Conséquences à long terme du sommeil polyphasique

Note : cet article est une traduction de l’article Polyphasic Sleep Long-Term Consequences de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

SommeilUne conséquence à long terme des expériences de sommeil polyphasique que j’ai faites il y a 5-6 ans est que j’arrive toujours à m’endormir très rapidement. Suffisamment de temps a passé pour que je suspecte que cela soit un changement permanent.

Aujourd’hui quand je décide d’aller dormir, je peux fondamentalement m’endormir en 30 secondes ou moins. Parfois je peux m’endormir en 2 ou 3 secondes seulement. Rachelle peut témoigner du fait que je n’exagère pas.

Ce n’est pas de la narcolepsie. Je ne me laisse pas gagner par le sommeil pendant la journée, et je ne m’endors pas aussitôt que ma tête touche l’oreiller. À moins que je sois inhabituellement super fatigué, la décision de dormir est sous mon contrôle conscient. Quand je décide de dormir, mon corps tombe endormi quasiment aussitôt.

C’est tout aussi vrai pour m’endormir le soir que pour mes siestes si je le désire.

En de nombreuses occasions nous sommes allongés dans le lit avec Rachelle et je suis réveillé en sursaut. Nous discutons, et au bout d’un moment je décide de m’endormir, donc je le fais. Quelques secondes plus tard je suis de nouveau réveillé en sursaut par Rachelle, qui s’est soudain remise à parler. Pour elle c’était juste une pause dans la conversation de quelques secondes seulement, mais personnellement cela m’a suffi pour m’endormir, commencer à rêver, et me réveiller en me souvenant clairement des détails de mon rêve.

Cela arrive parfois 2-3 fois d’affilée. Une fois, après m’être réveillé en sursaut, j’ai « remercié » Rachelle de m’avoir fait peur, puis je me suis rendormi en quelques secondes. Rachelle a pensé par erreur que j’étais encore éveillé et a fait un autre commentaire, qui m’a à nouveau réveillé. Parfois cela la fait rire, pas de façon sadique mais plutôt en croyant à peine que je pourrais m’endormir aussi rapidement. Elle trouve aussi cela amusant.

Quand cela arrive plusieurs fois d’affilée, je retourne parfois dans le même rêve et je continue là où je m’en étais arrêté, mais généralement je vais commencer un rêve différent qui n’a aucun lien avec le premier.

Le temps de dilate un peu quand je rêve, donc je peux avoir la sensation que plusieurs minutes ont passé dans le monde des rêves alors que Rachelle me dit que seulement quelques secondes ont passé dans son temps de veille.

C’est arrivé plus souvent que je ne peux le compter. Ce n’est clairement pas un évènement isolé.

Normalement je commence à rêver immédiatement quand je m’endors, parfois même avant de m’endormir. Quand je ferme les yeux la nuit, je peux souvent voir les personnages de mes rêves essayer d’interagir avec moi et le décor du rêve s’ouvre. Il est très facile de glisser dans le monde du rêve si je garde simplement les yeux fermés.

S’endormir de cette façon est comme accepter une invitation. Je n’ai rien à faire. J’accueille simplement le monde du rêve qui m’invite déjà à le rejoindre. C’est comme être tiré dans le monde des rêves, au lieu d’essayer de me pousser à dormir. Cela demande plus d’efforts de rester éveillé.

Je ne dis pas que c’est une compétence spéciale ou unique. J’ai étudié divers aspects pratiques du sommeil comme les rêves lucides par exemple, mais je ne connais pas les statistiques de temps d’endormissement moyen pour la plupart des gens. Une petite recherche sur Google suggère que c’est autour de 10 minutes, hors cas d’insomnie.

Pour moi c’était un changement significatif parce que je n’avais pas cette « capacité » avant de tester le sommeil polyphasique. Ces 5 mois et demi de sommeil sous un modèle différent ont sûrement entraîné mon corps à s’endormir sans délai. Avec seulement des siestes de 20 minutes tout au long de la journée et de la nuit, mon corps a dû apprendre à entrer très rapidement dans le sommeil et à ne pas gaspiller une seule minute de précieux temps de sommeil. Autrement j’aurais été fortement privé de sommeil pendant des mois. Par nécessité, mon corps a dû accélérer le processus qu’il utilisait pour s’endormir. Je ne pouvais pas gaspiller 10 minutes à essayer de m’endormir alors que ma sieste n’était que de 20 minutes ; cela aurait été comme essayer de fonctionner avec deux fois moins de sommeil.

Même si Rachelle trouve parfois cela un peu étrange, et que je me réveille en sursaut bien plus souvent que je l’aimerais, je considère que ce changement est très bénéfique. Mon sommeil est bien plus efficace qu’il ne l’était avant que je ne fasse des tests sur mon sommeil. Je ne perds pas de temps couché dans mon lit à essayer de m’endormir. Quand je veux dormir, je dors. Et si je veux retarder mon sommeil et rester debout plus tard, je le peux également.

Je partage ceci en partie comme mise en garde pour ceux qui veulent tester différents schémas de sommeil. Cela pourrait avoir des conséquences à long terme même si vous ne l’expérimentez pas longtemps. Certaines conséquences pourraient ne pas être aussi positives. Donc si vous vous attaquez à de telles expériences, soyez conscient que vous prenez un risque.

Crédits photo : © Naira – Fotolia

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Un commentaire

  • Patrick dit :

    Article intéressant. Pourquoi se termine-t-il de cette façon ? Durant tout l’article on nous fait constater une “conséquence” plutôt positive puisque s’endormir en quelques secondes, c’est une bonne chose. La conclusion de l’article “met en garde” …et ne dit pas contre quoi ? Du coup de l’emballement ….on passe à une interrogation plutôt négative ? Est-ce que la traduction a été mal faites ?

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