Reconception de StevePavlina.com – Partie 5

la typographieLe présent article est le 5e de la série de 9 articles portant sur la reconception de StevePavlina.com.

Mise en page des pages

L’étape suivante du projet était simple. Il était temps de créer toutes les pages et de construire le site.

Cette partie consistait à prendre le contenu des pages HTML de l’ancien site, à l’ajouter aux nouvelles pages WordPress, à le mettre à jour et à le reformater.

Cela incluait :

C’était un travail assez facile, mais cela m’a pris plusieurs semaines parce qu’il y avait beaucoup de choses à faire.

J’ai beaucoup travaillé sur les mises en page et j’ai créé des mises en page standards pour la création de nouvelles pages, ce qui a donné au nouveau site une apparence et une convivialité uniformes.

Le fait d’avoir toutes les pages du site sous la gestion de WordPress rend le site beaucoup plus facile à gérer. Il ne reste plus aucune page HTML initialement codée à la main, et toutes leurs anciennes .htm URLs redirigent désormais vers les nouvelles pages.

Les commentaires

Alors que je travaillais activement à la création des pages du site, j’ai montré les premières versions des travaux en cours à quelques amis, notamment lors de la rencontre WordPress qui s’est tenue mi-octobre 2015. Pour moi, le site était presque lançable et j’ai reçu des commentaires positifs, mais les réactions de certaines personnes m’ont fait comprendre qu’il me restait encore du travail à faire.

La plus grande chose dont je me suis rendu compte est que je devais améliorer la typographie. En y repensant, il me semble un peu stupide d’admettre qu’à ce stade du projet, la typographie n’était qu’un élément secondaire dans mon esprit. J’avais essentiellement utilisé les paramètres par défaut pour tout mon travail, avec notamment une police sans sérif habituellement utilisée pour le corps du texte principal. Il s’agissait sans doute d’Helvetica.

J’ai réalisé qu’il me restait encore beaucoup à apprendre. Je me suis engagé à rehausser mes normes et à trouver ce que je pouvais faire pour améliorer la typographie, même si je ne pensais pas forcément qu’il y avait quelque chose de mal avec celle que j’utilisais.

La typographie

Je ne savais vraiment pas grand-chose par rapport à la typographie. Dans mon esprit, la typographie se rapportait à la police de caractères. De plus, je supposais que le choix de la police n’était pas si important, du moment que le texte était lisible à l’écran et qu’il ne s’agissait pas d’un script fleuri comme celui que les gens utilisent pour leurs faireparts de mariage. Le fait de s’en tenir aux polices Web couramment utilisées m’avait semblé tout à fait approprié.

J’ai grandi avec des polices de caractères sur des moniteurs de basses résolutions et des imprimantes matricielles. C’était une situation très différente de celle que nous connaissons aujourd’hui avec les écrans de hautes résolutions. Je n’avais pas une connaissance approfondie de la typographie, c’est le moins qu’on puisse dire.

J’en ai conclu que je devrais probablement étudier la typographie et remédier à cette faiblesse. Il semblait clair que d’autres personnes remarquaient des choses dont j’étais tout simplement inconscient. Je m’étais dit que cela ne pouvait pas être si difficile à apprendre. Je n’avais pas besoin d’apprendre la calligraphie chinoise après tout. J’avais juste besoin d’apprendre à faire de la conception typographique à un plus haut niveau de qualité pour mon site Web. À quel point cela pourrait-il être difficile ?

En fin de compte, ce n’était pas du tout difficile d’apprendre les notions de base et même plus. Il fallait tout de même du temps.

Vers la fin du mois d’octobre, j’ai cherché sur Google des ressources en typographie et j’ai passé 2 à 3 jours à étudier la typographie pendant 8 à 10 heures chaque jour. J’ai pris des notes de tout ce qui me semblait utile pour mon projet. J’ai d’abord cherché à comprendre, pas à appliquer.

J’en ai facilement appris plus sur la typographie au cours de ma première heure d’étude que je n’en savais auparavant. Tout cela était très logique. J’ai réalisé que je pouvais en effet faire un bien meilleur travail sur la typographie de mon site, étant donné tout ce que j’avais appris en seulement quelques jours d’étude.

Le site le plus utile sur lequel je suis tombé a été Butterick’s Practical Typography. Le second que j’ai le plus aimé était Web Typography. J’ai parcouru et étudié en intégralité le contenu de ces deux sites.

Chaque fois que j’apprends de nouvelles choses, je trouve utile de relier ces nouveaux acquis à des choses que je comprends déjà. J’ai commencé à remarquer que la typographie est similaire à la mode. Le choix de la typographie était un moyen de m’exprimer. J’avais commencé à me demander quelles polices de caractères me ressembleraient, tout comme je pourrais me demander : « Est-ce que cette chemise me ressemble ? »

J’ai grandi dans un monde où la typographie Web était dominée par Arial, Verdana et Times New Roman, je devais donc me déshabituer de beaucoup de choses. J’ai compris que la typographie va bien au-delà du choix des polices de caractères. Une bonne typographie tient également compte de l’espacement précis entre les éléments, de la hauteur des lignes, de l’espacement entre les lettres, de la disposition des entêtes, de l’utilisation des caractères gras et italiques, de l’équilibre des différentes polices, de la taille et de l’espacement des points, de la longueur des lignes et bien d’autres choses. Réduire la typographie au choix des polices de caractères, c’est comme dire que la mode se réduit au textile.

Pendant que j’étudiais la typographie, j’ai réalisé que je commettais beaucoup d’erreurs dues à mon ignorance. Et j’étais désormais en mesure de reconnaitre ces erreurs. J’avais commencé à faire des essais en CSS pour tester différentes possibilités pour les entêtes, les polices de caractères, les tailles, les marges, la hauteur des lignes, l’espacement des lettres, et plus encore. Petit à petit, j’ai constaté une amélioration.

Pour donner un exemple, j’ai appris à remarquer la différence entre les italiques obliques et les italiques réels. De nombreuses polices Web génèrent une version italique de leur police de base en inclinant les lettres de façon algorithmique. Cette pseudo italique a l’air bien, mais une vraie police italique peut paraitre plus belle qu’une police normale simplement inclinée. Une police en italique réelle peut inclure d’autres éléments fleuris si le concepteur de police choisit de les inclure.

Ce qui suit n’aura de sens que si vous le voyez directement sur mon site Web, et non par l’intermédiaire d’un lecteur RSS, d’un courriel ou d’un autre site Web qui pourrait ne pas utiliser les polices appropriées.

Remarquez la différence entre ces deux lignes en police Arial :

Le rapide renard brun sauta sur les chiens paresseux.

Le rapide renard brun sauta sur les chiens paresseux.

La version italique d’Arial ressemble essentiellement à la police normale avec toutes les lettres inclinées.

Remarquez maintenant la différence entre ces deux mêmes lignes dans la police Charter :

Le rapide renard brun sauta sur les chiens paresseux.

Le rapide renard brun sauta sur les chiens paresseux.

Voyez-vous la différence ? Charter inclut une police de caractères italiques plus sophistiquée avec quelques motifs floraux. Vous pouvez constater que certaines lettres sont rendues différemment en italique ; il ne s’agit pas simplement de lettres inclinées par rapport à la police normale. Prêtez une attention particulière aux différences entre les caractères normaux et les italiques des lettres a, e, f, i, et z.

Certaines polices n’incluent que la police de base, et elles génèrent algorithmiquement d’autres variations comme les italiques, les gras et les italiques gras. Les polices de qualité supérieure peuvent inclure des versions spécialement conçues pour chacune de ces variantes. Dans ces cas, les lettres en italique ne sont pas simplement des lettres normales inclinées. Et les lettres en gras ne sont pas que des lettres normales uniformément rendues grasses.

Dans les débuts du Web, il était courant d’utiliser des polices sans sérif de l’ordre de 10 à 12 points, ce qui était logique, car seuls des écrans de basse résolution de 14″ à 17″ étaient courants. Par contre, étant donné qu’aujourd’hui des écrans haute résolution et des écrans plus grands sont plus courants, il est logique d’utiliser des polices plus grandes, allant même jusqu’à 25 points pour le corps du texte principal.

Après avoir étudié la typographie, j’ai plus que jamais commencé à prêter attention aux détails, et j’ai vraiment commencé à y prendre plaisir. J’ai fait ce que certaines personnes considèreraient comme un grand nombre d’expériences et d’ajustements ridicules.

J’ai parcouru plus de 600 polices avant de choisir celles que j’ai utilisées pour ce site.

J’ai testé différents polices, tailles et espacements de lettres pour les titres, les sous-titres, les étiquettes de menu, les liens de pied de page, les sous-titres de sections, les champs du formulaire et plus. Parfois, les différences entre les polices étaient très subtiles. Il m’arrivait occasionnellement de me demander 5 à 10 fois laquelle des deux options était la meilleure. De temps en temps, je demandais l’aide de Rachelle pour avoir un avis différent.

J’ai essayé différentes tailles de police pour le corps du texte et j’ai conclu qu’il serait préférable de déterminer la taille de la police en fonction de la largeur de la fenêtre. Sur les écrans ou les ordinateurs portables dont la fenêtre est plus large que cette zone du contenu, la police du corps du texte sera au maximum de 24 points. À mesure que la largeur de la fenêtre diminue, elle se réduit graduellement vers 16 points par incrément d’un demi-point. Cela se fait entièrement avec CSS. Par conséquent, lorsque vous augmentez ou diminuez la largeur de votre navigateur pendant que vous consultez mon site Web, vous verrez le texte changer graduellement de taille de sorte que même dans de petites fenêtres, il est toujours lisible.

Bien sûr, nous pouvons utiliser le navigateur pour changer la taille de la police à la volée (par exemple en utilisant Ctrl-moins et Ctrl-plus sur un PC, et Ctrl-zéro pour revenir à la taille normale), mais beaucoup de gens ne pensent pas à le faire.

Avant d’étudier la typographie, je n’avais même pas remarqué que les sites Web avec des polices plus grandes me permettaient de lire plus vite. Dans mon bureau, j’utilise un écran 4K de 27″ et, avec des polices plus grandes, je peux ainsi me pencher en arrière dans mon fauteuil et mieux me détendre. Même s’il est important d’utiliser des designs conviviaux pour les petits appareils mobiles, combien de personnes cherchent également à savoir à quoi ressemblent leurs sites sur des écrans plus grands ? Qui voudrait lire un contenu dont la police est de 10 ou 12 points sur un écran de 27″ ? Il existe des millions d’écrans de ce type, dont les plus grands iMac.

J’ai fait beaucoup de petits ajustements typographiques que la plupart des gens ne remarqueront jamais à moins qu’ils ne recherchent délibérément ces subtilités. Par exemple, j’ai écrit un CSS personnalisé pour changer les puces et les numéros, de sorte qu’ils soient de couleur légèrement plus claire que le corps du texte principal. Cela a eu pour effet de réduire l’influence des puces et d’attirer davantage l’attention sur le texte. Pour obtenir cet effet, j’ai dû supprimer les puces par défaut et les recoder pratiquement depuis le début via CSS. Ce fut un beau défi de trouver comment le faire.

Dans d’autres parties du site, j’ai délibérément retiré les puces là où je sentais qu’il y avait un encombrement visuel redondant ou inutile. C’est le cas sur la page des livres que je recommande.

J’ai aussi changé l’apparence des citations, du code et des tableaux, même si je n’utilise presque jamais les deux derniers.

Comme vous pouvez sans doute le constater, quand j’apprends une nouvelle chose, j’aime en faire une obsession. Pendant plusieurs jours, j’ai eu l’impression de n’avoir fait que vivre et respirer la typographie. C’est ma façon préférée d’apprendre — par immersion totale.

Réussir le poste de blog

La page la plus importante à réussir sur le site était la page Blog. C’est là que la plupart des nouveaux visiteurs arrivent en premier sur le site, et que les gens passent habituellement le plus de temps. J’ai passé des jours à faire en sorte que cette page soit bien présentée ; à peaufiner le moindre détail jusqu’à ce que je sois vraiment satisfait.

Pour les titres et sous-titres (H1, H2, H3, etc.), j’ai choisi PT Serif. Cette police russe est l’une de mes préférées. J’adore les crochets pointus qu’elle présente au niveau des lettres a, c et s. PT Serif fait partie de la collection Google Fonts. Tout le monde peut donc l’utiliser gratuitement.

Pour le corps du texte, j’avais aussi presque opté pour PT Serif, et pendant un temps je l’ai utilisé pendant la phase de conception, mais par la suite, je suis tombé sur Charter et j’ai encore plus apprécié cette police. Charter est un peu plus facile à lire à mon avis. Contrairement à PT Serif Charter n’est pas inclus dans les Google Fonts. J’ai donc dû le télécharger et l’ajouter à mon site de manière indépendante. Charter est une police indépendante créée par Matthew Carter, le même type qui a créé Verdana et Georgia. D’une certaine manière, cela me semblait approprié étant donné que j’utilisais beaucoup Verdana sur mon ancien site.

Une des questions que je me posais était de savoir quelle largeur donner à chaque ligne du texte de l’article. Je savais que les textes super larges étaient plus difficiles à lire et que les colonnes plus minces pouvaient être lues plus rapidement, mais je ne connaissais pas la longueur de ligne idéale. Un site a suggéré que 45 à 90 caractères par ligne étaient à peu près corrects, mais cet intervalle est plutôt grand. Après avoir fait un peu plus de recherche, j’ai appris qu’il est recommandé de se limiter à 66 caractères par ligne. J’ai ajusté les marges jusqu’à ce que le contenu fasse environ 66 caractères par ligne. Cette limite me paraissait vraiment bien, et j’ai trouvé qu’une fois formatés ainsi, les articles étaient faciles à lire, alors je l’ai adopté. Bien sûr, cela ne marche que sur un écran assez large. Si j’essayais d’insérer 66 caractères par ligne sur un petit écran de téléphone portable, il faudrait une police ridiculement petite.

Les images vedettes

Je sais qu’il est courant d’inclure des images vedettes sur les blogs de nos jours. Cette fonctionnalité n’était pas disponible lorsque j’ai commencé à bloguer en 2004, et tous mes précédents articles ont été créés sans images vedettes. Mon opinion personnelle est qu’elles sont inutiles dans la plupart des cas. Quand j’en vois sur d’autres sites, j’ai tendance à les trouver distrayantes et puériles. Pour je ne sais quelle raison, j’ai aussi tendance à associer les images vedettes à un contenu de qualité moyenne ; peut-être parce que tant d’usines à contenu en utilisent.

Je peux cependant comprendre pourquoi certaines personnes aiment utiliser des images vedettes. C’est logique si vous accordez de l’importance à Pinterest ou à Instagram. Cela peut rendre vos liens de messages connexes plus attrayants.

Le principal problème est peut-être que de nombreux blogueurs ne choisissent pas les images vedettes avec grand soin, et ils se contentent d’images génériques déjà disponibles. Est-il vraiment utile de mettre l’image d’une horloge sur un article de gestion du temps ou un joggeur quelconque sur un article fitness ? Quand je vois ce genre d’images, je me dis que le texte ne sera pas impressionnant, et je clique sur le bouton « Précédent ou Retour » pour éviter de perdre du temps sur ce qui sera probablement un article insipide.

Toutefois, il faut avouer que les images vedettes peuvent surement ajouter de la valeur dans certains cas. C’est par exemple le cas lorsque vous ajoutez la photo d’un repas pour un blog de recettes ou la photo d’une destination pour un blog de voyages. Cependant, si pour le blogueur l’insertion d’une image n’est qu’une formalité secondaire, je préfère tout simplement voir le texte, car cela est plus simple et plus rapide.

Compte tenu de l’avis négatif que j’ai des images vedettes et de la façon dont je vois les gens les utiliser dans la pratique courante, il n’était pas difficile pour moi de les exclure de la reconception de mon site. Je ne vois aucune raison de remplir le site de pareilles fioritures. Mieux, je préfère attirer des lecteurs intelligents que des gens qui vont penser : « Ooooh, une photo d’horloge ! »

Chaque fois que l’utilisation d’une image d’un article sera appropriée et logique parce qu’elle ajoute de la valeur au contenu, j’en inclurai une au point. J’aime utiliser les images de façon judicieuse, mais pas avec désinvolture.

L’espacement

Le travail le plus laborieux que j’ai eu à faire pour l’ensemble du projet a été d’affiner l’espacement des éléments sur chaque page.

Quand j’avais entamé ce projet, je ne savais pas très bien s’il y avait une façon intelligente d’espacer les éléments d’une page, notamment en ce qui concerne l’espace vertical entre les titres, les sous-titres et le texte principal. J’avais juste choisi les réglages par défaut pour tout.

Ensuite, j’ai réalisé qu’il y avait une façon plus mathématique de le faire. Cette méthode est basée sur les multiples de la hauteur des lignes du corps du texte (de ligne de base à ligne de base). J’ai imaginé la disposition verticale d’une page comme s’il s’agissait d’une composition musicale descendant le long de la page, où chaque ligne (vide ou non) était comme une note dans la composition. Si les notes sont bien espacées, la musique sonne bien. Par contre, si les notes arrivent trop tôt ou trop tard, la musique n’est pas agréable. J’ai donc réalisé que si j’espaçais les éléments de manière aléatoire, ce serait comme si j’écrivais une chanson sans tenir compte d’aucun principe. Le résultat serait disharmonieux.

Quand une chanson manque d’harmonie, elle est désagréable pour les oreilles. On peut percevoir la différence lorsqu’une seule note n’est pas à sa place.

Lorsque les éléments d’une page Web ne sont pas harmonieusement espacés, la page semble plus visuellement complexe que nécessaire. La plupart des pages Web ont ce problème parce que les concepteurs n’accordent pas beaucoup d’attention à l’espacement. Si seulement ils ne faisaient que corriger ce problème, leurs pages sembleraient moins complexes sur le plan cognitif et plus relaxant pour les yeux.

Partant de la page régulière du blog, j’ai commencé à aligner méticuleusement les éléments de la page verticalement, de sorte que leurs lignes de base soient toutes alignées à des multiples entiers de la hauteur de ligne du corps du texte, de l’entête jusqu’au bas de page. J’ai trouvé que lorsque j’ai fait ce changement, les pages avaient l’air plus attrayantes qu’avant.

Lorsque nous lisons un texte sur une page, nos yeux s’habituent progressivement à balayer le contenu de façon régulière. L’espacement de ces lignes établit un certain rythme de balayage. Si nous faisons une pause entre les paragraphes ou rencontrons un sous-titre, et que la ligne de base de chaque élément correspond exactement avec ce rythme de balayage établi, alors nos yeux continuent naturellement vers le bloc suivant du texte en gardant exactement le même rythme, et l’expérience est harmonieuse. Par contre, si ces autres éléments ne sont pas calculés avec précision, cela déstabilise notre rythme de balayage et nous oblige à réajuster à tout moment. Cela rend la lecture plus fastidieuse et fait paraitre les pages plus compliquées qu’elles ne le sont réellement.

L’une des leçons les plus fondamentales ici, c’est de s’assurer que si vous avez des lignes blanches entre les paragraphes de votre texte, la distance entre la ligne de base de la dernière ligne du paragraphe précédent et la ligne de base de la première ligne du paragraphe suivant soit exactement égale au double de la hauteur de ligne. Si ce n’est pas le cas, vous mettez à mal le rythme naturel de balayage du lecteur. Votre texte sera plus difficile à lire que nécessaire, et votre contenu aura l’air mal harmonisé. Si vous corrigez seulement ce problème, vous verrez et sentirez la différence quand vous regarderez votre texte et essayerez de le lire.

Pour le rythme du texte d’une page d’article, j’ai utilisé un schéma d’espacement semblable à celui-ci :

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Les lignes de base de tous ces éléments se trouvent sur des multiples entiers de la hauteur de ligne du texte principal. Par conséquent, si la hauteur de ligne est de 33 pixels, alors les lignes de base de ces éléments se retrouveront à 33, 66, 99, 132, etc. en bas de la page.

Une fois que j’ai aimé l’apparence des billets du blog, j’ai appliqué cette approche d’espacement à toutes les autres pages du site. Cela a pris environ deux semaines pour que chaque page soit mise à niveau. C’est dû au fait que j’ai dû utiliser une grande variété d’éléments CSS pour y parvenir.

Après que ce nouveau mode d’espacement soit devenu la norme par défaut pour le site, je pouvais repérer tout élément décalé de seulement cinq pixels parce qu’il semblait discordant. Par exemple, lorsque j’ai ajouté les barres latérales aux pages « Produits et Services » et « Ateliers » quelque chose n’allait pas. Le problème, c’était que j’ai utilisé une police légèrement plus petite pour les barres latérales qui ont par défaut appliqué une hauteur de ligne plus petite. Une fois que j’ai augmenté la hauteur de la ligne pour que le texte plus petit corresponde au texte principal, l’harmonie a été rétablie.

J’ai peut-être un peu exagéré à ce niveau, mais j’ai vraiment aimé le résultat. Cela a rendu chaque page plus facile à lire. La lecture de longs articles était moins pénible. L’harmonie avait remplacé le contraste. Je me sentais bien d’avoir fait autant d’efforts pour apporter ces améliorations pour le plus grand bien des lecteurs, même si la plupart d’entre eux ne remarqueront jamais consciemment ces détails.

Accomplir tout ce travail supplémentaire a changé ma relation avec mon site Web. Je voyais souvent mon ancien site Web comme un simple réceptacle de contenu. Je me souciais du contenu, mais pas vraiment de la présentation du site. En m’attaquant à cet aspect de mon travail qui augmente sa valeur de 20% et exige 80% d’effort, je m’étais senti plus connecté à ma création qui était en pleine évolution. Ce n’était pas juste une tâche de plus. Désormais, je m’y investissais plus. Le site Web avait commencé à refléter certaines de mes valeurs, comme l’attention, l’harmonie et l’élégance. Cela m’a fait me sentir encore plus à l’aise avec le projet, et cela a augmenté ma motivation qui était déjà très grande. J’avais commencé à apprécier mon travail encore plus qu’avant, non pas en évitant ce qui était difficile, mais en l’embrassant.

L’inconvénient, cependant, c’est que ce processus a fait de moi une sorte de snob du design. Il m’est difficile de regarder d’autres pages Web maintenant, en particulier les articles de presse encombrés, sans être déconcerté par la disposition désagréablement désaccordée des pages. Avec seulement quelques ajustements CSS, les gérants de ces sites pourraient rendre l’ensemble beaucoup plus facile à lire.

Mise à niveau des compétences CSS

CSS signifie Cascading Style Sheets. C’est un langage de codage qui sert à décrire le style et le positionnement des éléments sur les pages Web.

Je savais me servir de CSS bien avant de commencer ce projet, mais pendant le projet, mes compétences en CSS se sont énormément développées. Je n’arrêtais pas de tomber sur des modifications que je voulais faire, mais pour lesquelles je ne savais pas comment m’y prendre. Parfois, je trouvais les solutions précises dont j’avais besoin rien qu’en cherchant sur Google, et j’apprenais de nouvelles astuces CSS en prime. D’autres fois par contre, il me fallait trouver mes propres solutions.

En cours de route, j’ai appris à utiliser des parties de CSS que je n’avais jamais utilisées auparavant, comme les sélecteurs : :before, :after, :nth-last-child, and :nth-last-of-type. Je me suis senti capable de faire des choses plus créatives avec CSS. Je suis également devenu très rapide dans l’utilisation de ce langage.

Chaque fois que je devais raffiner une partie d’une page, je créais d’abord une image dans mon esprit de ce à quoi je voulais que la page ressemble. Puis je trouvais comment coder le CSS pour qu’il soit exactement comme je le voulais. Vers la fin du projet, il ne me fallait en général que quelques minutes pour obtenir un résultat qui me satisfasse.

J’ai utilisé CSS pour changer le formatage par défaut de presque tous les éléments du site pour le rendre cohérent et harmonieux. J’ai changé la présentation du formulaire de contact de Ninja Form, le formulaire de donations de Give, les articles connexes de Jetpack, et le formatage de Simple Yearly Archive pour les Archives.

C’est la raison pour laquelle mon fichier CSS personnalisé contient presque 800 lignes, et cela en plus du thème propre au fichier CSS. J’ai également organisé et commenté le fichier CSS pour le rendre facile à gérer pour moi.

J’ai apprécié tout ce travail détaillé. J’adore le défi de trouver comment coder quelque chose quand je ne sais pas comment le faire. C’est une merveilleuse expérience d’apprentissage que de faire face à des défis qui me poussent à accroitre mes connaissances et mes compétences. Presque chaque jour a été une expérience d’apprentissage.

Continuez avec la partie 6 de cette série.

Note : Cet article est une traduction de l’article Redesigning StevePavlina.com – Part 5 de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le « je » de cet article !

Recherches utilisées pour trouver cet article :

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