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Le développement personnel pour les gens intelligents

L’abondance dans un monde aux ressources limitées

Note : cet article est une traduction de l’article Abundance in a World of Limited Resources de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

mondeComment pouvons-nous parler de créer l’abondance quand il semble que nous vivons dans un monde aux ressources limitées ? Est-ce que cela n’est pas incohérent ? L’esprit d’abondance n’est-il pas une simple tentative de se voiler la face ?

Des ressources limitées

Certaines ressources sur terre sont en quantité limitée et sont rapidement épuisées. Peut-être que le meilleur exemple est le pétrole. Le pétrole est pompé du sol plus vite que ce que la planète peut régénérer.

Cela nécessite de l’énergie de pomper le pétrole hors du sol, et tout ce pétrole ne peut pas être extrait d’une façon économe en énergie. Cela n’a pas de sens de dépenser 100 unités d’énergie pour en extraire seulement 90 unités.

Le pétrole facile à obtenir est déjà rare, et les sociétés courent après un pétrole plus difficile à obtenir, et pour plus cher et plus de risques. C’est plus facile de pomper le pétrole dans le sol que de bâtir des plateformes pétrolières offshores et de pomper le pétrole hors du sol de l’océan. Il n’y aurait pas de justification rationnelle à s’engager dans la mise en place de plateformes pétrolières offshores si les ressources pétrolières accessibles à même le sol étaient abondantes. L’existence même des plateformes pétrolières offshores est un signal clair que le pétrole se raréfie. Même les nations riches en pétrole comme l’Arabie Saoudite s’engagent dans le forage en mer, ce qui est une reconnaissance tacite que nous commençons à être à court de pétrole.

Ce n’est qu’une question de temps avant que cette ressource soit à sec. Au fur et à mesure de la raréfaction du pétrole apparaîtront des pénuries et une augmentation du prix. Les industries fortement dépendantes du pétrole vont devoir procéder à des coupes. N’est-ce pas ce qui arrive déjà ?

Pour le moment, aucune ressource ne peut remplacer la polyvalence du pétrole ou son intégration dans la société moderne. Le pétrole est utilisé pour faire avancer nos machines agricoles et nos transports alimentaires. On s’en sert dans le plastique – votre maison est probablement remplie de produits à base de pétrole. Même les pneus de votre voiture sont faits à partir de pétrole, environ 7 gallons par pneu. Ce n’est pas une ressource qui peut être facilement remplacées. Avec la pénurie de pétrole, certains changements de style de vie sont inéluctables.

Histoire

Il est inutile de nier que certaines ressources sont rares. Les pénuries de ressources font partie de l’histoire de notre planète.

Si la vie est un rêve, alors quel sens cela a-t-il de voir certaines ressources être limitées ? Ne pouvez-vous simplement pas atteindre une abondance illimitée en y réfléchissant ?

Les limites et les contraintes rendent l’histoire intéressante. S’il n’y pas de contraintes, il n’y a pas d’histoire. La vie dans un monde sans contrainte serait incroyablement ennuyeuse.

L’abondance n’est pas la même chose que l’illimité. Si vous viviez dans un monde réellement illimité, auriez-vous un sentiment d’abondance ? Il y a de grandes chances que vous souffriez de gourmandise, d’ennui et de paresse. Cela serait un rêve décevant et non-inspirant à endurer.

Cela pourrait paraître contre-intuitif au premier coup d’œil, mais l’abondance a besoin du manque.

Gratitude

L’abondance et le manque sont tous deux de bons professeurs. Ils nous enseignent tous deux la gratitude, mais de différentes façons.

Quand il y a une présence constante dans votre vie, vous aurez tendance à le tenir pour acquis. Vous finirez par vous attendre à ce que tout ce passe toujours de cette façon. Mais quand vous devez faire sans pendant un moment, cela vous donne l’opportunité d’apprécier encore plus ce que vous avez.

C’est le changement entre les phases d’abondance et de manque qui nous enseigne ce qui a le plus de valeur pour nous.

Je prends du temps chaque jour pour apprécier les bonnes choses de ma vie, en partie parce que j’ai déjà vécu sans. Je sais que ces expériences sont temporaires.

Je suis reconnaissant de la liberté dont je profite parce qu’à un moment j’étais dans une cellule de prison de 2 mètres par 3, en ressentant ce que c’était de ne pas avoir cette liberté.

Je suis reconnaissant pour l’argent qui entre dans ma vie parce que j’ai été fauché pendant des années, que j’ai fait faillite, et que je me suis fait virer de mon appartement parce que je ne pouvais pas payer le loyer.

Je suis reconnaissant pour les amis que j’ai parce que je sais ce que c’est que de se sentir seul et sans le moindre ami.

Je suis reconnaissant pour mon état de santé actuel parce que je sais ce que c’est que d’être malade.

Quand je me sers d’internet, je suis reconnaissant parce que c’est incroyable et que cela me permet de me connecter avec des gens du monde entier. Je me souviens à quoi cela ressemblait de ne pas avoir accès à cette merveille.

Dans deux jours je pars en voyage au Canada pour aller voir Rachelle, ma chérie. Nous ne nous sommes pas vus depuis un mois et demi. Être séparés pendant aussi longtemps complique le fait de nous tenir l’un l’autre pour acquis. Cela nous aide à apprécier l’autre encore plus. Je suis très reconnaissant de l’avoir dans ma vie.

Cependant, quand il y a une surabondance, j’ai plus de chances de tenir les choses pour acquis. C’est là que le manque peut devenir le meilleur des professeurs.

Quand je passe quelques semaines avec Rachelle, par exemple, je pourrais ne pas apprécier autant sa présence le 20ème jour que le 1er jour. Mais après lui avoir dit au revoir à l’aéroport et avoir vécu quelques jours seul, je suis bien plus conscient du fait que je tiens à elle, et j’ai hâte de la revoir.

C’est le contraste entre l’abondance et le manque qui aide à élever notre conscience de ce qui a le plus de valeur pour nous.

L’état d’esprit d’abondance n’a pas pour objectif d’acquérir et de sécuriser plus de trucs, mais d’apprécier totalement la vie et d’être pleinement reconnaissant de ce que la vie vous apprend.

Gratitude pour l’histoire

Pouvez-vous vous sentir reconnaissant pour le manque que vous vivez, parce qu’il vous apprend de nouvelles vérités à propos de vous-même ?

Quand j’étais profondément endetté, que je savais que je devais déclarer faillite, j’avais la sensation que je n’avais rien de plus à perdre financièrement, donc j’ai décidé d’arrêter de céder tant de mon pouvoir à cet aspect de ma vie. Je me disais que je ne pourrais pas avoir une bonne vie si ma vie financière était nulle. Donc je me suis accordé la permission de me sentir bien à propos d’autres aspects de ma vie et de ne pas laisser le manque d’argent me déprimer autant. Après tout, ce n’était qu’un chiffre. Pourquoi est-ce que je lui cédais tant de mon pouvoir ?

J’ai commencé à faire attention à ce que j’avais, et j’ai appris à l’apprécier plus profondément. J’ai apprécié la nourriture que je pouvais manger. J’ai apprécié avoir encore un toit au-dessus de ma tête. J’ai apprécié le temps qu’il faisait. J’ai apprécié l’océan, la plage, et le lever de soleil.

J’ai apprécié le fait que je pouvais respirer, j’ai apprécié le fait de courir et de méditer. J’ai apprécié mes relations. J’ai apprécié ma santé.

C’était fin 1998 et début 1999 que j’ai commencé à le faire. En 1998 était la dernière année où j’ai eu la sensation de vivre dans le manque (et peut-être la première moitié de 1999). Après cela il a toujours semblé que je vivais dans l’abondance. Même ma situation financière a changé en cours d’année. C’était ma première année positive financièrement après 6 ans en tant qu’autoentrepreneur. J’ai connu 12 bonnes années d’affilée supplémentaires après cela.

Je suis content que ces évènements fassent partie de mon histoire. Si j’avais obtenu beaucoup de bonnes choses plus tôt dans la vie, je ne pense pas que je les apprécierais autant qu’aujourd’hui. Malgré que j’aie beaucoup de bonnes choses dans ma vie aujourd’hui, je ne le tiens pas pour acquis. Les bonnes choses sont encore meilleures parce que je sais le goût qu’a l’amertume.

L’histoire d’une perte

Tout ce que vous avez dans ce monde est temporaire. D’une façon ou d’une autre, cela disparaîtra de votre vie. Si c’est dans votre vie sous forme physique, c’est éphémère.

Les ressources terrestres vont finir par s’épuiser. Votre corps humain sera également épuisé. Même le Soleil finira par s’éteindre. Et on peut s’attendre à ce que l’univers tel qu’on le connait prenne fin un jour.

La perte fait partie de l’histoire de la vie. Quand nous perdons quelque chose qui nous est précieux, nous approfondissons notre compréhension de sa valeur.

L’humanité consume certaines des rares ressources de la terre. Cela, en soi, n’est pas un problème. Le véritable problème est que nous n’apprécions pas ces ressources comme il le faudrait. Ce n’est pas grave de pomper le pétrole hors du sol et de l’utiliser. La terre s’en fout. Mais apprécions-nous réellement ce que la terre nous offre ?

Réalisez-vous que tous les « trucs » dans votre vie sont un cadeau de la terre ? Si c’est sous forme physique, cela a probablement été fait à partir de quelque chose qui a été sorti de la terre. La créativité humaine a évidemment joué son rôle là-dedans, mais réalisez-vous que les matériaux bruts composant les objets de votre maison sont venus de la terre ? Vous portez littéralement des morceaux de la terre sur votre corps.

Réalisez maintenant que tout ceci est temporaire. Vous allez le perdre soit avant de mourir soit quand vous mourrez.

La grande histoire de la perte est que tout dans cette réalité physique va finir par vous être enlevé. Acceptez-vous ceci, ou y résistez-vous ?

Apprécier le manque

Selon Elisabeth Kübler-Ross, les cinq étapes du chagrin sont le déni, la colère, la négociation, la dépression, et l’acceptation.

On continue à s’accrocher au cours des 4 premières étapes, mais quand nous arrivons à l’acceptation, nous nous laissons finalement aller et nous faisons la paix avec la réalité.

Je pense qu’il y a des étapes au-delà de l’acceptation, cependant, et la gratitude en fait certainement partie. Quand nous pouvons voir le rôle important que la perte joue dans la vie, nous pouvons apprendre à apprécier la perte elle-même. C’est un aspect important de notre histoire.

Sans la perte nous aurions trop de chances de prendre de grandes parties de notre vie pour acquises. Elles finissent par devenir transparentes et insignifiantes pour nous. Quand nous les perdons, pourtant, nous devenons clairement conscients de la valeur dont nous avons profité avant.

En passant à l’état d’esprit d’abondance, nous reconnaissons que la véritable valeur dont nous profitons peut toujours être recréée. La véritable valeur n’est pas rare. Nous pourrions perdre un être aimé, mais nous pouvons connaître à nouveau l’amour.

Le manque nous apprend ce que signifie la véritable abondance. Le manque nous aide à comprendre ce à quoi nous accordons ou non de la valeur.

Vous pourriez ne pas accorder spécifiquement de valeur au pétrole, mais en appréciant ce qu’a fait le pétrole, vous pourriez en venir à apprécier la technologie, vous pourriez en venir à apprécier l’autonomisation des êtres humains, le partage des connaissances, les nouvelles découvertes et les nouvelles rencontres.

La véritable abondance

L’abondance ne nécessite pas de ressources physiques illimitées. Avoir du pétrole en illimité ou un carburant de remplacement ne nous aidera pas à ressentir davantage d’abondance. Cela va simplement nous pousser à prendre plus de choses pour acquises, et nous allons sous-apprécier ce que nous avons.

L’abondance ne signifie pas en avoir plus, plus, encore plus. Cela signifie apprendre ce à quoi nous accordons véritablement de la valeur et réaliser que nous pouvons en fait créer cette valeur si c’est ce que nous désirons vraiment.

D’une certaine façon ce monde de rêves est bien plus intelligent que nos personnalités individuelles limitées. Cela nous amène ce que nous désirons réellement, même si cela entre en conflit avec ce que nous demandons explicitement. L’univers est totalement et à 100% de votre côté. Vous pouvez essayer de vous en faire un ennemi, mais il ne vous abandonne jamais. Il se montre simplement plus futé que vous en court-circuitant votre entêtement.

Pour créer un état d’esprit d’abondance, vous pourriez avoir besoin de supprimer beaucoup de faux désirs. Vous pourriez avoir besoin d’arrêter de céder votre pouvoir à ce que vous ne voulez pas. Et vous pourriez avoir besoin de commencer à apprécier tout ce qu’il y a de bon juste en face de vous, mais que vous êtes trop aveugle pour faire une pause et apprécier.

Si vous pensez que le manque dans le monde est une mauvaise chose, jetez un nouveau coup d’œil. Vous voyez le manque parce que vous avez besoin de le voir pour évoluer. Vous avez besoin de voir la guerre pour apprécier la paix. Vous avez besoin de voir l’injustice pour apprécier la justice. Vous avez besoin de voir la maladie pour apprécier la santé. Si vous n’aviez pas besoin d’apprendre ces leçons, vous cesseriez d’invoquer le manque comme professeur.

Ne fermez pas les yeux au manque que vous percevez. Laissez-le vous imprégner totalement. Ayez la sensation du manque. Et quand vous avez appris la leçon que vous avez besoin d’en apprendre, retirez-en tout votre pouvoir, et utilisez-le pour créer l’abondance que vous désirez.

Bonheur

Vous aligner avec l’abondance est la même chose que vous aligner avec le bonheur.

Il y a une grande quantité de fausse signalisation pour le bonheur dans ce monde. La majeure partie de cette signalisation mène à des impasses.

La richesse matérielle est un exemple. Si vous pensez qu’en avoir « plus » va mener au bonheur, allez de l’avant et faites le test. Vous pourriez apprendre cette leçon en gagnant plus et en vous sentant encore malheureux, ou vous pourriez l’apprendre en n’arrivant pas à atteindre le niveau de plus que vous désirez. Vous finirez par être tellement frustré que vous déciderez d’explorer un chemin différent.

J’ai mis de l’énergie dans l’amélioration de mes finances, mais je ne me sentais pas plus heureux ou profitant d’une plus grande abondance une fois ces objectifs atteints. Ce qui m’a apporté la plus grande sensation de bonheur a été de prendre le temps d’apprécier les bonnes choses de ma vie. L’aspect intéressant est que cela n’avait rien à voir avec mes possessions. Cela concernait exclusivement la façon dont j’utilisais mon pouvoir.

J’ai appris que ce que font mes finances ne fait aucune différence. Elles peuvent monter ou descendre, et cela n’affecte pas mon bonheur. J’ai toujours la capacité de me sentir reconnaissant. Parfois je me sens plus reconnaissant quand j’ai moins que quand j’ai plus.

Une des raisons pour lesquelles j’ai fait passer mon travail dans le domaine public et qu’il n’y a plus de copyright est que j’ai réalisé que posséder une vaste propriété intellectuelle ne me rend pas plus heureux que quand je n’en possédais aucune. Quand j’ai essayé de m’en sentir reconnaissant, j’ai réalisé que ce n’était pas la propriété qui comptait pour moi. Pas plus que la somme de travail que j’avais faite par le passé. J’ai découvert la vérité plus profonde qui est que je suis reconnaissant de l’opportunité de m’exprimer avec créativité. Je suis reconnaissant de la capacité à me connecter aux gens tout autour du monde. Je suis reconnaissant de la chance d’apprendre et d’évoluer.

Je n’ai pas besoin de gagner plus d’argent ou d’avoir plus de prestige ou plus de trafic pour être plus heureux. Je peux être heureux simplement en exprimant ma créativité. Certains outils comme un ordinateur et internet m’aident à faire cela, et je suis également reconnaissant pour ça, mais si tout cela m’était enlevé, je pourrais toujours exprimer ma créativité avec des pierres et des bâtons. Même si je finissais paralysé, je pourrais sortir de nouvelles créations au sein de mon esprit, et je pourrais être reconnaissant de la capacité à le faire.

Cependant, j’ai remarqué que plus je me souviens de ces leçons, moins souvent le manque apparaît dans ma vie comme professeur particulier. Je deviens meilleur en faisant des choix qui concernent le bonheur et non un choix basé sur le plus. Je dédaigne les avenues pavées d’avancement dans mes affaires si je ne pense pas qu’elles vont augmenter mon bonheur, même si elles pourraient augmenter mes revenus. D’un point de vue entrepreneurial, il pourrait sembler que je gère mon entreprise étrangement, mais je la gère avec bonheur.

Dédaigner les faux chemins

L’existence du manque dans le monde nous aide à identifier et à dédaigner les faux chemins qui ne nous donneront pas un véritable sentiment d’abondance.

Je crois qu’un véritable état d’esprit abondance ne dépend pas de la quantité de choses que vous achetez. Je pense que cela consiste à réaliser que vous n’avez pas vraiment besoin de créer le bonheur. Pourriez-vous perdre toutes vos possessions et vous sentir quand même reconnaissant ? Pouvez-vous continuer à utiliser votre pouvoir pour créer l’expérience de l’attention, de la générosité, et du bonheur même en présence du manque ?

Je pense aussi que la vie arrête de nous marteler avec certaines leçons une fois que nous les apprenons. Mes problèmes d’argent n’avaient pas disparu parce que j’étais devenu agressif vis-à-vis du gain d’argent. Ils ont arrêté d’émerger quand je me suis débarrassé de ma peur de ne pas avoir d’argent et quand j’ai arrêté de renforcer la croyance selon laquelle je ne pourrais pas avoir une bonne vie sans argent.

Ce qui m’a le plus aidé a été de penser à ce à quoi pourrait ressembler ma vie si j’étais vraiment sans domicile fixe. Je pourrais vivre sur la plage et dormir sous les étoiles chaque soir. Je pourrais travailler sur mes compétences sociales. Je pourrais apprendre à m’améliorer en dessin. J’aurais beaucoup de liberté. Je pourrais apprendre de nouvelles langues auprès de sans domicile fixe bilingues. Je pourrais aller à la bibliothèque et lire. Je pourrais méditer et aller courir tous les jours. Je pourrais écrire un livre à propos de cette expérience. Je pourrais même faire du bénévolat pour aider les gens. J’ai rapidement réalisé que même si je n’avais pas du tout d’argent, je pourrais quand même avoir une vie sympa. J’avais le pouvoir de le faire.

Une fois que j’ai réalisé que ma situation financière n’avait absolument pas le pouvoir de me condamner à une vie misérable et qu’en fait je pourrais encore avoir une vie intéressante et épanouissante quoi qu’il arrive, tout mon être s’est éclairé. C’était comme si la réalité me disait « Ok, super… Cela a pris des années, mais tu as finalement compris cette leçon. Maintenant passons aux autres leçons. » Il n’était plus utile qu’un manque majeur continue à me parvenir dans ce domaine en particulier étant donné que j’avais appris ce que j’avais besoin d’apprendre.

Une version étendue de cette leçon que j’ai récemment apprise est que je n’ai pas non plus besoin d’une propriété non-physique. Je n’ai pas besoin de posséder quoi que ce soit pour être heureux. Je pense que je vais apprécier d’écrire sans le fardeau de la propriété. L’aspect créatif est ce que j’aime le plus. Je n’ai pas besoin de posséder ce que je crée.

Durabilité

Certaines personnes veulent créer une plus grande durabilité dans le monde, ce qui signifie en partie passer des ressources non-renouvelables aux ressources renouvelables.

Mais je ne me considère actuellement pas comme partisan du mouvement du développement durable. Je pense qu’il y a plus de leçons d’évolution bénéfiques à apprendre des cycles d’excès et de manque que d’une durabilité à long-terme.

Si ma propre vie avait été plus équilibrée, je doute que j’aurais pu apprendre tout ce que j’ai appris. Je pense que ce serait ennuyeux et déprimant de vivre comme le font de nombreux animaux dans la nature, donc je ne m’en servirais pas comme modèle d’harmonie environnementale. Je pense que qu’il y a de bonnes raisons pour lesquelles les humains créent de si grands équilibres – et pour lesquelles nous avons la capacité de continuer à le faire. Ces déséquilibres nous fournissent d’incroyables leçons d’évolution, nous apprennent comment étendre notre pouvoir et notre sagesse simultanément.

Certains diraient qu’aujourd’hui notre pouvoir a dépassé notre sagesse. J’ai tendance à être d’accord. Cependant, cela nous motive à augmenter notre sagesse. Quand notre sagesse progressera, il y aura une forte envie d’augmenter notre pouvoir.

À un niveau plus profond, je vois ceci comme l’équilibre entre Vérité, Amour et Pouvoir. Ce sont nos principales façons d’évoluer, et ces trois-là ont la capacité de se développer.

Quand la Vérité prend trop d’avance, alors nous avons des théories que nous ne pouvons pas tester et de grandes idées que nous ne pouvons pas mettre en place. Cela nous motive à nous rassembler et à collaborer (Amour) pour passer de nouveaux caps (Pouvoir).

Quand l’Amour prend trop d’avance, nous nous connectons à un niveau tel que nous commençons à perdre notre volonté et notre motivation individuelle. Nous stagnons et faisons les mêmes choses jour après jour. Vous pourriez voir ce genre de déséquilibre émerger dans votre vie si vous passez énormément de temps à sociabiliser en ligne. Au final vous commencerez à vous sentir vide à l’intérieur, comme si vous pédaliez dans le vide. Ce sentiment négatif ne peut pas être résolu en y ajoutant plus de socialisation. Pour corriger ce déséquilibre, vous avez besoin d’incorporer plus d’apprentissage (Vérité) et de projets créatifs (Pouvoir) dans votre vie.

Quand le Pouvoir prend trop d’avance, nous abusons de nous-mêmes. Nous devenons bons pour créer ce que nous ne voulons pas, donc nous en créons en grande quantité. Cela nous motive à faire attention à nos relations (Amour) et à écouter nos véritables désirs (Vérité).

Si nous apprécions vraiment une ressource naturelle, nous serons motivés pour trouver des façons de l’utiliser efficacement pour créer une bonne valeur pour nous-mêmes. Si nous n’apprécions pas une certaine ressource, nous pourrions la pousser au point d’extinction puis gérer son absence après coup.

Combien d’espèces aujourd’hui éteintes apprécions-nous ? Est-ce qu’elles vous manquent, ou est-ce que cela ne vous pose pas de problème de vivre sans elles ?

Est-ce que le pétrole est une ressource que vous appréciez réellement, ou est-ce que cela ne vous poserait pas de problème de vivre sans ? Vous sentez-vous reconnaissant de tout ce que le pétrole a ajouté dans votre vie ? Le détestez-vous et voulez-vous le voir disparaître ? Comment est-ce que le déroulement de l’histoire de la terre reflète vos sentiments dans ce domaine ? Comment est-ce que cela vous apporte de nouvelles perspectives vis-à-vis de ce que vous valorisez le plus ?

Pour moi, la leçon du pétrole concerne la priorisation de mes valeurs. Utiliser le pétrole a des conséquences, et je vois certaines de ces perspectives comme négatives, et certaines comme positives. Lesquelles de ces conséquences suis-je d’accord pour accepter ?  Lesquelles ne suis-je pas d’accord pour accepter ? Et qu’est-ce que cela me dit de mes valeurs ? J’apprends beaucoup sur moi-même en témoignant de l’histoire du pétrole qui se déroule dans ma réalité. C’est un merveilleux professeur.

Les leçons de votre histoire

L’histoire de la terre nous fait traverser des leçons intéressantes aujourd’hui. Quand nous sommes face à des leçons, nous avons le choix. Nous pouvons choisir de leur résister, dans quel cas nous allons leur céder plus de notre pouvoir et les voir se développer. Ou nous pouvons choisir d’apprendre ces leçons maintenant, ce qui nous donne une chance de passer à de nouvelles leçons.

Si vous n’appréciez pas quelque chose dans votre vie, alors pourquoi cette chose est-elle là ? C’est là parce que vous continuez à lui céder votre pouvoir. Vous continuez de le remarquer et d’y faire attention. Si vous ne le faisiez pas, alors pour des raisons pratiques, il serait invisible pour vous.

La raison pour laquelle vous créez ce drame est qu’ainsi vous pouvez avoir une expérience d’évolution. C’est là pour vous apprendre quelque chose d’important, comme ce à quoi vous accordez une véritable valeur. Vous allez continuer à créer ce drame sous différentes formes jusqu’à ce que vous soyez capable d’apprendre la leçon derrière ce drame. Cette leçon va finalement vous amener à un niveau de Vérité plus profond.

Si vous essayez de court-circuiter ces leçons, vos solutions ne vont jamais durer. La part plus profonde de votre être – la part de vous qui veut évoluer – va simplement continuer à manifester ses leçons via de nouveaux drames dans votre réalité. Vous créez avec tout votre être, pas seulement avec vos pensées ou vos sentiments.

Certaines personnes vivent actuellement des leçons dramatiques et intéressantes en ce qui concerne le fait d’être sans emploi. Beaucoup n’appréciaient pas les emplois qu’ils ont eus et qu’ils n’ont plus. Maintenant ils n’ont plus d’emploi, et certains n’apprécient pas cela non plus. Ils pourraient finalement trouver un nouvel emploi, et ils pourraient ne pas l’aimer non plus. Ils vont continuer à vivre ce genre de cycles jusqu’à réaliser que le point commun de tout cela n’est pas la présence ou le manque de travail. C’est leur manque continu d’appréciation.

Si vous cherchiez à employer des gens, que quelqu’un venait pour un entretien, que vous sentiez qu’ils n’appréciaient pas leur employeur précédent, qu’ils n’appréciaient pas ce qu’ils ont appris de leur période sans emploi, et qu’ils ne vont probablement pas apprécier non plus l’emploi que vous pourriez leur donner, l’engageriez-vous ? Si vous deviez engager quelqu’un, ne choisiriez-vous pas quelqu’un qui apprécierait réellement ce que vous pouvez offrir ? Ne favoriseriez-vous pas quelqu’un qui apprécierait également son historique de travail ? Ne préfèreriez-vous pas travailler avec une personne reconnaissante ou ingrate ? Que voudriez-vous si vous étiez l’employeur ?

Quel genre d’employeur engagerait un employé ingrat ? Peut-être un employeur qui est désespéré, ignorant ou qui se punirait en faisant cela. Est-ce le genre de personne que vous voudriez comme patron ? Avez-vous des chances d’aimer ce travail ?

Ma vie professionnelle a fait volte-face quand j’ai appris à apprécier la valeur du travail lui-même. J’ai réalisé que la valeur que je tire du travail ne dépend pas de la paye que je reçois ou de la personne qui m’embauche. Cela dépend de l’opportunité de m’exprimer avec créativité. Une fois que j’ai réalisé ça, j’ai toujours apprécié mon travail. Je me sens reconnaissant de pouvoir créer quelque chose qui n’existait pas encore. J’ai aussi réalisé qu’être créatif est plus important pour moi qu’un chèque de paye sûr. Je suis content que la vie m’ait amené les expériences me permettant d’apprendre cette leçon, même si elles ont été difficiles à apprendre.

Pouvons-nous apprécier l’abondance dans un monde aux ressources limitées ? Bien sûr que oui. Le manque est un de nos meilleurs professeurs. Il nous éloigne des mauvaises voies et nous enseigne ce que signifie pour nous la véritable abondance. Nous n’avons pas besoin de plus d’argent, de succès ou d’iTrucs pour être heureux. Nous pouvons choisir d’être reconnaissants pour ce que nous valorisons le plus, et de par ce sentiment de gratitude, nous pouvons favoriser son expansion.

Crédits photo : © James Thew – Fotolia

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