Quel est votre quotient d’autisme ?

Note : cet article est une traduction de l’article What’s Your Autism Quotient? de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Intégration socialeUn lecteur m’a envoyé un lien vers un quiz de 50 questions à choix multiples pour définir votre quotient d’autisme. L’autisme est fondamentalement ce que vous obtenez quand vous poussez l’introversion à l’extrême – au point que vous ne pouvez plus fonctionner correctement dans des situations sociales.

Je n’ai pas tellement fois dans le diagnostic de ces quiz en ligne, mais les questions elles-même peuvent parfois aider à prendre conscience des domaines qui ont besoin d’être travaillés. La principale chose que j’ai apprise quant au développement des aptitudes sociales était simplement de beaucoup pratiquer. Si vous évitez les situations sociales, vos aptitudes sociales vont s’atrophier. Si vous gardez une pratique constante, vous vous améliorerez avec le temps. Rejoindre une organisation comme Toastmasters facilite cette pratique régulière.

J’ai obtenu un score de 13 sur ce quiz, ce qui est légèrement en dessous de la moyenne. Je connais quelqu’un qui s’est vu diagnostiquer un syndrome d’Asperger, et à mon avis son résultat serait dans la tranche « très haute ». Il a vraiment passé un sale quart d’heure à l’école.

Enfant, j’aurais obtenu un meilleur résultat, j’aurais probablement fini dans la catégorie « au dessus de la moyenne », mais je me débrouillais quand même plutôt pas mal socialement. Pourtant j’avais tendance à être très sélectif vis-à-vis de mes amis, mais avec les bonnes personnes je profitais plutôt d’une bonne interaction sociale. J’adorais partir en camping avec les boy-scouts, par exemple, et j’en ai fait des dizaines ; plus encore, j’avais hâte d’aller aux réunions hebdomadaires. J’étais un garçon intelligent qui se débrouillait bien à l’école, mais je ne m’intéressais pas aux activités sociales que je trouvais idiotes ou inutiles. Je détestais les réunions de famille, mais j’adorais les boy-scouts parce qu’ils se concentraient sur le développement de compétences ; c’était un super équilibre avec le fait d’apprendre l’informatique quand j’avais 12-14 ans. Aujourd’hui il m’est très facile de participer à des activités sociales tout autant que solitaires, comme j’ai pu en parler dans Comment passer de l’introversion à l’extraversion, mais j’ai travaillé vraiment dur sur mes compétences sociales depuis mon enfance.

Adulte, j’évite toujours la parlotte, mais j’aime les conversations profondes et de haut niveau. Je peux parler à quelqu’un des grands défis de la vie pendant des heures, mais une conversation à propos du dernier gossip d’Hollywood me donne envie de sortir de mon propre corps. Malheureusement ma femme adore la parlotte, donc j’ai du développer une stratégie efficace pour gérer cela. Quand elle commence à devenir très bavarde avec moi, je commence simplement à l’embrasser. Elle n’a pas encore trouvé comment discuter et se bécoter en même temps, et heureusement elle a des amis qui sont capables de compenser le manque, comme ça elle peut remplir son quota hebdomadaire. 😀

Crédits photo : © coramax – Fotolia.com

Un commentaire

  • Kara Kalm dit :

    Je suis également dans ce cas. Je pourrais parler des heures de développement personnel, de projets de vie et de musique, mais pour tout ce qui est pluie et beau temps ça me gonfle au plus haut point.

    Malheureusement c’est souvent une étape obligatoire par convention. A nous de diriger la conversation vers quelque chose de plus profond ce qui n’est pas toujours évident.

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