L’entraînement progressif

Note : cet article est une traduction de l’article Progressive Training de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Entraînement progressifUne super idée que j’ai apprise grâce à la musculation est le concept de l’entraînement progressif. L’entraînement progressif signifie que vous augmentez graduellement les poids que vous soulevez (au fil des semaines, des mois, et des années), comme ça vous avez toujours un haut niveau de défi dans votre entraînement. En termes plus larges, l’entraînement progressif signifie que vous changez divers aspects de votre entraînement pour augmenter le défi, y compris la distance, la vitesse, la durée, etc. Si vous continuez à soulever les mêmes poids semaine après semaine, vous n’allez pas devenir tellement plus fort. L’entraînement progressif aide à s’assurer que vous restez dans la douce lumière du défi, de sorte à continuer à vous renforcer en moins de temps que vous le feriez autrement.

Bien sûr l’entraînement progressif peut être appliqué à d’autres domaines que votre seul corps physique. Je trouve cela particulièrement valable comme outil de développement de compétences.

Voici un exemple de la façon dont j’utilise l’entraînement progressif depuis l’été 2004 pour bâtir mes compétences oratoires et communicationnelles.

Décider de s’entraîner

D’abord, je prends la décision consciente de m’entraîner dans ce domaine. Je savais que je voulais finir par faire des conférences professionnelles, et ce n’était pas si difficile pour moi de reconnaître qu’il me manquait les connaissances et les compétences de base requises pour réussir. J’avais aussi très peu d’expérience dans les discours en public. Je me suis dit que cela me prendrait au moins quelques années et plusieurs centaines d’heures pour atteindre le niveau de compétence que je désirais. Mais au lieu d’être intimidé par tout le travail qui m’attendait, je l’ai juste accepté. Ces années allaient passer de toute façon, donc je pourrais aussi bien émerger de l’autre côté en meilleur orateur.

L’entraînement de base

En mai 2004 j’ai décidé de dégager des trucs de mon entraînement en rejoignant Toastmasters International. J’ai assisté à des réunions du club local en tant qu’invité pour trouver un club que j’appréciais, puis j’en ai rejoint un. Quelques semaines plus tard j’ai fait mon premier discours « brise-glace » de 7 minutes. Les mois suivants, j’ai fait plus de discours de 7 minutes. J’ai expérimenté des discours humoristiques, du storytelling, et divers styles oratoires. J’étais moins concerné par le fait de faire de bons discours à ce moment-là que par celui de simplement gagner en expérience.

À l’automne 2004, je suis entré dans le concours de discours humoristiques de Toastmasters et je suis allé plutôt loin pour une première fois (2nd du niveau Division). Peu après cela j’ai été invité à assister à quelques clubs Toastmasters de niveau avancé et j’ai commencé à aller à leur réunion comme invité en plus de mon club habituel. Six mois plus tard, au printemps 2005, j’ai participé au concours international de discours et là encore je m’en suis plutôt bien sorti pour mon niveau d’expérience (3ème place de la Division).

L’entraînement avancé

Après 10 mois chez Toastmasters, j’avais gagné mon diplôme CTM (« Competent Toastmaster »). Cela me qualifiait pour rejoindre le club le plus avancé de Las Vegas, et je l’ai rejoint aussitôt que possible. Dans ce club le défi était bien plus grand. Beaucoup des membres étaient des orateurs professionnels, certains avec des années d’expérience. J’ai commencé à faire des discours plus longs, atteignant petit à petit les 20 à 40 minutes. J’ai reçu beaucoup de retours et de coaching super. Au bout de six mois dans le club avancé, j’ai abandonné mon club d’origine parce qu’il ne me présentait plus assez de défi. Quelques mois plus tard j’ai présenté un atelier de 90 minutes devant un groupe de 60 personnes environ, suivi d’une session de questions-réponses de 90 minutes. J’étais bien préparé et j’ai reçu un retour très positif.

Étirer les frontières

Pour me pousser encore davantage, j’ai commencé à assister à des ateliers hebdomadaires d’impro comique pour développer mes compétences en improvisation. J’ai participé à un spectacle en direct au début du mois. J’ai trouvé que l’impro était un gros défi, mais cela m’aide à avoir l’esprit sans cesse en alerte. Et puis cela m’a permis de me développer d’une façon qui m’aurait été impossible chez Toastmasters. J’ai du vivre différents personnages, faire du physique comique, jouer sur scène avec d’autres acteurs, et fondamentalement passer pour un idiot complet en face d’un public. Mais le bénéfice est qu’après avoir fait cela pendant un moment, tout le reste semblait plus simple en comparaison.

Pendant tout ce temps j’ai travaillé sur mon contenu, l’écriture de discours, l’organisation, les compétences oratoires, la gestuelle, la variété vocale, les expressions de visage, l’eye-contact, le blocking (autrement dit l’occupation de la scène), l’humour, le storytelling, les manières, la valeur concrète qu’on en retire, etc. J’ai participé à des ateliers et des séminaires et j’ai lu des livres sur les compétences oratoires et le discours professionnel.

Cela faisait beaucoup de travail sur une période de presque deux ans, équivalant probablement à quasiment 1000 heures de mon temps. Cela représente un total de près de 6 mois à 40 heures par semaine. Et je n’ai été payé pour rien de tout cela. En fait, j’ai même du payer pour ça, même si cela n’a pas coûté beaucoup.

Et l’entraînement continue…

Alors est-ce que j’ai fini de m’entraîner maintenant ? Pas automatiquement. Ma prochaine étape est de rejoindre la National Speakers Association. Je ne suis pas qualifié pour rejoindre l’organisation nationale pour le moment, mais je peux rejoindre l’annexe de Las Vegas, qui vient d’être formée l’an dernier. Je prévois de participer à ma première réunion locale de la NSA dans trois semaines environ. Une fois encore cela va augmenter le niveau de défi, cela me fait rencontrer de meilleurs coachs, et m’engage à devenir plus fort et plus compétent.

En fait, l’entraînement ne s’arrêtera jamais réellement. Même en commençant à faire des discours professionnels, je continuerai l’entraînement privé pour continuer à m’améliorer.

Pourquoi l’entraînement progressif ?

Le bénéfice majeur de l’entraînement progressif est qu’en augmentant le défi, ce qui vous semblait autrefois lourd commencera à avoir l’air beaucoup plus léger. Peut-être qu’une haltère de 10 kg vous semble lourde maintenant, mais une fois que vous avez progressé jusqu’à des haltères de 20 kg, l’haltère de 10 kg semble légère. Elle pèse toujours le même poids qu’avant, mais votre capacité a augmenté, ce qu’il fait qu’elle semble plus légère en comparaison. Vous ne pouvez pas toujours changer le poids des tâches qui vous attendent, mais vous pouvez augmenter votre force au point que ces mêmes tâches semblent plus légères.

Quand j’ai fait mon premier speech de 7 minutes chez Toastmasters en juin 2004, c’était un défi raisonnable pour moi. Mais le discours que j’ai fait était vraiment nul, sans histoire, et sans humour. Et ma performance scénique (utilisation de notes, debout derrière un pupitre, vocalisation monotone, mauvaise gestuelle) était tout sauf excitante. Mais c’était le mieux que je pouvais faire à l’époque. J’en étais au point de l’incompétence inconsciente ; je ne savais pas que je ne savais pas.

Avance rapide de deux années dans le futur, faire un discours de 7 minutes comme mon premier semble être un poids ridiculement léger. Aujourd’hui je pourrais faire un meilleur discours impromptu sans préparation, et je me sentirais plus en confiance que je ne l’étais alors avec tout un tas de préparation et de notes. Les poids avec lesquels je m’entraîne aujourd’hui sont tellement plus lourds qu’un discours de 7 minutes est léger comme une plume en comparaison. Mais cela ne me paraissait évidemment pas pareil quand j’ai commencé.

L’entraînement progressif est la clé pour devenir plus fort. Si j’étais resté avec mon club Toastmasters de base et que j’avais continué à faire de simples discours de 7 minutes encore et encore, je me serais amélioré avec le temps. Mais j’ai accéléré mon évolution de façon significative en progressant avec des discours plus longs, des ateliers, de l’humour, du storytelling, des publics plus grands, des concours de discours, de l’impro comique, etc.

Après avoir fait des ateliers d’impro, quand je suis revenu faire des discours impromptus chez Toastmasters, cela m’a semblé incroyablement simple, même si les discours impromptus me mettaient fortement au défi. Je me suis dit « Tout ce que j’ai à faire est de parler pendant une minute à l’improviste ? Je n’ai pas à le chanter… avec un accent étranger… tout en le faisant rimer… tout en faisant semblant d’être un personnage amusant… tout en essayant de faire rire le public ? Oh, ça va être facile ! »

L’entraînement privé améliore la performance publique

Que votre performance dans le monde réel implique de parler en public, de vendre, ou de programmer, vous pouvez accélérer votre évolution avec l’entraînement progressif. Continuez à monter la barre personnellement, à prendre des défis qui sont juste en-dehors de votre zone de confort. Ce devrait être des poids que vous pouvez encore soulever, mais ils vont vous demander presque 100% d’efforts. Un effort paresseux de 50% ne fera pas l’affaire. 50% ne vous aideront pas à évoluer. 100% vous aideront.

Plus nous suons à l’entraînement, moins nous saignons à la guerre.U.S. Navy SEALs

Cela résume tout, non ?

La performance en live N’EST PAS de l’entraînement

Quand vous vous entraînez, ce qui est difficile est bon. Quand vous appliquez, c’est ce qui est facile qui est bon. Une performance en live n’est pas une école d’acting. Passer un appel pour une vente n’est pas un entraînement à la vente. Concourir n’est pas s’entraîner.

La principale différence entre la performance dans le monde réel est l’entraînement est la couverture. Dans les situations de performance réelle, il vous manque la couverture suffisante de ces évènements qui arrivent rarement dans le monde réel mais peuvent quand même être critiques pour votre succès à long terme. Dans le monde réel, des situations vont survenir pour lesquelles vous n’êtes pas préparé, et l’entraînement privé peut vous y préparer, quelle que soit la fréquence à laquelle elles surviennent hors de l’entraînement. C’est souvent ces situations rares qui dérèglent les amateurs mais que gèrent bien les pros.

Par exemple, supposez que vous voulez maîtriser le jeu du blackjack. Attraper un paquet de cartes et jouer quelques mains est une très mauvaise façon d’apprendre. Certaines situations arrivent très rarement, mais elles peuvent quand même faire une grosse différence dans vos résultats si vous les jouez mal. Une de ces situations est de savoir quand partager des paires ou quand doubler après le partage. Vous pouvez placer une mise initiale de 100$, mais avec un partage, un autre partage, et un double sur ce partage, vous pouvez soudain avoir plus de 500$ en jeu sur cette même main. (Exemple : Le donneur a un 5 ouvert. Vous partagez une paire de 7 et obtenez un autre 7, donc vous partagez encore. Sur le premier 7 vous obtenez un 3 et doublez sur ce 10. Sur le second 7 vous obtenez un 4 et doublez sur ce 11. Sur le troisième 7 vous obtenez un 10 et vous arrêtez sur ce 17. Vos 100$ de mise initiale sont passées à 500$. Et c’est en effet la bonne stratégie.) Si vous le jouez mal, le basculement qui se fera sur cette main peut changer toute votre session, en bien ou en mal, même si la probabilité que cela arrive est faible. La plupart des débutants joueraient cette main trop prudemment et ne partageraient jamais une paire de 7, gardant 14 contre le 5 du donneur. Ils manquent l’opportunité de faire un gros gain quand ils ont leur chance parce qu’ils ne se sont pas préparé à cette situation à l’avance. Évidemment c’est une situation improbable, mais si vous jouez assez longtemps, ce n’est qu’une question de temps avant que cela vous arrive.

La pratique réelle vous donne aussi un entraînement excessif pour ce dont vous avez le moins besoin. Même les joueurs de blackjack sans expérience savent qu’ils doivent toujours garder quand ils ont un 20 (la main la plus commune dans le jeu), et c’est inutile de continuer à s’entraîner à jouer ces mains. L’entraînement privé devrait être utilisé pour renforcer vos points faibles, en particulier si la pratique réelle ne vous donne pas assez de couverture sur ces points.

L’entraînement paye !

Une des raisons pour lesquelles les meilleurs orateurs professionnels sont payés des milliers de dollars pour une heure de leur temps est la somme d’entraînement et d’expérience qu’ils ont engrangée pour en arriver là. Un super orateur peut utiliser cette heure pour changer de façon permanente la façon dont les gens pensent et se comportent, et cette compétence sera toujours très demandée.

Vous pouvez appliquer l’entraînement progressif pour développer une compétence dans n’importe quel domaine de votre vie : physique, mental, social, spirituel, etc. Je trouve cela particulièrement utile pour développer mes compétences de survie dans le monde moderne. Via beaucoup de lecture et d’expérimentation, j’ai appris comment créer des systèmes qui génèrent de l’argent pour moi (comme ce site web). Je n’ai pas de salaire horaire parce que je n’échange pas mon temps contre de l’argent. Par conséquent, je profite d’un niveau de liberté presque indécent. En ce samedi matin, je choisis d’écrire cet article, mais je pourrais tout aussi bien laisser tomber pendant quelques mois et ne rien faire du tout. Des années d’entraînement privé, qui consistaient principalement en le conditionnement du bon état d’esprit, m’ont fourni la possibilité de gagner plein d’argent sans avoir besoin d’un travail. L’emploi traditionnel ne vous apprendra pas de telles compétences. C’est le genre de choses qui doivent être apprises via un entraînement privé.

Soyez votre propre coach

Vous êtes le coach tout autant que l’élève. Vous décidez quels domaines de votre vie vous voulez entraîner.

Ne réinventez pas la roue. Vous n’avez pas besoin de développer votre propre programme personnalisé en partant de zéro. Dans de nombreux cas vous pouvez obtenir un programme préfabriqué par quelqu’un d’autre. Par exemple, Toastmasters a un manuel débutant et plus d’une douzaine de manuels avancé, et ils ne coûtent que quelques dollars chacun. Tirez pleinement avantage des livres, des programmes audio, des sites web, des cours, et ainsi de suite. Apprenez de ceux qui ont déjà travaillé dur pour créer ces ressources pour vous.

Aucune excuse

Ne perdez pas de temps à trouver de piètres excuses pour justifier que vous n’ayez pas de temps pour vous entraîner. Si vous avez du temps pour regarder la télé, vous avez du temps pour vous entraîner. Si vous avez du temps pour sortir manger, vous avez du temps pour vous entraîner. Si vous avez un lecteur CD ou MP3 dans votre voiture, vous avez du temps pour vous entraîner.

Testez avec un essai de 30 jours

Je recommande de tester un nouveau programme d’entraînement avec l’approche « 30 jours pour réussir ». Donnez-vous une bonne impulsion avec 30 jours d’efforts conscients, puis laissez simplement cet élan vous tirer vers l’avant. Par exemple, cela m’a demandé pas mal d’efforts d’atteindre le point de participer à cette première réunion Toastmasters. Mais cela ne posait aucun problème de venir à la cinquième réunion après avoir déjà assisté aux quatre premières. Venir la première fois est l’étape la plus difficile. Venir la cinquième fois est facile. Au bout de 100 fois il est plus dur de NE PAS venir.

Alors direction l’entraînement !

Maintenant, vos devoirs… Choisissez un domaine de votre vie que vous aimeriez voir devenir beaucoup plus facile pour vous. Souvenez-vous que toute l’idée de l’entraînement progressif est de vous rendre plus fort, de sorte que les poids dans votre vie semblent de plus en plus légers. L’effet net est que votre vie commencera à avoir paraître plus facile.

Vous aimeriez qu’il soit plus simple pour vous de faire votre travail ? Vous aimeriez être plus fort physiquement ? Vous voulez gagner de l’argent plus facilement ? Vous aimeriez qu’il soit plus simple de communiquer avec les gens, y compris les membres du sexe opposé ? Vous voulez qu’il soit plus simple de vous comporter de façon éthique et morale ? Vous voulez avoir plus de facilités pour écrire ?

Une fois que vous avez sélectionné un domaine où progresser, prenez la décision consciente d’entraîner ce domaine lors des prochaines semaines, mois, ou années. Souvenez-vous que le temps va passer de toute façon. Faites un brainstorming d’idées quant à ce que vous pourriez faire pour commencer l’entraînement, puis choisissez-en un immédiatement et lancez-vous. Trouvez un club comme Toastmasters, et ajoutez la date de la prochaine réunion à votre agenda. Achetez un nouveau livre ou programme audio. Inscrivez-vous à un cours. Attrapez le téléphone ou envoyez un mail pour demander conseil à une personne qui a déjà de l’avance sur vous dans ce domaine. Agissez, d’une façon ou d’une autre, pour rester en mouvement. Et une fois dans ce mouvement, faites en sorte qu’il aille toujours de l’avant.

Une fois que vous avez un peu d’élan derrière vous, alors et alors seulement vous devriez penser à l’endroit vers lequel vous avez envie de vous diriger. Cela ne pose pas de problème de bouger dans la mauvaise direction, tant que vous bougez. La pire chose que vous pouvez faire est de rester coincé dans une paralysie analytique, à réfléchir et à planifier mais sans jamais rien faire. Le moment pendant lequel sculpter intelligemment votre programme d’entraînement est après vous être mis en mouvement, pas avant – après avoir lu un livre ou deux, avoir reçu des conseils, et participé à quelques cours ou réunions. La raison est qu’au début vous en êtes encore au point de l’incompétence inconsciente. Vous ne savez même pas que vous ne savez pas. Donc d’abord, vous devez atteindre le point de l’incompétence consciente, où au moins vous saurez que vous ne savez pas. Puis vous pouvez commencer à officialiser et à structurer votre programme de développement de compétences. Une fois que le brouillard se dissipe un peu, vous pouvez utiliser l’entraînement progressif pour travailler graduellement à la maîtrise consciente de cette compétence, pour atteindre au final… une maîtrise inconsciente de cette compétence, où votre talent devient en fait une habitude subconsciente.

Maintenant lancez-vous !

Crédits photo : © blobbotronic – Fotolia.com

2 commentaires

  • Alexandre dit :

    C’est drôle, je me lance dans ce projet de blog http://www.soi-actif.com en ayant une vague idée de ce vers quoi je me dirige. Mais l’essentiel est de se lancer, expérimenter, oser démarrer un projet et dire au monde qu’on le fait. Le simple fait de le faire, le dire, incite à sentir la différence entre s’impliquer et s’engager. Le plus demandant est de mettre l’épaule à la roue. Une fois que la roue est en mouvement, on s’améliore, on apprend et on devient meilleur.
    Merci Olivier

  • maï dit :

    Pour rester motiver, il est conseillé de diviser ses objectifs en petits projets à court terme je vais le mettre en pratique

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