cependant, ce que je vous suggère ici, c’est d’utiliser l’échec délibéré comme un outil d’entraînement/conditionnement.

N’échouez pas délibérément quand les conséquences pourraient être lourdes.

Par contre, acceptez volontairement l’échec quand ses conséquences sont négligeables.

Si vous vous engagez dans un projet en espérant échouer, il y a plus de chances que vous échouiez plutôt que vous n’atteigniez votre but si vous espérez réussir du premier coup.

Ce n’est toutefois pas grave, car le succès n’est pas le but dans ce contexte.

Vous ne cherchez pas à réussir cet exercice d’entraînement. Ce que vous tentez de faire, c’est augmenter votre tolérance et votre compréhension de l’échec et du rejet.

La peur de l’échec et du rejet empêche de nombreuses personnes de définir et d’atteindre de grands objectifs.

Il est donc essentiel de développer une immunité forte contre ces deux phénomènes.

L’acceptation de petites doses contrôlées d’échec et de rejet est une façon de progressivement s’immuniser.

Cela ne vous tuera pas ; au contraire ! Vous deviendrez plus fort.

Sans cette immunisation, vous êtes condamné à vivre comme un germaphobe de l’échec.

Même un échec modéré peut vous faire sombrer (dans la procrastination, la dépression, la paresse, etc.).

Vous commencez donc à éviter ces germes d’échec.

Malheureusement, les endroits où se trouve le succès sont tous infestés de mauvais germes d’échec et vous seront donc hostiles si vous êtes un germaphobe de l’échec.

Par conséquent, en évitant l’échec, vous risquez de ne pas expérimenter beaucoup de succès non plus.

Par ailleurs, la germaphobie de l’échec vous poussera à éviter les gens qui réussissent.

En effet, ces derniers sont constamment en train d’éternuer des germes d’échec, et si vous vous approchez trop près, vous serez couvert de postillons.

Vous devrez donc fréquenter principalement d’autres germaphobes de l’échec, et ce faisant, vous apprendrez bien plus à éviter l’échec qu’à réussir.

Avec le temps, vous risquerez de vous retrouver dans un état hybride ; incapable d’expérimenter l’échec pour grandir et incapable de réussir.

Vous serez juste inutile.

Êtes-vous un germaphobe de l’échec ?

Il est plus facile d’inoculer petit à petit des germes d’échec plutôt que de faire face, sans préavis, aux plus grandes peurs de votre vie.

En vous lançant dans une expérience en espérant échouer, vous mettez votre égo en veilleuse.

Vous n’êtes pas émotionnellement investi dans la situation.

Imaginez que vous invitiez quelqu’un à sortir avec vous alors que vous êtes sûr à 100% de recevoir une réponse négative, mais que vous le faites quand même histoire de passer à autre chose si cette réponse s’avérait effectivement négative.

C’est beaucoup moins stressant que d’attendre désespérément une réponse positive, alors même que vous ne pensez pas pouvoir l’obtenir.

En apprenant à accepter l’échec, vous développerez la force nécessaire pour gérer les réponses négatives que vous recevrez, même si au fond vous espérer des retours positifs. Votre état de germaphobe de l’échec commencera à vous sembler bizarre.

Vous serez capable de mettre votre égo en veilleuse si nécessaire, faire des expériences, recommencer, etc.

Vaccinez-vous contre l’échec et le rejet, afin de ne pas vivre votre vie comme un germaphobe de l’échec.

Posez-vous simplement la question suivante : «quel petit projet pourrais-je ne pas réussir aujourd’hui?»

Ensuite, travaillez sur ce projet précis. Amusez-vous à le faire.

Donnez-vous la permission de découvrir que l’échec n’est pas une chose monstrueuse et effrayante qu’il faut éviter à tout prix. Cessez de réfléchir et de concevoir la vie comme le ferait un germaphobe de l’échec.

Article original écrit par Steve Pavlina.

L’un des plus gros défauts des germaphobes de l’échec peut tenir en un mot : perfectionnisme. En effet, ces personnes sont tellement allergiques à toute forme d’échec qu’elles cherchent à créer le produit parfait, le livre parfait, l’entreprise parfaite, etc. avant de lancer quoi que ce soit. Mais est-ce la bonne chose à faire ? Je vous invite à le découvrir dans la vidéo ci-dessous.

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