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Le développement personnel pour les gens intelligents

Pourquoi être végétalien ?

Note : cet article est une traduction de l’article Why Vegan? de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

VégétalismePourquoi devenir végétalien ? Beaucoup de gens m’ont demandé pourquoi j’avais une alimentation végétalienne, donc je vous dois depuis longtemps un article sur le sujet. Mais avant de m’y plonger, laissez-moi tout d’abord dire que je ne suis pas intéressé par le fait d’essayer de vous convertir au végétalisme. Même si beaucoup de végétaliens sont heureux de leur conversion, pour moi c’est un choix de vie personnel, pas une religion. En tout cas j’ai remarqué que les gens ont tendance à devenir végétalien quand ils sont prêts, pas parce qu’on leur a bourré le crâne de statistiques et de données de santé. Comme le dit le proverbe, « Un homme convaincu contre son gré a gardé la même opinion. » Donc prenez cet article comme un rapport vu de l’intérieur sur mon chemin vers une alimentation végétalienne, et non comme une rhétorique de conversion.

Devenir végétarien

Après avoir mangé des produits d’origine animale pendant la majeure partie de ma vie, dans les années 90 j’ai commencé à lire des livres sur la santé dans le cadre de mon intérêt de débutant en développement personnel. Mes changements initiaux ont inclus le fait d’adopter une alimentation faible en graisses et de faire du sport régulièrement. Je suis passé du lait demi-écrémé au lait écrémé, j’ai favorisé les plats moins gras, et j’ai réduit les produits gras comme le fromage et le beurre. J’ai aussi réduit mes apports en sucre, en passant des sodas normaux aux sodas light. J’ai choisi la course comme exercice de base et je courais environ 25 minutes par jour, parfois plus. Globalement je dirais que j’étais en plutôt bonne santé – aucun problème de santé majeur ou de maladie sérieuse. Je n’ai jamais fumé de ma vie, et j’ai évité l’alcool sauf en de rares occasions.

Finalement je suis devenu curieux à propos de l’alimentation végétarienne après avoir lu sur le sujet dans un manuel de nutrition. J’ai lu que les végétariens étaient supposés vivre plus longtemps, avaient besoin de moins de sommeil, et avaient moins de risques de contracter des maladies graves comme les cancers et les problèmes cardio-vasculaires. Cela semblait attractif, mais je ne voulais vraiment être végétarien pour le restant de mes jours. Je me suis dit que c’était un peu trop extrême et probablement inutile. J’ai eu un ami végétarien vers la fin de mon adolescence – un type indien tout maigre – et je trouvais amusant qu’il ne puisse jamais manger de pizzas pepperoni. Mais il avait vraiment l’air en bonne santé et intelligent. Il me battait régulièrement quand nous jouions au poker ensemble.

En juin 1993, ma curiosité a fait ressortir le meilleur en moi, et j’ai décidé de tester le lacto-ovo végétalisme pendant 30 jours juste pour voir à quoi cela ressemblait (aucune viande animale mais pas de problème pour les laitages et les œufs). Au moins j’allais être fixé, et je pourrais en avoir le cœur net. J’avais traversé suffisamment de changements d’habitudes pour savoir qu’un nouvel état d’esprit semblait toujours différent vu de l’extérieur et une fois à l’intérieur. Donc je voulais un point de vue intérieur vis-à-vis de cette alimentation. Sinon, je risquais de passer toute ma vie sans savoir à quoi cela ressemblait vraiment. J’avais 22 ans, donc je me suis dit que je pourrais tout aussi bien faire cette expérience maintenant. Je m’attendais clairement à revenir à mes habitudes alimentaires précédentes au bout de 30 jours.

J’ai été surpris de la facilité avec laquelle je suis devenu végétarien. Je pensais que cela allait demander beaucoup de discipline, mais cela n’a vraiment pas été le cas. J’ai simplement fait des substitutions évidentes : pizza au fromage ou végétarienne à la place de la pepperoni, plats à base pâtes, ou de riz, légumes sautés, etc. Si je faisais cela aujourd’hui, cela serait encore plus facile avec tous les produits végétariens qu’on trouve sur le marché et qui n’étaient pas disponibles à l’époque. J’ai acheté un livre de recettes végétariennes (que j’ai toujours) qui m’a aidé avec quelques recettes, mais globalement j’ai trouvé que supprimer la viande s’était fait sans effort.

Je n’avais aucun symptôme de manque ou effet de détox (aucun mal de tête, aucune douleur au dos, rien de ce genre). Je n’étais pas en surpoids quand j’ai commencé cette expérience, donc je ne me souviens pas avoir perdu du poids, mais j’ai remarqué par contre une augmentation de mon niveau global d’énergie, et je me suis senti plus énergique pendant mes courses matinales. J’ai aussi remarqué que je pouvais mieux me concentrer, en particulier pendant ma méditation ou pendant mon travail de programmation. Ces amélioration n’étaient pas énormes, mais elles étaient notables.

À la fin des 30 jours, je m’étais bien habitué à cette habitude, et je l’ai trouvée si facile que je n’ai pensé à aucune raison convaincante de revenir en arrière. Après avoir mis de côté ma vie carnivore pendant plusieurs années, j’en ai finalement conclu, « Eh bien, j’ai l’impression d’être végétarien. » J’ai petit à petit perdu goût pour la chair animale, donc ces anciens aliments ne m’attiraient plus. Je n’avais aucun sensation de privation parce que je mangeais ce que j’étais naturellement attiré à manger. Cela n’a pas demandé la moindre discipline de rester végétarien, car je mangeais simplement ce qui me plaisait. Avec le temps, penser à manger des animaux était devenu repoussant, pas d’un point de vue moral mais d’un point de vue gustatif – je ne voulais plus mettre de viande morte dans ma bouche.

Quand j’ai rencontré Erin en 1994, elle n’était pas végétarienne. En fait, son alimentation était assez mauvaise, et consistait en de grandes quantités de fast-food. Mais finalement elle a décidé de tester elle aussi le végétalisme pendant 30 jours – sans même me le dire – et son expérience fut similaire à la mienne. Au bout de 30 jours elle ne voulait simplement pas revenir en arrière.

Devenir végétalien

Pendant ma période végétarienne, j’ai envisagé par moments de supprimer tous les aliments d’origine animale et de devenir 100% végétalien. De ce que j’avais lu jusque là, j’étais convaincu que l’alimentation végétalienne serait plus saine pour moi que l’alimentation lacto-ovo végétarienne. Je suis allé au séminaire Marcher sur le feu de Tony Robbins et j’ai découvert le régime Fit for Life, un livre que j’ai lu plus tard. Tony est la personne la plus énergique que j’aie jamais vu, et il avait une alimentation principalement végétalienne. Je suis devenu curieux quand à la façon dont une alimentation végétalienne affecterait mon niveau d’énergie.

Erin et moi apprenions le taï-kwen do à cette époque, et j’ai été intéressé par la course d’endurance, donc la promesse d’un haut niveau d’énergie qu’apporterait l’alimentation végétalienne m’attirait. J’avais déjà ressenti un boost d’énergie après être devenu végétalien, donc ce n’était pas difficile pour moi de comprendre que devenir végétalien allait être encore mieux.

Comme vous pouvez le voir, ce qui me motivait pour tester le végétalisme n’était pas les droits des animaux ou les problèmes environnementaux – c’était simplement la possibilité de profiter de plus d’énergie et de vitalité. J’aimerais avoir été le genre de personne qui aurait écouté avec attention ces autres arguments en faveur du végétalisme, mais je dois être honnête et admettre que ce n’était pas le cas. Ma curiosité était entièrement motivée par l’intérêt personnel.

En janvier 1997, Erin et moi avons tous deux décidé d’essayer de devenir végétalien pendant 30 jours pour voir à quoi cela ressemblait. Nous étions tous les deux convaincus, cependant, que cette alimentation serait trop difficile et trop extrémiste pour tenir à long terme. Nous ne cessions de penser à tous les délicieux aliments que nous allions devoir abandonner – les plus difficiles pour moi étaient la pizza au fromage et les omelettes légumes-fromage. Mais nous nous sommes dits que nous pourrions gérer cela pendant 30 jours. Au moins nous saurions de quoi cela a l’air, et si cette alimentation nous dépassait, nous pourrions confortablement en conclure que ce n’était pas pour nous.

Devenir végétalien a été très différent du fait de devenir végétarien. Pendant les 7 premiers jours, Erin et moi avons perdu 3 kg chacun ! Nous mangions beaucoup de calories et buvions beaucoup d’eau, donc d’où venait ce poids perdu ? Sérieusement, il est parti par les toilettes. Nos intestins ont été nettoyés de toute une vie de bouchons de laitages accumulés. Ouaouh ! Nous avons entendu parler de détox, mais 3 kilos en 7 jours, c’était au-delà de nos attentes. Après la première semaine, les choses se sont calmées, et nous avons perdu quelques kilos de plus pendant les 23 jours restants.

Après la première semaine, mon énergie a énormément augmenté. C’était une augmentation bien plus forte que lorsque je suis devenu végétalien. Je dirais que le passage de végétarien à végétalien a représenté près de 80% de l’augmentation totale d’énergie que j’ai connue en passant du carnivorisme au végétalisme. Ce gain d’énergie était plus prononcé pendant les cours de taï-kwen do – j’ai eu soudain beaucoup plus d’énergie pendant mes combats d’entraînement – mon endurance était beaucoup, beaucoup élevée. J’ai aussi remarquée qu’il était plus facile pour moi de courir plus longtemps sans être fatigué, et j’avais moins de problèmes et d’efforts à fournir niveau souffle. Faire de l’exercice est devenu plus facile, et j’ai commencé à profiter bien plus souvent de cette euphorie du coureur.

Après avoir fait des courses de 5 à 8 kilomètres pendant des années, je suis petit à petit passé à des courses de 8 à 16 kilomètres. Courir était si bon que je ne voulais souvent pas m’arrêter, donc cela me semblait bon de simplement continuer. En l’espace d’un an, je faisais des courses de 22 kilomètres le long de la plage de Santa Monica, et en 2000 j’ai couru le marathon de Los Angeles.

Malgré l’augmentation de ma vitalité physique, le premier bénéfice que j’ai connu était une nette amélioration de ma clarté mentale. J’avais la sensation de sortir d’un long brouillard mental –  si vous avez vu le film L’éveil, cela y ressemble, sauf que mon point de départ était l’état que nous considérons comme « normal ». J’ai pensé, « Ouaouh… alors c’est à ça qu’est censé ressembler la clarté de l’esprit. » Imaginez la sensation d’avoir les sinus totalement dégagés après avoir mangé un plat hyper-épicé… mais appliqué à votre cerveau.

J’ai noté une amélioration significative dans ma capacité à faire de la programmation de jeux informatiques, qui était ma carrière à l’époque. Je pouvais résoudre des problèmes épineux plus facilement. Les problèmes étaient tout aussi compliqués, mais ma capacité à m’attaquer à eux a considérablement augmenté.

Il est intéressant de noter que l’expérience d’Erin a été différente de la mienne. Je ne me souviens pas qu’elle ait connu un gain d’endurance physique ou de clarté mentale aussi élevé que moi. Mais elle a connu un gain significatif de facultés psychiques. Je ne l’avais pas remarqué à l’époque (parce que ce n’était pas ce que je recherchais), mais j’ai aussi connu une amélioration de la clarté de mon intuition après être devenu végétalien.

Là encore, à la fin des 30 jours, Erin et moi avons trouvé qu’il était facile de continuer, et les bienfaits étaient tellement évidents que nous n’avons jamais voulu l’abandonner. Le 30ème jour les produits d’origine animale avaient perdu leur attrait de toute façon, donc nous avons continué à manger de la façon qui nous semblait la plus naturelle. Là encore, cela n’a pas nécessité la moindre discipline de garder cette alimentation. Et à l’origine nous avons fait le changement par curiosité et non par discipline. Comme vous pouvez le voir j’adore vraiment les tests de 30 jours.

J’ai reçu beaucoup de compliments sur la profondeur de ma réflexion sur certains sujets, et aussi étrange que cela puisse paraître, je dois en accorder une grande part de crédit à mon alimentation. Les bienfaits mentaux sont probablement la principale raison pour laquelle j’ai décidé de rester végétalien. Je ne peux simplement pas revenir au brouillard mental que je voyais comme normal. Les gens qui mangent des animaux voient souvent mon alimentation comme une privation (vu de l’extérieur), alors qu’ironiquement je vois leur style de vie comme une privation bien plus grande (vu de l’intérieur).

Même si certaines personnes pourraient voir mon alimentation comme sévère et restrictive, je ne le ressens pas du tout de cette façon. Je mange de cette façon depuis près de 10 ans maintenant, donc pour moi c’est normal. D’une certaine façon c’est un peu étrange de sortir manger avec des gens qui mangent encore des animaux, car ils ont tendance à être un peu fanatique dans leur soif de sang carnivore… comme s’ils étaient des vampires ou quelque chose comme ça. Cela ne m’ennuie pas que les gens mangent des animaux en face de moi – ils sont libres de manger ce qu’ils veulent. Je remarque cependant que les gens sont mal à l’aise de manger des animaux face à des végétaliens. Et j’imagine que les animaux sont aussi mal à l’aise. 😉

L’après-végétalisme

Ce n’est qu’après être devenu végétalien que je me suis ouvert aux autres arguments en faveur du végétalisme. Un des meilleurs livres que j’ai lu sur le sujet a été Diet for a New America, de John Robbins. J’ai été abasourdi par le côté destructeur que peut avoir l’habitude de manger des produits d’origine animale – pour notre corps, notre environnement, et notre politique. Si vous êtes le genre de personne qui aime les chiffres et les stats, c’est le livre qu’il vous faut, même si les chiffres sont un peu datés maintenant. Au début j’ai essayé d’utiliser ces stats pour vois si je pouvais convaincre d’autres personnes de tester le végétalisme ou au moins le végétarisme. Il n’y a pas plus fervent que le nouveau converti, non ? J’ai fini par convaincre quelques personnes qui l’ont testé et ont obtenu de bons résultats, mais globalement cela m’a ouvert les yeux sur le fait que les gens sont franchement bornés, même face à des données écrasantes. Bien sûr, j’en ai fait partie pendant des années, donc vivre cette situation dans le camp opposé était peut-être une leçon karmique pour moi. Je pense que cela m’a aidé à avoir l’esprit plus ouvert et à reconnaître ma propre résistance émotionnelle chaque fois que je refusais de reconnaître la vérité.

Le temps passant, j’ai commencé à penser davantage à l’éthique du végétalisme. Je n’étais pas vraiment motivé par des considérations éthiques ou environnementales quand je suis devenu végétalien, mais après avoir été végétalien pendant un moment, ces aspects ont commencé à me toucher. J’ai regardé des vidéos d’élevage en usine, et j’ai été attristé par la cruauté animale, en particulier quand j’ai réalisé que c’est ce à quoi la plupart des gens contribuent chaque jour. Vous pouvez trouver ce genre de vidéos sur internet si cela vous tente. Je me suis senti soulagé que ma décision ait un impact positif, bien que petit, sur la réduction de la souffrance animale et les dégâts environnementaux. J’ai apprécié le fait que chaque plat que j’ai mangé ne faisait pas souffrir et mourir d’animaux. Ma femme est moi avons commencé à donner de l’argent pour des organisations pro-végétaliennes à but non-lucratif.

Petit à petit, j’ai commencé à ressentir plus de compassion, pas seulement envers les animaux mais aussi envers les gens. Je n’ai jamais été un gars particulièrement sensible (j’étais plutôt dans le sarcasme), mais je suis devenu plus sensible à la douleur et à la souffrance des autres. J’ai commencé à me soucier des gens et des animaux d’une façon que je n’avais jamais connue avant, et pour être honnête j’ai commencé par résister à ce changement. Ce changement de conscience s’est renforcé avec le temps, comme si quelque chose dans mon esprit s’était débloqué. Si vous êtes intéressé par les chakras, vous pourriez dire que devenir végétalien a ouvert mon chakra du cœur. Ce sentiment de compassion envers les autres continue à se développer, et cela me guide bien plus dans mon travail aujourd’hui.

Je pense qu’un style de vie tourné vers la compassion est une question de degré plutôt que d’essence parce que peu importe où vous êtes, vous pouvez toujours vous améliorer. Je m’améliore encore ; c’est un processus sans fin. Cet été par exemple je suis définitivement passé aux chaussures et ceintures sans cuir. J’accepte le point de vue selon lequel, si vous possédez déjà des objets d’origine animale comme des chaussures, l’animal en a déjà payé le prix, donc vous devriez honorer sa vie en les utilisant ou en les donnant à quelqu’un au lieu de les jeter. Cela peut être un sacré défi d’éviter d’utiliser des objets d’origine animale, étant donné qu’ils sont largement répandus dans la société moderne. Même la glu utilisée dans les cageots de légumes peut être d’origine animale. Et qu’en est-il du fait d’écraser les fourmis qui font des descentes dans votre cuisine ? Tout le monde en est à un degré différent sur le chemin de la compassion, donc le mieux est de regarder en vous et de décider dans quel degré vous vous sentez à l’aise. Quand vous commencez à juger les autres, c’est un signe que vous sentez que votre propre position sur ce chemin pourrait avoir besoin de s’améliorer.

J’ai été surpris de voir que les produits d’origine animale avaient perdu tout attrait pour moi. Aujourd’hui la simple pensée de mettre des produits d’origine animale dans ma bouche me dégoûte clairement. Si je m’imaginais simplement prendre une bouchée de steak, cela me provoquerait la nausée. Comme si quelqu’un me disait « Hey, Steve ! Tu veux un morceau de ce rat mort de la peste et plein de pus couvert de sauce au vomi ? » Ca ne met pas exactement l’eau à la bouche. Un bol de sciure serait plus appétissant. Donc il n’y a aucune privation parce que je ne mange que ce qui me semble normal et mangeable.

Je ne me suis réellement jamais senti privé en tant que végétalien… plutôt tout le contraire en fait, parce que ma variété alimentaire a augmenté. En tant que carnivore je mangeais les mêmes aliments encore et encore, mais après être devenu végétalien j’ai testé toutes sortes de nouvelles recettes. J’ai mangé des fruits et des légumes que je n’avais jamais mangés avant et trouvé de nouveaux aliments que j’aimais. Aujourd’hui il y a tellement de produits végétaliens sur le marché que vous trouverez des substituts de qualité pour tout. Vous pouvez trouver des burgers, des glaces, du fromage, de la crème, du lait, du beurre, du « bœuf » haché, de la charcuterie, des donuts, etc., le tout végétalien. J’ai même mangé du « canard » végétalien. En 1997, beaucoup de ces aliments végétaliens étaient franchement mauvais. Les substituts aux produits laitiers étaient particulièrement mauvais –beaucoup d’entre eux avaient le goût de tofu liquide. Mais aujourd’hui les recettes ont été perfectionnées à tel point que le goût est généralement merveilleux.

Autres expériences

En diverses occasions, j’ai essayé d’autres sous-ensembles de l’alimentation végétalienne. J’ai lu des livres sur la macrobiotique, et cela a semblé intéressant, donc j’ai fait le test pendant 30 jours. Avec cette alimentation j’ai mangé beaucoup de riz brun, d’orge, de soupe, d’algues, et de légumes cuisinés. Honnêtement je n’ai pas détecté de changements notables. Cela n’a pas semblé meilleur ou pire que la façon dont j’ai toujours mangé, donc dans ce cas mon essai de 30 jours était terminé au jour 31. Cependant, j’ai aimé les aliments macrobiotiques, donc le riz brun et la soupe miso sont devenus des aliments de base de mon alimentation après cet essai.

Une autre fois j’ai essayé l’alimentation à base d’aliments crus uniquement. La première tentative a duré 3 jours avant que j’abandonne. Mais j’en ai appris plus sur cette alimentation et j’ai découvert que ne manger que de la salade et des fruits n’était pas la meilleure façon de faire. J’ai fait un autre test avec une approche plus intelligente qui incluait beaucoup de noix et j’ai tenu jusqu’au jour 30. C’était un régime difficile à traverser pour moi. Au cours des premières semaines, j’ai ressenti d’irrésistibles envies d’aliments cuits, de pain en particulier. Mais les envies ont fini par s’apaiser, et la sensation était absolument incroyable. Je ne me suis jamais senti aussi énergique physiquement et émotionnellement dans ma vie que je l’ai été avec cette alimentation. Je sais que c’est une grande amélioration par rapport au fait de manger des aliments végétaliens cuits. Mais j’ai fini par trouver que cette alimentation prenait trop de temps. J’ai dû manger bien plus pour brûler autant de calories, et cela me prenait un temps considérable de m’occuper de tout l’épluchage, le découpage, et la préparation des sauces, pour faire quelque chose de plus intéressant que des fruits et de la salade. J’en ai conclu que manger cru était plus qu’un changement alimentaire ; cela nécessiterait un énorme ajustement de style de vie, et je n’étais pas prêt pour ce genre d’engagement.

Des années plus tard j’ai à nouveau testé les aliments crus, cette fois pendant 45 jours, et j’en suis arrivé à la même conclusion. J’avais une énergie et une vitalité débordantes, mais c’était trop de travail pour moi. Je passais parfois deux heures par jour à faire à manger. Et j’avais également souvent faim.

Après avoir mangé cru pendant plus de 30 jours, je trouvais que les aliments cuits avaient un goût beaucoup moins vivant. Les aliments crus sont des aliments vivants, donc tout ce que vous mangez est en vie – rien de conditionné ou de transformé. Une fois que vous vous y êtes habitué, il est assez difficile de revenir en arrière par certains aspects. Je savais que revenir aux aliments cuits et transformés était une étape dans la mauvaise direction question santé, mais c’était bien plus pratique à l’époque.

Et la suite ?

Je me suis engagé à une amélioration alimentaire à vie, donc je suis toujours dans l’attente de l’étape suivante. Je savais que manger cru serait une super étape pour moi, car j’avais déjà fait deux tentatives et obtenu de super résultats mis à part le temps de préparation. Un problème que j’avais était que mes deux premiers livres de (non-)cuisine crue étaient deux livres gastronomiques avec des recettes compliquées, mais depuis j’ai acheté un livre de cuisine facile, qui a des recettes bien plus simples, le genre qui utilise 5 ingrédients au lieu de 15. Ce livre m’a considérablement aidé, il a rendu bien plus pratique le fait de manger cru.

Le 4 septembre j’ai fait une nouvelle tentative de 30 jours, mais j’ai décidé d’en faire un défi un peu plus grand. Pendant les 30 jours à venir, je ne vais manger que des légumes crus, des noix, des graines, de l’huile pression à froid, et des fruits à faible teneur en sucre comme les citrons, les citrons verts, les avocats, les tomates, et la noix de coco. Je supprime également les légumes plus sucrés comme les carottes et les betteraves, donc ce sera une alimentation très peu sucrée. Évidemment, la plupart du temps je vais les combiner pour rendre les plats intéressants.

Maintenant, si vous êtes une de ces âmes non-informées qui se sentent obligées de demander : « Où trouvez-vous vos protéines ? » (oui, c’est une question idiote), alors vous devriez lire le grand mythe des protéines pour décharger un peu de ce conditionnement social et apprendre que même les légumes sont une abondante source de protéines. Les brocolis, par exemple, tirent près de 50% de leurs calories des protéines. Bien sûr, il y a certains distributeurs qui préfèreraient que vous ne le sachiez pas. 😉

Bref… Je finis tout juste le 6ème jour en suivant cette alimentation et tout se passe bien. J’ai connu des changements majeurs dans mon humeur et mon énergie cette semaine, ce que j’avais aussi connu pendant ma première semaine de chaque essai de cette alimentation crue. Je me souviens que je me suis senti vaseux la première semaine de ces essais, puis fantastique après cela, donc j’espère que la semaine 2 suivra le même schéma cette fois.

Une raison pour laquelle je fais un essai plus strict cette fois (abandonner les bananes est vraiment dur), c’est que si je tiens jusqu’au jour 30 et que je décide de ne pas continuer, je peux revenir à une alimentation crue moins restrictive en ajoutant à nouveau des fruits sucrés et des légumes. Donc cet essai plus difficile pourrait fournir un moyen de faire du crudisme un fonctionnement permanent pour moi. J’adorerais aller dans ce sens, parce que j’ai vraiment envie de ce regain d’énergie à long terme que j’ai déjà connu deux fois – cela en vaut facilement la peine. J’ai simplement besoin de trouver un moyen de rendre cela assez pratique pour durer.

Comme vous pouvez le voir, mes améliorations alimentaires sont largement motivées par l’intérêt personnel : plus d’énergie, plus de clarté mentale, plus de vitalité, plus d’endurance. Si une alimentation vous semble valoir le coup, faites un essai de 30 jours pour en connaître personnellement les résultats. Ensuite vous pourrez décider si vous l’abandonnez, l’adoptez, ou l’intégrez. Je ne sais vraiment pas si mon chemin fonctionnera pour vous, donc au final vous devrez tracer votre propre route au travers de ce dédale d’idées.

 Crédits photo : © Natalia Klenova – Fotolia.com

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