Comment se débarrasser du besoin

Note : cet article est une traduction de l’article How to Release Neediness de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Cap coeurApprenez à remarquer et à apprécier l’abondance cachée, obscurcie par le manque et le besoin, et plus d’abondance viendra à vous.

Même si je profite d’une très belle abondance dans ma vie aujourd’hui (liberté de temps, un travail que j’aime, des voyages, des amis fantastiques, des enfants merveilleux), je n’ai pas besoin de quoi que ce soit en particulier pour me sentir riche. De la façon dont je le vois, j’ai attiré ces choses dans ma vie parce que j’ai appris à créer une relation avec la vie basée sur l’appréciation et la gratitude avant que tout cela apparaisse.

Appréciation

Il y a des années, j’étais fauché et je connaissais beaucoup de manque, et je me suis concentré sur le fait d’approfondir mon appréciation des choses simples : une longue balade la nuit, un câlin tendre, l’expérience sensuelle d’un fruit sucré, etc.

Au-delà de ça, j’ai aussi cherché des façons d’apprécier les aspects pénibles de ma vie, et en particulier pour les incroyables leçons d’évolution qu’ils contenaient.

Je me suis autorisé à apprécier mon daltonisme ; je vois le monde différemment de la plupart des gens. Je me suis accordé la permission de voir le bien dans le fait de m’être fait arrêter de nombreuses fois pendant mon adolescence ; je peux avoir de l’empathie pour les gens qui ont commis des crimes, sans les condamner pour ça. Je me suis pardonné toutes les mauvaises décisions que j’ai prises ; j’ai compris la tentation qu’il y a à se concentrer sur l’argent avant toute autre chose.

Si vous percevez un sentiment de manque dans votre vie en ce moment, je compatis. Je peux avoir de l’empathie avec ce que vous traversez car je l’ai vécu aussi. Je sais à quel point cela peut être stressant. À l’époque mes créanciers m’appelaient 10 fois par jour, en me demandant « Quand est-ce que tu peux payer ? » Je sais également à quel point cela peut être frustrant de continuer à chercher la prochaine opportunité de voir enfin apparaître ce que vous voulez, tout cela pour voir vos efforts échouer encore et encore. J’ai vécu cela pendant des années.

Une question transformationnelle

Je vais vous poser une question qui pour moi a été immensément transformationnelle il y a de nombreuses années :

Est-il possible pour vous d’aimer votre vie même si votre situation financière reste la même voire empire pour le reste de votre vie ?

Quand je me suis posé cette question, au début je n’en étais pas sûr. Mais en y réfléchissant, j’ai commencé à voir qu’il y avait tellement plus que l’argent dans la vie. Pourquoi centrer mon bonheur et mon sentiment de valeur personnelle autour d’une chose qui se réduit à un chiffre dans une base de données informatique ?

À l’époque, il y avait un petit moins devant ce chiffre pour moi. Et je m’étais dit que cette toute petite barre horizontale avait le pouvoir de supprimer beaucoup de plaisir de ma vie. Je croyais qu’avec des rentrées d’argent suffisamment grandes, je ne pouvais pas totalement apprécier ma vie. Et donc je me suis créé – oui, créé – beaucoup de stress et de frustration inutiles.

J’ai décidé que même si je restais totalement fauché pendant le restant de mes jours, je pourrais quand même apprécier énormément ma vie si je m’engageais vraiment à le faire. Je pourrais quand même profiter de supers relations, de longues balades, de nourriture saine (qui pousse sur les arbres), de conversations stimulantes, d’écriture, de câlins et d’affection, et même de voyages tout autour du monde. D’autres personnes fauchées avaient déjà profité de toutes ces choses. Pourquoi pas moi ? J’en ai rapidement conclu qu’un manque de succès financier ne pouvais pas m’empêcher de créer une vie très heureuse et abondante. Un signe moins n’avait pas ce genre de pouvoir, à moins que je lui cède mon propre pouvoir.

Réaliser cela a transformé de façon permanente ma relation à l’argent – et au-delà de cela, ma relation à la vie elle-même. Je ne ressentais pas ce besoin pressant de gagner plus d’argent et de me désendetter. J’ai arrêté de me préoccuper de ce que je gagnais. J’ai arrêté d’utiliser mes revenus comme mesure de mon succès.

J’ai décidé de centrer mon travail autour de ce que j’aimais et non autour de ce que je pensais avoir besoin de faire pour gagner de l’argent. Cela a totalement transformé ma vie financière en l’espace d’un an. À ce jour, l’argent semble entrer dans ma vie très facilement. Mais même si plus d’argent entre dans ma vie aujourd’hui, je ne me soucie toujours pas des chiffres. Je mesure mon succès à mon bonheur et au plaisir qu’il y a dans ma vie, et c’est sous mon contrôle quoi qu’il m’arrive côté finances.

Ce n’est pas la recherche de plus d’argent qui invite l’abondance, c’est la disparition de la peur liée au fait d’être perpétuellement fauché. Est-ce que vous pouvez vous débarrasser de votre peur et de votre résistance au fait de ne pas avoir d’argent ? Pourriez-vous quand même apprécier votre vie si vous restiez fauché et endetté pour le reste de votre vie ? Si vous pouvez y arriver, vous allez faire apparaître dans votre vie une réelle abondance.

Quel est le bien de l’abondance de toute façon si elle peut être ruinée en changeant un simple nombre sur un compte en banque ? La véritable abondance devrait être inconditionnelle, non ? Si l’abondance peut être menacée, ce n’est pas de l’abondance, c’est encore du manque.

Se débarrasser du besoin

Ce n’est pas difficile de voir que le besoin est répulsif pour les gens, et comme l’argent passe par les gens, le besoin repousse également l’argent. Plus vous avez besoin d’argent, moins vous en aurez. Est-ce que vous n’avez pas déjà vécu ça ?

Comment vous sentez-vous quand les gens vous demandent de l’argent, en prétendant en avoir terriblement besoin ? Est-ce que leur besoin fait naître en vous une générosité aimante ? Ou est-ce que cela vous tend un peu ? Peut-être un mélange des deux parfois, selon les circonstances ?

Quand est-ce que vous aimez le plus donner ? Est-ce que vous aimez donner aux gens qui en expriment le besoin ? Ou est-ce que vous préférez donner à ceux qui apprécient et valorisent réellement au maximum votre cadeau ?

La clé de l’abondance est d’arrêter d’avoir besoin de plus, et de commencer à apprécier ce que vous avez déjà.

La vie peut être très généreuse avec ceux qui cultivent un sentiment d’appréciation. Même quand il semble que vous n’avez pas assez, est-ce que vous pouvez vous autoriser à percevoir que vous avez peut-être déjà plus qu’assez ? Est-il possible que vous ayez déjà tout ce dont vous avez besoin pour être heureux ?

Des relations sans besoin

Les relations sont régies par la même dynamique.

Je profite d’un flux délicieux d’abondance dans ma vie sociale aujourd’hui, et je peux faire remonter cela au même genre de réalisation. Je me suis posé une question très similaire :

Est-il possible d’apprécier quand même immensément ma vie même si ma vie sociale ne devient jamais meilleure que maintenant, ou si elle décline ?

Est-ce que vous pouvez quand même apprécier votre vie même si n’avez plus jamais de petit(e)-ami(e) ? Même si vous ne connaissez plus un seul instant de sexe ?

J’ai réalisé que dans ce cas, la réponse était encore oui. Même si ma vie sentimentale et relationnelle me paraissait pleine de lacunes, je pourrais trouver énormément de choses à apprécier dans la vie. Je pourrais apprécier la nature, prendre un chien, aller plus loin dans ma pratique de la méditation, continuer à écrire et à faire des discours, voyager autour du monde, etc.

Même si les autres ne me renvoyaient pas beaucoup d’amour social, je pourrais me trouver très aimé, et cela serait suffisant pour profiter d’un sentiment d’abondance.

En toute honnêteté je trouverais que ce serait un bien grand défi d’apprécier ma vie si je ne recevais pas beaucoup de preuves d’affection, physiques ou mentales, mais je crois bel et bien que si je savais que je connaitrais le manque dans ce domaine tout le reste de ma vie, je pourrais l’accepter, et je pourrais quand même apprécier globalement ma vie. Il ne serait pas utile que je rajoute plus de souffrance et de peine dans ma vie.

Curiosité et amour

Si je n’ai pas besoin de quoi que ce soit de la part des autres gens, alors qu’est-ce qui peut motiver à socialiser ? Pour moi, c’est principalement deux choses : la curiosité et l’amour.

Quand je rencontre de nouvelles personnes, je suis curieux d’en apprendre plus eux. Je suis curieux de voir à quel point nous sommes compatibles et de quelles façons. Je suis curieux de voir où le flux de connexion va mener, même quand il est tout frais. J’ai la sensation que tout est possible, et cette curiosité vis-à-vis de ce qui arrivera ensuite est une puissante motivation pour moi.

Ma seconde motivation est que j’aime voir les gens heureux.

Une façon dont j’exprime l’amour est en plaisantant et en faisant l’idiot. Quand les gens qui ont déjà lu mon blog me rencontrent enfin en personne, ils me disent souvent qu’ils n’avaient aucune idée que je puisse être aussi bête. Ce genre de chose ne transparait pas bien dans les articles, mais cela passe naturellement dans les interactions réelles. Même quand j’étais enfant, j’aimais faire rire les gens.

L’abondance sociale

Suite à toutes les transformations intérieures que j’ai connues au fil des ans, je suis devenu bien plus détendu socialement. Quand je me connecte avec d’anciens amis ou que je rencontre de nouvelles personnes, j’arrive à être totalement présent sans avoir besoin de quoi que ce soit de leur part. Je n’ai pas besoin qu’ils m’approuvent. Je n’ai pas besoin que nous fassions affaire ensemble. Je n’ai pas besoin que les choses aillent forcément plus loin. Je peux avoir envie de certains types de connexion, mais je ne suis pas attaché à la façon dont cela pourrait se passer. Mon sentiment d’abondance sociale devient de plus en plus inconditionnel.

Tout comme j’ai vu cela avec ma vie financière il y a plusieurs années, cela crée le même genre de transformation dans ma vie sociale. Au lieu de fixer des objectifs sociaux ou d’essayer de créer des résultats spécifiques, je garde simplement cette vibration d’abondance. J’accueille tout ce qui apparait, et j’apprécie tout cela, même quand cela semble très petit.

En général, cette vibration de bonheur inconditionnel est très attractive. Quand les gens voient que je vais être heureux quoi qu’il arrive et que je n’attends rien d’eux, ils veulent naturellement qu’on passe du temps ensemble. Et ces connexions sont faciles, naturelles, et agréables. C’est facile de se sentir à l’aise avec des gens qui n’ont réellement besoin de rien de votre part. Rien que la semaine dernière, on m’a dit plus d’une fois à quel point il était relaxant de passer du temps avec moi. Il y a des années je ne recevais quasiment jamais ce genre de compliment.

Je suis allé en vacances à Oslo la semaine dernière, je me suis délecté de la rapidité et de la facilité avec laquelle de nouvelles connexions sont entrées dans ma vie – et en particulier de la profondeur qu’elles atteignaient, pratiquement en une nuit. Je n’étais jamais allé en Norvège avant, et je ne connaissais personne en arrivant, mais à la fin du voyage je m’étais fait d’incroyables nouveaux amis, et j’avais l’impression qu’on se connaissait depuis des années. Sur le quai de la gare, j’ai serré mes nouveaux amis dans mes bras pour leur dire au revoir avant de monter dans mon train de 4h59 du matin pour l’aéroport, et c’était incroyable de réaliser que 7 jours seulement s’étaient passés depuis mon arrivée.

Pendant ce voyage je n’avais pas fixé d’objectif ou fait de projets. Avant mon arrivée, je me suis dit que j’aimerais voir les fjords, mais je ne m’accrochais pas à cette idée. J’avais simplement l’intention de suivre le flux de chaque instant. À plusieurs occasions des gens m’ont demandé quels étaient mes plans pour la journée, et je répondais « Pas de plan précis. Je vais juste suivre le courant de ce qui apparait aujourd’hui. »

Je me suis énormément amusé pendant ce voyage, et la principale raison était ce sentiment pénétrant d’abondance. J’ai accueilli et apprécié tout ce qui arrivait.

J’ai même attrapé un rhume et une légère fièvre le jour où j’avais prévu de parler à une conférence là-bas, résultat du décalage horaire et d’avoir passé trop de nuits d’affilée à dormir très peu. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été malade, mais au lieu d’y résister, j’ai décidé d’accueillir cette maladie. Je me suis permis d’apprécier le défi supplémentaire de cette présentation à faire sans me sentir vraiment à mon maximum. J’ai bu beaucoup d’eau et je ne suis pas allé voir les autres conférenciers pour me reposer encore un peu. J’étais le dernier conférencier, donc je ne montais pas sur scène avant 18h30.

Mes 2 heures de présentation se sont bien passées, j’ai été énergisé par le public merveilleux présent ce jour-là. Après coup j’ai participé à un panel de discussion d’une heure avec les autres conférenciers, puis j’ai répondu à des questions individuellement et j’ai pris des photos avec des gens du public. À la fin de la journée, j’étais épuisé, mais j’étais très reconnaissant de cette opportunité de partager un message centré sur le cœur avec un groupe aussi incroyable. Quand je suis revenu à mon appartement, j’ai mangé un morceau et je me suis effondré sur mon lit. Je me suis rapidement senti bien mieux, et comme j’avais récupéré, je me suis senti encore plus reconnaissant du retour de mon énergie.

La gratitude inconditionnelle

Une super leçon que je suis encore en train d’intégrer dans ma vie : ressentir de la gratitude quoi qu’il arrive.

Peu importe à quoi ressemble votre situation en ce moment, vous pouvez toujours trouver quelque chose à apprécier. Même quand il semble que le monde entier est contre vous et que tout s’écroule dans votre vie, faites une pause pendant un moment et trouvez quelque chose à apprécier à cet instant. Appréciez ce défi d’évolution. Appréciez votre prochain repas. Appréciez d’avoir un blog comme celui-ci comme ressource gratuite.

Si vous pouvez apprendre à vous lier à la vie sur la base de la gratitude inconditionnelle, en remerciant la vie pour tout ce qu’elle envoie sur votre route, vous allez transformer toute votre expérience de vie. La vie deviendra un vrai cadeau au lieu d’une lutte.

Vous ne pouvez pas vous battre avec la vie et vous attendre à gagner. Condamner ce qui arrive dans votre vie en ce moment ne fait que vous rendre impuissant, et cela vous fait tomber dans une vibration qui va seulement attirer plus de manque.

Faites du mieux que vous pouvez pour ne pas vous lier à la vie sur la base du besoin. Voyez si vous pouvez en conclure, comme je l’ai fait, que quoi qu’il arrive à vos finances ou à vos relations, vous pouvez quand même profiter d’une vie riche et gratifiante. Une fois que vous savez que c’est possible pour vous, il est bien plus facile de vous lier à la vie avec appréciation et gratitude. Et c’est une vibration vraiment très attractive.

Vous n’avez pas besoin de plus. Vous êtes entier et complet juste comme vous êtes. Votre vie est déjà riche et abondante, si seulement vous choisissez de le voir. La vie essaye depuis des années de vous dire « Je t’aime. » Est-ce que vous voulez bien prendre un moment pour reconnaître ceci ?

Crédits photo : © blobbotronic – Fotolia

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