Atteindre une motivation optimale

Note : cet article est une traduction de l’article Achieving Peak Motivation de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

MotivationEn 2002, dans mon journal, je me posais ce genre de questions : Quelle est la plus grande source de motivation durable ? Ainsi, en puisant dedans, nous serions aussi motivés que nous pourrions espérer l’être. Comment nous comporterions-nous si nous pouvions vivre un pic de motivation tous les jours ?

J’ai rapidement reconnu que je ne pourrais pas connaître cette motivation optimale simplement en faisant semblant. Les techniques éculées de gonflage de motivation ne durent pas longtemps ; pour une motivation durable, la question est le pourquoi.

Sommes-nous vraiment motivés par le plaisir et la douleur ?

Beaucoup d’experts en auto-assistance disent que nos actions sont motivées par les forces fondamentales du plaisir et de la douleur, autrement appelées la carotte et le bâton. Ce modèle est utile dans une certaine mesure, mais vu l’utilisation pratique que j’en ai vu, cela devient globalement de la tautologie. Le plaisir est défini comme toute chose qui vous attire, et la douleur devient tout ce qui vous repousse, et ces facteurs pourraient être physiques, émotionnels, psychologiques, ou même spirituels. Pour moi, c’est comme dire que la source de la motivation est tout ce qui vous motive. Évidemment, techniquement c’est vrai, mais ce n’est pas très utile. C’est de la logique circulaire.

Le modèle plaisir/douleur ne vous mènera pas loin dans la vie parce qu’au final vous atteignez un plateau d’autosatisfaction. Quand votre survie est en jeu, le plaisir et la douleur sont des motivateurs forts. Mais si vous vous sentez bien et que vous n’êtes pas particulièrement menacé ? Certains diront que vous devez adapter le modèle carotte/bâton pour vous motiver davantage ; créer de plus grosses carottes et de plus gros bâtons. Récompensez-vous plus et fouettez-vous plus fort. Mais je pense qu’il y a une meilleure approche que d’essayer de vous motiver avec l’équivalent humain de l’entraînement à l’obéissance canine.

Découvrir la polarité

Un « état durable de motivation optimale » signifie que se sentir hautement motivé devient votre quotidien par défaut. Vous pourriez encore avoir des hauts et des bas, mais dans cet état idéal il est normal pour vous de vous réveiller en vous sentant intensément motivé, de garder ce sentiment la majeure partie de la journée, et d’aller vous coucher en vous sentant épanoui et excité vis-à-vis du lendemain.

J’ai vu qu’il y avait fondamentalement deux voies différentes pour atteindre un état durable de motivation optimale.

Une voie était d’être motivé par l’amour. L’autre était d’être motivé par la peur. L’amour et la peur sont les deux principaux pôles de motivation. Si vous choisissez d’accepter l’un ou l’autre pleinement – que vous le choisissez vraiment et vous engagez pour suivre ce choix – vous avez bien plus de chances de vous sentir inspiré, motivé, et inarrêtable.

Quand vous faites ce choix consciemment puis vous engagez à suivre ce choix, vous connaissez un processus de polarisation.

La polarisation par l’amour signifie que vous adoptez l’état d’esprit de l’amour inconditionnel pour tout ce qui existe. Vous centrez votre vie en servant le plus grand bien de tous. Cet engagement découle naturellement de la décision de vous aligner avec la polarité de l’amour inconditionnel. Voyez cela comme un flux d’énergie allant de l’intérieur à l’extérieur. Vous vous concentrez sur le fait de donner et d’apporter une contribution.

La polarisation par la peur signifie que vous devenez inconditionnellement autocentré, motivé par l’envie, le pouvoir, et la soif. Votre engagement est de faire de votre vie la meilleure vie possible, purement pour votre propre gratification personnelle. Voyez cela comme un flux d’énergie allant de l’extérieur vers l’intérieur. Vous vous concentrez sur le fait d’acquérir et d’absorber tout ce que la vie a à vous offrir.

Même si ils pourraient sembler similaires en surface, l’amour et la peur sont des créatures différentes du plaisir et de la douleur. L’amour et la peur représentent différents états d’esprit internes, tandis que le plaisir et la douleur sont des pressions extérieures qui dirigent votre comportement. Donc ce n’est pas un modèle comportemental parce que nous regardons les choix intérieurs, pas seulement les actions extérieures.

Les travailleurs de lumière et les travailleurs des ténèbres

Quelqu’un qui se polarise sur l’amour devient un travailleur de lumière, et celui qui se polarise sur la peur devient un travailleur des ténèbres.

Actuellement, la grande majorité des gens (plus de 99% j’imagine) ne sont ni des travailleurs de lumière ni des travailleurs des ténèbres parce qu’ils n’ont pas fait le choix conscient de se polariser. Ils pourraient avoir de forts penchants pour un côté ou pour l’autre, mais ils restent indécis quant à ce qui est le plus important pour eux. Si vous leur demandez de but en blanc, ces gens diront qu’ils préfèrent une approche équilibrée ou qu’ils ne sont simplement pas d’accord pour faire le moindre choix. Les gens les plus motivés que j’aie jamais rencontrés, cependant, ont tendance à être très fortement d’un côté ou de l’autre. Soit ils ont absolument envie de contribuer et d’apporter une différence positive dans le monde (travailleur de lumière), soit ils en concluent que faire tout ce qui est nécessaire pour se rendre personnellement heureux est leur priorité (travailleur des ténèbres).

Notez qu’être un travailleur de lumière ne signifie pas que vous êtes une carpette qui se sacrifie pour les autres ; cet état d’esprit est ce que j’appelle le syndrome du travailleur de lumière. Vous le verrez souvent chez des spirituels qui essayent d’atteindre de hauts idéaux et qui pourtant ne peuvent même pas payer leurs factures, généralement parce qu’ils héritent d’un modèle erroné quant à la façon dont ce type de personne est censée vivre sa vie. Servir le plus grand bien de tous implique de reconnaître que vous faites partie d’un tout et qu’il est plus efficace de servir avec un esprit d’abondance qu’avec un esprit de manque. Plus vous pouvez répondre efficacement à vos propres besoins, mieux vous pouvez servir. Les travailleurs de lumière de long terme n’ont généralement aucun mal à subvenir à leurs besoins parce qu’ils produisent beaucoup de valeur pour les autres, donc recevoir de la valeur en retour est une conséquence naturelle. Ils savent que nier leurs désirs ne va aider personne, pas plus que cela ne va créer un modèle positif que les autres pourraient suivre. Sacrifier ses propres désirs pour le plus grand bien de tous pourrait sembler noble pour certains, mais en pratique ce n’est simplement pas très lumineux.

De la même manière, être un travailleur des ténèbres ne signifie pas que vous êtes le diable incarné et que vous piétinez tous les gens que vous rencontrez ; cet état d’esprit serait le syndrome du travailleur des ténèbres. Si vous voulez canaliser l’énergie de la peur et l’utiliser à votre avantage, vous ne perdez pas votre intelligence dans le processus. Là encore, ces personnes hériteraient d’un modèle erroné quant à la façon dont ils sont censés se comporter, comme le « génie du mal ». Devenir un travailleur des ténèbres efficace signifie que vous êtes totalement dédié au service de vos propres besoins, et que dans la plupart des cas vous n’allez pas subvenir à vos besoins en faisant du mal aux autres – vous ne finiriez que par vous créer des tas d’ennemis. Piétiner les autres pour s’élever pourrait paraître une bonne approche à court terme, mais le travailleur des ténèbres intelligent reconnaît que c’est une stratégie à long terme totalement idiote.

Quand vous vous polarisez sur l’amour ou la peur – et vous engagez totalement dans ce choix – il devient bien plus facile d’atteindre une motivation optimale.

L’amour et la peur sont les activateurs conscients de nos états de motivation optimale, tandis que le plaisir et la douleur sont des motivateurs inconscients. Nous pouvons faire des choses incroyables en agissant par amour, et nous pouvons faire des choses tout aussi incroyables en agissant par peur. Il y a d’autres moyens de nous motiver, mais fondamentalement ils se ramènent à un mélange (plus faible) d’amour et de peur au lieu d’un mélange plus pur de ces deux.

La post-polarisation

La partie vraiment intéressante est ce qui arrive post-polarisation. J’ai dit que les deux polarisations menaient au final au même endroit, même si cela pourrait prendre des années pour que cela se réalise. Le travailleur de lumière découvre finalement que s’il veut faire le meilleur travail possible pour servir les autres, il est impératif de trouver un moyen durable de subvenir à ses besoins et de créer un niveau d’abondance personnelle, ne serait-ce que pour éviter les distractions créées par le manque. De la même manière, la travailleur des ténèbres finit par découvrir que plus il aide les autres, plus il est facile d’obtenir ce qu’il veut. Au lieu d’être face au choix entre l’amour des autres et l’amour de soi, il reconnaît que l’apogée d’un côté est l’apogée de l’autre.

Pouvez-vous atteindre cet état de motivation optimale sans polariser ? Oui, mais il y a des chances que cela vous prenne beaucoup, beaucoup plus longtemps ; il est réaliste de dire que vous n’y parviendrez pas en une seule vie. La polarisation est le raccourci. Il est plus facile de rester hautement motivé si vous vous concentrez intensément soit sur le fait de servir les autres soit sur le fait de vous servir personnellement – et de maintenir cette concentration pendant au moins quelques années.

Je pense que pour quasiment tout le monde, la polarisation est l’étape-clé qui ne devrait pas être sautée. Cela peut toujours être repoussé, mais pas sauté. Même en reconnaissant que l’amour des autres et l’amour de soi puisse être la même chose – beaucoup de gens le font – il y a une énorme différence entre le savoir intellectuellement et le vivre vraiment. La polarisation est un engagement à choisir une de ces deux voies – la voie de l’amour des autres ou la voie de l’amour de soi – et à se concentrer intensément dessus de toutes vos forces.

Même si je vois ces deux voies comme tout aussi valides, la voie du travailleur de lumière était ma préférence. Au cours de mon éducation chrétienne, on m’a appris que mon rôle ultime dans la vie était de servir les autres. Même la devise de mon lycée était « Un homme pour les autres ». En essayant de remplir ce rôle, cependant, je me suis souvent surengagé à essayer de rendre tout le monde heureux – tout le monde sauf moi. Je me sentais toujours mal quand je devais prendre du recul vis-à-vis de certains de ces engagements simplement pour restaurer mon énergie. Même si je sentais que j’apportais une contribution, ce n’était pas ma meilleure contribution, et ce n’était pas durable. J’essayais de pondre des œufs d’or tout en affamant la poule.

Ce n’est qu’en prenant un engagement aussi fort dans cette voie que je reconnais l’importance de subvenir à mes propres besoins. Même si je pensais que j’étais sur la bonne voie, je donnais en fait un mauvais exemple aux gens, je leur montrais que le service était une forme pénible de sacrifice personnel. Et bien sûr il ne doit pas en être ainsi. Donc j’ai appris l’importance qu’il y a à faire des choses simplement pour moi, pour la simple et bonne raison que j’aime ça. Quand je prends le temps de faire ces choses, j’ai bien plus d’énergie à donner aux autres. Et cela donne également un meilleur exemple aux autres.

Certains ont atteint le même stade en suivant l’état d’esprit du travailleur des ténèbres, en se concentrant d’abord et avant tout sur le fait de subvenir à leurs propres besoins. Un autre terme pour cette voie est l’égoïsme éclairé. L’engagement ici est de faire ce qu’il faut pour vous rendre heureux. Au final vous découvrez, même si cela peut prendre plusieurs années, que rendre les autres heureux vous rend encore plus heureux que vous rendre heureux vous-même. Vous ne trouvez pas le bonheur en vous entourant de malheur.

Pourquoi polariser

Oui, les deux polarités mènent au final au même endroit. Mais cette étape de polarisation est importante. Pourquoi ? Parce que la plupart des gens ne peuvent pas immédiatement reconnaître et mettre en œuvre un style de vie qui maximise les deux polarités en même temps. Dans le meilleur des cas ils essayent simplement de faire une percée d’un côté ou de l’autre.

Par exemple, posez-vous ces deux questions :

  1. Quelle est la meilleure carrière que je peux choisir actuellement qui me rendrait le plus heureux ?
  2. Quelle est la meilleure carrière que je peux choisir actuellement qui bénéficierait le plus aux autres ?

Vos réponses orales pourraient être les mêmes pour les deux questions, ou elles pourraient être différentes. Mais votre vraie réponse est la carrière dans laquelle vous travaillez actuellement. Aussi intelligent que vous puissiez l’être, j’en suis sûr, vous êtes-vous arrangé pour réussir à optimiser ne serait-ce qu’une de ces deux questions ? Pour la plupart des gens, la réponse est non aux deux. Essayer d’aller de là où vous en êtes maintenant à une réponse qui optimise les deux questions en même temps ne fera que les laisser coincées là où elles en sont. C’est bien trop demander. Mais c’est plus facile de trouver une réponse claire à une seule question. En choisissant une polarité, vous avez une voie de carrière toute fraîche qui, à tout le moins, va soit vous rendre plus heureux, soit augmenter les services que vous rendez aux autres. Et si vous poursuivez cette seule voie suffisamment longtemps, vous finirez par voir que quand vous optimisez une question, vous optimisez également l’autre.

La polarisation est un processus qui vous aide à accélérer votre voie vers une motivation, un bonheur, et un épanouissement optimaux. Voyez cela comme le fait de choisir votre Majeure à l’université. Vous serez diplômé plus tôt en choisissant une Majeure qu’en restant sans rien dire. Même si cette décision semble limiter vos options, cela améliore votre concentration et facilite le fait d’entreprendre la bonne action. Si vous restez indéfiniment sans rien dire, vous ne serez jamais diplômé quel que soit le temps et l’énergie que vous investissez dans vos leçons. D’un autre côté, une fois que vous êtes diplômé vous n’êtes plus aussi limité par votre choix d’origine, même si cela pourrait quand même rester une grande force de guidage pour vous.

Crédits photo : © bloomua – Fotolia

2 commentaires

  • Richard dit :

    Merci !

    C’est très exactement où j’en suis aujourd’hui. Mais quelle galère pour finalement tomber sur ça. Donc, merci, et, en même temps, cela ne fait qu’éclairer les questions qui me taraudent et me confirmer que j’en suis bien là. C’est donc un sentiment paradoxal : j’ai en même temps envie de dire, “et donc, j’en fais quoi ?”. Car je ne parviens pas à répondre aux questions qu’il pose… Ni l’une, ni l’autre…

    Car je ne suis pas à la fac, ou alors à l’université de la vie. Et, jusqu’alors, j’ai tenté beaucoup de choses, j’en ai réussies autant que j’en ai échouées. Comment je fais pour l’étape d’après ?

    Mon problème est de trouver la motivation durable, car lorsque je ne suis plus motivé, toutes les techniques de persévérance n’ont plus d’effet. J’ai pourtant été bon élève à l’école, je me suis battu le mord aux dents dans mon boulot : tout ceci est d’une vanité sans fond et effrayante au final. Elle m’est devenue insupportable : c’est Don Quichotte qui frappe à ma porte, et j’en ai presque le rire au fond de la gorge. Je me retiens parfois de ne pas exploser dans certaines situations qui me semblent si… vaines. De rire de moi et de mes réflexes de combat que j’abhorre définitivement. Ces comportements me fatiguent rien qu’à l’idée d’y penser. Je ne veux plus me lancer dans des choses que je pourrais sans doute réussir. A quoi bon, je sais que je peux réussir certaines choses. Mais, pour quoi ?

    Je ne parviens pas à savoir ce que je peux apporter aux autres tout en vivant moi-même de cet apport. Je n’ai pas trouvé la formule. J’ai donc actuellement un boulot alimentaire, et des passions qui ne me rapportent rien, aussi louables et altruistes soient-elles. Je ne parviens pas à conjuguer les deux. Dieu sait que je me creuse. Et comme il n’est plus question de rogner sur ma motivation, je ne cède plus aux sirènes faciles de faire pour faire. Car tous les sites de développement personnel disent qu’il faut faire, faire… oui, enfin, j’en suis revenu, il ne faut pas se jeter sur les première idées ou envies venues, car, pendant qu’on s’y acharne, certes on fait quelque chose, mais le temps passe, à ne toujours pas résoudre l’énigme…

    Je suis désolé de dire que “faire” est un faux problème, un cache-misère. Dans un premier temps c’est bien, oui, quand on a du temps à perdre… quand on est jeune. Avec un peu de chance, on peut tomber juste du premier coup. Au pire, on cotise et on paie des impôts : au moins la société n’a pas misé sur nous pour rien, on lui renvoie l’ascenseur. Mais, après, on fait quoi ? Quand il devient insupportable et inacceptable de gâcher son temps et son énergie dans des activités dont la vanité est patente ? Mais qu’à l’inverse, tout plaquer ne fera qu’augmenter le problème : je vis de quoi ? Si je vis mal, je ne ferai rien de bon pour les autres… Bref, ni ténèbres, ni lumières, le gris uniforme. D’autres pourtant semblent vivre avec passion. Et j’envie cette minorité. Mais ce qu’ils font ne m’intéresse pas. Je ne risque pas de vivre ma vie avec passion en faisant ce qu’ils font. Ce n’est pas ma tasse de thé. Je ne peux me résoudre à les imiter. Dans la démarche oui, mais dans les choix non, les leurs ne peuvent être les miens… j’en ai essayé certains, sous prétexte de faire quelque chose, et je l’ai lourdement payé. il ne faut pas s’aventurer dans ce pour quoi on n’est pas fait. Grave erreur. Surtout quand on insiste. On peut y laisser sa santé… Reste à découvrir ce pour quoi l’on est fait. Je désespère d’y parvenir. Peut-être cette recherche est-elle vaine ? Après tout, un vent particulier souffle dans nos sociétés. Certains ont un bateau taillé pour cette navigation, d’autres non. Ce qui compte, c’est la valeur qu’on a pour le marché. Mais quand rien de ce qui a de la valeur pour ce marché ne nous convient vraiment, que faire ? Suis-je donc un rebut de la société de marché ?

    La conclusion à laquelle je suis arrivé est la suivante : ma motivation semble forte lorsque je fais quelque chose qui ne rapporte rien, qui n’a pas de prix, de valeur. Une sorte de révolte. De refus du moule. Bref, quand je vais contre les valeurs actuelles. A défaut de nourrir son homme, il semblerait que ça lui donne envie de se lever… un peu…

    Est-ce grave docteur ? Je devrais peut-être consulter d’ailleurs… mais je côtoie beaucoup de psy dans mon travail, et, me fondant sur des critères objectifs (après toutes ces années, j’ai un peu de recul…), la plupart sont de vrais malades. Comme je ne souhaite pas tomber plus bas que là où je suis, cette idée m’effraie aussi. Bref, un sentiment de cul de sac…

    j’espère ne pas plomber l’ambiance. Je ne suis pas dépressif même si j’en ai l’air, et je ne souhaite en rien gâcher ce bel article. Si vous trouvez mes réflexions trop moroses ou “négatives”, n’hésitez pas à les effacer. Je suis désolé de n’être pas toujours à la mode “positive”, cette pensée subjective qui consiste à se forcer (c’est un mensonge aimable d’ailleurs, je le recommande aux jeunes, à tous les jeunes), à avoir un bon état d’esprit en toute circonstance pour en prendre l’habitude. Oui, c’est très bien, mais il faut aussi parfois revenir plus près de la réalité, accepter peut-être que des phases plus sombres alternent avec des périodes lumineuses et que, c’est ça aussi, avancer dans la vie, c’est ne pas toujours nier les ténèbres qui nous habitent, peut-être nous servent-elles aussi à mieux nous connaître, à rebondir, à devenir quelqu’un d’autre… les réussites, finalement, ne font que nous encourager à rester ce que l’on est… puisque ça marche, pourquoi changer ?

    Bref, si tout ce discours ne fait pas écho ici, effacez-le, je me le permettais juste pour savoir si quelqu’un de passage aurait vécu la même situation, en aurait tiré des conclusions utiles. Sait-on jamais, ça pourrait peut-être m’inspirer, me faire avancer car je ronge mon frein.

    Bien à vous, cher Olivier (je me permets).

    Richard

  • judith dit :

    l’utilité de complimenter les collaborateurs pour un travail bien exécuté, un projet mené à son terme avec efficience est très grande pour développer la motivation et la satisfaction. Un salarié qui se sent apprécié est plus motivé (Besoins d’estime de soi et des autres de Maslow).
    Il faut noter que, s’il y a un impact plus fort pour la motivation d’un feedback positif que d’un feedback négatif, ce phénomène se renforce encore par le différentiel de fréquence des deux attitudes qu’on peut observer : souvent, on sanctionne systématiquement des erreurs ou des échecs, mais on ne félicite pas toujours pour des succès.
    source : Conditions de travail et satisfaction au travail : http://www.officiel-prevention.com/formation/formation-continue-a-la-securite/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=139&dossid=464

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *