Reconception de StevePavlina.com – Partie 4

siteLe présent article est le 4e de la série de 9 articles portant sur la reconception de StevePavlina.com.

Planifier les détails

À ce stade, je devais faire un certain travail de planification pour le site. Pendant des années, j’ai accumulé des idées pour l’inévitable reconception de mon site Web. Ces idées étaient dispersées dans plusieurs documents. Il s’agissait notamment de mes propres idées ainsi que des suggestions de mes lecteurs. J’ai saisi toutes ces idées lorsqu’elles ont surgi, conscient que j’allais un jour m’attaquer à ce projet et que je pouvais travailler plus tard sur ces idées. Et l’heure était venue de travailler sur ces idées.

Cette partie du travail a probablement duré quelques jours parce qu’il y avait environ 30 pages remplies d’idées, en grande partie saisies dans un ordre aléatoire. Certaines étaient dupliquées plus d’une fois. J’ai donc pris le temps de les organiser soigneusement, de les structurer et de les classer par ordre de priorité. J’avais tellement d’idées qu’il me fallait probablement au moins un an pour les mettre toutes en œuvre, alors je savais que je ne pourrais pas toutes les explorer de façon réaliste. Certaines des idées étaient en opposition les unes avec les autres, il y avait donc des décisions à prendre.

J’ai utilisé Scrivener pour organiser et planifier le projet. J’avais acheté Scrivener en juillet 2015, quelques semaines avant de commencer ce projet, et il me semblait bien adapté pour organiser toutes mes idées. Je l’ai aussi utilisé pour d’autres projets, et il m’a été utile. Il a une tonne de fonctionnalités, dont beaucoup que je n’utilise pas, mais la principale fonctionnalité est similaire à un programme PC que j’ai utilisé : ActionOutline. Malheureusement, ce programme n’a pas été mis à jour depuis plusieurs années. Scrivener est techniquement un programme pour les écrivains. Il les aide à créer des livres ou des scénarios, mais je le trouve aussi utile pour la gestion de projets en général.

J’ai commencé à copier et coller les idées dans Scrivener et à les classer dans un ordre logique en fonction des parties du site auxquelles elles se référaient : conception générale, menus, entête, pied de page, plugins, administrateur, sécurité, maintenance, typographie, couleurs, recherche, archives, corrections de bugs, articles de blog, produits, évènements, nouvelles pages à créer, liste de diffusion, fonctionnalités avancées, etc.

Alors que je compilais cette liste, j’ai aussi trouvé d’autres idées que j’ai ajoutées à mon plan.

Lorsque j’ai finalement eu une idée claire du plan à adopter pour le projet, j’ai soupiré et je me suis dit, « Ce sera beaucoup de travail ! ». C’était clair que la mise en œuvre du projet allait prendre des mois, même si je supprimais la plupart des fonctionnalités optionnelles.

Le moment était bien choisi pour aborder ce genre de projet parce que j’avais beaucoup travaillé sur ma patience et ma persévérance cette année-là. Plus tôt en 2015, j’avais réalisé de difficiles projets personnels qui exigeaient beaucoup de ténacité, alors je me suis senti prêt à aborder un projet public.

Tout au long du projet, je n’ai cessé de me référer à la structure que j’ai créée dans Scrivener, en supprimant les éléments traités et en ajoutant de nouvelles tâches à faire. Ce n’était pas un plan chronologique étant donné que j’avais la flexibilité d’aborder les étapes du projet dans presque n’importe quel ordre, mais cela me donnait une référence pour mesurer les progrès et pour surveiller ce qui restait à faire. Ce n’était pas non plus un plan complet, mais c’était certainement suffisant pour commencer.

Le plus grand avantage de ce plan est peut-être qu’il m’a empêché d’être distrait. Chaque fois que j’avais des idées qui n’étaient pas en rapport avec ce sur quoi je travaillais en ce moment, je pouvais rapidement les ajouter aux grandes lignes pour les examiner plus tard, et ensuite je reprenais la tâche en cours.

Les menus

L’une des premières choses que j’ai mises en place a été la nouvelle structure du menu. Je savais que je voulais utiliser un menu déroulant pour le nouveau site parce que j’aimais cette structure que j’avais vue sur d’autres sites. C’était également intuitif étant donné que l’on retrouve les menus déroulants sur une grande variété de logiciels. Cette fonctionnalité est supportée par WordPress et Beaver Builder ; elle ne nécessite donc aucune programmation spéciale. Le seul vrai défi était de décider quoi mettre dans chaque menu.

Avant d’ajouter la structure du menu à WordPress, je l’ai décrite dans Scrivener. Je voulais avoir au maximum sept éléments au premier niveau, sans compter mon nom (qui renvoie à la page d’accueil) et l’icône de recherche.

Cela n’a pas été difficile. Je me suis rendu compte qu’il n’était pas nécessaire que ce soit parfait parce que changer la structure du menu est une chose facile à faire. Je me suis dit que j’y apporterais quelques modifications même après le lancement.

Des articles de blog étaient déjà disponibles sur le nouveau site étant donné que j’avais importé plus tôt la base de données. Malheureusement, il n’y avait pas encore de pages parce que celles-ci devraient être recréées dans WordPress à partir des anciennes versions HTML. Par conséquent, j’ai simplement relié les éléments de menu qui n’avaient pas encore de pages associées à une page stub. Mon objectif était de les mettre à jour plus tard une fois que leurs pages associées auraient été créées.

Au cours du développement du site, j’ai plusieurs fois apporté des modifications mineures à la structure du menu tout en conservant le style original.

C’était une belle étape parce qu’elle ne m’a pas pris beaucoup de temps, et cela m’a donné le sentiment de progresser dans mon travail. Le nouveau site avait maintenant un menu fonctionnel, et l’un de mes prochains objectifs était de créer toutes les pages pour les éléments du menu.

Barre latérale ?

La décision suivante était de choisir si j’allais utiliser ou non une barre latérale similaire à celle que j’avais sur le site original. Il ne s’agissait pas seulement d’un élément de conception. La décision m’a également amené à clarifier ma philosophie d’entreprise ; plus que je l’avais imaginé au départ. Tout au long du projet, j’ai parfois dû prendre des décisions de conception qui semblaient sans importance, tel que choisir entre deux options, mais une fois que je les analysais, je me rendais compte qu’il y avait des clarifications plus profondes à faire avant de continuer.

Au départ, j’avais prévu d’inclure une barre latérale, car je pensais que ce serait nécessaire pour des raisons professionnelles. D’un autre côté, j’ai également pensé que si je pouvais concevoir le site sans barre latérale, cela rendrait probablement la lecture des articles plus agréable. Je trouve en effet que les barres latérales visibles sur d’autres sites sont divertissantes, même si elles ne sont pas animées. Néanmoins, j’ai commencé par l’hypothèse qu’une barre latérale serait nécessaire pour un site comme le mien.

La monétisation est l’une des raisons principales pour lesquelles les barres latérales sont utilisées. C’est un espace de choix pour mettre de la publicité, des liens d’affiliation, des inscriptions à la newsletter et d’autres promotions. Pour ce faire, il est intéressant d’en mettre une. C’est surement pour cette raison que ces barres sont si populaires.

Je savais que je pouvais utiliser une barre latérale pour augmenter la visibilité des nouveaux ateliers, des nouvelles promotions et des articles les plus populaires du site. Cela a assez bien fonctionné pour mon ancien site. Alors, pourquoi changer ?

À l’époque, j’avais lu un merveilleux livre intitulé The Pumpkin Plan qui utilise des leçons tirées de la culture de citrouilles géantes comme analogie pour le succès en affaires. Le livre souligne qu’une entreprise peut croitre plus rapidement si elle réussit à bien servir ses meilleurs clients (et non ses clients moyens ou ceux qui ne sont pas ses clients). Pour faire pousser une citrouille géante, il est nécessaire de partir sur la base que cette citrouille doit à terme devenir la seule citrouille dans la vigne, de sorte qu’elle puise toute l’énergie de la vigne. Cela cadre bien avec ma propre philosophie d’entreprise qui consiste à mettre l’accent sur les personnes qui sont clairement intéressées par la croissance personnelle, et non sur les personnes qui doivent être convaincues de sa valeur. Je ne recherche pas l’apathie.

Mes meilleurs clients sont les personnes qui assistent à mes ateliers. En moyenne, ces personnes s’intéressent à mon travail pendant 4 ou 5 ans avant de prendre la décision de participer à leur premier évènement. Je ne peux donc pas imaginer que la plupart d’entre elles aient besoin d’une barre latérale pour cela. Elles sont déjà très familières avec le contenu du site, et même avec un nouveau design, elles se retrouveront très vite. Beaucoup parmi elles sont impatientes de participer à de nouveaux ateliers, et elles n’ont pas vraiment besoin de rappels constants à ce sujet. La meilleure manière de les servir serait donc de faciliter la lecture des articles en réduisant au maximum les distractions. Il n’est pas nécessaire de leur mettre la pression et d’essayer de détourner leur attention du contenu principal d’une page.

Mes meilleurs clients sont très attachés au développement personnel, et lorsqu’une offre particulière leur semble sensée, ils réagissent généralement comme suit : « vous m’avez convaincu tout de suite ». Par contre s’ils ne sont pas intéressés par quelque chose, il est peu probable que je sois capable de les persuader de s’y intéresser. Le mieux que je puisse faire, c’est d’organiser des ateliers dont le contenu s’aligne bien avec leurs désirs et à leurs intérêts. Lorsque je fais du bon boulot, beaucoup de gens viennent.

J’ai tendance à agir et à travailler de la même manière de toute façon. Si une chose m’intéresse, je peux m’y investir sans tarder. Dans le cas contraire, si je ne suis pas intéressé, les rappels constants me semblent plus ennuyeux que persuasifs. Quant aux autres personnes qui pourraient être persuadées par les nombreux rappels, l’on peut valablement soutenir que leur satisfaction serait un mauvais compromis, étant donné que cette approche ennuiera dans le même temps beaucoup de clients potentiels. L’expert typique en ventes et marketing pourrait dire qu’il s’agit d’un jeu de chiffres et qu’il faut faire beaucoup de tentatives. Je m’interroge cependant sur cette approche. Je ne pense pas que ce soit la meilleure stratégie à long terme pour moi. Pourquoi mettre en danger ma relation avec tant de gens pour tenter de susciter une nouvelle personne à payer pour les produits proposés ? Il me semble qu’il doit y avoir une approche plus intelligente que celle-ci.

Je pense que si je rends le site plus facile à utiliser et moins divertissant, alors il sera plus facile pour les gens de s’intéresser au contenu gratuit ; sans distractions et rappels. Ensuite, s’ils veulent s’engager davantage, ils peuvent s’inscrire à la newsletter, assister à un atelier, etc. Certaines de ces personnes aimeront vraiment le contenu gratuit et s’intéresseront éventuellement aux ateliers et/ou aux recommandations de produits.

Cette approche me semble plus congruente parce qu’elle s’aligne aussi avec ma philosophie générale en ce qui concerne les relations. Je n’aime pas persuader les gens de faire des choses. Je n’aime pas courir après les gens. J’apprécie plutôt la compatibilité mutuelle. J’aime passer du temps avec des gens avec lesquels j’ai une affinité naturelle. J’aime aussi l’idée d’avoir un site Web qui reflète cette philosophie.

J’aime les sites sans publicité dont le contenu est facile à lire. Il y a quelque temps, j’ai commencé à utiliser un bloqueur d’annonces qui a bloqué environ un demi-million d’impressions publicitaires depuis que je l’utilise. Si mes lecteurs sont comme moi, je m’attends à ce qu’ils apprécient un site sans publicité et sans fioritures. Et à mon avis, s’ils constatent que le site est conçu pour des gens comme eux, ils pourraient supposer que les ateliers le sont aussi (ce qui est vrai).

J’aime faire des invitations au lieu d’essayer de réaliser des ventes. Les ventes se font naturellement lorsqu’il y a une grande compatibilité entre l’offre et l’individu. Lorsque la compatibilité est faible, je suis d’accord pour faire une croix sur les ventes potentielles. Cela libère du temps pour mieux servir les personnes avec lesquelles la compatibilité est élevée, par exemple en organisant davantage d’ateliers.

Je veux aussi que mon entreprise reste agréable à gérer. Plus j’aime mon travail, plus je me sens motivé. Lorsque les affaires me donnent l’impression d’être une corvée, je suis plus enclin à céder à la procrastination. Essayer de persuader et de servir des gens peu compatibles est une corvée parce qu’il y a des frictions dans la relation. Servir des personnes avec lesquelles l’on partage un haut niveau de compatibilité est une joie ; la friction est remplacée par le plaisir, la connexion et la croissance.

L’atelier pour lequel j’ai fait le moins de promotion possible était Conscious Heart qui s’est tenu en 2015. Cet atelier a également reçu la meilleure note de tous les ateliers organisés jusque-là, surtout en ce qui concerne les relations sociales. Je pense que ce qui a favorisé cela, c’est que les participants n’avaient pas besoin d’être poussés ou convaincus à y aller. Il s’agissait d’un atelier sans thème ou sujet prédéterminé et sans avantages évidents — il s’est déroulé de façon inspirée et spontanée, en suivant le déroulement des activités — et les participants se sont quand même inscrits. Par la suite, quelques participants m’ont confié qu’ils aimeraient bien réitérer l’expérience.

J’ai donc réalisé qu’il n’est pas nécessaire d’insister sur les ventes et qu’un style de marketing plus focalisé sur les personnes semble bien fonctionner pour moi. Je me contente d’inviter les gens et ensuite, je respecte la liberté qu’ils ont de décider pour eux-mêmes. Lorsque j’y pense, c’est comme cela que j’aime que l’on me vende aussi des produits. Donnez-moi juste les détails, et si cela me semble bien, je m’investis. Un rappel occasionnel est acceptable, mais n’en faites pas trop.

En fin de compte, j’ai testé les deux options juste pour être sûr, et j’ai préféré le design sans barre latérale. De cette façon, chaque page du site avait l’air plus propre et plus simple. Les lecteurs seraient donc attirés par le contenu de base, et non par les animations de la barre latérale.

Un autre élément que j’ai dû prendre en compte est que de plus en plus de personnes accèdent à mon site via des appareils mobiles (cette base de clients constitue actuellement environ 40% du trafic enregistré par le site), et l’utilisation des barres latérales n’a aucun sens sur les petits écrans.

Il est intéressant de noter qu’en prenant cette décision en fonction de ce que j’estime que les meilleurs clients aimeraient et de ce que j’ai aimé, je pense que c’est aussi la bonne décision pour le visiteur occasionnel. La plupart des nouveaux visiteurs tombent directement sur l’un des articles, généralement à partir d’un moteur de recherche ou d’un lien de référencement sur un site Web connexe. Une fois qu’ils accèdent à mon site, ils ont le choix entre lire l’article ou cliquer sur le bouton « Retour » et partir. J’aime offrir aux nouveaux visiteurs ce choix simple, au lieu de les diriger vers une page pleine de liens supplémentaires dans l’espoir qu’ils cliquent sur quelque chose, ou d’essayer de les soudoyer avec un cadeau pour qu’ils s’inscrivent à la newsletter.

Au début, il était plus difficile de concevoir le site de manière à ce qu’il ne comporte pas une barre latérale, mais j’ai constaté que toute l’information qui serait incluse dans une barre latérale pourrait tout aussi bien être transmise sous une autre forme. J’ai regardé tous les éléments que j’avais inclus dans la barre latérale de l’ancien site, et j’ai trouvé que la plupart étaient de toute façon redondants.

Par ailleurs, si la plupart des autres blogueurs utilisent des barres latérales, le fait d’avoir un site sans barre fait que le mien se démarque un peu plus de la masse. Les gens seront exposés à de nombreuses barres latérales divertissantes ailleurs sur le Web. Mon site peut être le sanctuaire où ils viennent pour échapper à cela.

Plus tard, j’ai décidé d’ajouter des barres latérales aux pages individuelles, des ateliers et des produits. Sur ces pages, les barres latérales ont été ajoutées pour répondre à un objectif clair qui augmente la facilité d’utilisation. Elles présentent d’importantes informations telles que le tarif d’inscription à un atelier, le bouton de commande, le lieu, les dates et les heures, de sorte que leur contenu est strictement pertinent pour cette page particulière. Cette décision a également été prise à l’issue de plusieurs tests. J’ai essayé les deux options, et dans ce cas, la version avec la barre latérale a rendu les pages plus faciles à utiliser.

Les catégories

L’une des améliorations que je voulais apporter au design était de simplifier les catégories du blog. Il y avait 36 catégories différentes sur l’ancien site, mais elles n’étaient pas intelligemment conçues. La structure avait évolué au fil du temps, et j’ajoutais parfois une nouvelle catégorie lorsque je commençais à écrire sur un nouveau sujet. Ces catégories étaient listées dans la barre latérale de l’ancien site, mais sans une barre latérale, il serait difficile de mettre 36 catégories dans le menu.

J’ai passé quelques heures à travailler là-dessus et j’ai trouvé un plan pour faire correspondre les anciennes catégories aux nouvelles et cela a donné ceci :

  • Annonces <- Généralités
  • Productivité <- Équilibre, Carrière et travail, Accomplir les tâches, Fixer des buts et des objectifs, Résolution de problèmes, Productivité, Succès, Technologie, Gestion du temps
  • Abondance <- Affaires, Entrepreneuriat, Revenu passif
  • Créer la Réalité <- Connaissance & Conscience, Intention-Manifestation, Rêve lucide, Métaphysique, Développement psychique, Spiritualité
  • Émotions <- Courage et Peur, Motivation, Passion
  • Santé <- Santé, Sommeil
  • Style de vie <- Humour, Musique, Développement personnel, Allocutions publiques, Voyages
  • Relations <- Compétences des autres, Relations
  • Valeurs <- Planification, But, Autodiscipline

Ensuite, j’ai dû trouver un moyen d’appliquer ce nouveau mappage à tous les articles. J’aurais pu le faire en utilisant phpMyAdmin pour faire des recherches et des remplacements dans la base de données, mais c’était plus facile de trouver une extension WordPress qui répondait exactement à mes besoins. Je ne me rappelle plus quel plugin j’ai utilisé, mais tout ce que j’ai fait c’était de l’installer, de l’utiliser pour réaffecter les articles de chaque ancienne catégorie à la nouvelle catégorie correspondante, puis je l’ai désinstallé et je n’en ai plus jamais eu besoin.

J’ai ajouté, plus tard au cours du projet, des règles de réécriture au fichier .htaccess pour rediriger toutes les anciennes pages de catégories vers les nouvelles, afin que les liens vers les anciennes catégories ne redirigent pas vers la page Erreur HTTP 404. Par exemple, voici la ligne pour rediriger l’ancienne catégorie « Voyages » vers la nouvelle catégorie « Style de vie » :

RewriteRule ^blog/category/travel/?(.*)$ /lifestyle/$1 [R=301,L]

J’ai également redirigé l’ancienne catégorie « Podcasts » afin de permettre aux visiteurs d’accéder directement à la nouvelle page Audio. J’ai arrêté le podcasting en 2009 parce qu’il s’agissait d’une tâche supplémentaire à gérer, mais tous les podcasts sont toujours disponibles sur la page Audio.

De plus, j’ai ajouté une nouvelle section « Favoris » sur le site. Elle ressemble à n’importe quelle autre catégorie, mais elle n’a pas été implémentée comme telle. En réalité, mon blog ne dispose pas d’une catégorie « Favoris » en interne. Il s’agit plutôt d’une collection d’articles que j’ai assignés manuellement au module de Grille de Beaver Builder. Cela repose donc sur une fonctionnalité spéciale du constructeur de page que j’utilise. J’aurais pu insérer la même fonctionnalité en ajoutant une nouvelle catégorie, mais cela aurait pris plus de temps, car j’aurais dû éditer les catégories pour de nombreuses publications (ou modifier la base de données) pour ajouter chaque publication à la nouvelle catégorie « Favoris ». Avec Beaver Builder, il était plus rapide et plus facile d’ajouter cette fonctionnalité.

La nouvelle section « Favoris » est une amélioration de la section « Best of StevePavlina.com » de l’ancien site. Elle comprend les articles les plus populaires, les articles les plus pertinents basés sur les commentaires des lecteurs, et mes favoris personnels. Au départ, j’avais prévu de les répartir en sections séparées que j’aurais nommées « Most Popular » et « Steve’s Favorites », mais je ne voyais pas l’intérêt de faire une telle distinction. Il semblait plus simple d’avoir une seule section « Favoris ». Sinon, il y aurait eu beaucoup de chevauchement entre ces sections.

Ce n’était pas facile de trouver de bons noms de catégories parce qu’il y avait de multiples possibilités parmi lesquelles choisir. J’aurais pu utiliser des étiquettes différentes pour beaucoup de catégories. En fin de compte, j’ai choisi de privilégier les étiquettes qui s’orientent vers les aspects de développement personnel de chaque sujet, plutôt que les étiquettes qui peuvent être courantes dans d’autres domaines. C’est pourquoi j’ai utilisé « Abondance » plutôt que « Business », « Argent » ou « Entreprenariat ». Je voulais aligner chaque étiquette avec les désirs et les intérêts connus des personnes qui visitent mon site Web.

J’aime la simplicité des nouvelles catégories, et le mappage entre les anciennes et les nouvelles catégories a assez bien fonctionné. J’ai édité manuellement les catégories pour certaines publications au niveau desquelles j’ai trouvé que le remappage n’était pas tout à fait correct.

Cette simplification des catégories facilite aussi un peu mon travail lors de la rédaction de nouveaux articles, car je n’ai pas à choisir parmi 36 catégories différentes.

Les couleurs

Étant donné que je suis daltonien, je savais que j’aurais besoin d’aide dans ce domaine.

Une personne ayant une vision normale voit environ un million de nuances de couleurs. Je vois environ 25 000 nuances, soit 2,5% de la normale. Comment suis-je censé concevoir un site Web pour des gens qui voient 40 fois plus de couleurs que moi ?

Heureusement, ma petite amie Rachelle a une vision normale des couleurs, alors je me suis beaucoup appuyée sur elle pour m’aider avec l’aspect couleur du site. C’est incroyable d’avoir une petite amie qui sait faire la différence entre le rouge et le brun. Je ne sais pas comment elle fait ; c’est magique !

Je voulais que le site favorise la nuance bleue du spectre parce que c’est là que ma vision des couleurs est la plus proche de la normale. J’ai aussi pensé que des couleurs plus fraiches donneraient au site une ambiance détendue. Les couleurs vives comme le rouge et l’orange ne semblaient pas convenir. J’aimais aussi les couleurs douces, moins saturées. Rachelle était du même avis.

J’ai fait quelques recherches sur la théorie des couleurs et j’ai joué avec quelques outils en ligne. J’ai appris des choses ici et là, mais tout cela semblait un peu abstrait, d’autant plus que je ne pouvais pas valider beaucoup d’idées en m’appuyant sur ma propre vue. Je me suis rendu compte à partir de ces recherches qu’une bonne étape serait de choisir une palette de couleurs pour le site. La palette n’avait pas besoin d’être très grande ; environ cinq couleurs au total devraient suffire. Les couleurs d’une palette fonctionneraient bien ensemble ; donc tant que je me limite aux couleurs de la palette, je devrais avoir un résultat cohérent.

J’ai très vite trouvé la roue chromatique d’Adobe qui était un excellent outil pour explorer les palettes. Ma fonctionnalité préférée était l’icône de la caméra. Elle me permettait de télécharger une image, et l’outil générait une petite palette basée sur les couleurs de l’image. J’ai essayé de télécharger un tas de photos différentes et j’ai regardé les palettes qui en résultaient.

J’ai montré cet outil à Rachelle, et elle est partie à la chasse aux images qui présentaient des couleurs qu’elle aimait. Finalement, elle a découvert la photo d’une géode avec des anneaux de couleurs que nous avons aimés tous les deux. La palette qui en résultait était composée de nuances relaxantes et non ostentatoires que Rachelle décrivait avec des mots comme sarcelle, mousse, menthe pastel, citronnelle et blanc cassé. Ces couleurs étaient très jolies avec un entête et un pied de page bleu marine. Nous venions de trouver notre palette.

La palette de couleurs du nouveau site a donc été inspirée par une géode — par la nature elle-même. J’aime cela !

Rachelle et moi avons commencé à assigner des couleurs de la nouvelle palette à divers éléments du site, tels que les liens et les boutons. Nous avons éclairci certaines couleurs pour les utiliser comme arrière-plans. Nous avons expérimenté de légères variations en posant des questions telles que : le #9BBBEA8 est-il meilleur que le #96BAA1 ? Nous avons également constaté que le fait de s’écarter légèrement de la palette était acceptable lorsque nous avions besoin de plus de variété, surtout pour les couleurs des icônes sur la page d’accueil.

Nous avons probablement passé quelques jours à travailler à obtenir les bonnes couleurs. Nous avons continué à faire des expériences jusqu’à ce que nous soyons tous les deux satisfaits. Parfois, nous faisions plusieurs modifications après avoir rempli plusieurs pages du site.

Le nouveau site est assez limité dans son utilisation des couleurs, ce qui était fait à dessein. Je ne voulais pas que les gens soient distraits par le choix des couleurs, surtout lorsqu’ils lisent des articles. Par contre, je ne voulais pas non plus opter pour le minimalisme et me contenter du noir et blanc.

C’était sympa de travailler sur cette partie du projet avec Rachelle. Je pense que nous travaillons bien en équipe. Parfois, c’était assez épuisant. Mon cerveau se sentait très fatigué à la fin de ces journées, comme si je surchargeais des circuits neuronaux qui n’étaient pas habitués à autant d’activité.

Découvrez le 5e article de cette série.

Note : Cet article est une traduction de l’article Redesigning StevePavlina.com – Part 4 de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le « je » de cet article !

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