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Le développement personnel pour les gens intelligents

Traverser le pont

Note : cet article est une traduction de l’article Crossing the Bridge de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

EngagementIl est difficile de créer une vie d’abondance tant que vous n’avez pas une vision réellement inspirante de ce à quoi ressemblera la vie de l’autre côté.

Beaucoup de gens essayent de progresser vers l’abondance parce qu’ils en ont plus que marre du manque. Ils sont fatigués d’avoir un travail qu’ils détestent à moitié simplement pour payer les factures. Ils remarquent les années qui passent et n’ont pas grand-chose à montrer au final. Mais ces gens échappent rarement à cette réalité parce que ce niveau de réflexion renforce en fait le manque.

L’abondance est bien plus simple à créer une fois que vous êtes clair quant à ce que vous voulez faire avec. Pourquoi vous embêter avec ça ? Qui s’en soucie ? À quoi ressemblera la vie de l’autre côté ? Est-ce simplement l’absence de quelques contrariétés ? Est-ce qu’il y a quelque chose d’autre derrière ?

Ce qui m’inspire à vivre dans l’abondance est que je sens que tout le monde mérite une telle vie, pas seulement quelques privilégiés, tout le monde. L’impulsion pour commencer à penser à l’abondance m’est venue de ma frustration dans la gestion du manque, mais en commençant à sentir ce à quoi ressemble une vie abondante (avec plaisir !), j’ai réalisé qu’un tel voyage n’était pas seulement un voyage personnel. C’est un voyage que toute notre planète peut partager.

L’abondance ne rend pas les gens paresseux. Quand l’abondance est présente, la principale source de motivation change. Au lieu d’être motivé par le besoin et le manque, la motivation vient principalement de l’inspiration. Un niveau de motivation aussi élevé est plus créatif – et bien moins stressant – que la motivation qui vient du manque. L’une est basée sur la peur ; l’autre est basée sur l’amour.

Pourquoi écrire cet article ? D’où vient cette motivation ? Elle vient de l’amour. Elle vient du bonheur. Elle vient d’un désir de partager mon bonheur et mon amour, de contribuer, d’embellir les journées des gens, d’inspirer plus de créativité, d’aider les gens à se débarrasser de leur réflexion basée sur la peur, de créer une planète plus abondante pour que tout le monde en profite.

Vos raisons de créer de l’abondance pourraient être différentes des miennes. Mais pour entrer dans l’abondance, il est important d’avoir des raisons motivantes de le créer, quelque chose de plus puissant que Je n’aime pas le manque.

Une source qui m’a inspiré à créer une vie abondante était Star Trek : Next Generation. Dans cet univers les besoins fondamentaux des gens sont facilement comblés par la technologie. Tout le monde a un endroit où vivre. Si vous avez faim vous pouvez aller à un réplicateur et il vous servira tout ce que vous désirez en quelques secondes. Et c’est totalement gratuit.

Au lieu d’avoir à travailler pour gagner sa vie, les gens travaillent parce qu’ils aiment cela. Ils accordent beaucoup d’attention à leurs relations. Ils prennent soin des besoins émotionnels des autres. Et ils gardent la technologie qui répond à leurs besoins physiques.

Cet univers fictionnel m’a inspiré et poussé à me demander à quoi cela ressemblerait de vivre dans une telle réalité. J’ai rapidement réalisé que même si le reste du monde n’en était pas encore là, je pourrais quand même créer un microcosme de cette expérience pour moi-même. Au final je pourrais l’étendre pour inclure mes proches. Puis je pourrais continuer à l’étendre à partir de là. Et si plus de gens créaient le même genre de bulles d’abondance, peut-être que cette expansion pourrait avancer beaucoup plus vite.

La vision de Gene Roddenberry m’a inspiré à travailler pour l’amour, pas pour l’argent. Les gens dans cet univers étudient beaucoup pour développer leurs connaissances. Ils s’entraînent dur pour développer leurs compétences. Ils travaillent dur pour contribuer. Et ils se soutiennent les uns les autres, se soucient les uns des autres, se respectent les uns les autres, et ont confiance les uns en les autres. Ils pourraient être fainéants s’ils le voulaient, mais ils choisissent de contribuer.

Le temps que la série prenne fin (1994), j’avais déjà abandonné l’idée de travailler pour quelqu’un simplement pour gagner ma vie. Roddenberry a ruiné cette possibilité pour moi, la faisant paraître ridiculement étroite d’esprit et lâche. L’épisode « Tapisserie » était un de mes préférés. Il m’a aidé à conclure que je préfèrerais vivre et mourir comme l’esprit que je sais que je suis tout au fond de moi plutôt que de jouer la sécurité et de vivre une existence pathétique comme une pauvre coquille d’homme.

S’efforcer d’assumer cette vision n’a pas été facile. Cela m’a pris des années de créer un style de vie où je peux faire durablement un travail que j’aime et pouvoir quand même répondre à mes besoins – et faire ceci dans les limites pratiques du monde actuel, pas en 2300 et quelques.

J’ai expérimenté différentes approches. Je me suis enfoncé dans les dettes pendant des années et j’ai fait faillite. Je me suis fait virer de mon appartement parce que je ne pouvais pas payer le loyer. Mais j’ai simplement continué – et j’ai continué à regarder Star Trek tout le long. 🙂

La vision était trop inspirante pour moi, et malgré diverses épreuves et privations, j’avais foi dans le fait que j’allais finir par y arriver. Cela semblait difficile mais possible. Ce n’était pas un objectif « tout ou rien ». Chaque pas que je faisais en direction de l’abondance et loin du manque et de la peur s’avérait utile… et cela inspirait d’autres pas. J’ai réalisé que créer l’abondance est un voyage expérimental, pas un bouton on-off.

Ma solution actuelle n’est pas parfaite, mais elle fonctionne. Chaque semaine je passe le plus clair de mon temps à faire ce que j’aime. Je travaille dur, mais pas pour l’argent. Ma motivation vient de l’inspiration, pas de l’avidité.

Les gens qui essayent de copier mon approche échouent généralement. Ils abandonnent habituellement en l’espace de quelques mois. Pourquoi ? Parce qu’ils ne copient pas vraiment mon approche. Mon approche n’était pas de copier l’approche de quelqu’un d’autre, donc s’ils copient mon approche, alors ce n’est pas vraiment mon approche. Vous saisissez ?

Mon approche était de me concentrer sur une vision qui m’inspirait et de m’engager dans cette vision. Je ne me suis pas simplement dit un jour « Ouais, ce truc d’abondance a l’air cool. On va tester ça un moment. » Tester est une perte de temps. C’est un défi trop gros pour qu’on le teste.

Tester marche pour commander votre premier double latte à la cannelle. Tester marche pour aller voir The Artist. Mais tester ne fonctionne pas pour créer une vie d’abondance dans le monde actuel.

Si vous abandonnez pendant la première année, c’est que vous avez testé. Si vous n’abandonnez pas même après 20 ans, c’est que vous vous êtes engagé.

Un tournant-clé pour moi a été de m’engager à traverser le pont et de faire tout mon possible pour ne pas le retraverser dans l’autre sens. C’est une chose que j’essaye de faire de beaucoup de façons différentes dans mon écriture et mes discours. Si vous voulez créer et connaître l’abondance, vous devez volontairement arrêter de penser que vous pouvez garder un pied dans chaque monde. Vous devez dire au revoir à la pensée de manque, et revenir en arrière doit être pour vous comme avaler du poison.

Même en vous engageant à traverser le pont, vous ne serez pas parfait. Vous allez quand même revisiter l’état d’esprit de manque de temps en temps. Des pensées peureuses vont émerger. Vous allez y succomber par moments. Mais tôt ou tard, vous allez vous souvenir de votre engagement, et vous allez retraverser vers l’état d’esprit et l’état de cœur de l’abondance, cette fois avec plus de résolution qu’avant.

Sans un tel engagement, vous n’avez quasiment aucune chance. Créer l’abondance dans le monde d’aujourd’hui nécessite d’aller à contre-courant. Vous devez avoir envie de dire non, beaucoup, de développer et d’exercer votre courage, de continuer à élever vos normes. Sans un engagement intérieur fort, il n’est pas possible que vous y arriviez. Je parierais contre vous.

En avoir marre du manque pourrait fournir la motivation initiale, mais cela ne suffit pas pour tenir la distance. Vous aurez envie d’arrêter après le premier kilomètre. Pour une motivation durable vous devez aller chercher plus profond dans votre but. Vous devez créer une vision qui vous inspire vraiment, qui réveille votre cerveau et vous fait vous souvenir pourquoi vous êtes là.

Votre cerveau seul ne sera pas capable de vous faire avancer. Vous devez impliquer aussi votre cœur et votre esprit. Et vous allez devoir faire beaucoup de choses super dont vous avez actuellement peur. Si vous en avez peur, cela sera probablement sur votre liste de choses à faire un jour.

Ce que j’ai trouvé le plus inspirant dans la vision de Roddenberry était la façon dont les gens se lient les uns aux autres. Ce n’est pas cette déchirante avidité. Les gens sont indépendants, compétents, et forts. Ils passent du temps les uns avec les autres parce qu’ils apprécient la compagnie les uns des autres. Ils s’engagent dans de délicieux échanges intellectuels, s’aident les uns les autres à résoudre leurs problèmes, et s’encouragent les uns les autres. Et surtout ils s’apprécient véritablement les uns les autres.

Moi aussi je veux vivre ce genre de vie aux relations abondantes, et je me sens très engagé dans une telle vision. Si cela me prend plusieurs années d’y parvenir, cela en vaut quand même la peine.

Mes besoins fondamentaux sont joliment comblés. Je peux faire un travail inspiré que j’aime. Mais pendant trop d’années, ma vie sociale n’était pas comparable à l’abondance dont je profitais dans d’autres aspects de ma vie. Je n’avais pas encore traversé cette partie du pont. J’avais encore envie de me contenter de moins, et donc j’ai obtenu… moins.

L’an passé, j’ai petit à petit dit au revoir à ce moins. J’ai mis fin à des connexions qui invitent moins qu’un respect mutuel, particulièrement en ce qui concerne la façon dont les gens se traitent les uns les autres. Cela seul a fait une différence notable. Une partie de moi célèbre toujours les progrès que j’ai faits jusqu’ici, même si une autre partie est excitée à l’idée de continuer.

Dans mes ateliers, je cherche à créer plus abondamment ce genre d’environnement social. La vibration est positive, solidaire, constructive, et incroyablement ouvert et honnête. Quand je fais remarquer aux gens que je suis en fait « au travail » quand je suis avec eux, ils rient en général, peut-être parce que j’ai l’air de trop apprécier cela.

J’aime voir la façon dont les gens s’épanouissent dans une telle atmosphère. Leurs yeux brillent. Ils sourient. Ils rient. Ils communiquent à propos de choses qui comptent pour eux. Ils élèvent leurs normes. Ils prennent de nouvelles décisions. Ils se sentent soutenus et en sécurité. Beaucoup ne veulent pas rentrer chez eux quand c’est fini.

Maintenant, pourquoi ne pourrions-nous pas faire en faire la base de la façon dont les gens interagissent les uns avec les autres, y compris avec les étrangers dans la rue ? Cela pourrait prendre longtemps, mais je crois en fait que c’est un objectif atteignable.

Je trouve ce genre de vision très inspirante, et quelle que soit la quantité de résistance que je rencontre en chemin, je ne vais pas l’abandonner.

Si vous chercher à créer l’abondance principalement parce que vous êtes frustré du contraire, vous n’irez probablement pas très loin. C’est un défi trop gros, qui nécessite une motivation plus profonde et plus durable. Vous ne pouvez pas vraiment entrer dans la pensée d’abondance en en parlant non plus ; des gens ont testé cela, mais cela ne fonctionne pas bien. Une partie d’eux-mêmes ne sera toujours pas convaincue.

Ce qui fonctionne est de voir votre chemin dans l’abondance. Roddenberry m’a aidé à voir à quoi cela pourrait ressembler. Enlevez toute la technologie futuriste, les trucs de l’espace, et la fiction, et il nous reste une vision centrale dont nous pouvons déjà beaucoup nous rapprocher aujourd’hui.

Nous pouvons choisir de faire un travail que nous aimons. Nous pouvons faire de l’inspiration et non de l’avidité notre principale source de motivation.

Nous pouvons utiliser la technologie comme levier pour répondre à nos besoins fondamentaux, comme ça nous n’avons pas à investir autant de temps et d’énergie dans notre survie fondamentale.

Nous pouvons garder des normes élevées dans nos relations. Nous pouvons nous connecter avec ouverture, honnêteté et respect mutuel. Nous pouvons partager ce qui est profondément important pour nous et inviter les autres à faire de même.

Rien de tout cela n’est facile, et cela n’arrivera pas dans la nuit, mais c’est faisable. Nous avons même des communicateurs de poche pour le prouver. 😉

Vous pouvez créer ceci… mais pas si vous avez envie de vous contenter de moins.

Si vous avez envie de travailler par peur et par obligation au lieu d’exiger que votre travail vienne de l’amour et de l’inspiration, si vous avez encore envie de vous lier à des gens par besoin et non par respect mutuel et attention, alors quel genre de vie allez-vous finir par vivre ? Quel genre de vie vivez-vous déjà ? L’aimez-vous ? Cela vous comble-t-il profondément ? Êtes-vous heureux ? Est-ce que vous vous réveillez et sortez du lit en souriant ?

Beaucoup de gens peuvent regarder le manque et se dire « Ce n’est pas moi. » C’est bien comme première étape.

L’étape suivante est de trouver une vision que vous pouvez regarder et dire « Maintenant, ça c’est moi ! »

Crédits photo : © GIS – Fotolia

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