Est-ce que vous jouez au jeu de l’attente ?

Note : cet article est une traduction de l’article Are You Playing the Waiting Game? de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Jeu de l'attenteLancez-vous malgré les doutes. Il n’est pas raisonnable de vous attendre à profiter d’une clarté parfaite à l’avance. Une idée floue suffit.

Les idées ne deviennent généralement pas claires comme le cristal quand vous restez immobile et les soupesez. En fait, elles deviennent rarement claires comme le cristal même après les avoir mises en œuvre.

Quand j’ai une idée de nouvel article, c’est généralement assez flou. Tout ce que j’ai c’est une idée de morceau d’article, le début par exemple, un point que je veux souligner, ou peut-être une histoire à partager. Je ne sais pas ce qu’inclura l’article terminé, la longueur qu’il fera, le temps que cela me prendra de l’écrire, ou comment il finira. Je ne prépare rien de tout cela à l’avance.

Mais tout ce dont j’ai besoin est d’une petite idée sur une toute petite partie de l’article, et cela suffit pour que je commence à écrire. Une fois que j’ai écrit ce morceau, j’ai une idée du morceau suivant, peut-être simplement la phrase ou le paragraphe qui suivent. Donc j’écris ça. Et rapidement je suis dans le flux de l’écriture, et l’article s’écrit quasiment tout seul.

Souvent je n’ai pas de clarté à propos de ce premier petit morceau. Mais ce n’est pas grave. J’ai simplement besoin de sentir une impulsion que je pourrais avoir envie d’explorer. Je pourrais ne pas encore avoir de certitude quant à la façon dont cela va fonctionner.

Donc tout ce dont j’ai besoin est d’une toute petite graine, et je peux la planter, l’arroser et voir ce qu’elle donne en poussant. Peut-être qu’elle sera belle. Peut-être qu’elle sera hideuse. Peut-être qu’elle sera quelque part entre les deux. Le résultat importe peu. Si je continue simplement à le faire assez souvent, je vais créer du travail à tous les niveaux. Et il semble raisonnable de croire que le bon résultat fera plus de bien que le mauvais résultat fera de mal, en particulier parce que je peux apprendre et m’améliorer grâce à tout cela.

Mais rien de tout cela ne me préoccupe quand j’écris. C’est bien quand un article s’avère bon, mais j’écris parce que j’aime écrire. C’est quelque chose de très égoïste.

Quand un article me semble suffisamment terminé, je le relis et je clique sur Publier. Comme ça j’injecte ce morceau de créativité dans ce monde et je vois ce qui lui arrive. Je suis curieux de voir les répercussions qu’il crée, comme voir l’effet d’un galet à la surface d’un lac.

Cet article a commencé avec la graine du premier paragraphe, qui était en fait un simple statut rapide que j’ai posté sur Twitter. Je m’apprêtais à le partager sur Google+ et à ajouter quelques trucs (car Google+ autorise plus de 140 caractères). En commençant à faire ça, je me suis dit que je pourrais tout aussi bien le transformer en petit article de blog, ce qui pourrait provoquer plus de répercussions. J’ai écrit des dizaines d’articles qui ont démarré de cette façon, dont des articles de plus de 5000 mots.

Même après avoir publié un article, je n’ai toujours pas une clarté parfaite le concernant. Peut-être que certaines parties sont ambigües ou sujettes à interprétation. Peut-être que mes arguments seront mal compris. Cela arrive souvent. Mais alors ? C’est quand même amusant à créer.

Si vous attendez la clarté avant de passer à l’action, vous agissez de façon vraiment idiote. Ce genre de clarté ne va pas arriver, et même si elle le faisait, elle pourrait être erronée de toute façon.

Le mieux que vous puissiez normalement espérer est un petit morceau de ce qui pourrait ou ne pourrait pas être une bonne idée. Vous ne saurez pas si c’est une bonne idée avant pas mal de temps. En fait, même quand vous la mettez en œuvre, vous n’en serez probablement pas totalement sûr. Vous pourriez regarder votre idée rétrospectivement même après l’avoir publiée et vous demander « Je sais pas. Ça paraissait une bonne idée à l’époque, mais maintenant je n’en suis pas si sûr. »

Et c’est ça qui est beau. Projetez votre créativité dans le monde, et voyez ce qu’elle devient. Regardez-la se mêler à la tapisserie que forment les vies des autres. Appréciez son mystère. Ne soyez pas sûr et agissez quand même.

Et si vous faisiez une erreur ? Sérieusement, qui s’en soucie ? Si vous évitez les erreurs, vous évitez d’apprendre et d’évoluer. Les erreurs n’ont rien de terrifiant. Accumulez-les et soyez-en fier.

Mais ne restez pas là à ressasser « Je ne sais pas quoi faire… Je ne suis pas sûr… » à moins que vous vouliez que tous vos demain ressemblent à vos hier.

Crédits photo : © svedoliver – Fotolia

2 commentaires

  • Nicolas dit :

    Super Article très inspirant, Merci olivier !
    Je me jet a l’eau, parce qu’ne le lisant cela m’a donner plusieurs idées d’articles,`Je l’ai note dans une page evernote et je tourne ma vidéo

  • Virginie dit :

    Bonjour!
    Très bon article qui rejoint un enseignement que j’ai enfin intégré complètement : “si tu organises ta vie et tes actions en faisant uniquement attention de ne pas attirer la critique des autres, tu ne seras jamais toi-même et en plus, tu ne pourras jamais être le meilleurs de toi même. Lâcher la pression libère la créativité!”
    Merci beaucoup pour le partage Olivier.
    Bonne journée!

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