La vie après la mort

Note : cet article est une traduction de l’article Life After Death de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Après la mortPlutôt que d’être de nature religieuse, cet article tente de s’attaquer à la mort et à la possibilité d’une vie après la mort d’un point de vue intellectuel et analytique, en utilisant ce que nous savons raisonnablement concernant la mort pour nous aider à prendre de meilleures décisions quant à notre façon de vivre.

Traverser le processus intellectuel décrit dans cet article a été une porte cruciale que j’ai du franchir dans mon chemin vers un sentiment de félicité générale. Ce n’était cependant qu’une étape parmi d’autres. Beaucoup d’autres à venir. 😀

Un des résultats-clés que j’ai obtenu en réfléchissant à la réalité et aux conséquences de la mort est que cela a supprimé de ma vie la peur de la mort. Nous n’avons pas peur de ce que nous comprenons – nous l’acceptons simplement comme tel.

Quel sens y a-t-il a parler de productivité si nous n’arrivons pas à entrevoir ce que sera l’ultime résultat de tous nos efforts ? Si nous ne comprenons pas nos vies au plus haut niveau possible, alors pourquoi s’ennuyer à optimiser les plus petits niveaux dans ce cas ?

Croyez-vous à une vie après la mort ?

Trop souvent je trouve que le sujet de la mort est traité avec des spéculations niaises, une étroitesse d’esprit têtue, ou une peur et un évitement absolu. Donc laissons tomber l’approche « La mort pour les nuls » et réfléchissons-y de façon plus intellectuelle pour mieux comprendre le rôle important que la mort joue dans nos vies… et en particulier ce que cela peut nous apprendre quant à notre façon de vivre.

En ce qui concerne nos corps physiques, la mort finit par tous nous capturer. Pour ce que je peux en dire, aucun être humain n’a encore réussi à vivre éternellement. Même si nous développons des corps en silicone et que nous trouvons un moyen d’y transférer nos esprits, il n’y a aucune raison de croire que ces corps seront immortels non plus (même avec des mises à jour fréquentes). Nous pourrions être capable de retarder la mort, peut-être même pendant un long moment, mais au final notre existence physique se terminera à un certain moment. L’éternité est trop longue pour que nous puissions la vivre en tant qu’êtres physiques. Aucun système de sauvegarde n’a fait ses preuves, en particulier quand il a pour adversaire l’éternité.

En moyenne plus de 150 000 personnes meurent chaque jour sur cette planète. Cela fait 2 personnes par seconde. Plus d’un million de cadavres par semaine. Et c’est « normal » pour la planète Terre. Est-ce que ce fait vous aide à mettre en perspective la portée des diverses tragédies ? Si 3000 personnes sont anéanties d’un seul coup, cela ne fait que 2% du total quotidien… pas très significatif d’un point de vue cosmique.

Et voilà le pire passage. Vous ne savez même pas quand vous allez mourir (à moins que vous ne lisiez ceci juste avant de vous suicider, dans quel cas il vaudrait mieux que je continue à écrire). Mais je me doute que vous n’avez pas une case « mort » à cocher sur votre liste de choses à faire.

Alors à quel point êtes-vous à l’aise avec l’idée que ce soir pourrait être le dernier jour de votre vie ?

Pour 150 000 personnes aujourd’hui, cela va devenir vrai, donc s’il se trouve que vous en faites partie, vous aurez beaucoup de compagnie. Je me demande combien de ces gens sont prêts pour ce qui les attend.

Que savons-nous réellement de ce qui arrive après la mort ?

Au lieu de nous lancer dans des histoires d’expériences de mort imminente et de ce qu’en disent les diverses religions, essayons d’aborder ce problème sous un autre angle. Posons-nous plutôt cette question :

Que peut-on dire qu’il n’arrivera raisonnablement PAS après la mort ?

Évidemment ce qui est « raisonnable » changera un peu d’une personne à une autre en fonction de son contexte et de ses croyances, mais je pense que la plupart d’entre nous peut tomber d’accord sur quelques observations plutôt basiques.

Déjà, vous ne pouvez rien emmener avec vous. Tout ce que vous avez reste ici. Chaque fois que quelqu’un meurt, nous notons que ce qu’il possède reste dans le monde physique. Cela ne disparait pas soudainement.

Une autre chose que nous notons est que nos corps physiques restent ici. Cela inclut notre cœur, nos poumons, notre cerveau, nos tatouages au henné, etc.

De même, il est juste de dire qu’étant donné que ce que nous possédons reste ici, alors tout savoir et toute compétence que vous avez développé et qui est ancré dans le monde physique deviendra obsolète quand vous mourrez. Vos connaissances en HTML ne seront certainement pas très utiles après la mort, à moins bien sûr qu’il n’y ait également des ordinateurs morts après la mort, comme mon vieil Atari 800. J’espère que vous connaissez encore le BASIC.

Si nous arrivons à garder quelque chose après la mort, il semble raisonnable de dire que cela n’inclura rien venant de nos possessions ou de notre corps physique. Et la plupart de nos connaissances seront également obsolètes.

Alors si nous pouvons emmener quoi que ce soit après la mort, cela devrait être quelque chose de non-physique par nature. Et la partie non-physique de nous-même est notre conscience. Vous pouvez l’appeler autrement si vous voulez ─ âme, esprit, etc. Le terme exact que vous utilisez n’a pas beaucoup d’importance. Je vais utiliser le terme de conscience.

Nous avons donc deux alternatives qui me paraissent raisonnables :

1. Après la mort nous gardons une partie de notre conscience, mais tous les aspects physiques de notre existence sont perdus.

2. Après la mort nous cessons d’exister. Notre conscience est balayée avec le physique. Mort et parti à jamais.

La vie après la mort

Je peux penser à beaucoup d’autres options qui sont des variantes de ces deux là. Vous pouvez retourner et reformuler ces idées de base de diverses façons, et vous pouvez spéculer sans fin quant à ce à quoi ressemblerait l’option 1 (comme précurseur de la réincarnation), mais je pense que c’est ce à quoi se réduit fondamentalement la mort. Soit nous continuons d’exister dans un quelconque état de conscience non-physique, soit pas.

Maintenant laquelle de ces options générales a le plus de chances d’être vraie et correcte ?

Nous pouvons certainement mettre au jour la preuve qui pourrait favoriser un camp plutôt que l’autre. Nous pouvons regarder cela de l’extérieur et examiner les choses comme les expériences de mort imminente et ceux qui prétendent communiquer avec les morts et ainsi de suite. Nous pouvons regarder des textes anciens et d’autres personnes (vivantes ou mortes) pour chercher un guide. Ou nous pouvons regarder en nous et essayer de connaître intuitivement la vérité.

Personnellement j’ai passé beaucoup de temps à regarder à la fois à l’intérieur et à l’extérieur, et jusqu’ici cela ne m’a pas vraiment apporté de réponse satisfaisante. J’ai trouvé assez de preuves pour me convaincre en partie que l’option 1 a plus de chances d’être correcte que l’option 2, mais il y a encore beaucoup de trous qui me laissent le doute. Étant donné ce que je sais concernant les croyances, je me suis toujours demandé à quel point je pourrais trouver ce que je m’attends à trouver à un moment donné.

Cette incertitude à propos de la mort présente un sérieux problème cependant. Afin de vivre ma vie d’une manière que je trouve intelligente, je préfèrerais vraiment avoir une réponse claire. Si je sais que l’option 1 est correcte, je vais vivre ma vie très différemment que si je sais que l’option 2 est correcte. Je ne peux pas faire les deux en même temps parce qu’elles semblent incompatibles. Je fixerais des objectifs différents en étant d’un côté ou de l’autre.

Vivre dans un état d’incertitude ne fonctionne pas tellement non plus. L’incertitude dans ce domaine en particulier me fournit une mauvaise base pour prendre intelligemment des décisions qui dureront toute ma vie. Ce n’est pas grave si je ne suis pas certain du temps qu’il fera la semaine prochaine. Mais ne pas être certain à propos de la mort elle-même rend la planification à long terme quasiment impossible à moins de diminuer ma conscience, de regarder beaucoup la télé, et d’adhérer à un contexte social sans réfléchir personnellement. Pensez-y ─ si vous saviez avec une certitude absolue et totale ce qui vous arrivera après la mort, changeriez-vous la façon dont vous vivez aujourd’hui ?

Rester dans l’incertitude dans ce domaine est un choix sous-optimal ─ il est mieux de choisir un camp ou un autre et d’avoir tort que de rester dans le doute et de ne rien faire. Trop de doutes dans ce domaine génèreront les pires résultats possibles. Afin de décider intelligemment comment vivre, nous avons besoin de comprendre raisonnablement là où nous allons. Nous pouvons toujours vivre en accord avec cette incertitude, mais nous ne pourrions pas réellement dire que vous vivons intelligemment, étant donné que nous n’aurions aucune base pour savoir si nos décisions s’avèreraient finalement intelligentes ou idiotes à long terme.

Ce raisonnement m’a aidé à réaliser que j’avais besoin d’atteindre cette certitude quant au fait de vivre en adéquation avec l’option 1 ou l’option 2. Alors seulement j’aurais vraiment la liberté et la direction requise pour vivre intelligemment.

Mais regarder toutes les preuves n’a pas vraiment suffi à ma convaincre de choisir intelligemment un camp plutôt que l’autre. J’étais plus enclin à choisir l’option 1 mais pas suffisamment pour en avoir la pleine certitude. Je pouvais au moins voir que l’approche consistant à chercher des preuves n’allait pas fonctionner. Cela continuerait à générer davantage de données mais pas davantage de certitude.

C’est là que j’ai décidé d’aborder ce problème sous un autre angle, comme je l’ai mentionné dans l’article une méthode scientifique pour explorer la conscience. Au lieu de m’inquiéter quant à savoir quelle option était correcte, j’ai décidé d’explorer les deux côtés de façon plus immersive ─ de traiter chacune de ces options comme un système de croyances à part entière afin de les expérimenter directement. J’ai réalisé que je n’aurais jamais assez de données pour prendre une décision définitive en analysant cela de l’extérieur. Donc j’ai choisi de m’y attaquer de l’intérieur.

Un angle de vue que j’ai choisi était celui d’être déjà mort. Avec l’option 2 j’aurais complètement cessé d’exister, donc c’était une perspective assez facile à imaginer. Il n’y avait en fait pas de perspective du tout. Je ne serai plus là à regretter ou chérir quoi que ce soit que j’aie pu faire. Donc si l’option 2 s’avérait vraie et correcte, alors sur le long terme cela ne changerait pas grand-chose à ma façon de vivre, du moins au sens d’arriver où que ce soit à l’avenir. La seule conclusion sensée que j’ai pu tirer de cette (non-)perspective était qu’une vie vécue avec l’option 2 devrait être vécue en se concentrant fortement sur le moment présent.

Puis j’ai pris en considération la perspective de l’option 1. Celle-ci avait bien plus de ramifications à explorer, mais en fait elles se résumaient en deux catégories. D’abord, il y a la possibilité que je ne puisse plus rien faire avec ma conscience après la mort. Peut-être que je suis entré dans une sorte d’état d’existence éternel duquel on ne peut pas sortir. Peut-être une sorte de paradis ou d’enfer. Rien à faire de plus… simplement être. Donc si je me retrouvais avec la conscience gelée de cette manière, en étant toujours conscient de moi-même mais incapable de réellement faire quoi que ce soit d’autre que de réfléchir à mon nombril céleste, il y a un saut logique que je peux raisonnablement faire ici. Et c’est que si cela arrive, je pense que l’état le plus probable dans lequel ma conscience gèlerait serait celui que j’aurais globalement au moment de mourir. Ma mort serait donc une sorte de continuation de ma vie, mais il n’y aurait plus aucun développement possible de ma conscience. Je n’ai pas vraiment besoin de réfléchir à la situation dans laquelle ma conscience serait gelée dans un état aléatoire qui serait hors de mon contrôle, étant donné que cela ne me donne aucune information supplémentaire quant à ma façon de vivre et que cela revient à la base aux mêmes conclusions que l’option 2.

L’autre branche de l’option 1 est que j’aurai peut-être la capacité de continuer à agir après ma mort. Donc il y a une sorte de possibilité d’agir post mortem en plus du simple fait d’être. Mais qu’est-ce que je ferais ? Si cela ne peut pas être quelque chose de physique, alors la seule action réelle devrait être quelque chose dont ma conscience pourrait faire l’expérience. Et cela implique que je puisse être capable de continuer à me développer et à évoluer en tant qu’être conscient même après la mort. Peut-être qu’il y aura une nouvelle phase d’existence similaire à la vie humaine mais aucune sorte d’éléments physiques. Alors je pourrais continuer ce que je fais en ce moment et mettre en place un site d’âme appelé « Le développement personnel pour les gens morts. » L’URL serait www.StevePavlina.rip.

Il y a beaucoup plus de choses à prendre en considération en explorant ces trois options, mais passons rapidement au passage où les résultats de cette réflexion apparaissent vraiment.

J’ai déjà mentionné que l’option 2 ne fournit pas suffisamment de direction sinon pour suggérer qu’il est mieux de vivre totalement dans le moment présent parce qu’il n’y aura rien après la mort. La première branche de l’option 1 (dans laquelle je finis gelé sans la capacité de faire quoi que ce soit) suggère que je devrais développer ma conscience autant que possible pendant ma vie physique, de sorte qu’à ma mort au moins je suis gelé dans un état bon et paisible si ma condition post mortem est basée sur la façon dont j’ai développé ma conscience en tant qu’être humain. Cela suggère également que je devrais tirer avantage au maximum de mon corps physique afin de développer mes propres outils de conscience, car je serai peut-être capable de les utiliser après la mort. La seconde branche de l’option 1 (dans laquelle je peux continuer à développer ma conscience après la mort et peut-être même interagir avec d’autres êtres conscients) suggère que toute évolution que connaitra ma conscience ici sur Terre pourrait avoir une chance de continuer après ma mort. Et étant donné que je vais passer beaucoup plus de temps mort que vivant, il semble logique de faire du développement de ma conscience et de celle des autres ma plus grande priorité. Et en fait, cela pourrait très bien être le but de l’existence humaine d’après la perspective d’entités conscientes non-physiques.

Donc au final, même si je ne pouvais pas découvrir la vérité concernant la vie après la mort d’un point de vue extérieur, cela n’avait en fait pas tant d’importance que je le pensais à l’origine. L’option 2 fournit très peu d’infos quant à la façon de vivre, mais l’option 1 en fournit quelques-unes. Donc je peux en fait vivre de façon cohérente même sans connaître toute la vérité à l’avance parce que même si cela s’avère faux, je poursuis quand même une ligne de conduite intelligente.

Je pense que la principale raison pour laquelle je trouvais si difficile de comprendre les possibilités au-delà de la mort est que j’abordais la question sous un mauvais angle. J’essayais de comprendre la certitude sous l’angle du doute et du scepticisme. Et cela s’est avéré être une erreur parce que le doute ne peut pas créer la certitude ─ cela ne peut que générer du doute. Donc je devais changer mon approche pour expérimenter ces options d’un point de vue extérieur. J’ai envisagé la perspective de l’option 1 analysant l’option 2, et vice-versa. Donc je me mettais dans un état de certitude et j’analysais un autre état de certitude. De la même manière, vous aurez par exemple plus d’informations en analysant le catholicisme du point de vue de l’athéisme (et vice-versa) que vous n’en aurez en analysant les deux du point de vue de l’agnosticisme. Ces visions latérales sont la clé pour découvrir ce qui est vrai pour votre conscience.

Je devrais aussi aborder la perspective de tous les humains laissés derrière soi sur Terre quand on meurt. J’ai passé beaucoup de temps à réfléchir également à ce point de vue, mais au final cela ne change pas grand-chose. En fait, cela ne fait qu’ajouter de l’eau au moulin. La voie qui consiste à développer votre conscience est précisément la voie du service. Augmenter votre conscience vous mettra dans la position d’être capable d’aider les autres. Pensez à ce site web par exemple. Il a pour objectif d’être capable d’aider les autres, mais c’est également un medium par lequel je continue à développer ma propre conscience. Les deux résultats sont en parfaite harmonie l’un avec l’autre. Si vous travaillez sur l’amélioration de votre propre conscience, vous améliorerez simultanément celle des autres. Et si vous vous efforcez de servir les autres, vous augmenterez dans le même temps votre propre niveau de conscience.

Finalement, j’ai réalisé que la seule vérité était celle du libre arbitre. Une fois que j’ai compris à la fois les perspectives des options 1 et 2, j’avais toutes les informations nécessaires pour faire un choix. Mais ce n’était pas réellement un choix permettant de savoir quelle option était avérée d’un point de vue externe. Aucune des options n’était avérée extérieurement parce que la conscience n’est pas sujette à la méthode scientifique. La conscience travaille à un niveau totalement différent. Donc à ce niveau, la vraie « vérité » était de me reposer sur mon libre arbitre pour décider de ce que je voulais être vrai pour moi… Ce que je voulais voir faire partie de ma propre conscience. Est-ce que je voulais choisir de vivre en accord avec l’option 1 ou l’option 2 ? Il n’y avait pas extérieurement de bonne ou de mauvaise réponse. C’était simplement un choix.

Donc j’ai choisi l’option 1, la branche qui suggérait que l’action consciente et le développement continuent même après la mort. Et la raison pour laquelle j’ai choisi d’en faire ma propre vérité était en partie que j’ai réalisé que c’était le choix le plus intelligent que je puisse faire, peu importe ce que s’avèrera être la réalité de la mort. Même si nous sombrons tous dans l’oubli en mourant, c’est toujours un choix plus intelligent de vivre avec le sentiment d’être des êtres conscients immortels. Cette croyance va en fait générer une vie vécue plus intelligemment, dédiée au bien de tous. Elle va promouvoir et mettre en valeur la survie de tous les humains. Là où échoue la méthode scientifique, le choix doit remplir le vide. Et ce choix peut être soit la certitude, soit le doute. Mais pour comprendre ce grand choix, nous devons faire l’expérience à la fois de la certitude et du doute pour comprendre ce que nous choisissons réellement. Cela dépend entièrement de nous de choisir une vie de grandeur ou une vie d’insignifiance. Je pense que c’est ce qu’Helen Keller voulait dire dans cette citation, « La vie est une aventure audacieuse ou elle n’est rien. » C’est notre choix personnel qui en fait ce qu’elle est. Choisissez le doute et n’obtenez rien. Choisissez la certitude et vous aurez de grands résultats.

Pour vous résumer tout cela, voici pourquoi faire du développement de votre propre conscience votre plus grande priorité dans la vie a du sens :

1. Développer votre conscience vous fournira les outils permettant de bien mieux comprendre la vie et la mort, ce qui vous aidera à décider comment vivre aussi intelligemment que possible.

2. Développer votre conscience vous aidera à échapper à la douleur et à créer un immense plaisir personnel, donc si vous sombrez finalement dans l’oubli, au moins vous aurez pleinement profité de votre vie en cours de route. Cela vous aidera aussi à transcender la peur de la mort.

3. Si vous mourez et vous retrouvez gelé dans un certain état de conscience, cela ne sera probablement pas si terrible parce que vous aurez développé votre conscience autant que possible pendant votre vie. Vous aurez fait du mieux que vous pouvez pour vous préparer à cette possibilité.

4. Si vous mourez et trouvez que vous êtes capable de continuer à développer votre conscience après la mort, alors votre existence humaine vous aura fourni un très bon départ. Et si j’y suis avant vous, vous pourrez immédiatement suivre le fil de « Développement personnel pour les gens morts », et nous continuerons à évoluer ensemble en tant qu’esprits éthérés. Est-ce que ça ne sera pas marrant ?

5. Développer votre conscience va finalement vous pousser à vivre de telle manière que cela fera évoluer la conscience des gens qui vous entourent, et aidera à transformer le monde en un meilleur endroit pour tout le monde. Donc c’est en fait la meilleure façon de vivre si vous souhaitez être au service de toute l’humanité.

Pour ces raisons ou d’autres, je crois que la chose la plus intelligente que nous pouvons faire de nos vies humaines est d’entreprendre le développement de notre conscience. Maintenant peut-être que nous ne pourrons pas emmener notre conscience avec nous, mais au moins, c’est la seule chose qui a le moindre potentiel de continuer avec nous après la mort.

C’est ma façon de vivre actuellement. Cela a généré des effets secondaires très puissants. Déjà, il n’y a aucune peur de la mort. Je me sens prêt à mourir à tout moment, que ce soit demain ou l’an prochain ou dans 100 ans. Je suis totalement en paix avec le fait de réaliser que mon existence humaine pourrait prendre fin à tout moment, peut-être sans avertissement.

Deuxièmement, je sens que je vis totalement dans le présent. Je profite incroyablement de cette vie, mais plus comme une expérience spirituelle que physique. J’espère que si je mourais aujourd’hui et jetais un œil à ma vie, je me sentirais très bien quant à la façon dont j’ai utilisé le temps que j’avais. Je sentirais que j’ai fait de mon mieux.

Troisièmement, je sens que ma vie est fermement ancrée dans ce qui est permanent, pas dans ce qui est temporaire. Je vois tout ce qui est physique comme purement temporaire. En soi les choses physiques n’ont pas de réelle signification pour moi. Quand je regarde le monde physique autour de moi, je vois de la poussière animée remplie de conscience. La poussière est ennuyeuse et sans vie, mais la conscience est riche et excitante et vivante. Je vois l’argent et les autres possessions comme des outils temporaires à utiliser pour le développement à long terme de la conscience. Même mon corps physique n’est qu’un outil temporaire, principalement pour communiquer.

Mes plus grandes priorités en tant qu’être humain sont ancrées dans ce que je sens être permanent. Si je suis capable de continuer après ma mort, ma liste de choses à faire resterait fondamentalement la même. J’aurais seulement besoin de changer la forme de mes éléments les plus importants mais pas l’intention derrière eux. Que je sois mort ou vivant, mon but reste le même : évoluer et aider les autres à faire évoluer leur conscience. Seule la manière par laquelle ce but se manifeste changerait. Pour moi le service du bien suprême est de dévouer ma vie au service de la conscience elle-même, peu importe que j’existe en tant qu’être physique ou éthéré.

Pour moi c’est le plus haut niveau de productivité personnelle ; adopter un contexte de vie qui a également un sens dans une perspective post mortem, vivre ici sur Terre comme un être immortel et non mortel. Combien de vos objectifs et rêves actuels semblent superficiels et sans vie en les voyant avec cette perspective ? Vivez-vous pour ce qui est permanent ou pour ce qui est éphémère ? Votre existence humaine est-elle dévouée au service de la poussière ou de la réalisation d’une destinée ?

 

Crédits photo : Nikki Zalewski

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2 commentaires

  • Alexandra dit :

    Bonjour,

    Je crois comme vous qu’il faut abandonner la méthode scientifique pour trouver la Vérité.
    A part devenir fou, je ne vois pas d’issues favorables. Le mieux est de poser ces questions existentielles à son être profond, dans la plus grande sincérité.
    Merci pour cet article.

  • Happy Zib dit :

    J’ai également beaucoup apprécié la lecture de cette réflexion. Suite à un voyage mental de 9 mois à la fois dans le monde de l’art et dans le monde d’Auschwitz, c’est à dire le monde d’aujourd’hui, j’étais arrivé dans une sorte d’enfer mental dont je ne me suis tiré qu’à grand peine. Moi aussi j’ai longtemps balancé entre l’hypothèse 1 et 2 qui sont irréductibles. Mais je penche pour l’hypothèse 2 car pour moi le cosmos se moque aussi bien des humains que des animaux, vous avez choisi l’hypothèse 1 en faisant l’erreur de croire en l’amour, probablement parce que cela vous rassure de penser que la civilisation humaine a besoin de vous. la réalité est que l’être humain est par essence une bête féroce, qu’il soit homme ou femme, et que ce n’est que par sa peur immense du vide spirituel de l’espace qu’il se résout à chercher la compagnie des “autres”. La vie ne dure que le temps de la vie et il n’y a rien au delà. L’agonie est effrayante ou sereine en fonction de vos propres référents moraux acquis entre l’âge de 2 et 4 ans et si vous les avez respectés durant votre vivant. Notre esprit sait souvent mieux que nous ce qu’il en est, les angoisses que vous ressentez sont d’ailleurs SES angoisses, car L’esprit primitif sait qu’il n’est pas éternel et les angoisses qu’il envoie à la personne n’ont aucun autre but que de l’harceler d’une façon hystérique afin que la personne-hôte prenne la mesure pour devenir éternelle. Excusez-moi d’être si long mais autrement dit, l’esprit primitif se repose totalement sur la personne dont il occuppe le corps pour lui trouver le moyen de durer éternellement. C’est une relation sans réciprocité, raison pour laquelle la psychanalyse est un jeu de dupe… avez-vous deviné pour quoi ?

    Sans équivoque, en servant la civilisation selon l’hypothèse n°1 vous servez cette civilisation qui vous rassure autant qu’elle vous a déraciné de votre personnalité vraie et originelle. Sans équivoque en servant l’hypothèse n°2, j’en voie se faire foutre la culture des autres qui veulent m’instrumentaliser et ma nature profonde qui craint si fort pour elle-même, par puérilité. Et je ne vénère aucun dieu ni diable ni esprit extérieur car ils n’ont aucune existence autre que psychique, ils sont avant tout le fruit de l’imagination des gens qui pensent si naïvement que leur auto-invention va les sauver de la mort. Je m’arrête la car j’ai été bien plus loin que ce que j’avais prévu. Je vous remercie pour cet article qui a remué mes neurones et inspiré cette réponse que je médite en moi-même depuis fort longtemps. Je vous souhaite la meilleure vie possible mais je vous invite à n’avoir aucune espèce d’illusion. La très grande bêtise des humains ne doit pas vous empêcher de prendre votre plaisir là ou l’enfant en vous le voyait originellement. N’oubliez pas que la culture et l’éducation sont les deux plus grands crimes du groupe sur l’individu – un des mérites de cette époque est de nous permettre de le comprendre. Bon reste de vie, cordialement.

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