TwitterFacebook
Le développement personnel pour les gens intelligents

Finir l’université en 3 semestres

Note : cet article est une traduction de l’article Graduating College in 3 Semesters de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Saint IgnaceComme je l’ai expliqué en détail dans l’article Lancez-vous, j’ai fini doublement diplômé de l’université en seulement trois semestres (sans cours d’été). Je suis allé à l’Université de l’État de Californie à Northridge, et j’ai suivi tous les cours nécessaires pour avoir une Licence en Sciences Informatiques et Mathématiques, et je l’ai fait en gérant extrêmement bien mon temps de sorte à pouvoir suivre 30 à 40 unités par semestre. Ma spécialisation était l’intelligence artificielle, en particulier l’apprentissage machine. Vous pourriez sûrement dire que je voulais que les ordinateurs soient aussi capables de connaître le développement personnel. 😀

Beaucoup de gens pensent que je fixe un tel objectif parce que je suis fondamentalement une personne de type A, mais cela serait incorrect. C’était la concentration sur l’objectif lui-même qui aidait à provoquer et à améliorer les comportements et les habitudes nécessaires pour y parvenir.

Pendant l’été 1992 (juste avant de commencer l’université), j’étais plutôt paresseux. Sans une raison motivante d’atteindre un tel niveau, je ne m’en suis même pas approché. Je passais la majeure partie de mon temps à jouer aux jeux vidéo et à sortir avec mes amis. Je jouais beaucoup au frisbee-golf avec quelques amis au Loyola Marymount et à l’Université de L.A., jusqu’à ce que les gardes ne nous chassent – apparemment ils n’approuvaient pas que nous utilisions les monuments du campus comme cibles. C’est dommage parce qu’il y a peu de choses plus satisfaisantes dans la vie que le son d’un frisbee qui rebondit sur la tête de St Ignace. Ma plus grande réussite cet été-là était d’avoir fini la série de jeux de rôles Ultima, du I au VI dans l’ordre, ce qui m’a pris environ deux mois (dont la moitié simplement pour Ultima VI). Ca, c’est du dynamisme ! 😉

L’étiquette « type A » implique que cette entreprise pourrait avoir été stressante ou difficile. C’est plutôt le contraire. Je suis tombé dans un état fantastique de flow, passant la plupart de mon temps à me concentrer sur le moment présent au lieu de me soucier du passé ou du futur. Je ne me sentais pas pressé ou stressé – c’était plus un sentiment de vitesse calme, un peu comme l’euphorie du coureur. Une fois que je me suis habitué à ce rythme rapide, cela m’a paru normal. En fait, tous les autres semblaient bouger au ralenti en comparaison. Je me souviens avoir remarqué combien de temps les autres étudiants passaient à réfléchir, à parler, et à se plaindre de leurs devoirs au lieu de les faire réellement, en investissant parfois 2 à 3 fois plus de temps dans de telles idioties.

Pensez à ce qui arriverait si vous éleviez un de vos objectifs ou projets au niveau de « mission » ou de « but » et que vous vous y engagiez totalement pendant 30 à 120 jours, en triant impitoyablement hors de votre vie tout ce qui n’est pas connecté avec ce but. Certains modèles de comportement de type A émergeraient naturellement, comme le fait d’être poussé vers l’avant, de travailler dur, et beaucoup. Mais le côté négatif du type A (alias « le malade de la vitesse ») ne doit pas être présent. Ce genre de comportement est en fait provoqué par un manque de concentration claire, en essayant d’étiqueter trop de choses comme urgentes ET importantes au lieu de prendre le temps de découvrir le cœur de ce qui a le plus de sens et d’importance pour vous.

Comprenez que c’est l’objectif motivant – la vision – qui crée cette poussée, et pas autre chose. Les gens ne se motivent généralement pas super vite quand ils n’arrivent pas à voir où ils vont. Il est stupide d’accélérer dans un épais brouillard.

Quand vous pouvez voir plusieurs kilomètres à l’avance sur un terrain dégagé, et qu’il n’y a pas d’obstacles sur votre chemin (parce que vous avez fait le tri pour les sortir de votre existence), alors pourquoi ne pas appuyer sur l’accélérateur et profiter du voyage ?

Mise au point, attention, concentration.

Choisissez un objectif clair et suivez-le avec une intensité monomaniaque. Puis reposez-vous, relaxez-vous, et recommencez. Peu importe que vous ne choisissiez pas l’objectif parfait avec lequel commencer. Il vaut mieux choisir n’importe lequel que ne rien choisir du tout. Vous êtes sûr de n’arriver à rien si vous restez immobile.

Obtenez un diplôme. Écrivez un roman. Lancez une affaire. Trouvez-vous un(e) petit(e)-ami(e). Perdez 10 kilos. Quelle est cette chose que vous oseriez considérer comme votre priorité pour les 90 prochains jours ? Quels aspects superflus seriez-vous prêt à supprimer de vos vies pour être sûr d’atteindre votre objectif ?

Vous pourrez toujours vous récompenser en lançant des frisbees sur les statues jésuites une fois votre objectif atteint.

Crédits photo : soniacri

Post a Comment

Your email is kept private. Required fields are marked *