Le niveau de stimulation qui vous convient

niveau de stimulationTrouver le bon niveau de stimulation pour le travail et les relations constitue l’un des principaux défis de la vie. Parfois, nous retardons l’exécution de certaines tâches et mettons fin à des relations parce que le niveau de stimulation global ne correspond pas à nos préférences. Certaines situations sont trop peu stimulantes, ce qui nous fait ressentir de l’ennui et de l’apathie. D’autres situations, par contre, sont un peu trop stimulantes, ce qui nous fait ressentir du stress ou de l’anxiété. Entre ces deux niveaux de stimulation se trouve la zone de prédilection où nous nous sentons engagés avec attention, mais cette zone varie d’un individu à un autre.

Par chance, nous ne sommes pas obligés d’accepter toutes les situations telles qu’elles se présentent. Il nous est possible de prendre des mesures pour modifier le niveau de stimulation par défaut afin qu’il nous convienne mieux. Cela vient renforcer notre état de contrôle et notre flexibilité.

Quand la stimulation est trop faible…

Lorsqu’une situation semble trop ennuyeuse ou pénible, vous avez la possibilité d’amplifier la stimulation. Essayez de vous tenir debout au lieu de vous assoir pour démarrer. Favoriser un éclairage légèrement bleuté et brillant plutôt qu’une lumière sombre ou jaunâtre. Jouez de la musique stimulante. Prenez quatre doses d’expresso. Allumez une bougie parfumée ou de l’encens, ou coupez des citrons frais pour stimuler votre odorat.

Pour effectuer des tâches peu stimulantes, lancez un chronomètre et mettez-vous au défi de terminer la tâche plus rapidement que vous ne le pensez possible. Faites-en un projet de groupe. Faites-le dans un lieu public. Promettez à quelqu’un que vous le ferez d’ici un certain temps.

Il peut sembler contre-intuitif de rendre une tâche simple plus compliquée, mais c’est une excellente solution pour transformer une tâche ennuyeuse en quelque chose de plus intéressant.

Beaucoup de gens trouvent qu’il est facile de maintenir l’habitude de s’entrainer au quotidien s’ils écoutent de la musique ou des livres audio pendant qu’ils le font, ce qui peut rendre une action physique autrement redondante beaucoup plus engageante. Vous pouvez ainsi rendre votre vie plus stimulante dans l’ensemble, en parcourant des dizaines de livres supplémentaires chaque année. D’autres préfèrent s’attaquer à des formes d’exercice très stimulantes pour rester pleinement engagés.

Quand le niveau de stimulation est trop élevé…

Si une situation semble trop stimulante, faites le contraire. Atténuez-la pour rendre les choses plus relaxantes et moins stressantes. Écoutez de la musique douce ou les bruits de la nature, en particulier le bruit de l’eau (de la pluie, d’un ruisseau, des vagues de l’océan, etc.), ou gardez un silence total. Favoriser un éclairage jaune doux et tamisé. Travaillez dans la solitude ou dans un endroit où vous êtes détendu et où vous ne serez pas interrompu. Prenez un bain chaud ou méditez pour vous calmer avant de commencer.

Certaines personnes peuvent se montrer très productives dans leur activité lorsqu’elles travaillent dans des lieux sociaux comme les cafés très fréquentés. D’autres préfèrent les bureaux ouverts avec des gens qui font du bruit autour d’eux, n’étant séparés de leurs collègues que de quelques centimètres. Par contre, beaucoup de gens connaissent une baisse importante de productivité dans de tels espaces ouverts ; ils travaillent mieux dans le calme et la solitude, en privilégiant les bureaux privés où ils peuvent fermer la porte et travailler sans interruption. Pour ce type de personnes, la présence d’autres gens est trop stimulante et distrayante.

Il est sage de faire des expériences pour trouver votre point optimal de stimulation. Il est aussi possible que pour certaines tâches, vous préfériez des environnements très stimulants, alors que le contraire serait de mise pour d’autres tâches.

S’adapter aux changements de vos préférences

Nos niveaux de stimulation souhaités ne sont pas constants ; ils varient suivant le temps. Ces changements comprennent aussi bien les fluctuations quotidiennes que les changements à long terme basés sur notre trajectoire de croissance personnelle. Ce qui constitue pour vous le niveau optimal de stimulation aujourd’hui peut avoir besoin d’être ajusté dans quelques années.

Si vous n’aimez pas un type particulier d’environnement ou de situation, veillez à ne pas mal diagnostiquer vos préférences en supposant que vous êtes à une extrémité du spectre alors que le contraire pourrait être vrai. Par exemple, certaines personnes trouvent que les boites de nuit sont trop stimulantes et stressantes. D’autres par contre les trouvent peu stimulantes et ennuyeuses.

L’avantage de prendre conscience de vos préférences est que vous pouvez faire un meilleur travail en vous maintenant à un niveau optimal de stimulation lorsque vous le désirez. Cela peut vous aider à augmenter votre productivité en rendant votre travail plus engageant, à améliorer vos relations en attirant des partenaires plus compatibles et à améliorer le plaisir général de votre vie en créant des souvenirs positifs plus forts.

La stimulation physique

Quel niveau de contact physique vous convient le mieux ? Combien de contacts aimez-vous expérimenter lors d’une journée ordinaire ?

Vous aurez surement des préférences différentes lorsqu’il s’agit d’un amant, d’un proche ou d’une connaissance occasionnelle. Et vos préférences varieront certainement au fil du temps. Cependant, que pouvez-vous dire par rapport à vos préférences en général ?

Avez-vous fait part de vos préférences à vos proches ? Les respectent-ils ?

Enfant, je n’ai presque jamais eu de contacts. J’avais souvent des frissons quand les gens me touchaient. Même un simple contact me mettait souvent mal à l’aise. Être touché était trop stimulant. Passer une journée avec le moins de contact possible (ou pas de contact), excepté dans certaines circonstances comme les contacts qui se produisent pendant des activités sportives, était ce que je préférais.

Aujourd’hui, j’aime bien avoir plusieurs contacts chaque jour. J’aime saluer les gens en les embrassant lorsque je les rencontre pour la première fois ; une poignée de main me semble peu stimulante et étrange par rapport à la chaleur d’une étreinte amicale. Bien sûr, la meilleure situation, c’est quand je rencontre quelqu’un qui pense comme moi. Toutefois, même une étreinte effectuée par une personne qui n’est pas très à l’aise avec cette façon de saluer m’est préférable à une ennuyeuse poignée de main… à moins que je ne me sente déjà trop stimulée et que je préfère un peu moins de stimulation.

Lorsque vous êtes impliqué dans une relation, il est important, pour des raisons de compatibilité, que votre partenaire et vous partagiez des préférences similaires quant à la façon dont vous aimez être touché et à la fréquence de ces contacts. Sinon, une personne se sentira trop stimulée tandis que l’autre sentira le contraire… ou les deux. Cela conduit souvent à du ressentiment ; votre partenaire semble trop froid et distant ou encore trop exigeant et collant. Vous pourriez même commencer à vous coller des étiquettes, en vous demandant pourquoi vous êtes si froid ou si collant, alors que la réalité est que vous préférez simplement une forme différente de stimulation par rapport à celle de votre partenaire.

Il n’y a pas de solution miracle pour une véritable compatibilité. S’il n’y a pas de compatibilité entre votre partenaire et vous, rendez-vous service en reconnaissant cette réalité flagrante. Passez à autre chose et trouvez quelqu’un qui correspond mieux à votre zone de stimulation désirée. Vous serez beaucoup plus heureux.

J’aime bien plaisanter en disant que j’ai dû aller jusqu’au Canada pour trouver une femme compatible avec moi dans ce domaine. Étant donné que ma zone de stimulation idéale ces derniers temps inclut beaucoup de contacts physiques, c’est merveilleux d’être impliqué dans une relation qui dure plusieurs années maintenant avec une femme qui aime autant que moi les contacts physiques. En partageant autant de touchers, nous sommes en mesure de maintenir notre connexion vivante et engageante, sans nous ennuyer d’un côté ou stresser de l’autre.

Si en revanche, vous trouvez que la plupart des contacts sont trop stimulants pour vous, c’est aussi normal, et vous serez probablement plus à l’aise avec un partenaire ayant la même mentalité ; un partenaire qui n’aime pas trop les contacts physiques.

Nous avons des cerveaux câblés différemment. Pour une personne, une forme légère de contact peut produire une intense activité neuronale, tandis que quelqu’un d’autre peut avoir besoin de beaucoup plus de stimulation physique pour produire le même niveau d’activité cérébrale. Une grande partie de tout cela est liée à nous depuis la naissance.

Il existe des preuves intéressantes qui démontrent que les nourrissons très réactifs (très sensibles à la stimulation) sont beaucoup plus susceptibles de devenir des personnes introverties plus tard dans la vie contrairement aux nourrissons peu réactifs, qui sont plus enclins à devenir extravertis. Plus vous êtes sensible aux stimulus externes, moins il en faut pour produire chez vous une forte réaction interne. Ce qui stimule une personne introvertie pourrait ennuyer une personne extravertie. De même, ce qui stimule une personne extravertie pourrait stresser une personne introvertie. Toutefois, il faut préciser que chacun privilégie tout simplement sa zone naturelle d’engagement.

La stimulation mentale

Quelle quantité de données aimez-vous traiter pendant une journée ordinaire ? Aimez-vous les problèmes difficiles ou préférez-vous l’aisance mentale ?

Quel genre d’activité mentale considérez-vous comme la plus exigeante ? Quelles sont les tâches qui vous ennuient ? Quelles sont celles qui vous rendent anxieux ou qui font monter la pression ?

Avez-vous déjà exploré votre point optimal d’engagement mental ? Qu’avez-vous ressenti ? Comment recréeriez-vous cette expérience aujourd’hui ?

Mon cerveau semble être un accro à la stimulation. Il aime beaucoup traiter de nouvelles données et gérer des tâches difficiles chaque jour. Une journée agréable pour moi inclut 1 à 2 heures de lecture, des échanges intellectuels et du travail créatif comme la rédaction. Je n’aime pas avoir beaucoup de tâches banales sur ma liste de choses à faire, alors quand cela arrive, je dois me souvenir de les rendre plus stimulantes. Par exemple, je pourrais utiliser un chronomètre pour me motiver à faire un travail qui devrait prendre 2 heures en moins de 90 minutes.

Lorsque je passe trop de jours sans nourrir mon esprit avec de nouvelles idées et de nouveaux défis, je commence à me sentir mentalement nerveux, épuisé, paresseux et même légèrement déprimé. Mon esprit recherche des niveaux de stimulation et d’activité plus élevés que ce que je parviens à lui procurer. Je n’atteins pas mon plein potentiel sans une forte stimulation mentale.

J’adore apprendre de nouvelles choses. Mon esprit semble plus engagé lorsque j’ai l’occasion d’être dans la peau d’un débutant étant donné que c’est à ce moment que j’apprends le plus vite. Parfois, je choisis au hasard une nouvelle compétence et je m’entraine pendant un certain temps parce que cela me maintient à un niveau optimal de stimulation. Plus tôt cette année, j’ai acheté une copie de Final Cut Pro et j’ai appris à faire du montage vidéo pendant plusieurs semaines. Je me sentais très engagé et excité par le défi que cela représentait.

Quand j’écoute des livres audio, je les joue généralement en vitesse 2 ou 3x, en exécutant souvent des activités physiques en même temps. Sinon, j’ai l’impression que les paroles arrivent trop lentement pour que mon esprit soit pleinement concentré.

Votre travail vous permet-il de vous maintenir habituellement dans votre zone optimale de stimulation ? Ou trouvez-vous cela trop ennuyeux ou trop stressant ?

Si vous êtes une personne qui visite très souvent les médias sociaux, qui consulte beaucoup les courriels ou qui aime beaucoup surfer sur le Web, c’est peut-être parce que vos autres tâches ne conviennent pas à votre zone de stimulation optimale. Peut-être évitez-vous un stress excessif ou essayez-vous de vous stimuler avec d’autres activités pour éviter l’ennui. J’ai remarqué que lorsque je n’inclus pas volontairement beaucoup de stimulation mentale dans mes activités journalières, je me surprends à consulter l’actualité en ligne ou à surfer sur le Web, rien que pour trouver quelque chose de nouveau qui mette mon esprit à contribution.

Si vous avez souvent travaillé hors de votre zone idéale pour un engagement mental de pointe, opérez des changements volontaires à cette situation. Si votre esprit est peu stimulé, consacrez plus de temps à des activités très exigeantes. Prenez des leçons de musique. Mettez-vous au défi d’écouter au moins un livre audio par semaine, surtout sur de nouveaux sujets qui vous feront réfléchir.

Si vous vous sentez trop stimulé, anxieux ou épuisé par trop de stress, faites le contraire. Prenez plus de temps pour la relaxation mentale. Arrêtez de travailler plus tôt. Prenez au moins une journée complète de congé chaque semaine où vous ne vous autorisez pas à faire un travail mentalement stimulant ; ne vérifiez même pas vos courriels. Désengagez-vous de certaines activités. Créez un espace plus calme dans votre vie.

La stimulation émotionnelle

Quel est votre degré optimal en ce qui concerne la stimulation émotionnelle ? Qu’est-ce qu’il faut pour vous mettre à votre niveau optimal d’engagement émotionnel dans la vie ? Qu’est-ce qui vous fait vous sentir légèrement excité plutôt qu’ennuyé ou surexcité ?

Plusieurs personnes me demandent comment je gère les critiques. Elles sont surprises que je ne sois pas particulièrement dérangé par cela. L’une des raisons est que je ne trouve pas les critiques aussi stimulantes émotionnellement que certaines personnes. Si je reçois un courriel dans lequel quelqu’un critique ma façon de faire, par exemple, il se peut que cela ne m’affecte pas aussi gravement que quelqu’un d’autre. Mon système nerveux ne génère généralement pas de réaction émotionnelle forte dans ces cas. Cela me donne l’avantage de pouvoir écrire honnêtement et ouvertement sur des sujets qui peuvent m’exposer à plus de critiques, mais l’inconvénient, c’est qu’étant donné que je ne suis pas aussi sensible que certaines personnes, je risque aussi de paraitre trop sévère ou insensible dans mes écrits.

La stimulation émotionnelle est un facteur important pour la compatibilité dans les relations. Si vous vous sentez ennuyé avec votre partenaire, c’est peut-être parce qu’il a un niveau de stimulation plus bas que le vôtre. Si par contre le comportement de votre partenaire vous stresse ou vous rend anxieux, alors c’est l’inverse.

Quand je rencontre une nouvelle personne, j’aime souvent sonder le terrain pour voir quel est son niveau de stimulation préféré. À travers une courte interaction, comme une rencontre pour prendre un café, je fais de mon mieux pour m’adapter à la zone de confort de l’autre personne.

Ma petite amie Rachelle et moi faisons un excellent travail pour nous stimuler émotionnellement l’un l’autre. Nous le faisons avec humour, stupidité, sensualité, sexualité, spontanéité, etc. Le défi consiste à maintenir les niveaux de stimulation à l’intérieur ou à proximité de la plage de stimulation désirée par l’autre personne. Par exemple, si vous choisissez l’humour et que vos tentatives sont sans grand effet, vous risquez d’ennuyer votre partenaire. Et si vous allez trop loin dans l’autre sens, vous risquez de causer de l’irritation ou de la confusion plutôt qu’un engagement positif. Partager beaucoup de rires sincères est une merveilleuse façon de créer un lien émotionnel fort.

Si vous estimez que certaines situations sont émotionnellement trop stimulantes, vous pouvez vous entrainer à les rendre moins stimulantes avec de la pratique.

Pour de nombreuses personnes, donner des allocutions publiques est beaucoup trop stimulant émotionnellement. Cela les rend donc nerveuses, tendues, anxieuses ou effrayées. Le niveau de stimulation global de l’expérience est trop élevé, ce qui active une réponse de résistance ou de fuite.

J’ai trouvé que Toastmasters est un excellent moyen pour développer l’aisance à parler en public — j’ai été membre actif de 2004 à 2010 — parce que cette association permet de rester au niveau de stimulation désiré au fur et à mesure que vous gagnez de l’expérience et que vous vous améliorez. Lors de votre première réunion, vous n’avez qu’à vous présenter au groupe en quelques secondes depuis votre siège, et c’est tout le discours que vous ferez. Lorsque vous êtes prêt pour votre premier projet de discours (votre entrée en matière), il ne dure que 4 à 6 minutes ; vous avez même la possibilité de l’écrire mot pour mot et de le lire si vous le souhaitez, et vous serez applaudi par la suite, quoi qu’il arrive. Le groupe permet de continuer à progresser grâce à un soutien social positif et amical. Au fur et à mesure que vous vous présenterez aux réunions du club, vous vous ferez amis avec les autres membres, et vous commencerez à avoir l’impression de parler à un groupe d’amis solidaires plutôt que d’indisposer vos interlocuteurs. Vous vous familiariserez également avec la salle de réunion, ce qui peut vous aider à baisser progressivement le niveau de stimulation.

Au début, comme la plupart des gens, je trouvais que parler en public était trop stimulant, mais après avoir passé plusieurs années à pratiquer cela, je m’y suis progressivement adapté. Aujourd’hui, je commence même à trouver cela peu stimulant, alors je prends des mesures pour que cette activité demeure attrayante et que cela ne soit pas trop routinier. Je me déplace quand je m’exprime pour garder mon corps impliqué. Je salue les participants en leur faisant des étreintes. J’implique le public avec des questions, des activités sociales, des jeux et des exercices. Cela me maintient à mon point optimal, de sorte que je ne me sens pas trop à l’aise et que je ne perde pas mon attache émotionnelle.

Se pousser émotionnellement peut avoir des résultats mitigés. Faire face à vos peurs et les surmonter peut vous donner accès à plus d’opportunités, mais vous risquez aussi de perdre une certaine sensibilité en cours de route. Alors ralentissez et n’ayez pas peur de reculer un temps pour retrouver une certaine sensibilité si vous sentez que vous êtes obligé de faire des choses de plus en plus folles pour vous sentir impliqué, tout en vous sentant insensible par rapport à vos expériences quotidiennes.

La stimulation financière

Quel niveau de stimulation financière pouvez-vous gérer ? Quel niveau de prise de risque vous convient ? Quel type de mouvements financiers vous semble intéressant et agréablement stimulant ?

L’idée de recevoir une paie régulière et prévisible vous ennuie-t-elle ou êtes-vous réconforté à l’idée de savoir à l’avance ce que vous allez gagner ? Pourriez-vous gérer le statut d’entrepreneur où votre salaire net n’est pas constant et peut souvent être négatif ? Si vous étiez licencié, cela vous stresserait-il ? Ou le percevriez-vous seulement comme un problème mineur ?

Vous sentez-vous plus engagé dans votre vie lorsque votre revenu est stable ? En augmentation ? En baisse ? Inexistant ?

Pour avoir été entrepreneur pendant plus de 20 ans, j’affectionne le fait de ne pas savoir à l’avance ce que je gagnerai chaque année. Je ne me sens pas trop stimulé par les hausses ou les baisses de revenu. Si j’avais un salaire mensuel stable, je me sentirais sans doute peu stimulé et ennuyé, peut-être même un peu déprimé. Je préfère les fluctuations normales du revenu de l’entrepreneur. Cela me garde sur le qui-vive et rend mon travail plus exigeant.

J’ai même remarqué que lorsque mes revenus commencent à baisser, je parviens à me sentir plus positivement engagé que lorsque les entrées d’argent sont stables ou en augmentation. Voir mes revenus baisser me stimule souvent à créer de nouvelles sources de revenus. Cela ne me stresse pas parce que je me sens compétent et capable d’utiliser ma créativité pour générer plus de revenus quand je le désire. J’ai déjà fait faillite auparavant. Par conséquent, faire faillite ne me fait pas tant peur que ça. Si cela se reproduisait, je suis certain que je pourrais y faire face.

Certaines personnes tombent dans une spirale de dépression et de stress lorsqu’elles perdent leur emploi ou voient leurs revenus chuter ; et pourtant, la menace d’une telle situation peut être désagréablement très stimulante. Par conséquent, elles auront tendance à privilégier la sécurité et la familiarité plutôt que la croissance et les nouvelles expériences.

Toutefois, lorsque je dépense de l’argent, j’ai tendance à être assez économe par rapport à mon revenu. J’aime dépenser bien moins que ce que je gagne. Je ne maintiens aucune dette de carte de crédit. J’aime avoir toutes mes factures payées grâce à des revenus supplémentaires. J’aime le sentiment que procure le fait d’avoir plus d’argent que ce dont j’ai besoin. En soi, cela peut être peu stimulant, mais cela me permet de profiter de plus de stimulation alors que j’explore des idées créatives sans me soucier des conséquences financières. Je peux écrire de nouveaux articles parce que les sujets m’intéressent et je pense qu’ils peuvent apporter de la valeur pour les autres, et non écrire pour améliorer mon trafic web ou encore mes revenus. Ce genre de stimulation me convient parfaitement. Cependant plusieurs personnes prospèrent réellement lorsqu’elles sont sous pression financièrement. Elles ont besoin de sentir la menace de faire faillite pour passer à l’action.

Qu’en est-il de la tenue de vos comptes financiers et du traitement de vos déclarations de revenus ? Je trouvais cela très ennuyeux et je n’avais pas soldé mon compte bancaire en 2 ans et 5 mois à un moment donné. J’ai pris des mesures pour rendre le travail plus exigeant, et maintenant j’ai la bonne habitude de mettre tout à jour sur une base mensuelle, et cela n’est pas du tout chronophage. J’ai commencé par admettre le fait que j’évitais de telles tâches parce que je les trouvais stressantes, puis j’ai essayé de les rendre plus relaxantes. En fait, j’avais besoin de les rendre plus stimulantes pour ne plus m’ennuyer autant. Quand j’écoute quelques-uns de mes tubes préférés et que j’effectue une grande partie du travail étant debout, avec un chronomètre pour m’inciter à aller plus vite, je remplis ces tâches avec plus de facilité et d’aisance. Une autre chose qui m’a aidé était d’effectuer les tâches juste après de l’exercice physique, étant donné que mon métabolisme était déjà stimulé.

Utiliser la stimulation pour vaincre la procrastination

Si vous avez toujours reporté certaines tâches jusque-là, est-il possible que cela soit dû au fait que vous ayez utilisé la mauvaise stratégie pour vous convaincre de les exécuter ? Peut-être avez-vous toujours pensé que la tâche était stressante jusqu’à ce que vous découvriez qu’elle est en réalité ennuyeuse.

Beaucoup d’étudiants retardent les travaux jusqu’à la dernière minute, surtout les travaux importants comme la rédaction d’exposés ou la réalisation de projets de classe. Certains prétendent qu’ils remettent à plus tard parce que le projet est trop stressant, alors ils essaient de se détendre et de se concentrer dessus. Une approche qui ne fonctionne pas. Effectuer la tâche tôt ne serait pas vraiment trop stressant, mais plutôt trop ennuyeux, surtout si la tâche en question n’est pas très intéressante.

Par contre, lorsque la date limite se rapproche, peut-être la nuit avant la date limite, l’étudiant finit par passer à l’action et se charge d’une énorme quantité de travail rapidement et efficacement. Le stress supplémentaire lié à la date limite rend la tâche plus intéressante et plus engageante. Plus rien n’est ennuyeux.

Si vous remarquez que vous êtes capable de travailler lorsque la pression est plus importante, vous pouvez mettre cela à votre avantage pour éviter la procrastination et terminer les tâches le plus tôt possible. Au lieu d’essayer de vous détendre et de vous concentrer, essayez d’augmenter le niveau de stimulation de la tâche. Travaillez dans un espace plein de monde. Écoutez votre musique préférée. Levez-vous et bougez beaucoup.

Lorsque je conçois un nouvel atelier de trois jours, je trouve le travail légèrement stimulant, mais pour atteindre mon niveau de stimulation idéal, j’ai besoin d’augmenter l’énergie. Concevoir sur papier est trop ennuyeux pour moi et me fera dormir.

Voici donc ce que je fais pour concevoir un module d’atelier : je sélectionne un sous-thème que je dois développer, et je m’imagine sur scène, dans l’obligation de spontanément présenter au public le contenu, sans aucune préparation. Ensuite, je passe 15 à 30 minutes à me promener dans ma maison en présentant dans ma tête le contenu, comme si j’étais sur scène. Quand je sens un bon flux d’idées inspirées me traverser, et que j’ai l’impression d’être verrouillé sur le type d’énergie que je veux transmettre, je saute sur mon ordinateur portable et je saisis les idées qui m’ont traversé l’esprit. Plus tard, je les corrige en améliorant la forme et la structure.

Grâce à cette approche très engageante, je peux concevoir tout le contenu d’un atelier de trois jours en une semaine environ. Cela me prenait un mois entier avec une approche moins stimulante ; c’est-à-dire avec du papier et un stylo.

D’autres personnes peuvent obtenir de meilleurs résultats en faisant exactement le contraire. Si vous trouvez certains travaux trop stressants, frustrants ou trop stimulants, essayez de réduire les niveaux de stimulation et voyez quels sont les effets sur vous.

La règle d’or, c’est de faire des expériences. Si la réduction du niveau de stimulation ne fonctionne pas, essayez de l’augmenter. Essayez d’augmenter certains types de stimulation tout en en réduisant d’autres ; vous pouvez être plus sensible à certaines formes. Essayez surtout de travailler en écoutant de la musique et en adaptant l’éclairage ainsi que la façon dont vous utilisez votre corps pour vous engager dans la tâche.

Note : Cet article est une traduction de l’article Stimulation de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le « je » de cet article !

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