Les blocs de temps

Note : cet article est une traduction de l’article Timeboxing de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Temps définiLes blocs de temps sont une technique simple de gestion du temps que j’utilise souvent. J’en ai entendu parler pour la première fois en termes de développement de logiciels. Disons que vous avez un délai fixé pour un nouveau produit que vous devez sortir, comme une mise à niveau annuelle d’un logiciel de calcul des impôts sur le revenu. Vous devez fournir cette nouvelle version à une certaine date. Vous allez donc probablement utiliser les blocs de temps pour votre cycle de développement, ce qui signifie que vous allez faire le meilleur travail possible pendant le temps disponible. Le nombre d’options que vous pourrez mettre en place est entièrement déterminé par votre limite de temps. Il est simplement impossible de décaler l’échéancier, donc si vous prenez du retard, vous devrez supprimer des options.

En termes de gestion de vos tâches, les blocs de temps peuvent être une technique très utile. Je l’utilise fondamentalement de deux façons.

D’abord, disons que vous voulez faire quelque chose, mais qu’il y a un risque que cela vous prenne bien plus de temps que ce qu’il faudrait parce que c’est le genre de tâches dans lequel vous avez tendance à être perfectionniste. Alors vous vous allouez une somme de temps prédéfinir, que vous ne dépasserez pas, et vous faites simplement le meilleur travail possible dans ce délai.

Par exemple, j’utilise les blocs de temps quand je fais mes courses de Noël chaque année. Généralement j’alloue un total de 2 heures à cette activité, ce qui implique pour moi de trouver des cadeaux pour 8 personnes (ma femme s’occupe du reste). Je décide à l’avance quel sorte de cadeau je prendrai à chaque personne de ma liste, puis j’en commande le plus possible en ligne, et enfin je vais au centre commercial le plus proche, et j’y passe en trombe d’un magasin à l’autre en choisissant des cadeaux. Je profite généralement de mes horaires flexibles pour faire mes courses les matins en semaine, quand les magasins ne sont pas surchargés et que je n’ai pas à faire la queue. Donc je suis entré et sorti avec les cadeaux de tout le monde en l’espace de deux heures.

(Je connais des gens qui adorent les courses de Noël, et aller flâner dans tous les coins est super si c’est une chose que vous aimez. Mais si vous êtes aussi réfractaire au shopping que moi, et que vous n’êtes vraiment pas sûr de trouver de meilleurs cadeaux en y investissant 10 heures de plus, alors il est sûrement plus simple de vous résigner à faire de votre mieux pendant le temps dont vous disposez.)

J’utilise également les blocs de temps quand j’ai une tâche ou un projet que je souhaite finir, mais que je ne sais pas vraiment par où commencer, ou que je pense devoir y passer encore pas mal de temps avant de pouvoir en finir au moins une bonne partie. Ou peut-être que c’est quelque chose que je trouve vraiment fastidieux et que j’aurais tendance à repousser au lendemain. Alors j’utilise les blocs de temps simplement pour me forcer à travailler sur cette tâche pendant un laps de temps donné histoire de m’y attaquer un peu. Je fonctionne généralement par périodes de 30 à 120 minutes. Je n’ai jamais dans l’intention d’atteindre un certain objectif pendant ce laps de temps ─ je m’efforce simplement d’y passer le temps prévu, sans me préoccuper de ma productivité. Un bon exemple de mon utilisation de cette technique est quand j’écris un nouvel article. Finir un article complet me prend habituellement entre 3 et 8 heures. Parfois je finis un article d’une traite, mais la plupart du temps je l’étire sur plusieurs sessions. J’utilise donc les blocs de temps pour simplement m’y attaquer et me lancer, me poussant à écrire 1 ou 2 heures sans me soucier du point que j’atteins. Puis je répète tout bonnement le processus jusqu’à ce que le travail soit terminé.

Un effet secondaire de cette dernière méthode est que je vais souvent finir par travailler bien plus longtemps que je ne le voulais à l’origine. Si je m’engage à travailler sur une tâche fastidieuse pendant juste 30 minutes, c’est facile de commencer parce que je me suis donné la permission de m’arrêter après seulement 30 minutes. Mais une fois que j’ai surmonté cette inertie et que je suis concentré sur mon travail, 90 minutes peuvent passer avant que je ressente le désir de m’arrêter.

Les blocs de temps ont la capacité de contourner le perfectionnisme et d’éviter la procrastination, ce qui en fait une technique de gestion du temps vraiment utile. Je l’ai même utilisée pour écrire cet article, et maintenant que ma femme est rentrée avec le dîner et le film loué, il est temps de dire au revoir… Sourire

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