Comment prendre des décisions intelligentes en moins de 60 secondes

Note : cet article est une traduction de l’article How to Make Smart Decisions in Less Than 60 Seconds de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Prendre des décisionsParfois nous sommes face à des décisions difficiles qui s’apparentent à des équations à une ou deux inconnues. Nous ne pouvons pas savoir à l’avance quelles seront les conséquences de chaque alternative. C’est particulièrement vrai pour les grosses décisions, comme quitter son boulot, commencer ou mettre fin à une relation, ou déménager.

Quand vous êtes face à une telle décision, que faites-vous ? Si vous ne pouvez pas connaître les conséquences, que pouvez-vous faire d’autre que de deviner du mieux possible ?

Généralement, ce que font les gens dans de telles situations est de se figer. Même quand vous n’aimez pas ce que vous avez, vous pourriez être inquiet que les alternatives soient pires. D’une certaine façon, chaque décision implique un choix entre le maintien d’un statu quo et le changement. Quand nous ne pouvons pas être sûrs qu’un changement améliorera les choses, par défaut nous restons plantés où nous sommes.

Laissez-moi vous donner une méthode très simple pour prendre ce genre de décisions. Dans la plupart des cas cela ne prend pas plus de 60 secondes d’évaluer un chemin en particulier.

Pour chaque alternative, vous réfléchissez, vous vous demandez « Est-ce que c’est vraiment moi ? »

Ce que vous vous demandez, c’est si chaque chemin est une représentation correcte de qui vous êtes vraiment. À quel point chaque option reflète-t-elle qui vous êtes vraiment ?

Les décisions sont des actes d’expression personnelle

Quand nous regardons les choix qui sont des voies plus correctes – en tant que moyen d’expression personnelle créative – certaines décisions deviennent bien plus faciles à prendre. Vous pourriez vous dire « Ce chemin ne va pas être facile, mais je sais que c’est la bonne voie à suivre parce que c’est qui je suis. » Ou vous pourriez en conclure « Peu importe à quel point j’essaye de défendre ce point de vue, je sais qu’au fond ce n’est pas qui je suis. Ce n’est simplement pas moi. »

Il est très important de séparer cette étape d’évaluation du fait de rassembler le courage d’agir à partir de ces connaissances. Ce n’est pas grave de reconnaître que vous en êtes à un point auquel vous ne voulez pas être, même quand vous n’avez pas la capacité de faire quoi que ce soit à ce propos pour l’instant. Le courage d’agir vient plus tard.

Voici certaines façons dont vous pouvez appliquer cette méthode :

  • Ce travail représente-t-il vraiment qui je suis ?
  • Cette entreprise représente-t-elle vraiment qui je suis ?
  • Être un employé (ou un entrepreneur/un investisseur/un propriétaire d’entreprise) représente-t-il vraiment qui je suis ?
  • Cette relation représente-t-elle vraiment qui je suis ?
  • Cette ville représente-t-elle vraiment qui je suis ?
  • Cette maison représente-t-elle vraiment qui je suis ?
  • Ce livre que je suis en train de lire représente-t-il vraiment qui je suis ?
  • Ce t-shirt/cette robe/cette cravate représente-t-elle vraiment qui je suis ?
  • Cet ami représente-t-il vraiment qui je suis ?
  • Ce loisir représente-t-il vraiment qui je suis ?
  • Cette voiture représente-t-elle vraiment qui je suis ?
  • Cette alimentation représente-t-elle vraiment qui je suis ?
  • Cette habitude représente-t-elle vraiment qui je suis ?
  • Cette croyance religieuse ou spirituelle représente-t-elle vraiment qui je suis ?
  • Ce niveau de forme physique représente-t-il vraiment qui je suis ?

Remarquez que vous pouvez appliquer « Cela représente-t-il vraiment qui je suis ? » à toutes les questions, grandes comme petites. C’est une chose que vous pouvez utiliser tous les jours, même quand vous décidez simplement quoi acheter quand vous faites vos courses.

Dites quelques syllabes

Si vous avez du mal à décider si une décision vous représente vraiment, décrivez simplement ses caractéristiques à haute voix. Ou, avec les mots des Trois Stooges : « Dites quelques syllabes. »

Par exemple, quand vous réfléchissez à un changement de carrière, décrivez la nouvelle carrière que vous envisagez. Est-ce sûr ou risqué ? Fade ou excitant ? Social ou solitaire ?

Ensuite, demandez-vous si ces mêmes adjectifs vous décriraient en tant que personne. Êtes-vous du genre sûr ou risqué ? Fade ou excitant ? Social ou solitaire ? Cette carrière vous représente-t-elle vraiment ?

Parfois cela peut être un peu idiot, mais je suis sûr que vous profiterez de perspectives intéressantes si vous vous moquez simplement de moi mais le faites quand même.

Si vous vous sentez courageux, faites de même pour vos relations proches. Cela vous apprendra beaucoup de choses sur les gens qui vous correspondent le mieux. Si vos relations actuelles vous semblent un peu fausses, ce processus vous montrera pourquoi. Vous pourrez voir à quel endroit votre personnalité et votre réalité actuelle sont en inadéquation.

Un exemple personnel – acheter un bureau

Il y a trois semaines, Erin et moi avons emménagé dans une nouvelle maison, et je voulais acheter un nouveau bureau pour chez moi. (Mon ancien bureau avait 14 ans et tellement usé que même les bonnes œuvres n’en ont pas voulu. J’ai choisi de l’utiliser pour m’entraîner aux arts martiaux jusqu’à ce qu’il soit devenu un tas de sciure.) Cette fois je voulais un bureau de super qualité qui me tiendrait longtemps au lieu des panneaux d’aggloméré vissés les uns aux autres que j’avais achetés 99$ à la fin de l’université.

J’ai fait une liste détaillée des critères désirés, pris des mesures de la place disponible, et je me suis fixé un budget limité. Je suis allé dans de nombreux magasins d’ameublement et j’ai cherché sur des sites web de fournitures de bureau, mais rien n’a vraiment retenu mon attention. J’ai commencé à penser que je devrais peut-être avoir un bureau fait-maison, mais cela semblait exagéré. J’ai commencé à être un peu frustré, et je n’ai pas eu de bureau pendant plusieurs jours. J’ai pensé « Cela devrait être un problème simple à résoudre, en particulier sans budget fixé. J’ai dû rendre le truc un peu plus difficile que nécessaire quelque part. »

Finalement, j’ai pris du recul et je me suis demandé s’il y avait un meilleur moyen de trouver le bon bureau. Je ne voulais pas m’engager pour une chose que je n’aimais pas, mais j’ai réalisé qu’au lieu d’essayer de trouver quelque chose qui répondrait à ma bien trop longue liste de critères, ce que je voulais vraiment était un bureau qui me conviendrait, quelque chose qui reflèterait le genre de personne que je suis.

Donc j’ai décidé de prendre cette décision en regardant chaque bureau-candidat et en me demandant  « Est-ce vraiment moi ? » Je suis retourné aux mêmes magasins, et cela a été une expérience incroyablement différente. J’ai cherché quelque chose qui me ressemblait sous la forme d’un bureau.

Oui, je sais que cela semble bizarre. En fait, je voulais trouver un bureau qui était un peu bizarre. S’il n’avait pas été un peu bizarre, il n’aurait pas été moi. Quand je voyais un bureau dont je pensais que tout le monde pourrait l’apprécier, je savais qu’il n’était pas pour moi.

Normalement je déteste le shopping, mais en fait j’ai apprécié l’expérience cette fois-ci. J’apprécierais probablement bien plus le shopping si je l’avais toujours fait de cette façon. Je regardais un bureau très orné et chic, et je me disais « Ce n’est pas ça. Je ne suis pas une personne d’ornements et de froufrous. » Je voyais un bureau lourd et solide que seul Superman pourrait soulever et je me disais « Celui-là est trop lourd. Je suis plus léger que ça. » Je voyais le bureau pas cher en aggloméré et je pensais « Non. Je suis plus durable et fort que ça. »

Cela ressemble un peu à l’histoire de Boucle d’Or et les trois Ours, non ?

J’ai fini par m’asseoir à un bureau inhabituel qui a attiré mon regard. C’était un mélange élégant de verre, de métal et de bois. J’ai eu une sensation quasiment familière quand je me suis assis, mais de façon très différente de la normale. Je n’étais pas très sûr de ce que j’allais en faire. Ce n’était clairement pas le coup de foudre, mais il y avait une attirance incontestable. Cela m’a rendu très curieux.

C’était un bureau que j’avais précédemment évité parce qu’à première vue je ne pouvais pas dire s’il répondait à mes critères. Cette fois quand je me suis demandé « Est-ce moi ? » la réponse qui m’est venue n’a pas été un oui immédiat. J’ai dû y réfléchir. Je me suis décrit le bureau. J’ai dit « Ce bureau est propre, efficace, organisé, transparent, gracieux, intelligent, créatif, et bien bâti. Certaines personnes adoreraient ce bureau, mais d’autres trouveraient qu’il leur hérisse le poil. Je ne suis pas sûr de l’aimer, mais il attire clairement mon attention. Je ne pourrais jamais m’ennuyer avec ce truc dans la pièce. »

J’ai rapidement réalisé que c’était le bon bureau pour moi parce que je me décrivais. L’ayant utilisé depuis maintenant plusieurs semaines, j’ai appris à vraiment l’adorer. Il est tellement moi. 😉

(Si vous êtes curieux de voir le bureau que j’ai fini par acheter, c’est le Stockton collection de The Sharper Image. J’ai aussi pris la bibliothèque assortie. C’était 600$ pour l’ensemble de 5 éléments que j’ai achetés, et cela les valait jusqu’au dernier centime. Et non, ce n’est pas un lien affilié. Cela serait trop bizarre de gagner de l’argent en me vendant sous forme de bureau.)

Voilà donc une décision qui était importante pour moi – je vais beaucoup me servir de mon bureau, donc cela vaut la peine d’en trouver un bon – mais c’était une prise de décision bien trop compliquée. Me demander « Est-ce moi ? » a supprimé la complexité et m’a permis de trouver mes vrais critères. Chaque bureau que j’ai envisagé m’a aidé à converger vers la solution finale.

Là encore, je réalise pleinement que cela doit paraître vraiment bizarre pour quelqu’un qui ne l’a jamais testé. Donc ne soyez pas quelqu’un qui ne l’a jamais testé. 🙂

Le renforcement positif

Quand vous prenez des décisions via la méthode du « Est-ce moi ? », vous utilisez une version idéalisée de vous-même comme comparatif. C’est votre meilleur moi. C’est qui vous êtes dans vos rêves et dans vos objectifs, qui vous voulez être.

Qu’arrive-t-il quand vous commencez à remplir votre vie de gens, d’endroits, et d’objets qui reflètent raisonnablement votre vrai moi ? Par osmose, vous commencerez à avoir vous-même de plus en plus de ces qualités. Le simple fait de m’asseoir derrière mon nouveau bureau me fait me sentir plus organisé, plus efficace et plus créatif. C’est un rappel constant du genre de personne que je m’efforce d’être. Même quand la réalité laisse un peu à désirer, je reviens toujours à ce renforcement positif quotidien. Je n’ai même pas besoin d’y penser. Pour en lire davantage sur ce sujet, voyez l’article Le renforcement environnemental de vos objectifs.

J’ai beaucoup utilisé cette méthode du « Est-ce moi ? » dernièrement. Je l’ai récemment enseignée à Erin, et elle m’a dit à quel point elle l’aimait aussi. Quand nous allons acheter des meubles, nous regardons un élément et nous disons « Est-ce vraiment nous ? » Jusqu’ici nous avons toujours semblé d’accord. C’est une super façon d’être sûr que nous sommes sur la même longueur d’ondes.

Regardez autour de vous. Qu’est-ce qui vous ressemble vraiment ? Qu’est-ce qui ne vous ressemble pas ? Que pouvez-vous faire pour changer ça ?

Crédits photo : © Warakorn – Fotolia

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