L’après-midi de la vie

Note : cet article est une traduction de l’article The Afternoon of Life de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Prendre des décisionsHier soir j’ai regardé le dvd du Dr. Wayne Dyer appelé The Shift, que j’ai trouvé très motivant et inspirant. Dans cette vidéo le Dr Dyer pointe le fait que les solutions qui fonctionnent dans le matin de notre vie vont cesser de fonctionner dans l’après-midi de notre vie.

Cela peut être très déstabilisant – et incroyablement frustrant – quand nos vieilles solutions ne génèrent pas les résultats que nous attendons. Nous faisons ce que nous pensons être le mieux – nous savons que c’est la bonne chose à faire – mais nos routines testées et éprouvées semblent cassées pour une raison étrange. Plus fort nous essayons, pire nous nous sentons. C’est comme sombrer dans un abysse invisible.

Pourquoi est-ce que cela arrive ?

À un certain moment de votre vie, vos anciens schémas à succès doivent disparaître pour laisser la place à quelque chose de nouveau. Les leçons que vous avez apprises et qui vous ont permis d’atteindre un certain niveau de conscience (même si vous considérez que votre réussite est modeste) doivent être effacées pour que vous vous éleviez encore plus.

Laissez-moi partager mon expérience personnelle vis-à-vis de ce défi. C’était au début des années 2000, et je gérais avec bonheur mon entreprise d’édition de jeux vidéo. L’entreprise était rentable, je faisais un travail intéressant que j’aimais, et les clients étaient contents. Je faisais énormément de travail en à-côté pour aider les autres développeurs de logiciels à prospérer, y compris en étant président d’une association à but non lucratif pendant un an. J’avais une belle vie, une femme aimante, et de bons amis. J’avais des objectifs intéressants, et mon avenir s’annonçait très prometteur.

Mais très lentement, en l’espace de plusieurs mois (peut-être plusieurs années), j’ai commencé à sentir que quelque chose n’allait pas. Mon envie et ma motivation diminuaient lentement. Je ne me sentais pas aussi heureux que je pensais devoir l’être. J’obtenais ce que je voulais, mais ce n’était pas suffisant. Pourtant, je ne pouvais pas dire ce qui manquait. Il y avait d’autres choses que je voulais, mais la plupart de ce que je voulais, je l’avais déjà, ou j’étais sur le point de l’avoir. J’aurais dû être très heureux et comblé, et pendant un temps cela a semblé être le cas, mais petit à petit, j’ai commencé à me sentir de plus en plus mal.

Quelque chose n’allait pas, mais je n’arrivais pas à trouver ce que c’était. Est-ce que je mangeais mal ? Est-ce que je ne faisais pas assez d’exercice, ou le mauvais genre d’exercice ? Peut-être que j’avais simplement besoin de mélanger un peu les choses pour un peu plus de variété, d’entreprendre de nouveaux projets. Peut-être que j’avais besoin de lire plus de livres ou de participer à plus de séminaires pour trouver la réponse. Peut-être que j’avais besoin de passer plus de temps à méditer et à tenir mon journal.

J’ai fait énormément d’efforts pour tenter de diagnostiquer le problème, mais chaque fois que je pensais avoir trouvé et que j’essayais de mettre en œuvre la solution, cela ne fonctionnait jamais. Dans le meilleur des cas, j’étais enthousiaste pendant plusieurs jours, et inévitablement, ce sentiment négatif revenait. Le mieux que je pouvais faire était de me distraire avec des loisirs ; romans, jeux vidéo, etc. Mais même alors je pouvais encore sentir cette menace qui m’épiait dans l’ombre de ma conscience.

Les mois ont passé, et j’ai continué à tester de nouvelles façons de diagnostiquer le problème et de nouvelles solutions. Mes revenus ont commencé à baisser parce que je n’étais plus aussi motivé pour travailler. Même les tâches les plus simples que j’avais à faire paraissaient inhabituellement pénibles. Intuitivement je savais que quelque chose n’allait vraiment pas bien mais je n’arrivais pas à trouver ce que c’était.

Puis, au milieu de l’année 2004, en partie sur un coup de tête, j’ai décidé d’aller voir une conférence de Hay House I Can Do It ! (Je peux le faire !, ndt) à Las Vegas. Le premier jour de la conférence, j’ai écouté un discours de 3 heures du Dr Dyer à propos du pouvoir de l’intention et du fait de vivre en poursuivant un but. J’ai instantanément reconnu la vérité de ses mots. J’étais abasourdi. Pendant la majeure partie de ce discours, soit j’ai eu les larmes aux yeux, soit je tremblais. C’était exactement ce que j’avais besoin d’entendre, je savais que ma vie avait pris une direction totalement différente.

En écoutant le Dr Dyer, j’ai eu un flash de clarté soudain. C’était un aperçu de mon avenir. Je savais ce que j’étais censé faire ensuite, mais c’était trop gros pour que je l’accepte en une seule fois. J’entendais une voix dans ma tête qui me disait « Ta place est sur scène. » Je savais que c’était vrai, mais ma réaction à l’époque était proche de la panique. Si ce que je vivais était vraiment correct, cela signifierait dans les faits que je démantèlerais tout ce que j’avais bâti ces dix dernières années, dont l’identité que je m’étais créée.

Le reste de cette conférence m’a aussi beaucoup ouvert les yeux. Ce n’était pas aussi choquant pour moi que le premier jour, mais cela m’a fourni encore plus de ce que j’avais besoin de savoir. C’était incroyablement inspirant d’être entouré d’autant d’autres personnes qui cherchaient également un but et une signification à leur vie.

Cela m’a pris un moment de gérer cette expérience et y trouver un sens. Pendant les mois qui ont suivi, j’ai eu la sensation de vivre dans deux mondes. Ma réalité extérieure est restée largement inchangée pendant un temps, mais à l’intérieur j’étais une personne différente. J’avais été inspiré par un but plus grand, et je pouvais voir où j’étais censé aller ensuite. Je savais que je n’étais plus un développeur de jeux. J’avais quelque chose de plus significatif à faire, et il était temps de le faire.

Plus tard cette année-là j’ai lancé mon blog, sans vraiment savoir comment j’allais réussir sur cette voie. Mais le succès n’était pas si important pour moi à l’époque parce que cette nouvelle voie me paraissait simplement incroyablement bonne. C’était comme être enroulé dans une couverture de plénitude. J’étais tellement heureux de ce que je faisais que cela ne me dérangeait pas que mon entreprise de jeux vidéo ne gagne que 25% de ce qu’elle aurait pu gagner, ou que mon site de développement personnel ne m’ait rapporté que 167$ au cours des six premiers mois, soit environ 17 centimes de l’heure étant donné que je travaillais à plein temps.

Avance rapide de cinq ans. Mon entreprise de jeux est de l’histoire ancienne, et je gère maintenant une entreprise florissante de développement personnel. Hay House est l’éditeur de mon livre. J’ai fait deux discours à la conférence I Can Do It ! l’an dernier, et j’ai rencontré le Dr Dyer – et beaucoup d’autres auteurs de Hay House. La vision que j’ai eue en 2004 était étrangement prophétique.

Ces changements extérieurs sont une bonne validation, mais ils ne représentent pas l’essence de la transformation que j’ai dû traverser. Les véritables changements étaient intérieurs ; un changement dans ma conscience.

Au lieu de faire passer le succès et la réalisation en premier dans ma vie, j’ai dû commencer à penser en termes de bonheur, d’accomplissement, de but, et de service. Cela m’a pris longtemps d’accepter que le simple fait d’aider les autres me rendait vraiment heureux, plus que d’atteindre un objectif que je ne fixe que pour moi. Intuitivement, je pouvais voir que c’était vrai, mais l’accepter mentalement était la partie vraiment ardue. Logiquement, je n’avais pas la sensation que c’était la façon dont ma vie était censée fonctionner. J’avais l’impression que je serais plus heureux si je travaillais sur mes propres objectifs pour obtenir ce que je voulais au lieu de faire des trucs supers pour les autres.

Finalement je me suis dit « Ok, donc je prends un plaisir fou à aider les gens. Peut-être que je devrais simplement me concentrer là-dessus. » Et alors la voix de ma peur s’est fait entendre, « Mais tu vas mourir de faim. Tu vas être ruiné. Tu vas échouer. Cette stratégie ne fonctionne pas. Tu dois chercher à être le numéro un. Si tu ne fais pas ça, les choses vont vraiment mal tourner. »

Pendant un moment, j’ai cru en ces peurs. Elles semblaient tellement raisonnables et terre-à-terre, et l’alternative semblait tellement irréaliste et farfelue. Mais j’ai résolu ce conflit en devenant curieux. J’ai admis que je ne comprenais pas vraiment comment fonctionnait la vie. Peut-être que mes attentes à propos du fonctionnement de la vie étaient inexactes. J’ai choisi d’essayer l’approche basée sur le service pour voir ce qui arriverait. J’ai décidé d’accepter que le résultat puisse être mauvais, mais que je devais en être sûr. Dans le même temps, j’ai commencé à reconnaître une vérité plus profonde : si je n’aime pas absolument ma vie, alors j’ai échoué en tant qu’être humain. Peu importe ce que j’accomplis d’autre en cours de route. Donc j’ai commencé à avoir comme priorité de me sentir bien dans ma vie, et j’ai remarqué que je me sentais très très bien quand j’aidais les gens, et que je ne me sentais pas bien quand j’étais trop concentré sur moi-même. Plus j’ai expérimenté cela, plus le schéma devenait évident.

Mais il se passait quelque chose d’encore plus significatif. J’ai petit à petit appris que quand je me concentrais sur le fait d’aider les autres, je répondais à mes propres besoins, et mes propres désirs étaient comblés. En fait, cela se faisait pratiquement sans effort. Je devais à peine m’occuper de mes propres objectifs parce qu’ils me tombaient simplement du ciel. L’argent a commencé à arriver en plus grande quantité, et j’ai rapidement reçu plus que je dépensais. De nouveaux amis et contacts ont commencé à apparaître, avec des opportunités passionnantes. Ce que je voulais était parfois littéralement ce qui se présentait devant ma porte.

J’ai réalisé que l’univers savait déjà que je voulais et ce dont j’avais besoin. Il n’est pas là pour m’empêcher de satisfaire mes désirs. Il veut que je sois comblé. Mais il a besoin que je fasse le premier pas. Je dois rester dans un état d’émission de bonheur, et alors l’univers peut m’envoyer mes désirs. Et la façon dont j’émets du bonheur est en aidant les autres à être heureux.

Si vous n’êtes pas heureux, l’univers ne peut pas vous amener ce que vous voulez. Vos objectifs vont rester inachevés, vos désirs ne seront pas satisfaits. Si vous pensez que ces choses vous apporteront un plus grand bonheur, alors vous avez créé un pont entre ces nouvelles expériences et un état particulier de bien-être. Pour attirer ces expériences dans votre vie, vous devez avancer en direction de l’état correspondant. Si vous ne le faites pas, vous repousserez vos désirs au lieu de les attirer.

Je sais que je suis plus heureux quand je peux concentrer mon énergie sur le fait d’aider les gens. Cette vibration me fait me sentir parfaitement bien, et cela attire tous mes désirs dans ma vie. Quand je reste dans cet état, je me sens joyeux et comblé, et je ne lutte pas avec le stress ou la dépression. Mais quand je m’éloigne de cet état d’esprit et que je me fais aspirer à nouveau dans les valeurs conditionnées socialement comme le succès et la réalisation en tant qu’objectifs-clés dans la vie, cette sensation négative revient petit à petit, et il devient rapidement évident que je fais fausse route.

La bonne nouvelle est que quand vous savez que vous vous enfoncez et que vous reconnaissez que vous ne vous sentez pas bien dans votre vie, vous pouvez rapidement vous réorienter et commencer à vous sentir à nouveau bien. Ayez simplement de nouvelles pensées différentes quant à ce que vous pourriez faire ensuite, et voyez comment chaque pensée vous fait vous sentir. Puis suivez la pensée qui vous fait vous sentir le mieux.

Je ne prévoyais en fait pas d’écrire un article aujourd’hui. Mais en lisant quelques questions de lecteurs et en pensant au dvd que j’ai vu hier soir, j’ai commencé à avoir quelques idées de nouvel article. J’ai noté quelques idées sur papier, et quelques paragraphes plus tard j’ai remarqué que l’article commençait à s’écrire tout seul. J’ai observé la pensée d’écrire un nouvel article, et cela m’a paru vraiment agréable. J’ai pensé au fait de le repousser pour plus tard, et cette pensée n’était pas si bonne. Donc deux heures plus tard, me voici, toujours en train d’écrire, et cela se fait de façon très joyeuse et sans efforts. Même si je commence à avoir faim. 🙂

Ne regardez pas les solutions passées. Restez dans le présent. Sachez que la vie vous renvoie toujours ce que vous êtes. Si vous vous sentez stressé et à l’étroit, c’est parce que c’est la personne que vous êtes devenue. C’est la vibration que vous émettez. Si vous n’aimez pas ce que le monde vous apporte, c’est parce que ce que vous apportez au monde ne vous fait pas vous sentir bien.

La leçon est très simple dans ce cas : arrêter de suivre des pensées qui ne vous font pas vous sentir bien. Continuer à alterner des pensées jusqu’à trouver celle qui vous fait vous sentir bien. Puis la suivre.

Cherchez à optimiser la capacité de bien-être des pensées que vous choisissez de suivre. Éliminez les pensées qui ne vous semblent pas bonnes. Tournez-vous vers les pensées qui vous font vous sentir le mieux possible. Laissez-vous aller et ayez confiance dans ces bonnes pensées, et arrêter de les analyser de A à Z et de tuer vos bonnes sensations dans l’œuf avant même d’avoir une chance de les suivre. Suivez le sentiment de bien-être ; cela ne détournera pas du droit chemin.

Ce matin je me sentais un peu éteint. J’avais une légère sensation de resserrement et de stress dans la poitrine. Donc je me suis demandé « Comment est-ce que je peux me sentir à nouveau heureux et épanoui ? » Et la réponse m’est venue : « Fais quelque chose pour aider quelqu’un, dès maintenant. » J’ai pensé que la façon la plus rapide d’y arriver était de poster sur mon compte Twitter un message qui pourrait aider quelqu’un. Je me suis assis tranquillement avec cette intention et j’ai laissé les mots venir. J’ai posté un message très simple : Vous n’avez pas besoin de lutter aujourd’hui. C’était bon de poster ça. C’était également un rappel pour moi-même.

Puis je me suis demandé « Qu’est-ce que je peux faire d’autre pour aider les gens maintenant ? » J’ai pensé que je pourrais répondre à certains de mes mails. Je n’ai pas le temps de répondre à toutes les demandes de conseils que je reçois, et je décourage activement les gens de me demander conseil par mail. Ce n’est simplement pas pratique pour moi de répondre à toutes les questions qui arrivent chaque jour. Mais de temps en temps, je vais m’asseoir et taper quelques réponses pendant une heure environ pour répondre à ces questions quand je pense que cela peut aider et quand je me sens bien en le faisant.

Le temps de m’occuper d’une vingtaine de mails, je me sentais plutôt bien. Alors j’ai reçu un message d’une amie qui répondait au message que j’avais posté sur Twitter plus tôt dans la journée. Elle me disait qu’elle avait demandé des conseils à l’univers pour l’aider à surmonter la confusion de sa vie, et que mon message de 7 mots était la réponse qu’elle avait besoin d’entendre. Cela l’a relaxée et l’a aidée de la façon dont elle avait besoin d’être aidée. Lire son mail m’a fait sourire.

Des synchronicités intéressantes comme celle-ci arrivent tout le temps quand je reste dans cet état de bonheur et que je fais ce que j’aime pour aider les gens. Mais quand je reste trop coincé dans l’ambition personnelle et que je perds de vue la signification, l’accomplissement et le but, les synchronicités disparaissent. Je peux dire quand je suis revenu sur la bonne voie parce que les synchronicités recommencent immédiatement à affluer. La façon dont cela arrive est vraiment magique.

Quand je suis dans un état de bien être, et que je fais l’expérience d’un besoin encore inassouvi, l’univers dit « Bien sûr, aucun problème. Vas-y. » Quand je suis hors d’alignement avec mon moi supérieur cependant, l’univers dit « Désolé, je ne peux pas t’aider. »

Il y a quelques semaines, j’étais dans une librairie en train de feuilleter quelques livres techniques. J’ai commencé à avoir des idées de nouvel article, et j’ai pensé Mince… J’ai besoin de noter ça, mais je n’ai pas de papier ni de crayon. J’ai cherché dans mes poches, et j’ai trouvé de vieux talons de tickets de cinéma, avec juste assez d’espace dessus pour y noter les idées que j’avais. Puis j’ai pensé, Ok, j’ai le papier. Maintenant j’ai besoin d’un crayon. Une autre idée m’est venue, et pendant que je la soupesais, j’ai fait quelques pas, je me suis tourné instinctivement, et j’ai vu deux stylos posés sur une étagère juste à côté de moi. J’adore ce genre de service. Le truc amusant est que quand j’essaye d’avoir ce genre de manifestation pour mes objectifs personnels, cela fonctionne rarement. Mais cela arrive tout le temps quand je travaille sur quelque chose pour les autres, comme écrire un nouvel article que j’ai l’intention de partager gratuitement.

Vous pourriez être très frustré quand vous atteignez l’après-midi de votre vie et que vous essayez d’appliquer les mêmes solutions qui ont fonctionné le matin de votre vie. J’ai trouvé très difficile d’admettre que ce que je faisais ne me rendait plus heureux et comblé, même si j’avais toutes les raisons de croire que ce serait le cas. C’était une vérité très difficile à avaler. J’ai continué à chercher un moyen de mettre à nouveau en œuvre ce qui avait fonctionné par le passé, mais ces solutions ont cessé d’être efficaces et n’ont fait généralement qu’aggraver les choses.

Si vous visez le bonheur, vous ne le trouverez jamais. Le bonheur ne peut être trouvé que dans le présent. C’est une chose que vous pouvez créer dès maintenant, en ce moment même. Je connais le bonheur quand j’exprime le bonheur, autrement dit quand j’agis avec l’intention de rendre les autres gens heureux. Quand je me sens un peu moins bien et que je m’arrête et me dis « Je vais m’oublier un moment et faire quelque chose de bien pour les autres, » les sensations négatives s’effacent, et un sentiment de plénitude afflue pour les remplacer. C’est assez simple en pratique. Le défi, c’est de se souvenir de le faire. 🙂

Crédits photo : © Warakorn – Fotolia

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