Une approche efficace pour gérer les gros projets

gérer les gros projetsRécemment, j’ai été très productif. En raison de la situation sanitaire que traverse le monde, je n’ai plus d’obligations envers les gens, donc je n’ai plus besoin d’aller au gymnase, aux cours de guitare, de faire certaines courses ou de rencontrer des gens. Mes cheveux sont plus longs, mais ma concentration est de plus en plus profonde.

Cela m’a donné l’occasion de peaufiner mon système pour gérer les tâches et les gros projets. J’ai eu le temps d’expérimenter différentes approches et d’observer de près comment les récents changements affectent ma productivité. Étant donné que maintenant, je suis engagé dans très peu d’activités, je peux percevoir plus clairement l’impact des récents changements sur ma productivité. C’est un peu comme si je travaillais dans mon propre laboratoire de productivité tout en ayant la possibilité d’enfin contrôler l’environnement du laboratoire.

Un changement simple que j’ai trouvé très efficace a été de redéfinir les gros projets en plusieurs petits projets. Par exemple, l’ouverture annuelle de mon club de croissance personnelle est un gros projet avec plus de 100 étapes, et plusieurs de ces étapes comportent des listes de contrôle avec plus de 10 éléments. Cette année, j’ai décidé de subdiviser ce gros projet en 17 plus petits projets, même si les actions restent inchangées.

Lorsque je dois travailler pendant des semaines pour mener à bien un seul projet, plutôt que de traiter plusieurs projets chaque semaine, la sensation est différente. J’aime le sentiment d’accomplissement que je ressens en traitant plus souvent de petits projets. Ces petits projets ne constituent qu’une partie des grands projets, mais ils sont clairement définis. Je peux même terminer certaines tâches en un après-midi.

Au fur et à mesure que je continue de subdiviser les gros projets et d’en faire de petits projets, ma liste de choses à faire s’allonge. En revanche, je me sens beaucoup plus léger parce que maintenant je termine et clôture des tâches plus souvent. Dans les bons jours, je parviens à traiter deux ou trois petites tâches.

Cela me permet de ressentir la satisfaction que l’on ressent toutes les fois où l’on boucle un projet. Je me sens de plus en plus motivé non seulement pour travailler sur des projets, mais aussi pour les mener à terme. C’est intrinsèquement gratifiant de clôturer un projet, et maintenant je peux ressentir cette sensation 10 à 20 fois plus souvent.

Imaginez que vous travaillez sur un projet qui se décline en 100 étapes et que vous n’en êtes qu’à 9 étapes. Que ressentiriez-vous ?

Imaginez maintenant que vous terminez un projet en 5 étapes et que vous terminez également 4 des 5 étapes d’un deuxième projet. Quel effet cela fait-il ?

Dans chaque cas, vous avez bouclé 9 étapes tout en faisant les mêmes actions. Cependant, le format dans le second cas est susceptible d’être beaucoup plus agréable. Il est plus efficace pour créer une certaine dynamique et favoriser la confiance en soi, n’est-ce pas ?

De plus, s’il ne vous reste qu’une seule étape à franchir pour mener à bien ce deuxième petit projet, allez-vous vraiment laisser cette tâche inachevée à la fin de la journée ? C’est possible, mais il est beaucoup plus probable que vous soyez encouragé à finir cette dernière tâche pour clôturer le projet. J’ai remarqué que je suis plus enclin à vouloir accomplir une ou deux tâches supplémentaires quand je suis tout près de la ligne d’arrivée. Cela fait du bien de boucler le projet et de le supprimer de la liste des choses à faire. C’est reposant pour mon esprit, car lorsque je termine le projet, je peux lâcher prise.

Est-il plus facile de s’attaquer à un gros projet comme « écrire un roman » en sachant qu’on ne fera pas grand-chose en une journée, ou est-il préférable de le répartir en petites tâches comme « faire un brainstorming et créer un premier aperçu d’un personnage » et de les boucler ? Quelle approche favorise plus la procrastination ?

Qu’est-il plus facile de faire : « Faire le ménage dans toute la maison » ou « Faire uniquement la lessive » ?

déléguer des tâches

Une fois en face de gros projets, vous pouvez avoir des pensées comme :

😓 cela va demander beaucoup de travail

😓 cela a l’air compliqué.

😓 tout cela prendra beaucoup de temps.

😓 combien de temps me faudrait-il pour finir cette tâche ?

😓 il faudra beaucoup de temps avant de voir les résultats.

😓 je me demande ce qu’il y a sur Netflix en ce moment…

Alors qu’avec les petits projets, les pensées que vous aurez ressembleront à celles-ci :

✅ je peux le faire cet après-midi.

✅ seulement 6 étapes ? Je peux le faire.

✅ cela a l’air simple et concis.

✅ cela semble assez simple.

✅ je peux voir tout ce qu’il me faut faire d’un seul coup d’œil.

✅ ce serait bien de terminer ce projet aujourd’hui.

✅ j’ai déjà terminé 5 petits projets cette semaine… lequel sera le prochain ?

Je vous suggère de réfléchir à la manière dont vous présentez votre travail à vous-même. Si vous vous présentez une longue et grande montagne de travail dure à gravir; votre esprit et votre corps peuvent réagir en conséquence. Par contre, si vous vous présentez des projets accessibles que vous pouvez facilement achever; vous pourrez enregistrer d’importants résultats en termes de concentration, de flux et d’épanouissement.

Article original écrit par Steve Pavlina.

Dans la vidéo du jour (qui vient évidemment en complément à cet article), je partage avec vous des conseils pour déterminer le temps qu’il faut pour RÉALISER votre SUPER PROJET.

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