Le calibrage

Note : cet article est une traduction de l’article Calibration de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

CalibrageEn termes de développement personnel, le calibrage est le processus d’amélioration progressive de vos pensées, de vos attitudes, et de votre comportement jusqu’à trouver votre équilibre et atteindre un stade où vous pouvez obtenir systématiquement les résultats que vous désirez. Tout comme vous pourriez calibrer un instrument scientifique pour qu’il fournisse toujours des mesures précises, vous pouvez calibrer vos compétences pour générer systématiquement de bons résultats.

C’est un article particulièrement long, d’un petit peu plus de 8600 mots, je suis quasiment sûr que c’est l’article le plus long que j’ai écrit. Cela ressemble davantage à un chapitre de livre gratuit. La longueur est due au fait que mon objectif est de partager un des articles les plus complets jamais écrits sur le sujet. Si vous le lisez en entier, vous devriez y trouver de nombreuses idées utiles. Si vous n’avez pas le temps de le lire maintenant, vous pouvez l’imprimer et le lire plus tard. Cela passe bien avec un thé à la menthe poivrée. 🙂

Le calibrage pour un succès à long terme

Quand vous commencez une nouvelle activité ou un nouveau comportement, au début vous ne serez pas calibré pour le succès, donc vous vivrez de nombreux échecs. Cependant, si vous continuez à avancer avec un objectif clair en tête, et si vous ajustez progressivement vos pensées et vos actions en cours de route, vous finirez par vous calibrer pour obtenir les résultats que vous voulez. Ce calibrage n’arrive qu’en appliquant directement une compétence dans des conditions réelles, pas en lisant sur le sujet.

Quand vous êtes dans une période de pré-calibrage, atteindre même un petit niveau de succès dans un nouveau domaine demande un gros effort général. En post-calibrage, le succès est pratiquement en pilote automatique ; vous pouvez atteindre constamment les résultats que vous voulez avec très peu d’efforts.

Exemples de calibrage

Il est plus facile de comprendre le calibrage avec des exemples, donc voici quelques exemples détaillés à prendre en considération :

  • Les dynamiques sociales, se faire des amis, et avoir des rendez-vous

Dans le domaine des dynamiques sociales, le calibrage est le processus par lequel vous apprenez comment rencontrer de nouvelles personnes, initier des conversations, faire durer les conversations, vous faire de nouveaux amis, obtenir un rendez-vous (une seconde rencontre), et fondamentalement avoir des interactions sociales positives.

La façon dont vous calibrez vos compétences sociales dépend de vos objectifs personnels dans ce domaine. Un commercial pourrait se concentrer sur le fait d’apprendre comment créer des liens, éveiller l’intérêt, conclure des ventes, et se développer un réseau de contacts de qualité. Un orateur professionnel pourrait apprendre comment capter l’attention, générer des émotions, provoquer le rire, et inspirer les gens pour qu’ils passent à l’action. Un pro de la drague pourrait étudier comment initier des conversations, prouver sa valeur, générer une attraction, et réussir ses close (un close pourrait être le fait d’obtenir un numéro de téléphone, un rendez-vous, ou un rapport sexuel).

Au lycée, j’étais à l’aise avec certains cercles sociaux, mais j’étais beaucoup plus introverti que je ne voulais l’être. Donc quand j’ai commencé l’université, j’ai décidé de devenir quelqu’un de plus extraverti. Je ne savais pas vraiment ce que je faisais, donc je me suis simplement lancé et j’ai essayé d’être aussi social que possible. J’ai accepté toutes les opportunités possibles d’interaction sociale. Si quelqu’un m’invitait à sortir, je disais toujours oui. Je me suis fortement engagé à développer cet aspect de ma vie, et je m’y suis tenu pendant toute ma première année.

Cette stratégie a bel et bien fonctionné. Je n’avais lu aucun livre sur les compétences sociales à l’époque, mais j’ai rapidement calibré mes compétences sociales par tâtonnements.

En l’espace de quelques semaines, je m’étais fait des dizaines de nouveaux amis et j’allais en soirée toutes les semaines. Si jamais je voulais sortir m’amuser, je pouvais toujours trouver quelqu’un qui était d’accord. Si on laisse de côté le temps de sommeil, je suis sûr que j’ai passé plus de temps dans les dortoirs des autres que dans le mien. J’étais tout le temps de sortie – pour des fêtes, des parties de poker, du volleyball, du ping-pong, ou juste pour manger une pizza. Je me suis créé une vie sociale absolument incroyable et je m’amusais plus en un mois qu’en un an avant cela. Je suis pratiquement devenu une autre personne.

Ce que j’ai trouvé intéressant était qu’au début, il semblait que j’étais toujours celui qui initiait de nouvelles connexions, mais une fois que j’ai été à l’aise pour le faire, des connexions supplémentaires ont commencé à me parvenir sans efforts. Pendant ma première semaine à l’université, j’ai vu qu’il y avait une fête dans le hall et j’ai demandé si je pouvais me joindre à eux (ce à quoi on m’a rapidement dit oui). Après ça, j’étais toujours invité à des fêtes et je n’ai quasiment jamais eu à demander de nouveau. Pendant les premiers mois, j’ai pris l’initiative de nombreuses activités sociales (Tu te joins à moi pour dîner à la cafétéria ? Tu veux une part ? Ca te dit une partie de poker ?). Mais finalement j’avais tellement d’invitations qui m’arrivaient sans rien faire que je n’ai plus eu à prendre tant que ça l’initiative.

À bien y repenser, je suis probablement allé trop loin. La bonne nouvelle était que je contrôlais vraiment ce domaine de ma vie. En m’y plongeant avec passion, j’ai rapidement été à l’aise pour rencontrer de nouvelles personnes, et j’ai appris à me faire des amis facilement. La mauvaise nouvelle était que j’avais totalement négligé mes études et que j’ai été renvoyé de l’université. Mais rétrospectivement ce n’était en fait pas un si mauvais deal. Je me suis fait virer à la fin du troisième semestre, mais le calibrage social que j’ai gagné pendant cette période m’a beaucoup servi depuis. Je suis allé dans une autre université après ça et j’ai quand même été diplômé, mais je pense que ce calibrage social a été de plus grande valeur sur le long terme. Je ne me sens pas intimidé par les nouvelles situations sociales, et il est généralement assez facile pour moi de me faire de nouveaux amis et de me connecter avec les gens.

Quand Erin et moi avons déménagé à Las Vegas en 2004, nous ne connaissions personne en ville. Nous avions beaucoup d’amis à Los Angeles et nous sommes passés d’un coup à zéro ami à Vegas. Il n’y avait que nous deux et nos enfants dans une grande ville pleine d’étrangers. Mais une des raisons pour lesquelles j’étais content d’emménager dans une nouvelle ville était que je savais que je pourrais me faire des amis facilement. Évidemment, cela n’a pas pris longtemps avant que j’aie plein de nouveaux amis. Le plus grand défi pour moi a été de me sentir trop socialisé par moments. Il y a des semaines où j’aurais préféré passer plus de temps tout seul.

Ce calibrage social m’a été super bénéfique professionnellement. Je peux aller à une soirée ou une conférence où je ne connais personne et me faire facilement de nouveaux amis et contacts. Je me souviens que quand j’ai commencé à aller à la Game Developer’s Conference il y a plusieurs années, la plupart des participants semblaient timides et maladroits socialement. Ils restaient généralement seuls ou en groupes de collègues, en particulier pendant les repas. Pendant ce temps, je me baladais et me faisais de nouveaux amis, ce qui me semblait parfaitement naturel. Certaines de ces rencontres aléatoires m’ont offert de nouvelles opportunités et des contrats qui m’ont aidé à développer mon entreprise. Et c’était aussi sympa d’avoir plus d’amis avec des centres d’intérêt communs.

Une année à cette conférence, je suis sorti tellement tard qu’il n’y avait plus de navettes. Il tombait des cordes, mais un nouvel ami m’a proposé de me conduire jusqu’à mon hôtel. En fait, il m’est arrivé à peu près la même chose cette année dans une autre conférence. C’est bon de savoir que le calibrage social peut m’éviter la pluie quand c’est nécessaire. 🙂

Pour certaines personnes, cela pourrait ne pas sembler grand-chose. Beaucoup de gens développent ce genre de compétences au lycée ou plus jeune. Mais pour un enfant timide comme moi qui est allé dans un lycée catholique pour garçons, c’était vraiment quelque chose.

Même si j’utilise mes compétences sociales principalement pour me faire des amis et des contacts professionnels, vous pouvez utiliser le même processus pour développer vos compétences en relations et rendez-vous. Par exemple, si vous voulez avoir plus de rendez-vous, vous pouvez calibrer vos compétences pour devenir meilleur pour initier des conversations avec des étrangers, pour avoir des conversations plus amusantes et intéressantes, pour être attractif, et pour au moins finir avec un numéro de téléphone. Il y a beaucoup de gens qui enseignent ce genre de truc en ligne maintenant, avec différents niveaux de crédibilité (et de classe), mais la chose la plus importante est simplement de vous lancer et de commencer à expérimenter. Vous commencerez par subir quelques rejets, mais si vous continuez à apprendre et à vous adapter, vos compétences vont se calibrer jusqu’au point d’être capable d’obtenir systématiquement de bons résultats.

S’il se trouve que vous souffrez de solitude, il y a des chances que ce soit parce que vous n’avez jamais pris le temps de calibrer de façon adéquate vos compétences sociales. Par conséquent, vous pourriez éviter de vous faire de nouveaux amis parce que vous ne comprenez pas les nuances sociales permettant de le faire. Vous vous sentez probablement maladroit socialement et vous souffrez d’une peur accrue du rejet. La solution est de commencer par vous concentrer sur un objectif différent. Vous devez calibrer vos compétences sociales avant de pouvoir les appliquer. Sortez et socialisez dans le but d’apprendre comment socialiser. Ne vous inquiétez pas de vous faire ou non de nouveaux amis. Une fois que vos compétences sociales seront calibrées, ce qui peut prendre quelques mois, alors vous pourrez vous concentrer sur le fait de développer le genre de relations que vous désirez, et cela sera bien plus facile pour vous. Cherchez d’abord à être bon. Puis cherchez à obtenir des résultats.

  • Arts martiaux

Si vous apprenez les arts martiaux et commencez à vous entraînez en face-à-face, vous allez être plutôt mauvais au début. Vous n’aurez pas le sens du timing, et vous ne saisirez pas le rythme du combat d’entraînement. Vous vous cognerez probablement souvent les genoux avec votre adversaire. Tous les débutants font ça.

En général, vous pouvez vous attendre à avoir la sensation et l’air d’un parfait idiot. La première fois que j’ai fait un combat d’entraînement, ce qui était il y a plus de 10 ans, je riais pendant le match, principalement parce que j’avais l’air vraiment empoté. Je suis sûr que j’avais vraiment l’air idiot.

Il faut vous attendre à ce que ce soit le cas. Vous pouvez essayez de vous la jouer cool, mais en réalité les premières fois où vous tentez un nouveau sport, quel qu’il soit, il est quasiment garanti que vous vous sentirez et aurez l’air idiot. C’est parce que votre esprit et votre corps ne sont pas calibrés pour ce sport.

Au bout de quelques mois d’entraînement régulier, vos combats devraient être assez bien calibrés pour un niveau de compétence intermédiaire. À tout le moins, vous ne serez pas mal à l’aise. Vous aurez déjà combattu plein d’adversaires, et vous aurez une bonne idée de ce à quoi il faut vous attendre. Vous serez capable d’utiliser différents mouvements correctement, de porter quelques coups de poing et de pied, et de surprendre votre adversaire par moments. Je me souviens à quel point cela a pu être cool la première que j’ai fait sauter le casque d’un adversaire avec un coup de pied en « marteau » pendant un combat d’entraînement. 🙂

Même si les combats peuvent paraître gauches et intimidants au niveau débutant, une fois que vous gagnez un peu en compétence, cela devient un défi amusant. À ce stade, les subtilités de cette compétence commencent à se révéler. Une fois que vos mouvements et vos tactiques de base sont calibrées, vous pouvez commencer à calibrer vos décisions stratégiques, et c’est là que la richesse des combats apparaît vraiment. Le jeu devient moins physique et plus mental. Certains diraient même que cela devient spirituel à un certain stade.

Se calibrer pour un sport en particulier ressemble beaucoup au fait d’apprendre à faire du vélo. Même si vous ne vous entraînez pas pendant un moment, le calibrage mental reste, et vous pouvez facilement y revenir plus tard.

Je me suis entraîné au taekwondo pendant environ trois ans à la fin des années 90 avec un mélange de cours en groupe et de leçons privées. Avec le temps je suis devenu plutôt bon en combat et j’ai vraiment aimé ça. J’ai déménagé et j’ai arrêté le taekwondo, mais plusieurs années plus tard, j’ai commencé à m’entraîner à un autre art martial, le kempo, en commençant au niveau ceinture blanche. Le kempo est centré sur l’auto-défense, tandis que le taekwondo est plus sportif. Heureusement, tous les mouvements qui sont acceptés au taekwondo le sont également en kempo, et le kempo vous permet de faire des choses qui ne sont pas acceptés en taekwondo, comme le coup de poing au visage. (On porte un équipement de protection pendant l’entraînement, mais il y a quand même quelques risques. J’ai eu des côtes meurtries ou une lèvre fendue à diverses reprises.)

Même si j’avais grandement perdu en souplesse, la première fois que j’ai combattu en kempo, je m’en suis incroyablement bien sorti, certainement bien au-delà du niveau ceinture blanche. Dès le premier entrainement de kempo, j’arrivais à me défendre contre certains combattants ceintures noires du dojo. Je me battais avec le style taekwondo, pas avec le style kempo, mais cela m’a en fait fourni un avantage parce que les autres élèves n’étaient pas calibrés pour ce style. Le taekwondo se compose principalement de coups de pied, mais le kempo utilise plus de techniques de poing. Ma préférence pour les coups de pied surprenait les autres élèves parce qu’ils restaient simplement hors de portée des coups de poing, mais qu’ils étaient encore à portée de mes coups de pied calibrés taekwondo, donc je les martelais de combos de coups de pied jusqu’à ce qu’ils se disent qu’ils devaient reculer un peu. Cela les bousculait mentalement, et cela a pris des mois à certains de s’adapter à mon style. Évidemment, cela m’a également pris un moment de m’habituer à voir des coups de poing m’arriver au visage. 🙂

Après un an d’apprentissage du kempo, j’étais plutôt bien calibré pour ce style, mais j’ai dû désapprendre certaines de mes habitudes de taekwondo qui étaient inefficaces en kempo. J’ai dû travailler ma vitesse, mes manœuvres défensives, et ajouter de nombreux nouveaux coups à mes combats, dont les coups de poing.

Le truc est qu’une fois que vous gagnez en calibrage dans un certain domaine de compétence, vous pourriez très bien valider cette compétence à vie. J’ai la sensation que mes compétences basiques de combat sont tellement ancrées en moi que même si je ne me battais pas pendant les 20 ans à venir, je serais capable de rapidement retrouver mes habitudes. Je peux vraiment sentir ce calibrage dans mon corps.

Le blogging

Comme le blogging reste un média relativement jeune, cela prend généralement un moment aux nouveaux blogueurs de se calibrer convenablement. Le taux d’échec est assez haut chez les débutants parce que la plupart d’entre eux abandonnent avant d’être calibrés pour réussir. Je dirais que vous avez besoin d’écrire au moins 200 ou 300 articles, même très courts, avant qu’apparaisse un calibrage correct, et cela suppose que vous preniez un engagement fort à vous améliorer. Pour certaines personnes, cela demandera plus de 500 articles d’atteindre le bon calibrage, en particulier s’ils n’écrivent pas très bien. Il y a simplement beaucoup de choses à apprendre.

En particulier, il y a un grand fossé entre l’écriture d’articles que les gens vont lire et oublier et l’écriture d’articles dont les gens se souviendront suffisamment pour qu’ils en parlent à leurs amis, aux membres de leur famille et à leurs collègues et leur donnent envie de le lire un an après les avoir lus eux-mêmes. Un des calibrages-clés pour réussir à long terme dans le blogging est d’apprendre comment écrire le deuxième type d’articles ; c’est comme ça que vous faites en sorte que vos archives fonctionnent, et que votre trafic continue à augmenter même quand vous ne postez rien.

Par exemple, dans les 10 articles de mon site qui bénéficient du plus de référencement, un seul a été écrit cette année. Il y a des articles que j’ai écrits il y a des années qui continuent à attirer de nouveaux lecteurs aujourd’hui. Mais cela m’a pris beaucoup de temps d’apprendre à écrire ce genre d’articles pour produire ce genre de résultat. J’ai publiquement partagé la façon de s’y prendre pour y parvenir, et cela a été utile à beaucoup de gens, mais cela prend quand même du temps aux nouveaux blogueurs de « saisir le truc » au point de pouvoir l’appliquer.

Je suis allé à une soirée il n’y a pas longtemps, et j’ai discuté avec une femme qui s’est lancée dans le blogging après avoir participé à un atelier blogging que j’avais fait il y a quelques années. Elle m’a parlé de certaines erreurs qu’elle avait faites avec son blog pendant cette période, et c’était toutes des erreurs que j’avais explicitement dit d’éviter pendant cet atelier. Par exemple, elle écrivait beaucoup de contenu traitant des actualités au lieu de contenu intemporel, donc elle avait la sensation de courir sur un tapis roulant sans fin, et ses archives étaient globalement inutiles. Elle s’est également souvenue que j’avais dit d’éviter ces erreurs, mais cela n’a pas suffi pour qu’elle évite de les faire. Malgré qu’elle ait eu l’opportunité d’apprendre de mon expérience et d’éviter les chausse-trappes que j’avais décrits, elle devait encore se lancer et faire ces erreurs pour développer son propre calibrage. J’ai vu un nombre incalculable de blogueurs faire les mêmes erreurs. Ils veulent que je leur donne des conseils, je leur dit ce qu’il faut faire et ne pas faire et les raisons de ne pas le faire, et ils font exactement ce que je leur ai dit de ne pas faire puis se demandent pourquoi cela ne fonctionne pas. Oy vey ! Mais ce n’est pas grave, tant qu’ils continuent à progresser et à apprendre de leurs erreurs. Nous les êtres humains ne sommes pas réputés pour avoir la meilleure capacité d’écoute de la galaxie. Nous apprenons bien mieux en faisant quelque chose qu’en lisant sur le sujet.

Différents blogueurs vont naturellement se calibrer en vue d’objectifs différents. Par exemple, je voulais calibrer mes compétences de blogueur dans le but d’avoir un impact profond à long terme sur mes lecteurs. Je veux changer la vie des gens pour la rendre meilleure. C’est en partie la raison pour laquelle je fais les choses différemment de la plupart des blogueurs. Je refuse de nombreuses pratiques que d’autres blogueurs pro voient comme sacrées. Mes articles ont tendance à être très longs et détaillés. J’évite typiquement de poster des articles courts et superficiels traitant des infos du jour. Je poste moins fréquemment, en laissant parfois passer une semaine ou plus sans ajouter de nouveau contenu. J’ignore largement les évènements actuels. Je mets rarement de liens vers d’autres blogs. Tout cela vient du fait que je calibre mes compétences vers un certain type de résultat. Ces stratégies populaires ne sont simplement pas très utiles pour atteindre les résultats que je désire, donc je ne les utilise pas. Si vous voulez que ce blog devienne un énième blog informationnel, habituez-vous à être déçu. Je veux changer votre vie, pas vous fournir une distraction de cinq minutes.

Donc faites attention quand vous écoutez les conseils des autres. Si vous vous calibrez pour atteindre un objectif différent du leur, leurs conseils pourraient vous faire plus de mal que de bien. Il est mieux d’apprendre auprès de gens qui ont déjà atteint le même calibrage que celui que vous visez. Par exemple, si vous voulez simplement gagner autant d’argent que possible et que vous ne souciez de la façon dont vous allez l’obtenir, alors vous ne voudriez probablement pas copier mes méthodes de blogging parce que je me suis calibré en vue d’un autre objectif. Mais vous pourriez vouloir suivre ces blogueurs qui proclament fièrement qu’ils sont là pour l’argent – il y a un choix énorme de ce côté-là. D’un autre côté, si vous croyez que vous êtes là pour une raison et que le blogging pourrait potentiellement devenir un moyen d’expression durable de votre objectif de vie, alors vous bénéficieriez probablement grandement de l’étude de mon style, car j’obtiens des résultats positifs dans ce domaine depuis des années. Le truc est que si vous décidez de vous inspirer de quelqu’un, soyez sûr que vous vous inspirez d’une personne qui a des objectifs compatibles avec les vôtres (et donc une calibration compatible).

Une chose que j’ai apprise de plus de 4 ans de blogging est que ce n’est vraiment pas si difficile en principe de devenir un blogueur à succès, mais que c’est très difficile en pratique. Les esprits des débutants sont globalement remplis de fausses idées. D’une certaine manière, ils ont davantage besoin de se débarrasser d’idées inutiles qu’ils n’ont besoin d’absorber des idées utiles. J’ai violé pas mal de vaches sacrées de ces pro du blogging, pourtant mon blog se porte toujours aussi bien.

Il y a beaucoup de facteurs de succès en blogging qui sont un peu contre-intuitifs. Vous ne le réaliserez pas si vous ne faites que lire des sites parlant du blogging parce qu’ils parlent rarement de ces facteurs. La majeure partie du temps, ce n’est pas tellement que quiconque cache intentionnellement ces informations. Ces idées sont simplement trop subtiles pour que la plupart des blogueurs en soient véritablement conscients. Beaucoup de problèmes de calibration sont comme ça ; ils sont juste trop subtils pour apparaître dans les listes « top 10 » ou « comment… ». Parfois les gens qui ont du succès n’arrivent pas à lister toutes les raisons spécifiques pour lesquelles ils ont réussi. Ils ne peuvent pas consciemment déterrer tous les détails de leur calibrage inconscient. Il y a des choses que je fais en tant que blogueur à succès que personne à ma connaissance ne fait ou n’en parle publiquement, moi y compris. Certains de ces concepts sont tellement subtils ou complexes que même si je les expliquais en détails, il n’y aurait que les blogueurs pro à succès qui comprendraient de quoi je veux parler, et certaines personnes m’accuseraient de mentir.

Hier un autre blogueur m’a envoyé un lien par mail vers un article qu’il avait écrit, en expliquant pourquoi il n’aimait pas personnellement ma façon d’écrire. C’est un blogueur qui dit qu’il obtient nettement moins de trafic que moi. Sa principale critique est que j’exprime mes opinions de façon trop directe, comme si c’était des faits. C’est une critique parfaitement valable évidemment ; je confesse que je fais cela délibérément. Cependant, ce qu’il ne réalise probablement pas est que c’est un trait que j’ai développé avec le temps comme partie intégrante de mon processus de calibrage pour réussir dans le blogging. Je suis sûr que son conseil part d’une bonne intention, mais je sais que si je suis ce conseil, mes résultats vont en fait décliner. Je peux dire qu’il a tort et que j’ai raison parce que j’ai appris quelle approche fonctionne le mieux pour moi à force de tâtonnements. Pour généraliser, je sais que les affirmations catégoriques fonctionnent mieux que les affirmations faibles.

C’est un des subtils ajustements de calibrage que j’ai appris d’années de blogging. J’ai découvert que commencer chaque opinion avec des expressions comme « Je pense que… », « J’ai la sensation que… » ou « À mon avis… » mène à la création d’un contenu froussard. Donc c’est en fait un défaut personnel que j’ai appris à corriger, et je fais intentionnellement des affirmations catégoriques. Mes lecteurs ne sont pas stupides. Ils savent que comme c’est mon site, ces affirmations représentent mes pensées, mes opinions et mes croyances. Cela aide les gens à questionner leurs croyances, en renforçant certaines et en affaiblissant certaines autres. C’est ce que j’aime voir.

Un autre bienfait des affirmations catégoriques est que les autres blogueurs, y compris celui qui critique mon style d’articles, prendront le temps d’écrire des articles juste pour montrer leur désaccord avec moi, et envoient ainsi des lecteurs vers mon site et m’aident activement à atteindre mes objectifs. Mais comme leur contenu est généralement froussard, ils ne profitent pas autant de cette même mécanique. Il y a beaucoup d’interactions subtiles là-dedans, et je n’en propose qu’un aperçu superficiel ici, mais l’effet net est qu’en postant des affirmations catégoriques, mon blog a plus de succès, mais que j’attire également plus de critiques. Mais ces critiques me bénéficient en fait. C’est plutôt contre-intuitif, non ?

Une des raisons pour lesquelles j’ai tant de succès en tant que blogueur est que les gens se souviennent de ce que j’ai écrit, en particulier s’ils ne sont pas d’accord avec moi. Si vous regardez les commentaires écrits à propos de mon travail sur le reste de la blogosphère vous trouverez que la plupart des gens ont des opinions très polarisées vis-à-vis de mon travail. Certaines personnes adorent ce que je fais. D’autres détestent véritablement. Très peu de personnes sont neutres. Mais, que vous aimiez ou détestiez, ces mêmes personnes parlent de mon travail et passent constamment le mot à ceux qui ne me connaissent pas. Ce genre de controverse rend les gens curieux et amène chaque jour de nouveaux lecteurs sur mon site. N’est-ce pas un peu insidieux ? Plus les gens me détestent, plus ils réagissent et parlent de mon travail aux autres, et plus ils m’aident à atteindre mon objectif d’aider les gens à évoluer. C’est tellement efficace que même si je dis à ces gens à quel point ils m’aident, ils continueront à le faire.

Je pourrais certainement écrire des articles plus convenables que seulement quelques personnes n’aimeraient pas. Je pourrais m’excuser pour chaque opinion que j’ai et qui n’est pas politiquement correcte. Mais c’est clairement un mauvais calibrage pour mes objectifs, sans parler de ma personnalité. C’est beaucoup trop peureux. Je ne veux pas me calibrer en tant que blogueur froussard dont on ne trouve rien à redire. C’est plus efficace de me calibrer en tant que blogueur qui met les gens au défi et qui fait la différence, même si cela fait fuir des gens en sens inverse (pour parler de mon travail et le promouvoir au lieu de le lire eux-mêmes).

Les blogueurs débutants non-calibrés ont souvent des blogs peureux. Ils essayent de contenter tout le monde et évitent de prendre des risques. Du coup, ils écrivent des articles qu’on oublie facilement et dont on parlera peu aux autres. Puis un nouveau blogueur arrive avec un meilleur calibrage, brise toutes les règles des débutants, et génère un énorme trafic. Et les autres débutants pensent que c’est un coup de chance. Mais ce n’est pas de la chance. Un bon exemple est le blog Les trucs que les blancs aiment (Stuff White People Like, lien en anglais). Je suis tombé dessus peu après qu’il soit lancé, et je savais qu’il aurait du succès. Je pouvais voir qu’il était bien calibré pour générer rapidement du trafic ; ce n’était qu’une question de temps avant qu’il décolle. Les articles étaient politiquement incorrects, autant qu’il était possible, mais ils étaient pleins d’esprit et mémorables. Bien évidemment, ce blog est devenu un hit et a même mené à l’édition d’un livre. Si ce genre de succès vous surprend en tant que blogueur, cela signifie que votre calibrage est faux. Si votre calibrage est solide, vous devriez être capable de parcourir les anciens articles de ce blog et de ne PAS être surpris de son succès. Globalement, si vous êtes souvent surpris du succès des autres dans votre domaine, cela signifie que votre calibrage n’est pas encore très bon. Au fur et à mesure que votre calibrage mûrit, vous devenez meilleur pour prédire les succès des autres.

Une des clés du succès dans n’importe quel domaine, et dans le blogging en particulier, est d’accepter qu’il y ait de bonnes raisons pour que les gens qui réussissent aient réussi, et que cela n’ait rien à voir avec la chance. Si vous voyez quelqu’un qui obtient de meilleurs résultats que les vôtres, même si c’est une personne qui a moins d’expérience et qui a démarré après vous, il y a des chances qu’ils aient un calibrage plus précis que le vôtre. Vous pouvez fulminer contre cela, être jaloux, et les traiter de toutes sortes de noms d’oiseaux, mais il est mieux de prend un pas de recul, de rester humble, et d’apprendre de ces gens si vous le pouvez. J’ai appris quelques trucs plutôt cools auprès de blogueurs qui ont commencé longtemps après moi. Même si mon calibrage actuel fonctionne clairement, je sais que je peux toujours m’améliorer, et je veux ne jamais me voir à ce point comme un expert que je n’aie plus à apprendre et à évoluer.

Une des pires choses que vous pouvez faire en blogging est d’écrire d’une façon qui n’offensera personne. Si vous n’offensez ou ne défiez personne, vous écrivez probablement des choses qui ne sont pas très mémorable ou importantes. Si vous écrivez ce que les gens attendent, leur esprit ne va pas le stocker. Je serais incapable de vous citer de tête un seul blogueur à succès qui n’a pas de multiples commentaires négatifs écrits contre lui quelque part. Ils font tous chier un tas de gens. La plupart d’entre eux n’essayent pas intentionnellement d’énerver les gens. C’est simplement que le fait d’énerver les gens semble être une conséquence naturelle du calibrage requis pour réussir dans le blogging.

Mais cela n’est pas valable uniquement pour le blogging. Pensez à n’importe quelle personnalité connue dans les médias, et je suis sûr que vous pouvez trouver tout un tas de commentaires négatifs les concernant en faisant une rapide recherche en ligne. En fait, les plus grandes stars auront des tonnes de critiques les concernant. Pensez par exemple à Tom Cruise.

Certaines personnes pourraient se dire que ce genre de controverse est un effet secondaire du succès, comme si par exemple cette célébrité avait pris la grosse tête après avoir profité d’un certain succès (ce qui pousse les gens à se tourner contre lui/elle), ou peut-être que les critiques sont apparues comme effet secondaire de la popularité de cette célébrité (comme si c’était de la simple logique mathématique). Je dirais que c’est la mauvaise façon de voir les choses. Il y a plus de chances que générer de la controverse fasse partie du processus initial de calibrage pour la célébrité. C’est plutôt la capacité à gérer la controverse qui les a probablement aidés à devenir une célébrité à la base.

Certains des articles que j’ai pu écrire, avant même de lancer mon blog, ont généré une controverse qui les a aidés à devenir rapidement des hits. Un exemple est l’article Lancez-vous, que j’ai écrit en 2000. Beaucoup de gens adorent cet article, mais certaines personnes le trouvent dérangeant et se sentent obligés de le critiquer (même tant d’années après sa première publication en ligne), peut-être parce que cela leur fait réaliser à quel point ils sont improductifs comparé à ce qu’ils pourraient parvenir à faire s’ils faisaient vraiment un effort maximal. Malheureusement, cela m’a pris des années de comprendre pourquoi cet article était devenu un hit et d’apprendre comment reproduire à nouveau ce genre d’impact. Cela m’a aussi pris longtemps de réaliser que le retour négatif généré par cet article m’aidait en fait à augmenter mon lectorat, et que je devais accepter et apprécier ce genre de critiques au lieu de m’en inquiéter. Ce que j’interprétais à l’origine comme des avis négatifs (autrement dit l’impression d’avoir fait quelque chose de mal) était en fait un avis positif (j’avais fait quelque chose de bien). Interpréter les mails de gens qui disent « tu as tort » comme une preuve que vous avez fait quelque chose de bien est là encore assez contre-intuitif, non ?

C’est un élément-clé du calibrage. Quand vous développez une nouvelle compétence, vous devez également voir le tableau d’ensemble en considérant les résultats que vous obtenez. Vous pourriez faire une chose qui semble générer un retour négatif immédiat de la part des gens, mais quand vous prenez du recul et regardez le tableau d’ensemble, vous pourriez voir que le retour général est incroyablement positif. Cela arrive beaucoup en blogging, où tous les lecteurs peuvent vous passer un savon pour une chose que vous avez écrite, puis six mois après, chanter vos louanges pour les avoir aidés à passer un cap qu’ils n’auraient jamais pensé possible. Et même s’ils ne chantent pas vos louanges, ils disent aux gens à quel point ils vous détestent, et rendent ainsi les gens curieux et vous envoient plus de lecteurs.

Un effet similaire arrive également dans les dynamiques sociales, où les « mauvais garçons » peuvent en fait avoir plus de succès parce qu’ils sont beaucoup de détracteurs qui leur font de la pub sans le savoir.

La peur du débutant

Peut-être que l’aspect le plus difficile du calibrage est de gérer la peur du débutant. C’est la peur de l’échec ou du rejet que nous connaissons tous quand nous apprenons une nouvelle compétence. Au début, on est nul, on sait très bien qu’on est nul, et on ne veut vraiment pas gérer l’embarras et l’humiliation face aux autres personnes qui sont témoins de notre niveau de nullité. C’est encore plus pénible pour les compétences qui doivent être calibrées en public, comme les compétences en rendez-vous et le fait de parler en public.

Il y a plusieurs façons d’atténuer la peur du débutant. Une des meilleures façons de faire est de se connecter à d’autres débutants et de traverser l’entraînement initial avec eux. Quand vous regarder les experts qui ont déjà un super calibrage, il est facile d’être intimidé et de vous décourager. Vous aurez tendance à vouloir atteindre un niveau de performance irréaliste. Mais si vous devenez ami et passez du temps avec d’autres débutants, le processus d’apprentissage peut être beaucoup plus amusant. C’est réconfortant d’avoir des potes qui sont tout aussi mauvais que vous. Vous pouvez évacuer la pression ensemble, partager vos dernières impressions, et vous moquer les uns des autres au fur et à mesure que vous apprenez. L’expression américaine « la misère aime la compagnie » n’est pas une si mauvaise idée dans ce cas.

La clé est de s’associer à des débutants qui sont engagés à apprendre et à évoluer. Si vous traînez avec des gens qui s’en foutent, cela ne vous aidera probablement pas beaucoup. Essayez d’identifier d’autres débutants dont vous pouvez prédire qu’ils ont des chances de s’y tenir et de réussir, et de passer du temps avec eux si vous pouvez. Cela vous aidera à augmenter votre niveau d’engagement sans être trop intimidé.

Quand j’ai commencé à apprendre le blogging, j’ai aimé me connecter avec d’autres blogueurs débutants. Au bon vieux temps (vieux de quatre ans), nous partagions des liens les uns avec les autres, nous échangions des conseils, et nous trouvions des moyens de nous entraider à augmenter notre trafic. Beaucoup de ces personnes ont abandonné évidemment, mais quelques-uns s’en sortent très bien aujourd’hui. C’est cool de voir vos amis débutants améliorer leur calibrage en même temps que vous, même si tout le monde ne s’améliore pas au même rythme.

Au final, vous ne parcourez autant de chemin que si vous essayez de réduire cette peur du débutant. Le moyen le plus rapide de le surmonter est simplement de l’attaquer de front. Acceptez simplement que vous êtes nul, qu’il y aura certaines gênes, et que le seul moyen de sortir de cette période est de la traverser. C’est particulièrement important pour développer de bonnes compétences sociales.

Vous ne parcourrez pas autant de chemin en restant assis chez vous à lire, à écouter des podcasts et à regarder des vidéos. Ces aides éducationnelles peuvent aider, mais elles ne peuvent jamais remplacer l’expérience du monde réel. Utilisez-les comme outils de complément pour améliorer vos expérimentations sur le terrain. Si vous voulez devenir un blogueur à succès, commencez à bloguer immédiatement. Si vous voulez créer une entreprise en ligne, créez une sorte de site web dès maintenant. Si vous voulez améliorer vos compétences sociales, sortez et rencontrez des gens ce soir. Oui, vous allez être nul au début. Mais si vous dépassez la peur du débutant et que vous le faites quand même, la peur va diminuer, et vous allez commencer à calibrer vos compétences très rapidement.

Même si vous lisez tous les livres existants dans votre domaine, vous allez quand même être nul lors de votre première expérience sur le terrain. Vous ne serez même pas capable d’appliquer ce qu’il y a dans ces livres. Donc allez sur le terrain et commencez à vous calibrer.

Tapez ce premier mauvais article « Bonjour tout le monde ! » sur votre blog. Sortez cette première phrase d’accroche inepte « Hé miss, t’es de quel signe ? ». Criez votre premier « Aïe ! » en vous cognant les tibias avec votre partenaire de combat.

La fierté du débutant

Si vous débutez dans quelque chose, et que vous hésitez à plonger dans le grand bain pour vivre les choses telles qu’elles sont, réalisez que c’est tout à fait normal. Beaucoup de débutants résistent au fait qu’ils sont débutants, mais cette résistance ne fait que les rendre encore plus nerveux. Donc réalisez qu’un aspect important du problème est votre propre résistance à votre condition de débutant. Vous serez plus vite sur le terrain si vous pouvez accepter cette phase comme étant votre période d’apprentissage.

Mon conseil pour changer cela est d’accepter totalement votre condition de débutant. Arborez le badge de la fierté du débutant. Au lieu d’avoir peur de passer pour un idiot complet, voyez les choses à l’inverse. Acceptez et même exagérez votre maladresse. N’essayez pas d’y résister. Accentuez encore plus le trait.

En cours d’arts martiaux, il est impossible de cacher votre condition de débutant. Vous portez une ceinture blanche, donc tout le monde sait que vous êtes un débutant. Cela rend en fait les choses plus faciles parce que vous savez que les gens n’en attendent pas beaucoup de vous. Les ceintures les plus faibles pourraient être nerveuses à l’idée de faire un combat, mais comme elles savent que personne n’en attend beaucoup d’eux, la plupart sont capables d’aller au combat et de se battre sans trop d’hésitation.

Cependant, dans d’autres domaines, les gens ne portent pas de ceintures blanches. Cela a des effets secondaires positifs et négatifs.

Pour le business en ligne par exemple, beaucoup de débutants essayent de cacher le fait qu’ils sont débutants. J’ai fait cette erreur quand j’ai lancé ma première entreprise. J’ai fait semblant d’être un homme d’affaires expérimenté quand j’ai commencé. Je parlais de mes employés même si j’étais la seule personne dans l’entreprise. C’était totalement inutile, sans parler du fait que c’était vraiment idiot. Quand j’ai commencé à bloguer, cependant, je n’ai pas essayé de cacher que j’étais un débutant. J’ai accepté cette phase de débutant maladroit et je me suis amusé. Et grâce à cela, plus de blogueurs expérimentés sont venus m’aider. À l’époque, « plus expérimentés » signifiait qu’ils avaient commencé un mois avant moi. 😉

Je garde encore cette attitude aujourd’hui. Si je suis nouveau dans quelque chose, je vais ouvertement partager ma condition de débutant maladroit et mon hésitation. Cela ne m’embarrasse pas de partager mes faiblesses. Au contraire, cela permet en fait de recevoir beaucoup d’aide et de conseils de non-débutants qui veulent m’aide à me calibrer.

Le super débutant de la drague

Supposons que vous êtes un type qui veut apprendre comment draguer des filles en boîte de nuit, mais que vous êtes terrifié à l’idée de sortir et que vous ne pouvez pas vous imaginer aller voir une fille et entamer la conversation. Réalisez que la majeure partie de votre résistance vient du fait que vous asseyez d’avoir l’air plus cool et plus expérimenté que vous ne l’êtes vraiment. Réalisez-vous que c’est totalement inutile ? Il est mieux d’accepter votre condition de débutant et de vous en servir à votre avantage.

Si nous essayions de développer cette compétence en particulier, voici ce que je ferais. J’irais voir la fille et je lui dirais la pure et entière vérité. Je n’ai jamais fait ça en réalité, donc ne prenez pas mon conseil au pied de la lettre parce que ce n’est pas un calibrage que j’ai déjà eu envie de développer, mais je vous parie que cela fonctionnerait bien pour initier des conversations amusantes.

J’irais voir un groupe de filles avec un grand sourire sur le visage. J’attirerais leur attention et je leur dirais : « Hé les filles, j’apprends actuellement comment aborder des filles en boîte de nuit, mais je suis vraiment un débutant. Ca vous dérangerait que je m’entraîne avec vous juste pour s’amuser quelques minutes ? Et vous me donneriez honnêtement votre avis après coup ? »

Je suppose que vous les ferez certainement rire si vous faites ça, et si ce n’est pas le cas, alors c’est que ces filles ne valent pas trop la peine qu’on leur parle, donc vous pouvez rapidement les considérer comme ennuyeuses ou sans humour. Vous avez fait disparaître la pression en initiant une « session pratique », donc peu importe en réalité ce que vous dites ensuite. Votre prochaine phrase pourrait même être « Ok, qu’est-ce que vous pensez de ça ? [Passage à une voix grave] Hé miss, t’es de quel signe ? » Cela les fera probablement rire à nouveau, mais même un grommellement c’est pas si mal. Vous pouvez continuer à trouver d’autres répliques marrantes. Vous pouvez aussi lancer une méta-conversation à propos des rencontres en boîtes de nuit, comme en posant des questions comme « Ok, et après la phrase d’accroche, je parle de quoi ? Ce serait un bon moment pour vous raconter une petite histoire et vous montrer que je suis un mec cool ? Est-ce que je devrais raconter la fois où… ? » Le contexte est un simple entraînement, mais en réalité vous avez déjà accroché le groupe.

C’est une suggestion purement théorique évidemment, donc vous devrez faire vous-même le test pour voir si cela fonctionne pour vous. L’idée générale est de ne pas cacher que vous êtes un débutant. Ce n’est absolument pas grave d’être un débutant et même de l’admettre devant les gens. Quand vous êtes un débutant, votre objectif initial est de calibrer vos compétences, pas d’atteindre un quelconque résultat. Donc relâchez la pression quant à savoir si vous allez réussir ou échouer. Vous pourrez chercher les résultats après avoir calibré vos compétences.

Si vous faites semblant d’être un expert alors que ce n’est pas le cas, vous allez simplement vous stresser. Portez le badge de la fierté du débutant.

En passant, si vous essayez vraiment cette méthode, faites-moi savoir comment cela a marché. J’adorerais entendre comment les gens y réagissent. Je pense que cela pourrait fonctionner aussi bien pour les garçons que pour les filles.

En fait, si une fille venait et utilisait cette accroche avec moi, je me mettrais probablement à rire et je dirais « Bien sûr, entraînons-nous ! » Je serais assez impressionné par une femme qui utiliserait cette technique parce que cela démontre un haut niveau de conscience et un esprit joueur. Je tomberais probablement amoureux sur place. 🙂

Super… maintenant ça m’a agacé au point de me donner envie d’aller en boîte de nuit simplement pour voir comment cela se passerait en vrai. 🙂

La compétence du calibrage

Arriver à vous calibrer pour une nouvelle compétence est en soi une nouvelle compétence. Plus vous apprenez de compétences, plus vite vous serez capable d’être bon dans chaque nouvelle compétence que vous entreprenez.

Une chose qui arrive quand vous vous calibrez dans plusieurs compétences différentes, c’est que vous êtes plus à l’aise avec cette condition générale de débutant. Une fois que vous avez traversé la phase du débutant suffisamment de fois, elle n’est plus aussi pesante. Vous pouvez partir de zéro dans un nouveau domaine et globalement ne pas avoir de problème avec votre niveau d’incompétence. Vous vous y habituez, et vous savez que vous finirez par vous améliorer. Cela facilite le fait de prendre du temps en tant que débutant, et donc de progresser rapidement vers le niveau intermédiaire. Pour moi, la phase de débutant est la plus amusante et la plus excitante parce que j’apprends beaucoup plus vite pendant cette période.

Un autre avantage à avoir beaucoup d’expérience de calibrage est que vous serez moins intimidé par les experts. Vous accepterez qu’ils aient finement travaillé leur calibrage au fil des ans. Cela vous aidera à développer la patience nécessaire pour continuer votre route et développer une compétence à long terme.

Quand je suis devenu crudivore plus tôt cette année, j’ai passé beaucoup de temps à communiquer avec des gens qui avaient réussi à être crudivores depuis longtemps. Au début, les informations que je recevais était simplement écrasantes. On me donnais des milliers de pages à lire (livres, ebooks, articles), plus de l’audio, des vidéos, et les conférences auxquelles aller. Il y avait certaines semaines où apprendre cette compétence est quasiment devenu un travail à plein temps. J’ai dû désapprendre beaucoup de mauvaises habitudes qui me freinaient, sans parler du fait de mettre fin à une addiction de naissance à la nourriture cuite. C’était un changement de style de vie complet, pas seulement un petit changement d’alimentation.

Après des mois d’étude et de pratique, j’ai fini par me calibrer et j’ai réussi à devenir crudivore, suffisamment bon pour que je sente que je pouvais continuer en pilote automatique. Je me considèrerais probablement comme étant au niveau intermédiaire avancé à ce point. J’ai une connaissance solide des bases, les aliments cuits ne me font plus envie, je me sens fantastiquement bien, et j’adore ce que je mange. Au cours de ce recalibrage en faveur des aliments crus, mes papilles ont beaucoup changé. J’ai en fait très envie de légumes verts maintenant. Je me sens un peu privé si je ne mange au moins 500 grammes de légumes verts par jour. Maintenant que j’ai atteint un calibrage correct, garder ce style de vie se fait relativement sans y penser. Mais pendant les premiers mois, j’ai dû investir beaucoup d’efforts et de concentration pour y parvenir.

Immersion et expérimentation

Pour apprendre de nouvelles compétences, je préfère traverser la phase du débutant aussi rapidement que possible, pour pouvoir commencer à profiter de bons résultats. Pour y parvenir, je vais souvent mettre en suspens d’autres aspects de ma vie, comme cela je peux vouer le plus clair de mon temps au développement de ma compétence dans ce nouveau domaine. Je ne le fais pas toujours, mais si la compétence en question est importante pour moi, je préfère la stratégie de l’immersion totale au fait de travailler dessus un petit peu chaque semaine.

Le danger qu’il y a à rester coincé en mode débutant trop longtemps est que votre motivation initiale peut s’essouffler, et que vous aurez besoin de plus d’autodiscipline pour continuer. Beaucoup de nouveaux blogueurs abandonnent au cours des premiers mois, bien avant d’obtenir le moindre résultat. Cela leur prend trop de temps de calibrer leurs compétences pour avoir le niveau requis pour réussir dans le blogging, donc ils ne dépassent jamais la phase du débutant. Au bout de quelques mois, ils ne sont toujours pas calibrés, donc ils continuent à faire toutes sortes d’erreurs qu’un blogueur correctement calibré remarquerait en quelques secondes. Par exemple, ils écrivent des articles ennuyeux que personne n’a envie de lire, ou ils écrivent des articles d’actualité qui seront obsolètes un an plus tard. Cela leur demande trop de discipline de continuer à avancer sans avoir de résultats probants, donc ils abandonnent. Puis ils recommencent ce processus dans un autre domaine. J’espère que maintenant vous vous rendez compte que c’est clairement une stratégie de perdant.

D’un autre côté, j’ai vu des blogueurs faire augmenter leur trafic très rapidement et gagner plus de 1000 dollars par mois quelques mois seulement après avoir commencé. Ils se sont lancés là-dedans avec tout leur cœur pour apprendre tout ce qu’ils pouvaient à propos du blogging, et ils ont envie d’avoir l’esprit ouvert et flexible. Ils ont appris ce qui fonctionnait pour eux et l’ont fait davantage. Ils ont compris que s’ils écrivaient un article, et que celui-ci ne générait aucune augmentation du trafic, alors peut-être qu’ils devraient écrire quelque chose de totalement différent au lieu de continuer à faire la même chose.

Un calibrage correct demande beaucoup d’expérimentation. Si vous n’obtenez pas de bons résultats, vous pouvez interpréter cela comme un résultat négatif, et changer quelque chose – changer n’importe quoi. Mais ne continuez pas à faire ce qui n’a pas fonctionné, en vous attendant à ce que ce soit simplement une question de temps avant que les choses produisent leur effet. Ce n’est vraiment pas une question de temps. Juste une question de compétence.

Quand vous vous immergez dans l’apprentissage d’une nouvelle compétence, ne vous concentrez pas sur le fait d’essayer d’obtenir des résultats avec cette compétence – du moins pas tout de suite. Concentrez-vous plutôt sur le fait de devenir bon dans cette compétence.

Par exemple, si vous apprenez à bloguer, concentrez-vous sur l’écriture d’articles dans plein de styles différents. Vous voulez vous calibrer pour devenir bon pour écrire des articles qui génèrent du référencement. Ne vous souciez pas du fait de gagner de l’argent avec votre blog. Ne vous souciez même pas du fait d’essayer d’atteindre un certain trafic sur votre blog. Vous pourrez vous concentrer là-dessus plus tard. Mais au début, efforcez-vous de trouver comment écrire au moins une fois sur deux des articles géniaux qui génèrent du référencement. Si vous n’arrivez pas à trouver comment faire ça, votre blog va sûrement couler. Mais si vous pouvez vous calibrer dans cette compétence, alors vous pouvez passer du développement de votre compétence à l’application de votre compétence. C’est là que vous pouvez commencer à vraiment générer du trafic et des revenus avec votre travail.

Un nouvel équilibre : le post-calibrage

Le truc amusant dans le calibrage est qu’une fois que vous avez atteint un certain stade, vous aurez tendance à vous débarrasser de toutes les astuces, tactiques et techniques que vous aurez apprises en route. Vous serez alors capable de garder un certain niveau de succès simplement en étant vous-même.

Cela arrive parce que les compétences que vous avez apprises se sont ancrées en vous. Vous n’avez plus à penser aux détails parce que votre subconscient s’en occupe pour vous. Appliquer votre compétence devient beaucoup plus facile quand vous atteignez ce stade.

Bloguer se fait globalement sans effort pour moi aujourd’hui. Je peux écrire un nouvel article détaillé avec très peu d’efforts. J’ai eu l’idée de cet article pendant que j’étais à la salle de sport ce matin. Je l’ai ébauché dans ma tête pendant que je prenais ma douche. Plus tard je me suis assis pour écrire, et les mots sont simplement venus. Cela m’a pris du temps d’écrire un article de cette longueur évidemment, mais le processus était facile et sans effort. La raison de cette facilité est que je me suis déjà calibré à la compétence « écriture d’articles ». Il y a beaucoup de détails qui entrent dans le processus d’écriture d’un article de cette longueur, mais je n’ai pas besoin de réfléchir consciemment à ce processus ou à me demander comment l’écrire. Tout est déjà intériorisé. Je peux simplement m’asseoir à mon bureau, les idées commencent à arriver, et mes doigts commencent automatiquement à taper. Je peux écrire un long article en une seule fois, même un article de cette longueur, et ce n’est pas un exploit pour moi.

Quand j’écris un nouvel article pour mon blog, je ne pense pas consciemment à tous ces détails dont d’autres blogueurs pro vous diraient qu’ils sont importants. Je blogue, c’est tout. Cela donne la sensation d’être une chose très simple à faire, loin d’être aussi compliquée que cela en a l’air. Mais la raison pour laquelle je peux faire cela simplement et quand même bien m’en sortir dans ce domaine est que j’ai traversé cette phase compliquée du débutant il y a des années. J’ai intégré ces techniques qui se sont avérées efficaces pour moi, ce qui fait qu’aujourd’hui je n’y pense même plus.

Mettre une compétence sur pilote automatique est l’avantage à long terme d’un bon calibrage. Une fois que vous atteignez ce calibrage, vous ne pouvez pas vraiment le perdre. Vous pourriez avoir besoin de recalibrer vos compétences de temps et temps pour vous adapter à des changements de situation, mais ce n’est pas aussi compliqué que de réussir le calibrage initial.

Si aujourd’hui vous m’enleviez mon blog et tous mes articles, et que je devais recommencer à zéro comme un blogueur anonyme, pensez-vous que je pourrais réitérer le succès que j’ai eu ? Je suis sûr que je pourrais le faire très rapidement parce que j’ai déjà calibré mes compétences de blogueur. Je connais systématiquement un succès rapide quand je peux me fier à un précédent calibrage, comme le fait d’apprendre à me battre dans un nouvel art martial ou de me trouver un groupe d’amis dans une nouvelle ville. Une des raisons pour laquelle j’ai eu rapidement du succès en tant que blogueur est que j’ai bénéficié de mon précédent calibrage de gestion d’une entreprise en ligne qui a été florissante pendant des années, donc j’ai pu adapter une bonne partie de cette compétence au médium du blogging. De la même manière, j’ai adapté mon calibrage de blogueur pour écrire un livre.

Quand vous vous calibrez, vous installez une nouvelle compétence. Vous pouvez ensuite utiliser cette compétence pour générer de bons résultats de façon systématique. C’est vraiment quelque chose de merveilleux. En post-calibrage, vous vous sentirez fondamentalement très confiant dans le domaine de cette compétence. Vous avez toutes les raisons de vous sentir confiant parce que vous êtes véritablement compétent. Je me sentirais à l’aise si je lançais une nouvelle entreprise en ligne. Je me sentirais à l’aise si je déménageais dans une nouvelle ville où je ne connais personne. Je me sentirais à l’aise si j’étudiais un nouvel art martial. Je me sentirais à l’aise si je devais faire une nouvelle conférence. Mais la première fois que j’ai fait ces choses, je ne m’étais pas encore calibré pour le succès. Le seul semblant de confiance que j’étais capable de rassembler à l’époque était du genre « fais semblant d’être bon jusqu’à l’être vraiment », ce qui est plus de la fanfaronnade que de la véritable confiance.

Calibrer est un verbe

Ne laissez pas la phase du débutant vous abattre. Tout le monde doit passer par là. Ayez un partenaire d’entraînement également débutant si nécessaire, mais tournez-vous vers cette peur du débutant et foncez droit dedans. La peur va rapidement disparaître. Ce n’est pas une catastrophe d’échouer et d’être rejeté. Cela fait partie de l’expérience du débutant. Acceptez-le. Vous deviendrez meilleur.

Pour calibrer vos compétences, vous devez passer à l’action. Vous ne pouvez pas simplement rester à la maison pour lire ou étudier le matériel nécessaire pour s’entraîner. Vous devez aller sur le terrain et faire du travail de terrain dans les conditions du réel.

Comme l’a dit Mike Tyson, « On a tous un plan… jusqu’à ce qu’on se fasse cogner. »

Je connais tellement de gens qui ont passé des mois à parler et à lire au sujet du lancement d’une entreprise en ligne. Ils n’ont toujours pas d’entreprise en ligne. Mais ils continuent à en parler et à le planifier, comme si c’était une forme de progrès fantomatique. Leur calibrage est encore à zéro. Ils pensent qu’ils sont proches de leur objectif. De mon point de vue, ils n’ont pas encore commencé. Ils ne font que procrastiner.

Ces gens feraient bien mieux d’arrêter de lire et de planifier, et de commencer à agir. Personne n’a obtenu sa ceinture noire en lisant tout ce qui existait sur les arts martiaux.

Quelle approche génèrerait les meilleurs résultats selon vous ? Lire pendant 30 jours au sujet d’un régime ? Ou tester ce régime pendant 30 jours ?

Qu’est-ce qui améliorerait le plus vos compétences sociales ? Regarder des vidéos de conseil pendant 30 jours ? Ou sortir tous les soirs pendant 30 jours et commencer des conversations avec des étrangers ?

Qu’est-ce qui génèrerait les meilleurs résultats en blogging ? Lire des blogs sur le blogging pendant 30 jours ? Ou lancer votre propre blog et poster vos premiers articles pendant 30 jours ?

Qu’est-ce qui génèrerait les meilleurs résultats physiques ? Lire des livres sur la musculation pendant 30 jours ? Ou aller à la salle de sport et faire 30 jours de musculation ?

Lire et étudier vous fournira des connaissances et des informations qui se poseront dans votre esprit. Cela semble être une bonne chose, mais vous n’aurez quand même aucun résultat à montrer après vos efforts. Vous n’êtes en fait pas plus proche de la réalisation de vos objectifs. Vous en êtes encore à la ligne de départ. Mais si vous vous lancez et faites du mieux que vous pouvez pour appliquer ce que vous savez pour le moment, même si vos connaissances sont encore pleines de trous, vous apprendrez rapidement ce qui fonctionne dans des conditions réelles, et vous vous adapterez. Vous pourriez faire un immense pas en avant dans votre calibrage. Vous génèrerez également des résultats réels qui pourraient vous bénéficier.

Levez votre nez des bouquins et allez sur le terrain. Prenez les coups comme ils arrivent, et apprenez grâce à eux. Développez vos compétences par la pratique réelle, pour pouvoir vraiment les appliquer pour obtenir des résultats. Ne lisez pas simplement au sujet de la vie. Vivez-la.

Lire et apprendre sont deux choses géniales, mais assurez-vous que vous utilisez bel et bien cela pour compléter votre expérience sur le terrain, et non pour la remplacer. Si vous lisez au sujet d’une compétence que vous voulez développer, mais que vous ne testez pas régulièrement cette compétence sur le terrain pour le moment, vous ne faites que procrastiner. Tout au fond vous le saviez déjà, non ? Je suis là pour vous le rappeler, pour que vous puissiez me haïr pour ça et m’aider à faire savoir aux autres à quel point je suis horrible. 😉

Crédits photo : © Sangoiri – Fotolia

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