Comment prédire votre avenir

Note : cet article est une traduction de l’article How to Predict Your Future de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Prédire l'avenir

Combien de fois avez-vous vu un ami dont le couple était sur la pente descendante, et dont vous pouviez dire que cela allait mal finir, et que pourtant votre ami n’en était pas conscient ?

Il est difficile de surmonter ses propres préjugés et de voir où notre chemin risque de nous mener, mais nous pouvons souvent arriver à prédire où les chemins des autres vont les mener.

Un exercice simple de prédiction

Prenez un moment pour penser à quelqu’un que vous connaissez plutôt bien mais dont la vie ne vous a jamais demandé un quelconque investissement personnel, peut-être un collègue ou un associé mais pas un proche ou un membre de votre famille. Étant donné ce que vous savez de cette personne, où pensez-vous qu’elle sera dans cinq ans ? Où en sera sa carrière, son couple, sa santé, ses croyances spirituelles, sa situation financière, etc. ? Quels domaines vont s’améliorer ? Lesquels vont décliner ? Qu’est-ce qui restera relativement inchangé ?

Ne vous préoccupez pas d’être parfaitement précis. Essayez simplement de deviner au mieux. Pour le moment, laissons de côté la possibilité d’évènements extraordinaires comme la mort ou le démembrement.

Vous n’avez pas besoin de les mettre par écrit, mais énoncez clairement ce que seront certaines de ces prédictions. Dites-les oralement ou énoncez-les au moins mentalement. Cette personne va-t-elle prendre du poids, perdre du poids, ou rester la même ? Est-ce que son salaire va augmenter ou diminuer ? Aura-t-elle la même carrière ? Va-t-elle commencer, mettre fin ou rester dans la même relation ? Vous connaîtrez-vous encore tous les deux ?

S’il vous plaît, prenez une minute ou deux pour le faire avant de continuer à lire…

Comprendre vos prédictions

Maintenant laissons de côté vos prédictions actuelles et concentrons-nous plutôt sur la façon dont vous avez fait ces prédictions. Quels facteurs avez-vous pris en compte ?

En voici quelques-uns que vous pourriez avoir pris en compte (que ce soit consciemment ou inconsciemment) :

Avez-vous pensé à :

  • Sa façon de se comporter
  • Ses habitudes
  • Son passé, son histoire
  • Son environnement (environnement personnel, professionnel)
  • Ses relations sociales (famille, collègues, petit(e) ami(e), perspectives de relations)
  • Son travail, sa carrière
  • Ses croyances spirituelles/religieuses
  • Sa situation financière (revenus, argent, dettes)
  • Ses possessions
  • Ses addictions
  • Sa santé, son alimentation
  • Ses attributs physiques (apparence, poids, hygiène)
  • Ses gênes
  • Sa personnalité
  • Son caractère (honnêteté, autodiscipline, courage)

À mon avis vous avez pris en considération au moins certains des points précédents, que ce soit consciemment ou inconsciemment. Vous êtes probablement parti de l’image que vous avez de sa vie aujourd’hui et de ce qu’elle a fait par le passé, et vous l’avez projeté dans le futur. C’est comme un problème de physique. Vous essayez de vérifier la position de l’objet, sa vitesse, et son accélération, et cela vous permet de prédire avec un certain degré de précision là où il sera à un certain moment dans le futur.

Prenez note mentalement de tous les critères de la liste ci-dessus que vous avez pris en compte dans votre prise de décision. Desquels vous êtes-vous également servi qui ne sont pas dans cette liste ? Vous n’êtes pas obligé de les mettre par écrit. Énoncez juste mentalement le critère que vous sentez avoir utilisé en faisant vos prédictions.

Ce n’est pas grave si vous avez fait vos prédictions en vous basant globalement sur votre instinct et votre intuition plutôt qu’en essayant d’appliquer un quelconque critère rationnel. Je ne m’attends pas à ce que vous ayez utilisé un processus structuré. Si vous vous fiez principalement à votre intuition pour vos futures prédictions concernant votre ami, devinez quel critère votre intuition a jugé important. Là encore, ne vous souciez pas d’être parfaitement précis. Essayez simplement de gagner un peu en clarté quant à la façon dont vous pourriez avoir fait vos prédictions, même si le processus actuel que votre esprit utilise paraît mystérieux.

Qu’est-ce qui manque ?

Maintenant laissez-moi vous demander cela… À quel point avez-vous basé vos prédictions sur la conscience personnelle de cette personne ? Avez-vous ne serait-ce que tenu compte de ce facteur ? Avez-vous pris en compte le libre-arbitre de cette personne ? Avez-vous pris en compte la capacité de cette personne à prendre des décisions et par là même à créer consciemment sa propre vie ? Avez-vous pris en compte les buts de cette personne, ses rêves, et ses plans pour l’avenir ?

Avez-vous vu votre ami principalement comme un produit de son environnement, de ses gênes, de son mode de comportement actuel ou comme un produit de ses propres choix conscients ?

Maintenant qu’est-ce qui arriverait si quelqu’un que vous connaissez lisait cet article et se servait de votre vie comme cible pour ses prédictions ? Baserait-elle ses prédictions sur la perception que vous êtes un être humain pleinement conscient et capable ? Ou partirait-elle du fait que votre conscience n’aurait pas tellement son mot à dire dans l’évolution de votre situation sur les cinq prochaines années ?

À quel point pensez-vous que les prédictions de votre ami seront précises ? Votre futur peut-il être prédit avec une relative précision sans se baser sur votre propre conscience ?

À quel point votre esprit conscient a-t-il voix au chapitre ? Est-ce que votre conscience dirige la danse ou n’est qu’un simple spectateur ? Quel degré de contrôle a votre conscience quant à la direction que suit votre vie ?

Il y a aura forcément un écart entre vos pensées conscientes et votre comportement/environnement. Mais dans la mesure où ces incohérences existent, laquelle a le plus d’effet sur votre vie ?

Par exemple, si vos habitudes et votre environnement sont tels que vous avez tendance à être plutôt bordélique et désorganisé, mais que dans votre esprit conscient vous avez pris la décision d’être quelqu’un de soigné et d’organisé, lequel sera le vainqueur dans les cinq ans à venir ? Sur quoi miseraient vos amis ? Auraient-ils raison ?

À quel point êtes-vous conscient ?

Prédire son propre avenir

Comment prédiriez-vous votre propre avenir ? Appliqueriez-vous les mêmes critères que vous avez utilisés pour votre ami ? Baseriez-vous principalement votre décision sur des facteurs environnementaux et comportementaux ou sur la force de votre esprit conscient ? Votre décision serait-elle largement basée sur votre passé et votre présent ou sur la vision du futur que vous avez consciemment choisi ?

Quel critère serait le plus précis ? Si un scientifique brillant essayait de prédire votre avenir aussi précisément que possible, quels facteurs trouverait-il parlants, et quelle importance serait accordée à chaque facteur ?

Quelle serait la portée significative de vos prédictions sur les objectifs que vous avez consciemment choisis ? 0% ? 1% ? 5% ? 10% ? 20% ? 50% ? 90% ?

Avez-vous seulement une vision consciente de votre futur ? Quelle est-elle ?

Quelle est la force de votre conscience ?

Quelle est la force de votre conscience ? Peut-elle changer votre comportement ? Peut-elle modifier votre environnement ? Peut-elle transformer vos relations ? Quelle autorité exerce-t-elle sur votre vie ?

Pour ceux qui assument le difficile chalenge d’une vie consciente, le choix conscient est le facteur le plus prédictif de tous. Il ne le sera pas à 100% – même les individus les plus conscients n’exercent pas un contrôle absolu sur leur réalité. Mais si vous voulez prédire le futur d’un être pleinement conscient, vous devez apprendre ce que cette personne a décidé de faire de sa vie. L’environnement et le comportement actuel restent des facteurs importants, mais ils ne sont pas les plus importants.

Avez-vous déjà rencontré quelqu’un comme ça… quelqu’un qui était hautement conscient ? Avez-vous déjà vu quelqu’un qui pesait 60 kg de trop, mais dont vous pouviez sentir la décision consciente de perdre du poids et l’indomptable force de sa volonté, et pour lequel vous saviez avec certitude qu’il était impossible qu’il soit toujours en surpoids dans cinq ans ?

Avez-vous déjà vu quelqu’un lancer sa propre affaire, et pour lequel vous saviez qu’il réussirait, même s’il rencontrait des revers majeurs ?

Pouvez-vous généralement dire quand la conscience de quelqu’un est assez forte pour être victorieuse sur le long terme ? Pouvez-vous dire quand quelqu’un a assez de puissance pour arriver à sortir de sa trajectoire ? Et pouvez-vous aussi généralement dire quand quelqu’un ne va pas y arriver ?

Avez-vous déjà rencontré une personne qui ne serait tout simplement pas mise à mal, dont l’attitude était « Je vais trouver un moyen ou en créer un », et dont vous saviez qu’il allait atteindre ses objectifs…

De tels individus sont rares, n’est-ce pas ? Bien en dessous d’1% des gens que j’ai rencontrés. Les individus hautement conscients diffusent toujours de l’énergie. Vous vous sentez vous-même plus conscient simplement en leur présence.

Quelle est votre attitude envers cette conscience supérieure ?

Comment vous sentez-vous vis-à-vis des gens qui semblent exercer un contrôle plus conscient sur leur vie que vous ?

Trouvez-vous ces personnes dangereuses ? Les étiquetez-vous comme hyper-entreprenants, génies, ou ayant un talent inné, comme pour créer une distance avec vous-même ? Est-ce que ces étiquettes vous rassurent vis-à-vis de vous-même en niant la possibilité que vous puissiez très bien vous aussi atteindre ou dépasser leur niveau de performance via vos propres choix conscients ?

Qu’est-ce qui vous empêche de faire de même ? Peut-être que vous n’avez pas ce qu’il faut pour fonctionner à un certain niveau pour le moment. Mais avez-vous ce qu’il faut pour progresser ?

Toute résistance est futile

Devenir plus conscient peut être difficile, inconfortable, frustrant, et carrément pénible. Mais la pénibilité vient de notre résistance au cours du processus. Quand nous nous cramponnons à ce que nous connaissons après avoir découvert que c’était inapproprié, nous refusons d’accepter notre puissance supérieure personnelle ; notre capacité à créer notre vie via des choix conscients. Nous avons peur de la chose même qui fait de nous les meilleurs.

Pourquoi faisons-nous cela ?

Je pense que nous résistons au fait d’élever notre conscience parce que c’est trop pénible d’admettre au fond de soi qu’on a gâché son passé. Chaque fois que nous atteignons un niveau de conscience supérieur, nous réinterprétons souvent notre passé de façon négative. Toutes ces années dépensées en relations non-épanouissantes, tout cet argent perdu en cigarettes, tout ce précieux temps perdu. Nous regardons en arrière et voyons que toutes nos décisions passées étaient complètement et totalement erronées. Notre vie entière jusqu’à maintenant n’a été qu’une vaste erreur. Nous avons choisi la mauvaise carrière, adopté les mauvaises habitudes, passé du temps dans de mauvaises relations, suivi la mauvaise foule. Des années… peut-être des décennies… gâchées.

Nous pourrions simplement nous pardonner et réaliser que même par le passé, nous avons fait de notre mieux, nous avons fait du mieux que vous le pouvions. Nous n’étions simplement pas aussi conscients à l’époque que nous le sommes aujourd’hui. Peut-être que le passé n’a pas été gâché si nous en avons appris quelque chose. Mais nous n’adoptons généralement pas cette attitude immédiatement.

Que faisons-nous à la place ? Nous défendons notre passé. Nous dépensons nos années pour rien.

Nous rationalisons nos décisions passées de nouvelles façons. Mais par-dessus tout nous n’admettrons pas avoir tort. C’est trop pénible d’admettre la vérité. Nous ne pouvons pas dire au monde, « Mes x dernières années de mariage/de carrière/de famille/de vie ont toutes été une énorme erreur. »

Quel est l’effet de cela ? Plutôt que d’élever notre conscience, nous l’abaissons. Nous sacrifions nos plus grands pouvoirs dans la vaine tentative de maintenir une illusion. Nous nous affaissons en vivant comme des drones plutôt que comme des êtres conscients.

Et nous mourons de la même manière.

Il est mort, Jim.

Nous défendons notre passé jusqu’à la mort. Et ce faisant, le pouvoir de la conscience dans nos vies est perdu. 80%… 50%… 15%… 2%… Nous atteignons le triste point d’être capable de prédire notre avenir sans même prendre en compte le rôle de la conscience.

Combien de temps encore allez-vous défendre votre passé ?

Serez-vous jamais capable de vous pardonner d’avoir fait les pires erreurs de votre vie ? Et ensuite pourrez-vous après coup vous pardonner de vivre dans le déni pendant si longtemps ? Et finalement, pourrez-vous vous pardonner la future peine qui consiste à admettre qu’une erreur peut en amener d’autres ?

Pouvez-vous vous pardonner d’être à un niveau de conscience inférieur à ce dont vous êtes capable ?

Pouvez-vous vous pardonner d’être humain ?

Pouvez-vous dire au monde, « Je suis vraiment désolé, chers compatriotes humains, mais il semble que j’ai fait des erreurs ? » Pouvez-vous surmonter les huées et les sifflements qui suivront votre annonce ?

Pensez-vous que le monde va changer d’axe de rotation parce que vous avez pris un mauvais tournant ? Pensez-vous que vous détenez le monopole du mauvais jugement ?

Qu’avez-vous sacrifié pour maintenir cette illusion ? Le sacrifice en vaut-il la peine ? Mourrez-vous d’avoir fait ce sacrifice ? Que défendez-vous réellement ?

Ce n’est pas grave d’être faible

Un autre bloc qui nous garde ancré dans une faible conscience est que même quand nous pouvons rassembler le courage d’admettre personnellement la vérité, nous pouvons nous sentir impuissant à y changer quoi que ce soit. Donc nous trouvons plus simple de nier la vérité et de se cramponner à un sentiment de force partielle plutôt que d’admettre que tout est perdu.

Dans ma propre vie, j’ai trouvé que la solution la plus utile est celle-ci : Admettre la vérité dans tous les cas, et accepter que ce n’est pas grave d’être trop faible pour y faire quoi que ce soit. Si j’apprends qu’une situation ou un comportement est mauvais pour moi, mais que je me sens impuissant à changer cela, je trouve qu’il est mieux d’admettre la vérité des faits plutôt que de la nier, même si je ne sens pas pouvoir y faire quoi que ce soit – même quand je ne peux pas imaginer un moyen d’en sortir. Je me dis, « Je sais que c’est mal, mais en ce moment, je suis trop faible pour changer cela. »

Acceptez de vous tromper. Cela gardera votre conscience à un haut niveau. Ce n’est pas grave de réaliser consciemment que vous faites quelque chose que vous savez être mal ou d’endurer une situation que vous savez être mauvaise pour vous. Ayez la volonté de sacrifier votre conscience. Si ce que vous vous voyez faire vous est pénible, alors laissez-le être pénible, et restez conscient de votre situation et de la douleur que cela vous cause. Ne vous éteignez pas pour échapper à la douleur.

En maintenant une perception consciente, même quand c’est douloureux de le faire, vous développez votre principal atout. Et cela vous fournira finalement la force dont vous avez besoin. Dites-vous, « Il me manque peut-être la force nécessaire pour changer dès maintenant, mais j’ai l’intention de devenir assez fort pour faire ce changement. »

J’ai du en passer par là avec le métier de conférencier. Je ne suis pas né comme un communicant naturel. Enfant j’étais timide et introverti, je redoutais toute sorte de discours en public, même devant de petits groupes. Mais quand j’ai commencé à m’efforcer de vivre ma vie d’adulte plus consciemment, j’ai appris que si je voulais atteindre le plus pleinement possible l’objectif que je m’étais consciemment fixé, j’allais devoir devenir un communicant. Je savais que mon chemin allait finir par me pousser à faire beaucoup de discours en public. J’allais devoir partager des parties de moi-même en public que je ne voulais même pas admettre seul, et devant des gens que je ne connais même pas pour couronner le tout. J’allais devoir résoudre beaucoup de problèmes personnels compliqués si je voulais avoir le moindre espoir d’aider les autres à résoudre les leurs. Et en suivant ce chemin, j’allais devoir prendre le risque de me tromper encore et encore, de me détacher fréquemment de mon passé et de me pousser consciemment dans de nouvelles directions. Mais quand j’ai envisagé ça pour la première fois, cela m’a semblé beaucoup trop pour moi. Trop peu de sécurité. Trop de peur et d’incertitude. Trop de critiques des autres. Donc je me suis simplement dit, « Je sais que c’est ce que je dois faire mais, au moins pour le moment, il me manque la force nécessaire pour le faire. Je n’arrive même pas à voir comment cela serait possible pour moi. Cependant, j’ai l’intention de devenir assez fort pour gérer ça, quoi qu’il en coûte. »

C’est comme ça que fonctionne le pouvoir de la conscience.

Cela prend le pas sur l’environnement.

Cela passe outre le comportement.

Cela renverse la peur.

Et si vous n’avez même pas d’objectif clair ? Et si vous ne savez même pas par où commencer ?

Commencez avec l’intention de devenir plus conscient. Dites-vous, « À partir de ce moment, j’ai l’intention de devenir plus conscient et plus éveillé. »

La meilleure façon de prédire votre avenir est de le créer consciemment.

 

Crédits photo : fergregory

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