10 astuces pour les etudiants à l’université

astuces étudiants

 

Après avoir écrit l’article de gestion du temps « Lancez-vous », qui était basé sur mon expérience de double diplômé de l’université en trois semestres, j’ai reçu beaucoup de questions de la part d’étudiants qui voulaient plus de conseils. Voici 10 astuces pour vous aider à vous créer une expérience universitaire productive et mémorable… et par-dessus tout, à apprécier ce moment de votre vie.

1. Répondez à la question, « Pourquoi est-ce que je vais à l’université ? »

Beaucoup d’étudiants en université n’ont pas de raison claire d’être là sinon le fait qu’ils ne savent pas quoi faire d’autre pour le moment. Ils héritent des objectifs de la famille et des proches, objectifs qui ne sont pas réellement les leurs. C’est comme ça que j’ai commencé l’université. Cela vous semble familier ?

Comme je l’ai remarqué précédemment sur ce blog, cette performance en trois semestres n’était pas ma première fois à l’université. J’étais déjà allé à l’université quand je n’étais pas dans le bon état d’esprit pour y aller.

Au lycée j’étais un étudiant au tableau d’honneur, président du club de maths, et capitaine de l’équipe académique de décathlon. L’élan me tirait vers l’avant, et sans avoir jamais vraiment décidé si c’était ce que je voulais, je me suis retrouvé avec quatre ans d’études en plus devant moi.

Cela semblait être une bonne idée à l’époque, mais je n’avais simplement pas le cœur à cela. Par conséquent, je me suis sabordé dans les grandes largeurs. Je sautais les cours et j’étudiais les fêtes et l’alcool. Apparemment un des administrateurs avait des préjugés contre les étudiants dont la moyenne générale commençait par une virgule, donc j’ai rapidement été exclu.

Cette expérience m’a propulsé dans une sorte de cercle vicieux. J’ai eu la trouille pendant environ six mois, ne faisant principalement que jouer aux jeux vidéo. Finalement dans une tentative de remettre les pieds sur terre, j’ai trouvé un travail de vendeur et j’ai essayé de faire profil bas tout en prenant un peu de temps pour « me trouver. » C’est à l’époque que j’ai commencé à m’intéresser au développement personnel, et bon sang ça a payé.

Un an plus tard j’étais prêt à retourner à l’université, et j’ai recommencé une première année. Mais cette fois je savais pourquoi j’étais là. Je voulais devenir programmeur, et je voulais obtenir une licence en sciences informatiques (j’y ai plus tard ajouté une licence de maths). Mais il y avait plus que ça. Je savais que j’étais capable de bien plus, et je voulais me pousser à plus. Je voulais créer l’expérience la plus riche possible. Pour moi cela impliquait d’avoir un emploi du temps très dense.

Vos objectifs universitaires auront des chances d’être différents des miens. Quels sont-ils ? Pourquoi êtes-vous là ? Si vous ne savez pas – et par là je veux dire que vous ne savez vraiment pas au plus profond de vous – alors vous n’aurez aucun point de mire pour votre expérience. Vous pourriez tout aussi bien ne même pas être là. Qu’y a-t-il dans votre expérience qui résonne vraiment en vous ? Qu’êtes-vous là pour apprendre ? Que voulez-vous vivre ?

2. Imaginez votre expérience universitaire idéale

Une fois que vous savez pourquoi vous allez à l’université, imaginez votre résultat idéal. Laissez-le découler de la raison pour laquelle vous êtes là. Que vous ayez déjà commencé l’université ou non, arrêtez-vous et couchez simplement par écrit certains attributs de votre expérience idéale. Décrivez-la de façon aussi détaillée que possible.

Avant de retourner à l’école, j’ai passé des heures à visualiser le genre d’expérience que je voulais avoir. Je me suis vu mis clairement au défi mais le gérant facilement et sans stress. De plus, je me suis vu me faire de nouveaux amis. Et je me suis vu passer un très bon moment. Et par-dessus tout j’ai imaginé une expérience très équilibrée ; un mélange de cours universitaires, d’activités, de socialisation, et d’amusement. Le mot-clé que j’utilisais était « richesse ».

Cela a été une étape très importante. Je ne comprenais pas le mécanisme à l’époque, mais je me préprogrammais à réussir. Chaque fois que je rencontrais des obstacles, ma vision idéale était tellement plus motivante que j’arrivais toujours à trouver un moyen d’arriver à ce que je voulais. J’étais devenu un co-créateur de mon expérience au lieu d’en être une victime passive.

La visualisation vous permet de faire les erreurs à l’avance. Si vous n’avez pas une visualisation claire, votre expérience risque simplement d’être brouillonne. Débuggez votre visualisation jusqu’à ce qu’elle vous inspire.

La vie réelle va évidemment se dérouler différemment de ce que vous avez visualisé. Le but de la visualisation n’est pas de prédire l’avenir ou de restreindre votre liberté à décider par la suite. Le but est de vous donner plus de clarté pour prendre des décisions immédiatement. Votre scène idéale sert de carte pour vous guider au travers du bourbier des possibilités.

3. Prenez au moins un cours en plus chaque semestre

On dit aux étudiants que prendre 12 à 15 cours par semestre (3 à 5 UE) est un emploi du temps « plein ». Mais un emploi du temps aussi léger est difficilement plein. Quelqu’un qui a un travail à plein temps y passera au moins 40 bonnes heures par semaine, et les étudiants profitent de chaque jour férié possible, plus les vacances de printemps, les vacances d’hiver, et les grandes vacances. Si vous voulez passer quatre ans ou plus à l’université, ajouter d’autres licences ou prenez un travail à côté. Ne vous sentez pas obligé d’avancer à un rythme d’escargot juste parce que tous les autres le font.

Maintenant vous pourriez penser que 12 à 15 cours sont censés valoir une semaine de 40 heures avec tous les devoirs à la maison et les révisions, mais cela ne sera le cas que si vous faites les choses de façon très inefficace (ce qui est tristement le cas de la plupart des étudiants).

Si vous suivez certaines des astuces permettant de gagner du temps qui figurent dans la suite de cet article, alors 15 cours ne devraient vous demander que quelques heures de plus en dehors des cours pour finir les devoirs. Évidemment je n’aurais pas pu prendre entre 31 et 39 cours par semestre si cela impliquait de doubler ces heures en travail à la maison. Ma réussite ne s’est pas faite au prix du travail à outrance.

Si vous êtes un étudiant au-dessus de la moyenne, vous pouvez certainement supporter un emploi du temps au-dessus de la moyenne. Parfois nous ne savons pas ce que nous pouvons supporter tant que nous ne nous poussons pas un peu. Si vous pensez que vous pouvez supporter 15 cours, prenez-en 18 ou 21. Vous pouvez facilement raccourcir votre plan d’une année. Ou vous pourriez ajouter une mineure ou une double licence.

Et les prérequis ? Pour la plupart je les ignorais simplement, et heureusement dans mon université ils n’étaient pas très bien appliqués. J’ai trouvé que la plupart des fois où un prérequis était listé, il visait les étudiants en-dessous de la moyenne. Ne laissez pas une bureaucratie inutile vous ralentir si vous voulez être diplômé plus tôt. Il y a toujours un moyen d’y arriver – généralement c’est simplement une question de formulaire quelconque à faire signer par quelqu’un que cela ennuie trop de s’en occuper autrement. Un sourire et un compliment y font beaucoup.

D’après la loi de l’efficacité forcée, si vous mettez plus de choses sur votre planche, vous trouverez un moyen de les faire dans le temps que vous aurez disponible. Donc si vous ne vous mettez pas un peu au défi, ce temps supplémentaire vous glissera entre les doigts.

Je pense que le vrai bénéfice d’un emploi du temps dense n’est pas que vous allez être diplômé plus tôt. Le vrai bénéfice est que vous profiterez d’une expérience plus riche. Suivre cinq cours au lieu de quatre signifie plus d’apprentissage, plus de choses accomplies, plus d’amis. Et quel employeur ne serait pas attiré par un étudiant qui a été diplômé plus rapidement que ses camarades ? Ce genre de chose est clairement bon sur un CV.

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4. Fixez des objectifs clairs pour chaque cours

Décidez de ce que vous voulez tirer de chaque cours en particulier. Est-ce un sujet que vous avez vraiment envie d’apprendre ? Voulez-vous faire en sorte que ce prof vous fasse une lettre de recommandation ? Est-ce un cours obligatoire que vous devez suivre mais qui autrement ne vous intéresse pas ?

Mes objectifs pour chaque cours déterminaient le nombre de fois où je venais, le fait que j’étais assis devant ou au fond, mon niveau de participation, et le genre de relation que je cherchais à établir avec le professeur.

Pour certains cours je voulais maîtriser ce qu’on apprenait. Pour d’autres je voulais simplement un A. Et pour d’autres je voulais obtenir de brillantes lettres de recommandation de professeurs enthousiastes dont la langue maternelle était l’anglais (pour que les lettres soient bien lisibles et positives).

Ma maman a été professeur de maths à l’université pendant des dizaines d’années. À la maison elle faisait des commentaires à propos d’étudiants qu’elle connaissait à peine et qui lui demandaient des lettres de recommandation. De nombreuses fois elle a du refuser simplement parce qu’elle n’avait rien de positif à dire dans la lettre. D’un autre côté, elle était heureuse de soutenir les étudiants qui avaient fait de réels efforts.

La plupart des profs veulent vous aider, mais vous devez leur laisser voir vos forces. Même si vous n’obtenez pas un A dans un cours en particulier, vous pouvez quand même donner pleinement matière au professeur pour recevoir une bonne lettre de recommandation si vous participez activement et que vous êtes respectueux envers lui ou elle.

L’idée n’est pas de manipuler vos professeurs pour qu’ils mentent à votre profit. La vérité est simplement que la qualité d’une lettre de recommandation dépend au final du respect que vous porte un professeur. Ne vous mettez pas dans la situation désespérée de devoir demander une lettre de recommandation à un professeur qui ne se souvient même pas de vous – ou pire, qui a une mauvaise opinion de vous. Assurez votre succès à l’avance.

Un de mes professeurs a appris mon emploi du temps universitaire dense et il a été intéressé par le fait d’apprendre comment je gérais cela. Nous avons eu une conversation sympa sur les techniques de gestion du temps. J’ai eu plusieurs cours de programmation avec ce professeur et j’ai obtenu de super notes dans tous. Je trouvais que c’était un excellent professeur, j’avais beaucoup de respect pour lui, et j’ai vraiment apprécié ses cours. Quand est venu le moment de lui demander une lettre de recommandation, il a écrit une des lettres les plus brillantes que je puisse imaginer (« meilleur étudiant que j’ai rencontré dans ma carrière », etc.).

D’un autre côté, j’ai eu certains professeurs qui étaient clairement nuls. J’ai souvent abandonné leurs cours et appris grâce au livre. Évidemment je n’ai pas cherché à ce qu’ils m’aident en cours de route.

Parfois vous allez atteindre vos objectifs ; parfois non. Même si vous faites de votre mieux, vous pourriez quand même ne pas y arriver. Vous pourriez rencontrer des professeurs qui sont injustes, paresseux, sexistes, racistes, ou incompétents d’une autre façon. Ma femme a eu un professeur ouvertement sexiste qui n’aurait jamais donné à une étudiante une note supérieure à B, peu importe son niveau de performance.

Il disait des choses comme, « Si vous êtes un homme, vous devrez travailler dur dans ce cours. Si vous êtes une femme, passez simplement à mon bureau après les cours. » Finalement, des plaintes pour harcèlement sexuel ont été déposées contre lui. Vous devrez choisir vos combats. Certains valent le coup de se battre, d’autres feront mieux d’être ignorés. Avoir des objectifs clairs vous aidera à décider quel position adopter.

5. Faites le tri sans pitié

Vous n’avez pas besoin de fournir une même quantité d’efforts dans tous les cours. Injectez plus d’efforts quand c’est important pour vous, mais vous pouvez prendre un peu de recul dans les cours qui n’ont qu’une faible priorité par rapport à vos objectifs. Pour moi c’était un moyen important de conserver de l’énergie. Je ne pouvais pas être à fond dans tous les cours, sinon j’aurais fait un burnout, donc j’ai investi mon énergie dans ce qui comptait le plus.

Dans l’emploi du temps de tout étudiant, certains cours sont primordiaux alors que d’autres sont presque inutiles. Dans une semaine normale, je sautais généralement près de 40% de mes cours parce que je n’avais pas besoin d’y être. Pour certains cours il était nécessaire d’être présent, mais pour d’autres cela ne faisait pas beaucoup de différence.

Je pouvais simplement prendre les notes d’un autre étudiant si besoin, ou je pouvais apprendre ce qu’il fallait dans le livre. S’il n’était pas nécessaire pour moi de participer à un cours en particulier (en fonction de mes objectifs pour ce cours), généralement je n’y allais pas. Cela m’a fait économiser beaucoup de temps et m’a empêché de devoir rester assis en cours toute la journée. Parfois j’allais juste manger un morceau avec des amis pour faire une petite pause.

Je faisais aussi le tri dans mes devoirs personnels. Si je sentais que le devoir était boiteux, inutile, ou inutilement fastidieux, et si cela n’avait pas un impact trop négatif sur ma note, je refusais en général de le faire. Une fois, je devais rendre un devoir pénible qui représentait 10% de ma note. Je ne voulais vraiment pas le faire, et cela m’aurait demandé bien plus d’heures que cela ne le valait à mes yeux.

Je me dirigeais vers un A dans ce cours, et si je ne faisais pas ce devoir, je tombais à A-. Donc j’ai respectueusement dit au professeur que je refusais ce devoir et que je pensais que c’était un échange équitable de recevoir un A- et de réinvestir ces heures ailleurs. Il me connaissait déjà et comprenait mes raisons. Il m’a donné un A-, et ça m’allait très bien. C’était un effet un échange équitable. En fait, rétrospectivement, j’aurais souhaité faire cela plus souvent.

Parfois les professeurs sont un peu trop enthousiastes en termes de devoirs et distribuent des devoirs qui ne se justifient vraiment pas en termes d’efforts. Mais c’est vous qui êtes en charge de votre expérience universitaire, pas vos professeurs. Ne vous sentez pas obligé de faire tous les devoirs simplement parce que le professeur pense que c’est une bonne idée. Soyez juge en accord avec vos propres raisons d’être là. Soyez simplement sûr de prendre en compte les conséquences de votre décision.

En volant du temps à ces devoirs de faible priorité, j’étais capable d’investir plus de temps pour les vrais diamants. Certains devoirs créatifs m’ont énormément appris. Je détestais généralement profondément les projets de groupe, mais il y avait un projet de groupe en particulier dans lequel le travail d’équipe a vraiment abouti. J’ai énormément aimé ça et j’en ai beaucoup appris.

Une technique de tri cool que j’utilisais était les blocs de temps. Je décidais du temps que justifiait tel devoir, puis je faisais le meilleur travail possible dans ce temps imparti. Donc si je devais écrire une recherche de 10 pages sur l’histoire de l’Europe, je pouvais y allouer un total de 8 heures. Je divisais ces 8 heures en : sélection du sujet, planification, recherche en librairie, esquisse, écriture, et édition, puis je faisais de mon mieux pour rester dans les clous. C’était un super moyen de m’empêcher de travailler à outrance sur un devoir quand ce n’était pas nécessaire.

D’une certaine manière c’était ma propre méthode de l’équilibrage de charge. Certains de vos devoirs seront en déséquilibre au sens où ils semblent demander une quantité d’efforts déraisonnable comparé à leur importance sur votre note générale ou à ce que vous espérer en tirer en les terminant. Parfois je décidais que l’effort nécessaire pour écrire un devoir valant un A n’était pas justifié.

J’estimais peut-être que cela me prendrait 20 heures de faire un travail valant un A mais seulement 10 heures pour un devoir valant un B. Et si un devoir ne valait que 10% de ma note, je pouvais peut-être y accepter un B. Je pensais souvent à la manière d’un Machiavel à l’époque, et souvent j’étais surpris de voir que mes devoirs valant B revenaient quand même avec un A.

6. Commencez tôt chaque jour

J’ai déjà écrit à propos des bienfaits du fait de devenir un lève-tôt. Je ne me levais pas à 5h quand j’étais à l’université, mais j’étais généralement debout vers 6-7h. Aussi, je trouvais que commencer tôt chaque jour m’aidait à faire beaucoup plus de choses, pas seulement le matin mais tout au long de la journée. Je commençais chaque jour avec une course de 25 minutes suivie d’une douche et d’un petit-déjeuner. Cette routine matinale simple me faisait sortir de chez moi alerte et plein d’énergie.

Je mentirais si je disais que je me levais tôt parce que j’en avais envie. C’était vraiment par nécessité. J’avais beaucoup de cours le matin, y compris des cours à 7h30 pendant un semestre. Mais je suis content de l’avoir fait parce que si je n’avais pas eu ces cours le matin, j’aurais simplement dormi plus que nécessaire. Même si vous détestez les cours le matin, vous pourriez trouver comme moi que vous êtes beaucoup plus productif si vous en mettez quand même dans votre emploi du temps.

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7. Récupérez le temps perdu pendant vos cours

Avouons-le. Tous les cours ne vont pas nécessiter une concentration extrême. Parfois les professeurs disent des banalités. Parfois ils répètent ce que vous savez déjà. Quel pourcentage de temps de cours nécessite que vous soyez pleinement attentif et concentré ? Pour certains cours c’est 90%. Pour d’autre c’est 20%. Si vous n’apprenez pas activement pendant le cours, vous perdez votre temps.

Si un cours est vraiment motivant, asseyez-vous devant et buvez chaque parole. Mais si le cours n’est pas motivant, alors asseyez-vous au fond, faites vos devoirs pour d’autres cours, et relevez la tête une fois de temps en temps pour voir s’il y a quoi que ce soit de valable à prendre en notes. Ayez toujours un livre ouvert, comme ça quand votre prof hippie se lance dans un autre trip nostalgique vis-à-vis des années 60, vous aurez quelque chose de productif à faire.

C’était, à ma grande surprise, un excellent remède contre l’ennui. Si le prof ronronnait et endormait tout le monde, je travaillais sur des devoirs de programmation. J’avais l’habitude de les écrire sur papier puis d’aller à la salle informatique entre les cours et de les taper. De cette façon je n’avais pas besoin de passer beaucoup de temps hors de cours dans la salle informatique, parfois simplement 10-15 minutes si mon programme marchait dès la première fois.

Vous seriez abasourdi de la quantité de temps que vous gagnerez en utilisant cette méthode. J’ai pu faire la totalité de mes devoirs en cours (mais en général pas dans les cours où ces devoirs étaient donnés). Si vous êtes actuellement étudiant, je vous mets au défi de voir la quantité de devoirs à la maison que vous pouvez terminer pendant vos heures de cours aujourd’hui. Puis estimez combien d’heures vous économiserez chaque semaine avec cette pratique. Cela s’accumule vraiment.

Vous ne pouvez pas vous concentrer efficacement et totalement de façon continue, donc assurez-vous de prendre des pauses. Quand vous avez besoin d’une pause cependant, prenez une vraie pause. J’avais pour habitude de méditer ou de faire une sieste dans l’herbe entre les cours pour recharger mes batteries. Je me servais de l’alarme de ma montre pour me signaler quand il était l’heure de se lever et d’y retourner.

Ces pauses étaient très réparatrices, et je pouvais aller au cours suivant et travailler à nouveau à fond. Je n’ai jamais travaillé d’arrache-pied toute une journée. Je travaillais par vagues de concentration totale et de relaxation totale, avec de nombreux cycles par jour.

8. Apprenez les cours la toute première fois que vous le voyez

Une des plus grosses pertes de temps à l’école est de devoir réapprendre quelque chose que vous n’avez pas appris correctement la première fois. Quand les étudiants disent qu’ils apprennent, la plupart du temps ils compensent un précédent échec d’apprentissage de ce cours.

Dans le développement de logiciels, il est bien connu que les bugs devraient être corrigés aussi tôt que possible après leur apparition. Attendre la fin d’un projet pour corriger un bug peut demander 50 fois plus d’efforts que cela en demanderait la première fois qu’on l’avait remarqué. Ne pas arriver à apprendre ce que vous êtes censé apprendre chaque jour est un sérieux bug. N’empilez pas de nouveaux cours par-dessus des fondations instables, car cela vous prendra encore plus de temps de rebâtir le tout plus tard.

Si vous ne comprenez pas quelque chose que vous avez appris en cours aujourd’hui, traitez-le comme un bug qui devrait être corrigé ASAP. Ne le laissez pas de côté. N’empilez pas autre chose par-dessus. Si vous ne comprenez pas un mot, un concept, ou une leçon, alors balancez tout et faites tout ce qui est nécessaire pour l’apprendre avant de continuer. Posez les questions en classe, demandez à un camarade de vous l’expliquer, lisez et relisez le livre, et/ou allez voir le prof pendant ses heures de permanence, mais apprenez-le quoiqu’il en soit.

J’étais normalement un des meilleurs élèves en maths, peut-être parce que ma mère était professeur de maths au lycée et qu’elle prenait des cours d’algèbre quand j’étais encore dans son ventre. Et mon père était ingénieur dans l’aérospatiale, donc j’avais certainement des gènes favorables. Mais il y a quelques sujets que j’ai trouvés incompréhensibles à première vue : les valeurs propres (d’une matrice) et les vecteurs propres.

Je suis un élève hautement visuel, ce qui est normalement une force sur le plan scolaire, mais je trouvais ces concepts abstraits difficiles à visualiser. Beaucoup de mes camarades les trouvaient aussi confus. J’ai investi l’effort supplémentaire nécessaire pour saisir ces concepts et j’ai obtenu un A en cours parce que j’ai traité ma confusion comme un bug qui devait être corrigé immédiatement. Ces étudiants qui ont laissé leur confusion s’attarder se sont trouvés de plus en plus perdus au fur et à mesure que le cours progressait, et rattraper à la fin n’a pas permis une complète compréhension.

Tout comme les bugs de programmation, la confusion se multiplie si on ne la corrige pas, donc éliminez-la aussi tôt que possible. Si vous éprouvez de la confusion envers un seul élément que vous apprenez, vous avez un bug qui a besoin d’être corrigé. Ne passez pas à autre chose tant que vous ne pourrez pas vous dire honnêtement « Oui, ça y est je comprends ce truc… C’est quoi la suite ? »

Idéalement, il ne devrait pas être nécessaire de travailler en-dehors des cours, au moins en ce qui concerne le réapprentissage de cours que vous n’avez pas appris la première fois. Vous pouvez réviser d’anciens cours pour vous rafraîchir la mémoire, mais vous ne devriez pas avoir à allouer une minute de votre temps à l’apprentissage de quelque chose qui vous a été appris un mois ou deux plus tôt.

Pendant les partiels finaux j’étais probablement l’étudiant le moins stressé de tous. Je n’avais pas besoin d’étudier parce qu’au moment de l’arrivée de l’examen, dans mon esprit le cours était bien terminé. Le test n’était qu’une formalité. Pendant que tous les autres rattrapaient le programme, j’étais à la salle d’arcade à jouer aux jeux vidéo. J’avais déjà appris les cours et fini tous les devoirs (du moins ceux que j’avais décidé de terminer).

Tout au plus, je passais un peu de temps à revoir mes notes pour me rafraîchir la mémoire la nuit avant le test. N’est-ce pas comme ça qu’est censé se passer l’apprentissage à l’université ? Autrement quel intérêt y aurait-il à se pointer en cours pendant un semestre entier ?

Tout au long de chaque semestre posez-vous cette question : suis-je prêt à être testé dès maintenant sur tout ce qu’on nous a appris jusqu’ici ? Si votre réponse est toujours « non », alors vous savez que vous êtes à la traîne, et que vous avez besoin de rattraper tout de suite. Dans l’idéal vous devriez être capable de répondre « oui » à cette question au moins une fois par semaine pour tous les sujets.

Être même un tout petit peu à la traîne est un énorme facteur de stress et de perte de temps. D’abord, vous devez revenir en arrière et réapprendre les anciens cours pendant que le reste de la classe est déjà passé à autre chose. Ensuite, vous pourriez ne pas apprendre les nouveaux cours aussi bien si vous les ajoutez aux anciens cours parce qu’il vous manque les fondations nécessaires, donc vous allez simplement finir par être de plus en plus en retard. Puis, en approchant de la fin du semestre, vous finissez par devoir réapprendre tout ce que vous êtes censé savoir. Mais comme vous entassez ça à la dernière minute, après les exams vous oubliez tout de toute façon.

Quel est le but de cette idiotie ? C’est comme dépenser à outrance avec une carte de crédit qui vous mettrait 25% d’intérêts. Au final vous allez devoir payer, et cela vous coûtera bien plus sur le long terme.

Faites l’effort d’apprendre vos cours assez bien pour obtenir une bonne note en cours. Cela va payer. La majeure partie des cours que vous apprendrez s’appuiera sur des cours précédents. Si vous obtenez de bonnes notes en première année, vous serez bien préparé pour y ajouter de nouveaux cours en deuxième année.

Mais si vous obtenez des notes très moyennes en première année, vous entrerez déjà en deuxième année avec des fondations instables, ce qui rend beaucoup plus difficile le fait de faire progresser vos notes et de vraiment maîtriser les cours. Ayez comme objectif d’avoir de super notes dans chaque semestre. Sur le long terme, cela sera bien plus simple.

J’ai trouvé que les étudiants aux notes moyennes avaient tendance à travailler bien plus dur que moi, en particulier dans leurs deux dernières années, parce qu’ils devaient toujours rattraper leur retard. Malgré mon emploi du temps dense, ce n’était pas aussi stressant pour moi parce que je maîtrisais chaque sujet. Du coup, j’avais beaucoup de temps pour m’amuser alors que d’autres étudiants étaient très stressés parce qu’ils se sentaient constamment mal préparés.

9. Maîtrisez les techniques de mémorisation avancées

Une des clés de l’apprentissage la première fois que vous voyez les cours est de vous entraîner à des techniques de mémorisation de haut niveau. Je les ai souvent utilisées dans des cours dans lesquels il fallait mémoriser par cœur certains faits, y compris des noms, des dates, et des formules mathématiques. Si un professeur écrivait quelque chose au tableau qui devait être mémorisé mot pour mot pour un examen à venir, je le mémorisais séance tenante. Comme ça je n’avais pas à y revenir pour l’apprendre plus tard.

Je suis sûr que vous avez vu des moyens mnémotechniques simples comme la phrase « Every good boy does fine » pour la mémorisation des notes de musique américaines E, G, B, D, F. Ce genre de trucs fonctionne bien dans certaines situations, mais elles sont très petite école. Il y a des techniques visuelles bien plus efficaces. Les deux sur lesquelles je me suis le plus appuyées sont le chaînage et le chevillage (ou système peg).

Expliquer ces techniques en détail dépasse le cadre de cet article, mais vous pouvez trouver beaucoup de livres et de sites sur l’amélioration de la mémoire. Je recommande d’apprendre dans un livre parce qu’alors vous pourrez bâtir de solides fondations étape par étape.

Ces techniques vous permettront de mémoriser l’information très rapidement. Par exemple, avec le chevillage je pouvais généralement mémoriser une liste de 20 éléments en 90 secondes environ et m’en souvenir parfaitement même des semaines plus tard. Les experts dans ce domaine sont plus rapides encore. Tout le monde peut le faire – c’est juste une question d’entraînement.

J’utilise encore ces techniques aujourd’hui. Le chaînage me permet de mémoriser mes discours visuellement. Quand je fais un discours, mon imagination progresse dans le film mental que j’ai créé pendant que je sélectionne les mots au fur et à mesure pour coller avec les images. C’est comme raconter un film. Mon discours n’est pas mémorisé mot à mot, donc il semble naturel et spontané et peut être adapté au fur et à mesure de la situation.

Mémoriser visuellement est bien plus rapide et plus solide que d’essayer de mémoriser les mots. Si vous mémorisez un discours mot pour mot et que vous oubliez une ligne, cela peut vraiment vous en faire sortir. Notre cerveau est plus adapté à la mémorisation visuelle qu’à la mémorisation phonétique.

Je ne recommande pas de mémoriser par répétition parce que c’est beaucoup trop lent. Le chevillage et le chaînage ne nécessitent pas de répétition ; ils vous permettent d’ancrer des souvenirs forts en un seul passage, généralement en quelques secondes. L’inconvénient est que le chevillage et le chaînage nécessitent beaucoup d’entraînement en amont pour les maîtriser, mais une fois que vous avez apprises, ce sont des compétences utiles que vous aurez à vie.

J’ai aussi trouvé qu’apprendre ces techniques semblait améliorer ma mémoire dans son ensemble, même quand je n’essaye pas activement de mémoriser. Je pense que cette pratique a entraîné mon subconscient à stocker et à me rappeler des informations plus efficacement.

Il est dommage que ces techniques ne soient pas apprises en temps normal à l’école. Cela ferait économiser énormément de temps aux élèves. Faites-vous une faveur et apprenez-les tant que vous êtes jeune. Elles ont beaucoup d’applications pratiques, y compris pour se souvenir des noms des gens.

10. Amusez-vous vraiment !

Mettez-vous au défi à l’école, mais laissez-vous également beaucoup de temps pour vous amuser. Ne gâchez pas votre temps de loisir à traîner sans rien faire. Sortez et faites quelque chose d’actif qui va vous défouler et augmenter votre énergie. Un de mes loisirs préférés était le frisbee-golf (aussi appelé disc-golf). J’avais pour habitude d’y jouer pendant des heures la nuit avec quelques amis, parfois jusqu’à ce que mes doigts soient couverts d’ampoules… ou jusqu’à ce que la sécurité du campus nous flanque dehors parce que nous avions cogné trop d’étudiants qui ne jouaient pas. 🙂

Pendant que nous jouions au frisbee-golf, nous devions souvent fouiller dans les buissons, patauger dans les fontaines, et grimper sur divers trucs dangereux pour essayer de récupérer les frisbees errants. C’était toujours très amusant, et nous jouions généralement « à travers » ces obstacles. Plusieurs heures de frisbee-golf servaient de délicieuse récompense à la fin d’une semaine difficile. Je me souviens encore d’un incroyable « trou en un » que j’ai fait du balcon du troisième étage en touchant un lampadaire au coin du terrain de foot.

Mon plus grand regret vis-à-vis de l’université est que je n’ai pas eu de petite amie tout ce temps. Si je devais tout recommencer, j’aurais certainement ajouté un semestre de plus et pris moins de cours pour prendre du temps pour cette personne spéciale. J’ai eu cette opportunité mais j’ai du la laisser passer parce que mon emploi du temps était trop chargé. Les petites-amies peuvent être une grande source de plaisir, mais la plupart ne sont pas très efficaces. 😉

Les conseils de cet article se concentrent sur le fait de rendre votre expérience universitaire aussi riche et mémorable que possible. Faites vos devoirs de façon rapide et efficace, comme ça vous aurez beaucoup de temps pour toutes les activités que l’université a à offrir.

Rejoignez des clubs. Jouez au frisbee-golf. Ayez un(e) petit(e)-ami(e). La pire chose que vous pouvez faire est de passer votre temps à l’université à être en retard à cause de mauvaises habitudes, de vous sentir stressé et non préparé la plupart du temps, puis de vous efforcer de rattraper tout ça. Tirez le meilleur possible de l’université, et servez-vous-en comme d’un tremplin pour une vie complète de réussite.

Les gens partent souvent du fait que mon emploi du temps agressif devait être stressant et épuisant, mais l’ironie est que c’était tout le contraire. Il semble que j’aie vécu une expérience plus simple et plus appréciable que mes camarades. Les étudiants avec des emplois du temps plus légers se relâchaient et prenaient du retard parce qu’ils étaient convaincus qu’ils pourraient rattraper plus tard.

Mais je ne pouvais pas me le permettre parce qu’il m’aurait été impossible de rattraper une douzaine de cours différents… et c’était bien trop stressant rien que d’y penser. Si j’avais pris ne serait-ce qu’une semaine de retard, j’aurais eu de sérieux ennuis. Donc cela m’a poussé à prendre de bonnes habitudes qui m’ont permis d’être perpétuellement relaxé, concentré, et en forme.

Beaucoup des habitudes abordées ci-dessus ont simplement été le résultat du fait d’être diplômé en trois semestres. Cet objectif a dicté le processus. Je suis très reconnaissant pour cette expérience parce que cela m’a montré à quel point nous pouvons être plus efficaces quand nous nous poussons au-delà de notre zone de confort. Cela m’a appris à fixer des objectifs au-delà de ce que je me sentais capable d’accomplir.

De nombreuses fois ce que nous considérons comme impossible ne l’est simplement pas. Nous ne faisons que penser que ça l’est.

 

Article original écrit par Steve Pavlina.

Avant de prendre congé de nous, voici une vidéo complémentaire sur le sujet “Comment créer votre entreprise quand vous êtes étudiant:)”

 

Recherches utilisées pour trouver cet article :

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Un commentaire

  • awa dit :

    Merci beaucoup c’est un très grand plaisir en fait je suis une nouvelle bachelière je vais tenir compte de vos conseils!mon objectif principal est de me surpassée!

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