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Le développement personnel pour les gens intelligents

Vivre d’un chèque de paye à l’autre

Note : cet article est une traduction de l’article Living Paycheck to Paycheck de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Carrière et argentUn des pièges dans lesquels tombent les gens, en particulier pendant une crise économique, est celui de vivre d’un chèque de paye au suivant. Vous ne pouvez pas vous permettre de changer de travail ou de vous faire virer parce que vous gagnez tout juste assez pour vous en sortir.

Erin et moi étions dans cette situation il y a 10 ans environ. Nous finissions parfois le mois avec moins de 100$. Et c’était une grande amélioration par rapport à la situation qui avait précédé cette période. Au moins nous n’étions plus endettés.

Pour réduire nos dépenses, nous avons déménagé dans un appartement plus petit, sans avoir trop le choix – nous venions juste de nous faire expulser de notre précédent appartement après avoir manqué plusieurs loyers.

Malheureusement le nouvel appartement était dans une rue assez animée, et le bruit de la circulation nous empêchait parfois de dormir la nuit. Le pire était les moments où des gens s’arrêtaient sur le trottoir devant notre fenêtre à 1 heure du matin avec la radio à fond.

Techniquement, comme nous travaillons tous deux à notre compte, cela n’a pas été une situation de vie d’un chèque à l’autre, mais cela a eu le même effet. Nous travaillions tous deux très dur. Nous ne gagnions simplement pas assez d’argent, juste assez pour couvrir nos dépenses basiques mais pas assez pour avoir un matelas de sécurité.

Je me souviens que j’étais un peu stressé pendant cette période. Si quelque chose de mauvais arrivait, comme la voiture qui tombe en panne et qui doit être réparée, nous étions en très mauvaise posture.

Nous avons fini par sortir de cette situation et par la laisser derrière nous, pas tellement en agissant différemment mais en passant à un état d’esprit différent.

Voici quelques suggestions basées sur ce que nous avons appris à l’époque, à l’usage de ceux qui se débattent avec le même genre de problèmes financiers.

Assumer la responsabilité

La première étape est d’assumer la complète responsabilité de votre situation financière actuelle. Peu importe que quelqu’un vous ait joué un mauvais tour, qu’un acte de Dieu vous ait fait arriver ici, ou que vous ayez eu une éducation exécrable qui vous désavantageait. Évidemment que ces facteurs pourraient jouer sur la situation dans laquelle vous vous trouvez, mais cela ne vous aidera pas de vous lamenter là-dessus.

Je me suis fait avoir lors d’accords professionnels assez mauvais, mais tant que je me concentrais sur ces problèmes passés, je ne pouvais pas aller de l’avant. J’ai dû me débarrasser de tout cela et commencer par pardonner tout et tout le monde.

Vous devez assumer 100% de la responsabilité de votre vie financière. Pas 85% ou même 99%. Si vous voulez améliorer votre situation, vous devez porter le fardeau complet de vos problèmes sur vos épaules. Avant toute autre chose, vous devez vous tenir responsable.

Même si vous partagez vos finances avec quelqu’un d’autre, vous devez quand même assumer 100% de la responsabilité de votre situation. Il n’y a pas de partage à 50-50.

La responsabilité est atomique. Elle est indivisible. Vous pouvez la multiplier, mais vous ne pouvez pas la couper en morceaux. Soit vous l’avez, soit vous ne l’avez pas.

Pensez à cela pendant un moment. Si vous mettez une fraction de la responsabilité de votre situation sur le dos de quelqu’un d’autre, vous ne la mettez pas sur vous-même. Cela travaille contre vous par la suite quand vous vous en servez comme excuse pour vous relâcher dans un moment de faiblesse. Si vous essayez de faire reposer la responsabilité de votre situation sur n’importe qui d’autre, vous êtes irresponsable. C’est tout ou rien.

Je ne peux qu’insister fortement sur ce point. Je sais que l’idée d’assumer cette responsabilité pourrait sembler un peu cliché de prime abord mais, sérieusement, c’est là que la plupart des gens se plantent. Ils assument 80% de leur responsabilité et se disent que cela suffit. Cela ne suffit pas, loin s’en faut. Gardez à l’esprit dès à présent que 80% = 0% quand on parle de responsabilité. Vous ne pouvez pas vous laisser enrager et en vouloir au monde, à l’économie, aux échecs de votre conjoint(e), ou à tout autre facteur pour votre incapacité à obtenir de meilleurs résultats.

La responsabilité ne consiste pas à vous blâmer ou à regarder le passé. Cela consiste à prendre le contrôle de votre situation. À réaliser que vous avez toujours cette capacité de répondre de vos actes, et de répondre tout court – la capacité de choisir votre réponse. Cela consiste à accepter la vérité selon laquelle si quelque chose change un jour, vous devrez être la force qui provoquera ce changement.

Sans une responsabilité à 100%, vous êtes simplement impuissant. Si vous voulez que les choses changent, vous devez accepter totalement et complètement votre pouvoir. Et vous ne pouvez pas le faire si vous continuez à nier ne serait-ce qu’une partie de votre responsabilité.

Je ne suggère pas que vous pouvez contrôler tout ce qui arrive. Je dis simplement que vous avez toujours la capacité de répondre. Parfois vos réponses pourraient être limitées ou inefficaces, mais vous avez toujours le pouvoir de répondre à n’importe quel moment.

Je me fiche que vous soyez une femme au foyer qui s’appuie à 100% sur son mari pour tous les revenus de votre foyer. Si vous voulez changer votre situation financière, alors la responsabilité de faire en sorte que cela arrive est 100% de votre côté, pas de celui de votre mari. Vous n’êtes pas une personne faible et impuissante. Vous êtes quelqu’un de créatif. Ne rejetez jamais la faute sur la personne avec laquelle vous vivez en lui reprochant de ne pas faire le travail qu’il faut pour que vous ayez la situation financière dont vous rêvez. Si vous n’aimez pas la situation dans laquelle vous vous trouvez, alors c’est à vous de la changer. Cela pourrait demander d’influencer votre mari/femme pour qu’il/elle procède à des changements, ou cela pourrait demander de générer des revenus de votre côté. Dans tous les cas, c’est votre volonté qui doit nourrir ce changement.

Mettez-vous en condition d’accepter le fait que, si votre situation doit changer, alors cela dépend de vous, ou alors cela n’arrivera pas.

Réduisez les dépenses, mais n’en faites pas trop

Les gens qui se retrouvent en position délicate financièrement se concentrent souvent sur le fait d’essayer de réduire leurs dépenses. Cela n’a de sens que jusqu’à un certain point. J’ai vu beaucoup de gens en faire trop dans cette direction, ce qui est une stratégie totalement inepte.

Si vous vivez au-dessus de vos moyens, vous pourriez tirer avantage d’une ou deux phases de réduction de vos dépenses. Allez-y et débarrassez-vous de tout le superflu. Peut-être que vous n’avez pas besoin de vêtements de marque ou de la télé par câble. Une chose que j’ai faite a été de supprimer tous mes abonnements à des magazines, et j’ai aussi commencé à chercher du matériel de développement personnel (livres, programmes audio, dvd) à la bibliothèque du coin au lieu de les acheter. C’étaient des économies raisonnables à l’époque.

Les économies déraisonnables sont celles que vous faites quand vous commencez à réduire votre qualité de vie, vous piégeant ainsi dans un état d’esprit de manque. Si vous désirez réellement avoir un style de vie minimaliste, c’est très bien, mais ne vous leurrez pas en prétendant que le minimalisme est votre choix si ce n’est pas ce que vous voulez. Si vous préfèreriez avoir un style de vie plus abondant, soyez honnête et admettez-le. Ne faites jamais semblant de vouloir quelque chose simplement parce que vous pensez que vous ne pouvez pas avoir ce que vous voulez vraiment.

Comment faire la différence entre des économies raisonnables et des économies déraisonnables ? Les économies raisonnables vous font vous sentir bien. Ahhhh, c’est bon de savoir que je n’aurai plus ces tas de magazines et de journaux empilés. Les économies déraisonnables vous font vous sentir mal. Certaines personnes disent que vivre sans voiture est libérateur, mais je déteste vraiment prendre le bus simplement pour aller faire mes courses.

Je connais des gens qui vont passer deux heures à faire une habitude différente de la leur simplement pour économisez 5€. C’est stupide. Vous pourriez certainement gagner plus de 2,50€ de l’heure en faisant la manche dans une rue piétonne. Ne perdez pas votre temps à économisez quelques misérables euros. Si vous commencez à faire des choses qui payent moins que le salaire minimum (en termes d’argent que vous économiserez rapporté au temps que vous investissez pour ça) ou si vous diminuez le budget nourriture au point de ne pouvoir vous offrir que du riz et des pâtes, vous allez trop loin.

Supprimez des dépenses pour vous permettre de respirer quand c’est possible, mais ne vous embarquez pas dans une misère à long terme pour supprimer de votre vie ces choses qui vous rendent plus efficaces, comme vos ustensiles de cuisine, votre véhicule, et une alimentation saine.

Notez que les dépenses sont des éléments récurrents. Quand vous supprimez les dépenses, vous introduisez des économies à long terme. Cela ne signifie pas que vous devez vendre vos actifs pour gagner de l’argent en plus. Vendre vos actifs ne va pas réduire vos dépenses, à moins que vous vendiez par exemple votre console de jeu pour mettre fin à votre habitude d’acheter de nouveaux jeux vidéo. C’est bien si vous voulez câliner eBay pour gagner de l’argent en plus en vous débarrassant de trucs dont vous n’avez plus besoin – Erin et moi avons fait quelques marchés aux puces nous-mêmes – mais gagner de l’argent en plus ne va pas nécessairement aider votre situation financière au quotidien. Débarrassez-vous du superflu, mais gardez les trucs que vous utilisez toujours.

Ne passez pas trop de temps à vous tracasser pour vos dépenses. Cela n’en vaut pas la peine. Certaines personnes deviennent vraiment dingues pour ça. Ils achètent les trucs les moins chers qu’ils peuvent trouver, et rien ne dure longtemps. Acheter le moins cher finit souvent par être plus cher sur le long terme.

Vous allez vous heurter à une barrière compliquée côté dépenses parce que le mieux que vous puissiez faire est de faire descendre vos dépenses à zéro, et pour la plupart des gens c’est totalement irréaliste et cela serait source de sérieuses privations. Pensez à tout ce que vous pouvez économiser de façon réaliste. C’est inutile de vous tracasser en imaginant combien vous pourriez gagner de l’heure en tenant un stand de gâteaux ou de limonade.

C’est bien plus simple sur le long terme d’augmenter vos revenus que de réduire vos dépenses à zéro. Vous n’avez pas de barrière côté revenus. Pour toute chose pratique, le ciel est la seule limite.

Réduisez raisonnablement vos dépenses, mais n’en devenez pas dingue. Si vous voulez que les choses s’améliorent, vous devez vouer la majeure partie de votre temps et de votre énergie côté revenus.

Décidez que vous méritez mieux

Les gens gagnent fondamentalement ce qu’ils pensent mériter gagner. La principale raison pour laquelle vous ne gagnez pas plus est que vous savez que vous ne le méritez pas.

C’est une chose difficile à accepter. Il y a des chances que votre ego aime très peu cette idée. Vous pourriez déjà trouver des arguments pour expliquer pourquoi ce n’est pas vrai. Respirez profondément, et laissez-les de côté pour le moment.

Prenez le salaire à 4 chiffres que vous touchez actuellement. Multipliez-le par 10. Puis imaginez-vous gagner autant dès maintenant. Il y a des chances que cela ne soit pas confortable ; peut-être un peu effrayant, stressant, improbable, compliqué, trop excitant, ou simplement trop « dingue » pour que vous acceptiez que cela puisse être réel. Et c’est précisément la raison pour laquelle vous ne gagnez pas cette somme. Vous accordez à ce nombre une bien trop grande importance.

Les gens qui gagnent 10 fois plus que vous ne voient pas ce nombre de la même façon que vous. Cela leur semble simplement normal et naturel. Cela n’a rien d’extraordinaire. Une raison pour laquelle vous n’y êtes pas encore est que pour vous c’est toute une affaire. Si vous voulez y arriver un jour, vous devez atteindre le stade mental où ce niveau de revenu n’est plus un truc dingue. Ce n’est pas grave que cela vous enthousiasme légèrement, mais cela ne devrait pas vous paraître incroyable au point de ne pas pouvoir accepter que cela soit réel.

Quand j’ai rencontré Erin il y a 15 ans, elle gagnait 9$ de l’heure en faisant un travail de secrétariat – dossier, dactylo, des trucs comme ça. C’était ce qu’elle pensait mériter gagner. Cela lui semblait normal et raisonnable. Aujourd’hui elle gagne près de 100 fois plus. Elle gagne maintenant en une heure ce qu’elle gagnait à l’époque en 3 semaines. Et oui, ses clients payent vraiment autant pour la consulter et ils sont heureux de le faire.

Il est intéressant de voir la façon dont les gens réagissent au taux horaire d’Erin. Certains voient cela et lui écrivent « J’étais intéressé par le fait de commander une de vos lectures intuitives, mais quand j’ai regardé vos prix, j’ai pensé ‘Ouaouh ! Impossible de m’offrir ça !’ » Ces gens ne correspondent pas au service qu’offre Erin ; ils ne peuvent pas se l’offrir. Ils ne peuvent même pas imaginer qu’Erin puisse faire payer autant.

Mais il y a aussi les clients actuels d’Erin. Ces gens vont simplement sur son formulaire de réservation et commandent une lecture, sans se plaindre ou essayer d’obtenir une réduction de prix. Pour eux, ce n’est pas un truc dingue. Il se peut qu’ils aient consulté d’autres psychiques par le passé et qu’ils aient obtenu de supers résultats. Ils sont peut-être habitués à ce genre de prix de consultation. Pour les clients qu’elle sert actuellement, les prix d’Erin sont normaux et raisonnables.

Pour qu’Erin finisse par avoir des prix aussi élevés, elle a du traverser un processus mental consistant à s’accorder la permission de gagner autant. Une chose qui l’a aidée a été de réaliser que d’autres psychiques renommés dans son domaine gagnaient des sommes de cet ordre. Elle les a observés et a appris d’eux, et elle a rapidement réalisé qu’elle était au moins aussi bonne qu’ils l’étaient pour faire certains types de lectures. Mais avant de traverser ce processus mental, cela la terrifiait de faire payer quoi que ce soit pour une lecture. Elle a eu du mal à trouver l’espace mental nécessaire pour se donner l’autorisation de recevoir un certain niveau de compensation en échange de la valeur qu’elle fournissait.

Je n’appellerais pas cela un processus de justification du fait que vous gagniez plus. C’est plus proche du fait de vous en donner la permission. Vous n’essayez pas de vous vendre l’idée. Vous décidez simplement que vous voulez gagner plus, et vous trouvez un moyen d’accepter que cela ne soit pas un problème si cela arrive.

Quand vous montez vos prix, vous pourriez vous sortir d’un certain marché, mais vos prix vous feront entrer dans un autre marché. Par exemple, les clients d’Erin ne veulent pas d’une lecture psychique à 15$. Ils n’auraient pas confiance en quelqu’un qui ne ferait payer que 15$ ; ils penseraient que cette personne n’est pas assez douée. Ils veulent une lecture psychique fiable et précise en laquelle ils peuvent avoir confiance. Les prix d’Erin montrent que son travail est pré-approuvé par le marché. Par conséquent, une lecture auprès d’elle est bien moins risquée. De même, comme Erin attire des clients qui ont de plus forts revenus que quand elle a commencé, elle a maintenant plus d’effet de levier pour bien travailler. Si elle peut aider un entrepreneur a succès à clarifier le but de sa vie, cela a fondamentalement un impact plus grand que d’aider un étudiant à décider où aller pour ses vacances d’été. Le truc est que vous ne devriez pas avoir la sensation qu’en augmentant vos prix vous fournissez un service moindre. Il y a plus de chances que l’inverse soit vrai.

Parfois le processus que vous traversez pour vous donner cette permission sera assez élaboré. Cela peut provoquer beaucoup de changements dans votre vie par effet de dominos. Vous pourriez avoir la sensation que vous devez agir sur certains points simplement pour atteindre le stade où vous sentez que vous méritez d’être payé plus.

Quand je voulais passer d’un salaire à quatre chiffres par mois à un salaire à cinq chiffres, j’ai essayé de m’imaginer comme un type qui gagne un salaire à cinq chiffres par mois. Cela remonte à l’époque où je gérais mon entreprise de jeux vidéo. Le problème était que je n’avais pas la sensation de fournir un service à la valeur suffisante pour mériter ce niveau de revenus. Je ne pouvais me donner cette permission qu’en étant d’accord pour augmenter mon niveau de service. Donc j’ai trouvé un moyen de créer plus de jeux dans une période de temps plus courte, et peu après j’ai atteint mon objectif. Il est important de comprendre que ce processus a commencé avec le fait de me donner la permission de gagner autant. Je me suis dit que c’était ok, et ce n’est qu’après cela que je me suis autorisé à faire les changements nécessaires pour le manifester dans ma vie.

Penser que nous ne méritons pas plus que ce que nous recevons est un blocage très commun. C’est tellement commun que nous ne le remarquons même pas la plupart du temps. Nous pensons simplement que c’est normal de gagner ce que nous gagnons actuellement. Mais ce n’est que notre façon de voir les choses qui fait que cela paraît normal. Quelqu’un d’autre considèrerait que votre salaire actuel est une somme pathétique pour le travail que vous faites. Pouvez-vous accepter que vous êtes affreusement sous-payé actuellement ?

Un ami conférencier a été payé 75$ pour son premier discours professionnel payé. Quand on lui a demandé ses prix, c’est le prix qu’il a donné. Il pensait que c’était beaucoup pour une heure de travail sur scène. Il a appris peu après que les conférenciers professionnels gagnaient bien plus que cela, et il a découvert qu’il aurait pu demander 1000$ pour ce discours, et que cela aurait convenu aux gens qui l’avaient engagé parce que leur budget était encore plus haut. La dernière fois que j’ai vérifié, ses prix avoisinaient les 7500$ par discours. Mais chaque fois qu’il a augmenté ses prix, quand quelqu’un lui demandait combien il prenait, il était dur pour lui de le dire sans s’étrangler.

Erin a le même problème avec l’augmentation de ses prix. Elle ne veut jamais les augmenter ; c’est toujours moi qui la pousse à le faire. (Donc oui, je suis la personne à blâmer si vous ne pouvez plus vous offrir ses services.) Elle est trop investie dans cette situation pour réaliser à quel point elle est douée et la quantité de valeur qu’elle fournit. Chaque fois que je lui suggère d’augmenter ses prix, elle commence par paniquer. Elle dit quelque chose comme « Mais personne ne pourra s’offrir mes services. Comment est-ce qu’on peut faire payer autant ? » Nous avons traversé cela une demi-douzaine de fois, et elle a toujours la même réaction. Si elle n’augmentait jamais ses prix, elle aurait probablement une liste d’attente de cinq ans maintenant. Ou elle aurait dû totalement arrêter de proposer des lectures psychiques individuelles comme l’ont fait beaucoup d’autres.

Le truc ici est que cela peut-être utile de demander un deuxième avis. Sortez avec des gens qui pensent que vous méritez plus, et découvrez pourquoi ils pensent cela. J’ai eu la chance d’avoir des amis dans ma vie qui m’ont montré ce que je devrais gagner et pourquoi j’étais sacrément sous-payé. Cela m’a aidé à faire augmenter mes prix à de nombreuses reprises.

Quand j’ai commencé à travailler comme programmeur de jeux sous contrat, je ne faisais payer que 10$ de l’heure. J’étais encore à l’université à cette époque, donc dans mon esprit je n’étais « qu’un étudiant » et je ne méritais pas d’être plus proche d’une grosse paye. Mais il s’est avéré que je faisais un très bon travail. Heureusement, l’entreprise pour laquelle je travaillais a unilatéralement décidé de doubler mes revenus, et en plus des royalties que je touchais, j’ai fini par gagner quasiment 50$. Vous savez que vous faites trop peu payer en tant que contractuel quand votre client vous propose de doubler votre salaire pour vous ; peut-être parce qu’ils ne supportaient simplement pas de payer si peu pour un travail de qualité.

D’un autre côté, quand je me suis lancé en tant que conférencier professionnel, je gagnais plusieurs milliers de dollars pour mes premiers discours payés. Je n’avais pas besoin de commencer à l’échelon inférieur du « salaire sage » parce que je m’étais déjà donné la permission de gagner autant. Ce n’était pas un truc dingue pour moi ; je m’étais autorisé à voir cela comme étant normal. En fait, c’était même un peu insuffisant par rapport à ce que je gagnais déjà en bloguant.

Les meilleurs conférenciers sont facilement payés 20 000$ pour leur participation. Multipliez cela par 10 si vous êtes un ancien président, ou par 15 si vous êtes Bill Cosby. Pensez-vous vraiment que c’est un truc de dingue pour Bill Cosby de gagner une somme à six chiffres pour une seule conférence ? Pensez-vous qu’il est effrayé par la quantité d’argent qu’il gagne ? Bien sûr que non. Vous et moi pourrions être effrayés de gagner autant, mais pour lui c’est la routine.

Il se trouve que je pense que c’est très amusant d’augmenter petit à petit ma vibration financière. J’aime monter d’un niveau, m’y installer pendant un moment et le vivre pleinement, puis faire en sorte de monter d’un nouveau niveau. Je ne regrette pas l’époque où je pouvais à peine me payer un fast-food. Même à l’époque je considérais ma vie financière comme une aventure exigeante. Quand Erin et moi avons emménagé ensemble pour la première fois, une dépense luxueuse était de louer un film à 99 centimes… Et peut-être une petite pizza pour deux pas chère. Nous rejetions l’idée que quelqu’un puisse payer 4$ pour louer un dvd. Aujourd’hui, une dépense de luxe serait de se payer un voyage amusant, un spectacle sur le Las Vegas Strip, ou une journée de relaxation au spa. Quelque part sur le chemin qui nous attend, il se peut que nous augmentions encore cela. Chaque niveau est amusant à vivre.

À ce stade, votre attitude pourrait être quelque chose comme « Ouais, ouais… me donner la permission. N’importe quoi. Ok, je me donne la permission de gagner plus. La suite. » Si c’est le seul effort que vous allez faire pour monter d’un niveau, vous pouvez arrêter de lire maintenant et abandonner. Si vous passez cette étape correctement, cela peut prendre sérieusement plusieurs semaines. Cela prend du temps de travailler sur vos blocages financiers et de vous donner la pleine permission de monter d’un cran sans vous accrocher à des excuses qui vous ralentiraient.

Je recommande de tenir un journal pour travailler sur ce processus. Commencez par lister les raisons pour lesquelles vous croyez ne pas gagner la somme d’argent que vous aimeriez. Couchez toutes ces excuses sur papier. Demandez-vous ce qu’il faudrait faire pour vous débarrasser de ces croyances limitatives. Sont-elles vraies ? Est-ce que d’autres gagnent plus que vous en ayant les mêmes blocages ? Transformez-vous des défis mineurs en excuses majeures ? Demandez-vous si vous êtes prêt à vivre un nouveau niveau d’abondance financière. Faites tout ce que vous avez besoin de faire pour vous mettre dans l’état d’esprit nécessaire pour être prêt. Si vous travaillez mentalement sur cela, cela vous aidera à être prêt émotionnellement.

Finalement, vous donner cette permission n’est rien d’autre qu’un choix à faire. Vous n’avez en réalité pas besoin de satisfaire à des tonnes de prérequis pour passer à un nouveau niveau financier. Mais si vous avez déjà validé mentalement ces prérequis, alors vous allez devoir travailler sur ces prérequis d’une façon ou d’une autre. Parfois il est plus facile de satisfaire à des croyances que vous avez déjà installées que de les déraciner et de les remplacer. Libre à vous de décider quelles croyances vous aident à devenir une meilleure personne, et lesquelles se dressent simplement en travers de votre route et vous ralentissent.

Débarrassez-vous du poids mort social

Vous avez probablement dans votre vie des gens qui avec le temps se sont attachés à votre statu quo financier. Cela ne signifie pas qu’ils sont dépendants de vous financièrement. Cela signifie simplement qu’ils se sont habitués à vous tel que vous êtes en ce moment ; et qu’ils ne seraient pas à l’aise si vous veniez à faire de grands changements.

Si vous boostez vos finances, les autres gens dans votre vie pourraient avoir la sensation d’être à la traîne. Préparez-vous à cela. Cela arrive.

Pouvez-vous identifier quelqu’un dans votre vie actuellement qui aurait un problème si vous doubliez ou tripliez vos revenus ? Si c’est le cas, vous feriez mieux de gérer cela en amont. Soit en parlant directement à cette personne, soit en faisant en sorte que vos routes se séparent. Autrement cette personne pourrait essayer (peut-être par inadvertance) de saboter votre évolution financière, souvent en faisant des commentaires négatifs qui vous feront vous sentir mal de gagner plus d’argent.

Je vous assure qu’il y a plein de gens de l’autre côté qui seront heureux et enthousiastes de voir vos finances s’améliorer. C’est particulièrement vrai parmi les entrepreneurs, mais cela dépend vraiment du domaine dans lequel vous êtes. J’ai quelques amis qui m’encouragent beaucoup quand je parle d’augmenter mes revenus, mais j’en ai d’autres qui se sentiraient menacés ou intimidés. La différence n’a pas grand-chose à voir avec la somme d’argent que gagnent ces gens, cela concerne leur attitude vis-à-vis de l’augmentation des finances dans leur propre vie. Ceux qui vous encouragent ont invariablement de bonnes perspectives financières dans le futur. Ceux qui vous découragent ne sont pas satisfaits de leur propre situation financière.

Une des meilleures choses que vous puissiez faire est de vous faire des amis qui ont de bonnes perspectives financières. Peu importe combien ils gagnent pour le moment. Cela pourrait être 10 fois moins ou plus que vous. Cherchez des gens qui assument à 100% la responsabilité de leurs finances – des gens qui ne reprochent pas leurs échecs aux autres. Ces gens-là sont de bons amis à long terme parce qu’ils ne vont pas s’effaroucher chaque fois que vous augmentez vos revenus.

Là encore, les entrepreneurs sont généralement un bon pari. Les commerciaux payés à la commission sont également un bon choix. Et les investisseurs (de toute sorte) le sont aussi. Les employés à long terme (au contrat ou à l’heure) n’ont généralement pas le même niveau d’enthousiasme financier que ces autres groupes, loin s’en faut. C’est la raison pour laquelle ils sont d’accord pour échanger leur temps contre de l’argent et pour offrir la majeure partie des résultats qu’ils génèrent à quelqu’un d’autre, comme à un entrepreneur, un commercial, ou un investisseur. Les employés sont clairement généreux, mais généralement bêtes à manger du foin quant à leur vie financière. 🙂

Augmentez votre service

L’argent est un moyen d’échange de valeur. Si vous voulez plus d’argent, vous pouvez créer plus de valeur et/ou fournir votre valeur à plus de gens.

Un des meilleurs moyens d’améliorer votre service est de le mettre sous une forme permanente. De cette façon, vous pouvez fournir de la valeur même quand vous n’êtes pas physiquement présent.

Par exemple, si vous récitez un poème à un groupe de 20 personnes, vous pourriez fournir de la valeur à ces 20 personnes. Mais c’est un évènement unique dans le temps. Chaque jour vous recommencez de zéro. C’est l’approche qu’utilisent la plupart des employés. Ils ne créent rien dont ils sont propriétaires. À la place, ils échangent purement et simplement leur temps contre de l’argent, et quelqu’un d’autre finit par posséder ce qu’ils ont aidé à créer – et cette personne empoche ainsi tous les bénéfices à long terme de cette propriété. Là encore, c’est très généreux de la part des employés, mais très imprudent si vous souhaitez aller de l’avant financièrement.

Historiquement parlant, les gens riches ont fait un super travail pour convaincre les masses qu’avoir un emploi est la bonne façon de s’y prendre. Mais ce n’est rien d’autre que du lavage de cerveau. Si vous avez un emploi, vous ne pouvez pas vous plaindre que les riches deviennent plus riches parce que vous les aidez à le faire. Vous faites tout le travail de création et de gestion de systèmes qu’un autre possède et contrôle. Comment est-ce que cela peut vous aider à long terme ? Tout ce que vous faites, c’est de vous occuper de la plantation de votre maître. Si vous n’avez pas envie d’aller travailler tous les jours et que vous avez du mal à vous motiver, peut-être que devriez arrêter d’être bénévole pour un travail d’esclave.

Chaque fois que je fais ce genre de commentaire, quelqu’un dit « Mais nous devons avoir des emplois et des employés ! Autrement qui ramasserait les poubelles ? » Cela revient à dire « Mais nous avons besoin d’esclaves ! Autrement qui cueillerait le tabac ? » Est-ce une raison suffisante pour servir comme esclave ? Nous pourrions peut-être trouver de meilleures solutions si les gens arrêtaient de se plier à l’esclavage. Nous n’avons peut-être pas besoin de générer tant de déchets (et de tabac) dans un premier temps. Personnellement j’échangerais plus volontiers de la valeur avec des gens libres qu’avec des employés/esclaves.

Pour en revenir à l’exemple du poète, envisagez maintenant que le poète mette son poème par écrit et qu’il le publie, sur un site par exemple. Maintenant, le poème peut fournir de la valeur même en l’absence du poète. Le poème peut profiter à des milliers de personnes et non simplement aux 20 personnes d’origine. C’est la façon dont réfléchit un entrepreneur intelligent. Au lieu d’échanger son temps contre de l’argent, l’idée est d’investir votre temps dans la création d’une chose qui fournira une valeur continue, même quand vous n’êtes pas physiquement présent.

Si vous pouvez produire une valeur massive, vous pouvez générer des revenus passifs. Par exemple, le poète pourrait vendre une série de poèmes, vendre une licence à une grande compagnie de cartes postales en échange de royalties, ou mettre en place un service d’abonnement « poème du jour » et vendre des espaces de publicité.

Si vous êtes actuellement un employé, le mot « entrepreneur » peut sembler compliqué et effrayant. Mais ce n’est pas vraiment un truc dingue de générer des revenus en travaillant à son compte si vous vous en donnez l’autorisation. Même les lycéens génèrent des revenus de cette façon.

Je vous recommande de ne pas commencer par penser en termes de revenus passifs. Ce serait mettre la charrue avant les bœufs. Concentrez-vous d’abord sur le fait de créer et de fournir de la valeur. Créez quelque chose, mettez-le sous forme permanente, et faites en sorte que les gens l’aient entre les mains. Commencez petit. Écrivez un article. Écrivez une recette. Composez une chanson. Puis partagez cela aussi largement que possible. Puis recommencez, encore et encore.

J’ai commencé à comprendre les bienfaits des revenus passifs quand j’étais au lycée. Pendant mes deux dernières années, j’ai commencé à écrire des programmes informatiques en BASIC et en Turbo Pascal pour explorer ce que j’apprenais en cours de maths – probabilités, division synthétique, graphiques à coordonnées polaires, etc. J’ai également écrit des programmes pour les calculatrices programmables Casio FX-7000G et FX-8000G, que beaucoup d’étudiants possédaient à l’époque. La plupart étaient des programmes très courts, comptant généralement moins de 20 lignes de code. (Il se trouve que j’ai encore ma FX-8000G aujourd’hui et que de temps en temps j’écris de petits programmes dessus. Même 20 ans après, cela fonctionne toujours super bien. Un des meilleurs produits jamais faits par Casio.)

Pour aider les autres étudiants avec leurs cours de maths, j’ai commencé à faire des copies de ces programmes et à les distribuer en cours de maths. Puis j’ai remarqué que des gens en dehors des cours de maths en avaient des copies. J’ai écrit quelques jeux simples et je les ai également partagés. Finalement un de mes programmes a été publié dans le journal de l’école.

Comment est-ce que cela m’a aidé ? Eh bien, cela m’a donné bonne réputation dans l’école, à la fois parmi les étudiants et les professeurs. J’étais dans un lycée jésuite où l’aptitude académique était très respectée. Quand est venu le moment de chercher des lettres de recommandation pour mes inscriptions à l’université, je n’ai eu aucun mal. Je sortais du lot parce que j’avais fait quelque chose qui allait beaucoup plus loin que ce que la plupart des autres étudiants avaient fait. Par conséquent, j’ai reçu des lettres d’acceptation d’universités compétitives, comme l’Université de Los Angeles, UC Berkeley, Carnegie Mellon et Cal Tech. Mais en vérité j’avais écrit ces programmes simplement parce que j’aimais les créer et les partager, pas parce que j’essayais d’en tirer quelque chose. Concentrez-vous sur le fait de donner, et le fait de recevoir arrivera tout seul.

Si vous luttez actuellement avec vos finances, je sais que vous allez être tenté de vous concentrer en premier lieu sur l’aspect monétaire, mais je vous implore de ne pas faire ça. Concentrez votre attention sur la création et le partage. Vous devez donner avant de recevoir.

Partagez une chose que vous aimez créer. Mettez-le sur un média tangible, et faites-le passer autour de vous.

Je connais beaucoup d’entreprises informatiques à succès qui se sont lancées parce qu’un type a écrit un programme cool et l’a partagé avec ses amis. Puis ses amis l’ont partagé avec d’autres. Rapidement, il a commencé à recevoir des demandes d’aide de la part de complets inconnus et il a dû commencer à faire payer pour avoir son programme. C’est fondamentalement la façon dont sont nés les sharewares. Distribuez quelque chose gratuitement, et voyez jusqu’où ça va. Si les gens l’aiment, ils le partageront.

Des gens ont ouvert des restaurants de la même manière. Ils ont commencé à partager leurs recettes avec des amis, et finalement on les a encouragés à ouvrir un restaurant et à partager leur nourriture avec plus de gens.

C’est vraiment aussi simple que ça. Il est inutile de compliquer les choses à outrance.

J’aime écrire des articles, donc c’est une chose que je choisis de partager. Quand j’ai lancé ce site web il y a quelques années, je n’ai gagné que 167$ pendant les six premiers mois. Pourquoi ? J’étais concentré sur la création de valeur, pas sur le fait de gagner de l’argent. Finalement les gens ont commencé à me donner toutes sortes d’idées pour monétiser mon travail. J’ai également un stade où je pouvais transformer cela en entreprise viable parce que cela prenait plus de temps et d’énergie et que cela devenait de plus en plus populaire. 18 mois plus tard, le site rapportait plus de 40 000 $ par mois. Donc une fois encore, ne vous souciez pas du côté argent. Si vous vous débrouillez bien du côté valeur, l’argent va suivre tout seul. Ce n’est vraiment pas difficile de générer un revenu correct si vous pouvez fournir beaucoup de valeur au moindre coût. Donc concentrez-vous, concentrez-vous, concentrez-vous sur le côté valeur. La simple vérité est que la plupart des gens qui luttent financièrement ne créent et ne fournissent simplement pas beaucoup de valeur. Peut-être que vous pouvez convaincre les gens de vous payer pour rien, mais ce n’est pas une approche dans laquelle je me sens à l’aise.

Mettre votre travail sous une forme permanente et durable est très important. Si vous ne le faites pas, vous devrez recommencer à créer de la valeur encore et encore. Cela vous ramène à un état d’esprit d’employé. Même si vous êtes techniquement à votre compte, vous n’allez faire fondamentalement que vous créer un emploi pour vous-même.

 

Créez votre propre réseau de distribution

Certains de mes amis, des orateurs professionnels, gagnent beaucoup d’argent pour les discours et conférences qu’ils font, mais ils doivent constamment se vendre, voyager, et adapter leurs présentations à des publics différents. Beaucoup d’entre eux adorent parler sur scène, mais être sur la route entre 150 et 200 jours par an a des conséquences néfastes au bout d’un moment.

Je travaille dans le même domaine général que beaucoup de ces orateurs, mais au lieu de faire un discours ou une conférence devant un nombre limité de personnes, je mets mon travail en ligne, ce qui fait qu’il est toujours accessible. Même mes amis qui ont des produits à vendre vont voir leurs revenus baisser quand ils ne font pas des conférences régulièrement, mais je peux garder un revenu plutôt bon avec seulement quelques heures par semaine – sans aucun voyage.

Notez que ces amis ont bel et bien des produits à vendre. Ils enregistrent leurs discours et leurs ateliers et créent des cd et des dvd. Le problème est qu’ils ne prennent jamais le temps de créer un réseau pour vendre un volume correct de produits quand ils ne font pas de conférences. La plupart d’entre eux ont des sites web à faible trafic et des newsletters comptant peu d’abonnés. Donc ils doivent continuer à battre le pavé pour rester à flots ; s’ils arrêtent les conférences, les discours et les ateliers, ils commencent à peiner financièrement.

Si vous voulez vous échapper de cette roue de hamster, c’est une bonne idée de créer votre propre réseau de distribution. Ma façon préférée de le faire est de distribuer de la valeur gratuitement. Les gens aiment ce qui est gratuit – si c’est de la gratuité de bonne qualité.

Créer un bon réseau de distribution n’est pas si difficile de nos jours. Je pense que la meilleure façon de s’y prendre est de créer un site web parce que les solutions en ligne sont très économiques par rapport au reste. Mes amis orateurs doivent parcourir le monde en avion pour distribuer leur valeur. Je clique simplement sur « Publier ».

Changez d’état d’esprit

Pour dépasser le fait de vivre d’un chèque de paye au suivant, vous devez commencer par changer d’état d’esprit. Si vous avez le bon état d’esprit, les bonnes actions vont suivre. Si vous restez coincé dans le mauvais état d’esprit, peu importe à quel point vous essayez de vous échapper ; vous allez continuer à courir dans la même roue de hamster. Vous pourriez même faire empirer les choses.

Ce qui m’a le plus aidé a été de réaliser que je ne fais rien de mieux en me retenant financièrement. Comment est-ce que limiter mes revenus pourrait aider qui que ce soit ? La seule conséquence est de me rendre encore plus difficile le fait de créer et de distribuer de la valeur. Cela tue ma capacité à servir les autres. Je suis clairement capable d’aider beaucoup plus de gens aujourd’hui que je ne le pouvais quand je m’en sortais tout juste. Je peux partager à partir d’un lieu d’abondance et non de manque.

Kahlil Gibran a écrit « Si vous pressez le raisin à contre-cœur, votre rancœur distille un poison dans le vin. »

Si vous n’aimez pas le travail que vous faites ou la situation dans laquelle vous êtes, vous empoisonnez vos résultats. Vous pourriez en fait être en train de faire plus de mal que de bien. Si vous vous en sortez tout juste et que vous vous sentez mal, vous ne faites probablement pas le travail le plus noble qui soit. Ce n’est pas comme si le monde avait besoin que vous soyez fauché.

La seule personne qui peut passer ce cap, c’est vous. Voulez-vous continuer à vivre à votre niveau actuel, ou êtes-vous prêt pour le niveau supérieur ?

Crédits photo : © Sashkin – Fotolia

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