Ce que j’ai appris en faisant faillite vers 20 ans et qui s’est avéré incroyablement utile vers 30 ans

Note : cet article est une traduction de l’article What I Learned From Going Bankrupt in My 20s That Proves to Be Immensely Valuable in My 30s de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

« Mieux vaut oser des choses puissantes, pour obtenir de glorieux triomphes, même si c’est parsemé d’échecs, que de traîner parmi des esprits médiocres, qui ne connaissent ni réjouissance ni souffrance, parce qu’ils vivent dans ce crépuscule gris qui ne connaît ni la victoire ni la défaite. » – Théodore Roosevelt

Temps et argentIl est tellement facile de tomber dans le schéma consistant à travailler très dur sur des objectifs que nous avons choisis en raison de notre conditionnement social mais que nous n’avons jamais réellement choisi consciemment. Cependant, quand nous travaillons sur de tels objectifs, nous ne faisons que nous heurter à des murs jusqu’à ce que nous découvrions ce que nous voulons vraiment.

Mon développement personnel a connu un changement majeur quand j’ai atteint le stade où je me suis débarrassé des idées conditionnées socialement, qui concernaient ce que je devrais vouloir, et que j’ai été enfin plus clair quant à ce que je voulais réellement.

Une histoire d’échec personnel

À 20 ans et quelques, j’ai décidé que je voulais créer une entreprise et devenir riche. Cela semblait être une chose très importante à accomplir. Je lisais beaucoup de livres sur le fait de devenir riche en y pensant et en entreprenant, et je m’imaginais avec beaucoup d’argent. Je pensais à quel point ma vie serait super si j’avais beaucoup d’argent et une entreprise florissante.

Pendant un moment, il a semblé que je faisais des progrès. À 25 ans, j’ai décroché un accord d’édition pour un de mes prototypes de jeux informatiques. J’étais plutôt excité de recevoir la première avance de 50 000 $. L’avance totale allait être de 675 000 $, payée sur plusieurs mois. C’était une avance raisonnable pour le type de jeu que développait mon petit studio, en particulier parce que j’avais dû engager d’autres membres dans l’équipe et acheter plusieurs licences de logiciels. Comparé aux autres budgets de jeux indépendants à l’époque, ce projet était un titre relativement peu onéreux, et n’allait clairement pas être à la lutte pour devenir un hit des ventes. Aujourd’hui ce niveau de financement serait ridiculement peu cher pour un jeu PC indépendant sérieux.

Dès le premier jour quasiment, les choses ont été compliquées avec cet éditeur. Ils ne répondaient pas aux demandes de communication, ils essayaient de changer les termes de l’accord après que nous ayons commencé à travailler ensemble, et ils n’ont pas envoyé ce dont mon équipe avait besoin dans les temps. Après quelques mois à essayer de travailler avec eux, ils n’ont pas versé l’avance suivante. Puis ils ont mis fin à l’accord unilatéralement et ont rompu le contrat que nous avions signé. Pour couronner le tout, ils m’ont poursuivi en justice pour que je leur rende la première avance, remplissant la plainte de fausses accusations qui n’avaient absolument aucun fondement réel. C’était une stratégie d’intimidation ridicule.

Leurs actions n’avaient guère de sens pour moi question affaires, à moins qu’ils aient simplement tenté de paralyser notre projet pour qu’il ne sorte pas sur le marché et pour empêcher qu’il soit prêt à temps. Malheureusement certains éditeurs sont connus pour employer cette tactique quand ils ont un titre concurrent en préparation. Je ne sais pas si c’était là leur motivation ; je ne me souviens pas que cet éditeur ait développé le moindre jeu du même genre que le nôtre à l’époque. Je suspecte que nous étions simplement victimes d’étranges prises de décisions au niveau du siège. Je ne saurais pas bien expliquer pourquoi ils ont géré cette relation comme ils l’ont fait. Je ne suis certainement pas le seul développeur à avoir eu une mauvaise expérience de travail avec cet éditeur. L’un deux a même engagé une bataille très bordélique et très publique avec eux qui a duré pendant des années.

Comme je ne voyais pas de meilleure solution, j’ai appelé directement leur PDG et j’ai globalement dit « Je ne comprends vraiment pas ce que vous faites. Nous avons dépensé la première avance pour travailler sur ce jeu pour vous, vous nous bloquez à chaque étape du développement, vous rompez notre contrat, et finalement vous vous retournez contre nous et vous nous attaquez avec une liste de fausses accusations ? Je ne saisis pas. Cela n’a aucun sens. Mais je ne peux pas vous combattre, donc j’abandonne. L’argent a été dépensé pour le développement, donc il n’y a rien à rendre [c’était vrai]. Si vous avez vraiment l’intention de nous poursuivre, tout ce que vous allez faire c’est nous faire couler. C’est votre objectif ? » Au début il a eu l’air un peu sonné par ma franchise, mais après quelques minutes il a accepté d’abandonner les poursuites. Nous nous sommes mis d’accord pour continuer pacifiquement dans nos voies respectives. Je ne voulais simplement plus rien faire avec cet éditeur, et je n’ai (heureusement) plus jamais travaillé avec lui.

Légalement j’étais dans mon droit et j’aurais probablement pu les faire condamner lourdement pour rupture de contrat si j’avais pu payer les honoraires (20 000 $ d’acompte simplement pour commencer), mais je voulais passer mon temps à créer des jeux, pas à faire des dépositions devant des avocats et voir ce truc durer pendant des années. Poursuivre les gens en justice n’est simplement pas mon truc. A l’heure actuelle je n’ai jamais poursuivi personne, malgré que j’aie eu certaines occasions comme celle-ci où cela aurait pu se justifier.

Des années plus tard j’ai appris que ce même éditeur et un grand nombre des membres de son bureau directeur (dont ce même PDG) ont été exposés publiquement pour un énorme scandale comptable et pour avoir escroqué leurs investisseurs en faisant gonfler artificiellement leurs actions. Ils ont dû payer des millions de dollars de dommages. Je ne peux pas dire que j’étais surpris. Même si je ne comprenais pas le concept de polarité à l’époque, rétrospectivement il est plutôt clair que ce PDG et moi étions de polarités opposées. Par conséquent, leurs jeux continuent plus que jamais à valoriser la violence et la tuerie, et ces jeux ont été également accusés d’engendrer des actes de violence dans le monde réel.

L’année suivante, j’ai décroché un accord de développement de jeu avec un autre éditeur. Cet éditeur semblait plutôt honnête, et j’ai bien aimé le PDG. Malheureusement, ils ne s’en sortaient pas bien financièrement et ils ont dû mettre fin unilatéralement à notre accord après près d’un an à travailler ensemble. Mais jusqu’à ce moment, ils étaient plutôt bons pour payer à temps et pour fournir un soutien correct. Nous avons eu des moments difficiles en travaillant avec eux, mais la plupart de ces problèmes semblaient découler de leur situation financière difficile. Ils ont dû mettre fin à notre projet à cause d’un manque de sous, et c’était une grande déception pour nous tous. Au moins, personne n’a attaqué personne, donc nous nous sommes séparés aussi amicalement que possible.

Conséquences

Après que ces deux accords soient partis en fumée, je me suis retrouvé avec environ 150 000 $ de dettes qui s’étaient accumulées au fil des ans. Cet argent avait été dépensé pour continuer à travailler sur des projets sans un soutien suffisant de l’éditeur. Avec quasiment aucun revenu et mes capacités de crédit épuisées, je ne voyais aucun autre choix raisonnable que de me déclarer en faillite. Avec un nouvel accord d’édition et un flux d’avances durable, j’aurais pu me sortir de la dette petit à petit en travaillant (presque toutes les dettes étaient sur des cartes de crédit sans garanties), mais il était clair que je n’aurais pas pu assurer un nouvel accord avec un délai qui apaiserait les créditeurs.

Nos dettes ont bientôt été vendues à des organismes de recouvrement, et leur principale tactique de recouvrement semblait être de nous noyer sous les lettres et les appels. J’étais naïf à l’époque et j’ai tenté d’expliquer honnêtement la situation à ceux qui appelaient, en partageant ce que je pensais être mes meilleures options pour finir par payer leur dette. Mais j’ai rapidement compris qu’ils se foutaient de ce que je disais. Ils partaient juste du fait que je mentais et ils essayaient d’utiliser contre moi tout ce que je pouvais leur dire. Ils ne cessaient d’appeler tous les jours pour me poser les mêmes questions, agissant comme si j’essayais d’une façon ou d’une autre de dissimuler une liasse de billets. C’était comme s’ils utilisaient simplement un scénario de tactiques. Je n’ai pas eu le moindre aperçu d’intelligence en temps réel dans leur communication, donc finalement j’ai simplement arrêté de prendre leurs appels, et nous avons changé de numéro de téléphone. Cela au moins nous a permis de respirer un peu.

À cause de la spirale descendante que cela a provoqué, Erin et moi avons dû abandonner prématurément la location de notre bureau et vendre la plupart de notre équipement et de nos meubles. Quelques mois plus tard nous avons été virés de notre appartement parce que nous étions en retard au niveau du loyer. Tout cela est arrivé entre fin 1998 et début 1999. Nous avons dû lutter pour trouver un nouvel endroit où vivre, et nous avons emprunté de l’argent à un proche pour la caution.

Tout ce temps nous continuions à travailler à plein temps et plus pour pouvoir poursuivre notre objectif principal, en nous disant que nous ne pouvions pas nous permettre de le voir échouer avec tout ce que nous avions investi en lui. Erin et moi nous étions mariés en 1998, et nos proches nous avaient donné de l’argent pour que nous puissions au moins nous offrir un petit mariage. Nous avions fait une très courte lune de miel à Las Vegas car nous sentions que nous devions retourner travailler aussi tôt que possible.

Pendant cette période, je me souviens m’être assis sur la plage un jour à regarder l’océan et m’être dit : « Eh bien… au moins toi, tu es gratuit. » Je me souviens avoir pensé que, quelle que soit ma situation financière, je pourrais au moins profiter de l’océan. Le simple fait que mes finances soient pourries ne signifiait pas que toute ma vie doive être sens dessus dessous. C’était une leçon importante pour moi.

Comme Erin et moi étions mariés, toutes nos dettes étaient partagées, donc nous avons fait faillite ensemble. Mon entreprise était une entreprise individuelle, donc toute la dette de l’entreprise était une dette personnelle. (Aujourd’hui, je gère mon site en SARL). Erin et moi nous aimions énormément, mais nous faire sortir de notre appartement 9 mois après notre mariage n’était pas l’idéal.

Je me souviens que nous avons fait beaucoup de ventes-débarras pour vendre la plupart de ce que nous possédions. Nous avons même rendu la plupart de nos cadeaux de mariage pour avoir de l’argent en plus pour payer nos factures.

Après avoir travaillé sur mon entreprise (en dormant même au bureau parfois) pendant cinq ans, je n’avais rien d’autre à montrer que cette faillite. J’ai commencé avec 20 000 $ en cash (argent que j’avais économisé depuis l’enfance) et cela s’était transformé en 150 000 $ de dettes. Je n’avais pas d’argent pour finir les projets de jeux que j’avais commencés, et les opportunités qui les avaient fait naître étaient depuis longtemps du passé. Heureusement, la majeure partie de la dette a été absorbée par la faillite (sauf les quelques milliers de dollars que nous devions à nos proches), mais évidemment notre capacité de crédit était atomisée. Nous avions la sensation de recommencer de zéro.

C’était très frustrant parce que tout ce que je voulais faire était de créer des jeux informatiques, et hormis les quelques jeux en shareware que j’avais sorti en cours de route, tous mes grands projets avaient été annihilés. Imaginez vouer des années de votre vie à des projets qui finissent par être simplement annulés et ne voient jamais le jour.

Expériences d’apprentissage

Malgré ces défis, Erin et moi nous sommes plus que jamais rapprochés. Je pense que traverser ces moments difficiles est une des raisons pour lesquelles nous sommes si proches aujourd’hui. Nous savons que nous serons là pour nous soutenir l’un l’autre si les choses se corsent. Nous sommes également très reconnaissants de l’abondance dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

Même pendant que je traversais ces expériences, je lisais des livres de développement personnel et j’appliquais ce que j’apprenais. Je faisais attention de visualiser la réussite de mes projets de jeux. Je m’imaginais voir mes jeux sur les rayons des magasins. J’ai même fait de l’auto-hypnose pour m’aider à conditionner la croyance selon laquelle mes projets aboutiraient. J’ai fait énormément de choses et j’y ai passé beaucoup de longues heures. Je me suis vraiment efforcé de faire du mieux possible.

Ce n’est que lorsque tout s’est écroulé que j’ai réalisé que j’avais travaillé tout ce temps sur les mauvais objectifs. Quelque part je me suis pris à suivre l’idée de quelqu’un d’autre quant à ce que je devrais faire. Je pensais que j’aurais besoin de créer un studio de jeux, d’avoir un bureau, et de décrocher un accord d’édition. Donc c’était exactement ce que j’avais fait.

Ce n’est qu’après le crash que j’ai réalisé qu’aucun de ces objectifs n’était réellement le mien. Mon véritable désir était simplement de faire un jeu. Quand j’ai réalisé ça, j’ai atteint un nouveau niveau de clarté.

Une nouvelle vision

Même si ma santé financière était en ruines, j’ai décidé qu’avant d’abandonner pour de bon, j’allais faire une dernière chose. J’allais créer un design, développer, et sortir un jeu original, un jeu dont je pourrais être fier. J’ai décidé que j’allais simplement faire la sourde oreille à mes problèmes financiers et faire cela quoi qu’il arrive.

À cause de tous les problèmes que j’avais avec l’argent, j’ai également décidé que j’allais créer ce jeu gratuitement. Je n’allais pas dépenser le moindre centime pour le développer. Je ne me souciais pas que cela semble impossible de faire quoi que ce soit de décent sans budget. J’ai simplement décidé de le faire.

Pour joindre les deux bouts, j’ai été consultant et formateur informatique à côté, pendant qu’Erin aidait de petites entreprise à se créer des sites web (et je l’ai occasionnellement aidée aussi). Nous gagnions juste assez d’argent pour nous en sortir, et finissions souvent le mois avec moins de 100 $ sur notre compte.

Cela m’a pris environ six mois et beaucoup de créativité, mais le jeu a été fini. J’ai fait le design et la programmation moi-même. L’artiste a été d’accord pour ne pas être payé en échange de royalties sur les ventes (ce qui a bien payé sur le long terme). Erin a trouvé un jeune musicien local qui a bien voulu enregistrer quelques mélodies en échange de crédit professionnel. J’ai fait les effets sonores moi-même ou je les ai pris sur un CD d’effets sans royalties qui me restait d’un précédent projet. Mes amis et mes proches m’ont aidé à tester le jeu. Le projet était terminé en six mois environ sans budget.

L’ironie est que j’ai énormément aimé ce projet, bien plus que les projets les plus ambitieux qui avaient été financés par les avances des éditeurs. J’avais enfin pu m’asseoir et être créatif sans les distractions que sont par exemple les dates limites et les problèmes de budget. Je ne savais pas si le jeu se vendrait, mais je m’étais mis dans une situation où je ne me préoccupais pas de l’argent. Je voulais simplement l’opportunité de créer enfin quelque chose et de le présenter au monde. Je faisais souvent semblant de vivre dans un monde de rêve où l’argent n’avait aucune importance. Je voulais ajouter mon jeu à ce monde simplement parce que cela paraissait être un défi intéressant.

J’ai sorti le jeu en shareware en juin 1999, avec un prix initial très faible de 9,95$. Je savais que le jeu valait bien plus que ça, mais je voulais que tout le monde puisse se l’offrir. En l’espace de quelques mois il rapportait assez d’argent pour couvrir toutes les dépenses. Il a même gagné quelques prix, dont celui du Jeu Shareware de l’Année. Ma petite entreprise a finalement été rentable et l’est restée chaque année après ça. J’ai arrêté de mettre le jeu à jour vers 2003 et je l’ai retiré du marché en 2006. Le site où il était vendu a depuis longtemps été fermé. Mais je continue à recevoir au moins un mail ou deux par mois à propos de ce jeu. Ce qui est bien plus important pour moi que le jeu, c’est les leçons que j’ai apprises en le développant.

Leçons-clés

Une clé de ce revirement a été de comprendre ce que je voulais réellement. Je ne voulais pas bâtir un studio de jeux. Je ne me préoccupais pas de gagner beaucoup d’argent. Je ne voulais pas travailler avec des éditeurs malhonnêtes ou à la peine financièrement. Je voulais simplement créer quelque chose de nouveau pour la pure joie de la création. Je voulais ajouter à ce monde une chose qui n’existait pas encore. C’était cela qui me rendait heureux. Tout le reste n’était que distraction.

Une autre clé a été de réaliser que je pouvais encore faire ce que j’aimais même quand j’étais en faillite, profondément endetté, ou fauché. Le manque d’argent n’est pas une excuse. Je préfèrerais perdre toutes mes possessions, écrire mes articles sur le banc d’un parc, et les afficher sur les murs de toilettes publiques que de faire un travail qui ne me permet pas d’exprimer ma créativité.

Une leçon encore plus importante a été qu’en centrant ma vie autour de l’expression créative personnelle, je centre aussi ma vie autour du service aux autres, parce que ma propre créativité est la chose que je peux partager qui a le plus de valeur. Et en partageant ma plus grande valeur possible, je fais également la chose exacte que les gens veulent en échange de leur valeur… ce qui facilite le fait de générer un fort revenu. « Faites ce que vous aimez et l’argent arrivera » est un peu trop simplifié, mais fondamentalement c’est juste. Le défi est d’être capable de se mettre dans une position où vous pouvez vous engager à faire ce que vous aimez et à dire « fous le camp » à tout le reste.

En ignorant les divers problèmes de ma vie et en me concentrant sur l’expression créative personnelle, les problèmes majeurs se sont résolus d’eux-mêmes. Par exemple, dans l’année qui a suivi la sortie de mon jeu, j’ai décroché un contrat qui m’a fait gagner des milliers de dollars le premier mois, juste assez pour payer le reste de la dette que j’avais auprès de la famille, ce qui nous a permis avec Erin de ne plus avoir de dettes pour la première fois depuis six ans.

Si l’échafaudage de votre carrière et de vos finances venait à s’effondrer autour de vous, que vous resterait-il ? Qu’est-ce qui compte vraiment pour vous ? Avez-vous trouvé ce que vous aimez vraiment faire ? Ou êtes-vous coincé dans ce que vous pensez devoir faire ?

Cela m’a pris des années de découvrir ce qui m’excitait le plus. Il m’a fallu lire et évoluer, m’exprimer créativement, me connecter avec les gens, aider les gens, être courageux, avoir de nouvelles expériences, me bâtir une communauté positive, partager des idées, faire rire les gens, agir par intuition, etc.

La partie difficile a été de m’autoriser à poursuivre ce que je voulais vraiment, quoi que puissent en penser les autres. Avant cela, j’étais constamment obsédé par des objectifs qui ne me rendaient pas heureux.

Appliquer ces leçons

Les leçons difficiles ont vraiment payé quand j’ai lancé mon entreprise de développement personnel en octobre 2004. Au lieu d’y investir mes économies personnelles et de m’endetter en essayant de bâtir une affaire (la façon dont je pensais naïvement qu’il fallait s’y prendre quand j’avais 23 ans), j’ai simplement décidé de passer le plus clair de mon temps à faire ce que j’aimais sans dépenser d’argent. J’adorais écrire des articles de développement personnel, donc c’est ce que j’ai fait.

Mon investissement total pour lancer ce site a été de 9$ pour acheter le nom de domaine la première année. Je n’ai même pas eu à payer l’hébergement web au début parce que je faisais passer le site sur le même serveur que j’utilisais pour mon entreprise de jeux vidéo. Donc ces 9 dollars ont été la seule somme qui est sortie de ma poche, et je n’ai jamais dû remettre la main à la poche. Toutes les autres dépenses ont été facilement payées par les revenus générés.

Le site n’a pas rapporté beaucoup d’argent au début, mais il ne coûtait rien non plus, sauf du temps, donc je m’en fichais un peu. J’avais déjà appris difficilement que j’avais simplement besoin de me concentrer sur mon expression créative personnelle, et que le reste allait largement s’arranger tout seul.

J’ai écrit un livre sur le développement personnel, et je me suis mis dans le même état d’esprit. Je ne me préoccupais pas qu’il se vende bien ou que beaucoup de gens l’achètent. Je suis simplement resté dans cet état d’expression créative personnelle sans m’attacher aux résultats.

Il est amusant de voir que quand j’essayais de gagner de l’argent et de bâtir une entreprise florissante, j’ai fait faillite. Mais quand j’ai simplement essayé de m’exprimer créativement et de partager les résultats avec les autres, j’ai pu gagner beaucoup d’argent et bâtir une entreprise florissante.

Peut-être que la leçon la plus importante est que l’argent et le succès professionnel/financier sont des effets secondaires de l’expression de votre créativité. Faites attention de ne pas les prendre pour des objectifs en soi. C’est beau de pouvoir avoir tout cela, mais vous ne devez pas choisir entre l’un et l’autre. Vous devez vous concentrer sur ces actes fondamentaux de créativité, pas sur les effets secondaires.

Si vous étiez fauché, en faillite, et sans domicile fixe et que vous ne pouviez pas dépenser un seul centime, quelles activités vous donneraient le plus de joie ? Est-ce que vous centrez actuellement votre vie autour de ces activités ? Si ce n’est pas le cas, alors vous devez vous demander : « Et pourquoi pas, bon sang ? » Si vous ne faites pas ces choses, alors vous êtes déjà aussi fauché que peut l’être un être humain. Si vous voulez arrêter d’être fauché, soyez créatif. C’est bien plus facile sur le long terme. Croyez-moi – j’ai difficilement appris la leçon. 🙂

Crédits photo : © J.R. Bale – Fotolia

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