Le développement personnel pour les gens intelligents

Parti pris pour l’action

« L’homme raisonnable qui a un un fort parti pris pour l’action s’adapte au monde ; l’homme déraisonnable persiste à essayer d’adapter le monde à lui. Tout progrès dépend donc de l’homme déraisonnable. » – George Bernard Shaw

parti prisEn lisant les biographies d’hommes et de femmes qui ont très bien réussi, un thème est fréquemment apparu : ces gens ont un fort parti pris pour l’action. Ceux qui atteignent de hauts niveaux de succès dans certains domaines de leur vie ont tendance à agir BEAUCOUP plus que ceux qui se contentent de résultats moyens ou sous la moyenne.

Beaucoup de gens trouvent des idées intéressantes à poursuivre. Vous allez probablement trouver de supers idées tout au long de votre journée. Mais très souvent quand vous trouvez une idée sur laquelle vous pourriez agir, vous la laissez s’évanouir, ou vous en sortez, ou alors vous allez la sur-compliquer au point qu’elle meurt sur pied.

Mais ce n’est pas ce que les gens qui ont le plus de succès font fondamentalement. Ces gens ont plus de chances de passer à l’action, que ce soit directement ou peu après avoir eu une idée cool.

Parti pris pour l’inaction

Quand vous trouvez une idée intéressante, il est facile d’éviter de passer à l’action. J’ai mentionné cela il y a quelques phrases, mais laissez-moi développer un peu l’idée.

Une façon d’éviter de passer à l’action est de perdre sa concentration. Vous trouvez une idée cool, mais au lieu de rester concentré dessus, vous vous distrayez. Au lieu de faire d’une nouvelle idée une priorité absolue, vous faites passer votre attention sur autre chose. Quand vous retirez votre concentration d’une nouvelle idée, l’idée devient floue. L’enthousiasme initial s’évapore. Votre RAM mentale est occupée par quelque chose d’autre. Rapidement, l’idée cool est globalement oubliée.

Une autre façon d’éviter de passer à l’action est de vous convaincre du contraire. Cela nécessite de faire passer votre concentration sur l’anti-idée. Pourquoi cette idée pourrait-elle ne pas fonctionner ? Où cela pourrait-il échouer ? Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?

En faisant passer votre concentration sur l’anti-idée au lieu de l’idée, vous amplifiez les problèmes au lieu des opportunités, donc l’idée devient moins attractive pour vous. Fondamentalement vous avez la sensation que l’idée posera certainement plus de problèmes que cela ne le mériterait, donc vous la rejetez.

Vous pouvez aussi permettre aux autres de vous convaincre de laisser tomber votre idée. C’est fondamentalement la même chose parce que vous devez faire vôtre leur attitude pour tuer l’idée.

Enfin, vous pouvez compliquer l’idée à outrance. Au lieu de vous concentrer sur le cœur de l’idée, vous pouvez continuer à ajouter des choses et à développer l’idée jusqu’à ce qu’elle devienne si monstrueuse qu’il n’y ait aucun moyen de la mettre en œuvre en une période de temps raisonnable. Les perfectionnistes font souvent cela. Beaucoup de mises en œuvre qui sont « à peu près bonnes » peuvent quand même fournir beaucoup plus de valeur qu’en ne faisant rien, mais quand vous sur-compliquez l’idée, ne rien faire devient un choix beaucoup plus attirant.

Je ne veux pas suggérer que ces processus mentaux sont mauvais en soi, mais la conséquence à long terme est que si vous établissez une de ces routines, vous allez éviter de passer à l’action la plupart du temps quand vous trouverez une idée intéressante. Ces processus favorisent le maintien d’un statu quo parce qu’ils vous détournent de la mise en œuvre de nouvelles idées.

Si maintenir un statu quo est très important pour vous, alors il pourrait être raisonnable d’appliquer de tels processus dans votre vie. L’avantage potentiel est que vous allez éviter de faire des erreurs d’action. Comme vous ne passez pas à l’action, vous n’aurez pas à vous soucier de nouveaux échecs et de nouveaux rejets provoqués par vos erreurs.

Parti pris pour l’action

Tout comme vous pouvez appliquer un processus mental qui mène à l’inaction, vous pouvez aussi faire le contraire. Vous pouvez établir des routines qui favorisent l’action.

Quand vous trouvez une idée intéressante, vous pouvez rester concentré sur cette idée jusqu’à ce que votre concentration vous mène naturellement à l’action directe. Au lieu de laisser d’autres choses se mettre en travers de votre route, vous pouvez faire de la place dans votre emploi du temps et rester avec cette idée pour voir où elle mène.

Vous pouvez élever le statut des idées spontanées cools dans votre vie, pour qu’elles prennent le pas sur le maintien du statu quo. Quand vous sentez que vous êtes coincé par une idée inspirante, vous balancez tout le reste, ainsi vous pouvez suivre cette idée et voir où elle mène.

Vous pouvez aussi vous convaincre de passer à l’action sur une idée. Et vous pouvez concentrer votre attention sur ce qui pourrait fonctionner et non sur les problèmes potentiels. Vous pouvez considérer les avantages plus que les inconvénients. Ou vous pouvez laisser les autres vous convaincre d’agir, ce qui est quasiment la même chose. Quand vous voulez qu’on vous convainque de passer à l’action, vous allez probablement chercher d’autres personnes qui vous aideront en vous faisant franchir ce pont.

Et finalement, vous pouvez simplifier l’idée pour qu’il soit plus simple de passer à l’action. Vous pouvez ramener l’idée à son essence même. Vous pouvez en diminuer l’échelle jusqu’à ce qu’elle devienne accessible et prête à l’action.

Si vous appliquez ces processus mentaux au lieu des processus de la section précédente, vous allez agir beaucoup plus. Vous allez lancer plus de projets. Puis, vous allez demander plus souvent ce que vous voulez. Vous allez décrocher le téléphone bien plus souvent que d’habitude. Vous risquerez l’échec et le rejet plus souvent.

Le bon côté est que vous allez éviter beaucoup d’erreurs par omission. Vous aurez bien moins de chances de manquer des opportunités en or.

Parti pris pour l’action : Quelle approche est la meilleure pour vous ?

L’approche qui est la meilleure pour vous dépend du niveau de confort et de bonheur que vous ressentez vis-à-vis du statu quo de votre vie.

Avez-vous la sensation que votre vie est proche de 95% de ce que vous vouliez qu’elle soit ? Seriez-vous heureux de faire perdurer votre situation actuelle ? Sentez-vous que votre élan vous emmène vers un chemin merveilleux ? Si c’est le cas, vous pourriez souhaiter favoriser les processus du premier groupe. Empêchez-vous de passer à l’action quand vous sentez que le risque de compromettre le statu quo est trop grand.

Vous pourriez ne pas connaître un grand développement personnel sur cette voie, mais il n’y a aucune règle disant que vous y êtes obligé. Si vous êtes très heureux et épanoui par ce que vous vivez, c’est bien que vous vouliez accoster et profiter pendant un moment. Vous pouvez toujours changer de vitesse plus tard.

D’un autre côté, sentez-vous que vous devez encore beaucoup évoluer ? Vous sentez-vous plus attiré par de nouvelles expériences ? Préfèreriez-vous créer quelque chose de nouveau pour vous ou maintenir votre situation actuelle ? Avez-vous envie de compromettre le statu quo pour tenter quelque chose de mieux ?

Si c’est le cas, alors vous feriez mieux de favoriser le deuxième ensemble de processus qui vous permettra de passer à l’action plus vite et plus fréquemment. Risquer l’échec et le rejet serait un petit prix à payer pour vous assurer que vous ne laissez pas de possibles opportunités vous passer sous le nez. Vous vous en voudriez plus pour les opportunités que vous avez manqué que pour les erreurs que vous avez faites.

Vous arrive-t-il souvent de dire « J’aimerais vraiment ne pas avoir… » ou « Comment est-ce que j’ai pu faire quelque chose d’aussi stupide ? » ou « J’aurais dû y réfléchir un peu plus » ? Si c’est le cas, alors vous pourriez agir un peu trop au hasard, et vous pourriez avoir besoin de faire une pause et d’y réfléchir un peu plus. Ce n’est pas grave de ralentir et d’être un peu plus réfléchi.

Ou vous arrive-t-il de dire « Pourquoi est-ce que je n’ai pas sauté sur cette opportunité quand j’en avais l’occasion ? » ou « J’aurais aimé faire ça il y a des années » ou « Je sens que je suis à la traîne par rapport à l’endroit où je pensais en être dans ma vie » ? Si c’est le cas, vous pourriez souhaiter changer pour vous orienter vers un plus grand parti pris pour l’action. Commencez à vous convaincre d’agir au lieu de vous convaincre du contraire. C’est bien d’accélérer et d’être plus spontané.

Tout au long de votre vie vous allez probablement aller et venir bien des fois entre ces processus. Parfois vous n’aimerez pas le statu quo, ou vous aurez une forte envie de quelque chose de nouveau. Pendant ces moments-là, vous allez vouloir cultiver un parti pris pour l’action. À d’autres moments vous pourriez avoir besoin de faire une pause loin de tant d’action et de changement rapide, et vous pourriez vouloir accoster pendant un moment.

Vous pouvez également mélanger et assortir les deux en fonction de ce que vous voulez dans différents domaines de votre vie. Une année vous pourriez vouloir maintenir votre état de santé tout en améliorant votre vie sociale, et l’année suivante vous pourriez vouloir améliorer votre niveau de forme physique tout en maintenant le statu quo dans d’autres aspects de votre vie.

Parfois il m’arrive de dire tout haut, comme si je parlais à l’univers, « Je me sens surchargé et j’ai besoin de respirer. Ralentissons un peu. » D’autres fois je vais dire « Cela va trop lentement pour moi. Je suis prêt à aller plus vite. Accélérons ! » Je ne peux pas dire si c’est un simple déclencheur pour mon propre subconscient ou un véritable message pour l’univers, mais je remarque bel et bien qu’en quelques jours le rythme commence à changer.

Peut-être que d’une façon ou d’une autre je dirige le rythme des nouvelles opportunités, ou peut-être que je change juste ma perspective. De toute façon, cela fonctionne pour moi. Je suggère que vous essayiez cela pour voir si cela fonctionne pour vous. Demandez un changement de rythme quand vous sentez que votre rythme actuel est trop rapide ou trop lent.

Les conséquences à long terme

Les fluctuations à long terme de votre parti pris pour l’action ont tendance à s’équilibrer avec le temps. Certaines semaines vous allez beaucoup passer à l’action, et d’autres semaines vous allez avoir un rythme plus lent. Mais à quoi ressemble votre schéma à long terme ? Utilisez-vous généralement des processus mentaux qui favorisent l’inaction ou l’action ?

Quand vous trouvez de nouvelles idées, refusez-vous généralement d’agir ? Ou trouvez-vous généralement un moyen de passer à l’action aussi vite que possible ? Combien d’idées vous convainquez-vous de suivre et de ne pas suivre ? Êtes-vous normalement occupé par l’action directe vers vos idées, ou passez-vous plus de temps à y réfléchir sans véritable progrès observable ?

Cela ne devrait pas être trop difficile de voir pourquoi les hommes et les femmes qui ont beaucoup de succès ont tendance à avoir un fort parti pris pour l’action. Ils penchent en direction de leurs nouvelles idées, en regardant les possibilités positives, et en se convainquant de passer à l’action.

Mais est-ce raisonnable de favoriser l’action ? Est-ce qu’il ne serait pas mieux de passer plus de temps à délibérer et à réfléchir posément aux choses ?

Je pense que cela dépend de ce sur quoi vous travaillez. Si vous lancez une mission pour la NASA, vous devez vérifier trois fois tout ce que vous faites pour vous assurer que c’est sans risque. Les conséquences d’un échec peuvent être très élevées. Mais dans les cas où les conséquences d’un échec ne sont pas mortelles, lorsque vous risquez simplement un peu d’embarras, une rupture ou une faillite, eh bien… cela pourrait piquer un peu, mais vous vous en remettrez.

Demandez-vous « Quelles sont les pires conséquences possibles à long terme si mon idée ne fonctionne pas ? » Bien des fois vous devrez admettre que dans le grand ordre des choses, les conséquences négatives ne sont pas grand-chose. Vous en faites tout un foin dans votre tête, mais est-ce que des gens vont perdre la vie si vous faites une erreur involontaire ? Passer à l’action est rarement mortel de nos jours. Vous pouvez beaucoup vous planter, vous en remettre, et continuer à agir.

Si vous favorisez le parti pris de l’action sur le long terme, vous aurez plus de chances de connaître un plus grand succès à long terme.

En passant beaucoup à l’action, vous allez inviter une somme considérable d’apprentissage par l’expérience. Même si nous pouvons apprendre beaucoup de choses dans les livres et auprès de professeurs et de coaches, nous devons quand même apprendre certaines choses par l’expérience. Cela inclut le fait d’apprendre en marchant, en parlant, en dansant, en conduisant une voiture, et élevant des enfants, en gérant une entreprise, et ainsi de suite.

Si vous voulez apprendre à conduire une voiture, un parti pris pour l’action vous aidera à développer rapidement cette compétence. Concentrez-vous sur le fait d’apprendre à conduire. Concentrez-vous sur les aspects positifs de la conduite, comme le fait d’avoir plus de liberté d’aller et venir à votre guise. Convainquez-vous-en. Laissez la pression de vos proches vous en convaincre. Faites en sorte que cela reste simple, comme en conduisant avec une boîte auto au lieu d’une boîte manuelle. Utilisez les processus mentaux qui encouragent l’action, et vous saurez rapidement conduire.

Si vous utilisez l’approche inverse, vous n’apprendrez pas à conduire. Vous pourriez y penser et vous distraire en pensant à autre chose. Et vous pourriez vous concentrer sur les points négatifs, comme la courbe d’apprentissage, le coût, le risque, les inconvénients, ou votre nervosité. Vous pourriez sur-compliquer les choses. Utilisez les processus mentaux qui découragent l’action, et vous allez maintenir le statu quo et rester un non-conducteur.

Étendez ce genre de résultats sur plusieurs années et de multiples domaines de votre vie, et il n’est pas très difficile de prédire ce qui arrivera. Si vous évitez de passer à l’action, vous allez souffrir de moins d’erreurs et d’échecs, mais vous vous refuserez également l’accès à de nombreuses compétences et opportunités de valeur. Vous n’aurez pas autant de flexibilité pour gagner de l’argent, pour attirer des relations positives, pour faire le travail que vous aimez, etc.

Si vous développez un parti pris pour l’action, vous allez souffrir de moins d’erreurs par omission. Vous ne manquerez pas autant d’opportunités dans la vie.

Sur le long terme, manquer des opportunités va probablement grever vos résultats bien plus que faire des erreurs. Le plus grand échec est de ne pas agir.

Si vous voulez connaître beaucoup de changements positifs au cours de votre vie, alors vous devez avoir la volonté d’accepter plus de changements en général. Vous ne pouvez pas toujours garantir que chaque changement sera positif. Parfois les choses ne se dérouleront pas de la façon que vous auriez voulue.

Si vous souhaitez éviter de faire des erreurs et de souffrir de revers, vous allez devoir éviter quasiment tout changement, et cela signifie que vous passerez à côté d’opportunités en or. C’est parce que quasiment toutes les bonnes opportunités comportent un degré de risque. Pour éviter le risque, vous devez également éviter les résultats positifs. Seuls les fruits à portée de main resteront accessibles, et cela ne génèrera généralement pas beaucoup de changement.

S’améliorer par l’action

Dans l’idéal nous voulons procéder à des actions dont nous prédisons qu’elles nous mèneront au succès, et nous voulons éviter les actions dont nous prédisons qu’elles mèneront à l’échec.

Malheureusement, les meilleures opportunités ont tendance à être imprévisibles. Même quand nous faisons tout pour réduire les risques et garantir le succès, il n’y a aucune garantie. Nous ne pouvons jamais éliminer toute incertitude. Il reste un facteur chance. Vous pouvez vous blesser sans rien faire de risqué. Eous pourriez perdre de l’argent sans commettre la moindre faute. Vous pourriez être désagréablement surpris pas un revers ou une perte inattendue. Cela arrive.

Quand vous passez à l’action, il y a toujours un doute quant à la façon dont cela va se passer. Vous ne pouvez même pas mesurer précisément ce doute. Même quand les gens essayent de le faire avec les meilleurs procédés disponibles ils subissent quand même échecs et revers. Les compagnies d’assurance font quand même faillite, même en prenant les meilleures précautions possibles.

Il n’est pas sage d’être téméraire. C’est une bonne idée de mettre toutes les chances de votre côté autant que faire se peut. Mais il est tout aussi important d’accepter qu’il y ait un risque inhérent à toute prise d’action. Vous pourriez réussir. Vous pourriez échouer. Ou vous pourriez atteindre quelque chose entre les deux.

Un parti pris pour l’action vous donne un avantage à long terme parce que plus vous agissez, plus vous apprenez sur le risque. Vous développez une meilleure sensation de la répartition des chances et vous voyez plus précisément si elles sont de votre côté ou non.

Vous devenez meilleur pour faire des paris à fort rendement, et vous apprenez à éviter les paris perdants d’avance. Dans quelques domaines, vous pouvez apprendre ceci dans les livres ou auprès de professeurs. Dans d’autres domaines, en particulier les nouveaux domaines qui sont riches et dans lesquelles des opportunités sont inexploitées, vous devez globalement l’apprendre par la méthode « essais-erreurs ».

Cette méthode peut paraître lente et fastidieuse, mais souvent c’est la façon d’apprendre la plus rapide. Les humains sont capables d’apprendre en une seule tentative. Nous n’avons pas nécessairement besoin de répéter nos erreurs pour les éviter. Une mauvaise expérience peut nous apprendre à éviter certains problèmes spécifiques pour tout le reste de notre vie. Parfois vous allez faire une erreur et vous dire « Je ne ferai plus jamais cela », et vous ne le ferez plus jamais. Vous pourriez apprendre ce genre de leçons en l’espace de quelques secondes.

Sans parti pris pour l’action, vous ne profitez pas des bienfaits du retour d’information. Si vous n’arrivez pas à passer à l’action, vous ne saurez jamais ce qu’il aurait pu advenir. Ce n’est pas comme parier sur le sport, où vous misez une somme sur une équipe puis regardez le match à distance. Bien des fois vous êtes l’attaquant sur le terrain et vous influencez fortement le déroulement de la partie.

Le retour que vous avez en étant sur la touche n’est pas le même que celui que vous avez sur le terrain. Si vous évitez le terrain, vous évitez le meilleur retour d’information qui soit. Cela limite fortement votre capacité à évoluer et à vous améliorer.

Quand vous favorisez l’action, vous profitez des bienfaits à long terme d’un retour d’information basé sur l’action. Sur le long terme, ces bienfaits peuvent être massifs.

Si vous lisez beaucoup de biographies d’hommes et de femmes ayant beaucoup de succès, vous verrez à quel point le retour d’informations basé sur l’action est primordial. Je ne me souviens pas de la moindre histoire où les gens définissent un objectif clair et obtiennent un succès massif immédiatement après. Le succès est le résultat d’une amélioration qui a lieu sur des années, voire des dizaines d’années.

Vous passez à l’action. Et vous voyez ce qui arrive. Vous procédez à des ajustements. Et vous passez davantage à l’action.

La plupart du temps, votre première tentative va échouer. Ainsi que la deuxième et la troisième. Mais finalement vous allez y arriver. Parfois vous ne trouverez pas comment faire. Et ce n’est pas grave parce qu’il y a toujours de nouvelles idées à tester, et très souvent les échecs que vous avez expérimentés vont vous aider à faire de meilleures tentatives pour vos idées futures.

le parti pris

Persévérance

Une chose que j’ai vue auprès de beaucoup de jeunes dans leur vingtaine aujourd’hui est qu’ils veulent souvent des résultats positifs massifs sans traverser ce long processus d’apprentissage par les essais et les erreurs. Beaucoup d’entre eux ont une faible tolérance à l’échec. Ils abandonnent facilement. Ils voient la persévérance comme un engagement de 6 mois et non un engagement de 5 ou 10 ans (ou plus). Un engagement de 6 mois est un oxymore – c’est une simple agitation.

Par exemple, quelqu’un va lire un article comme 10 bonnes raisons de ne jamais trouver de travail, et il sera inspiré par l’idée et tentera de lancer sa propre entreprise et de travailler à son compte. S’il passe à l’action, alors 6 à 12 mois plus tard il est coincé au pays des revers. Leur nouvelle entreprise lutte. Il ne gagne pas assez d’argent. Il travaille pour moins que le salaire minimum.

Donc il abandonne et retourne au pays des employés, en concluant qu’il n’est pas fait pour ce genre de choses. Mais là encore, même un engagement d’un an n’est pas un véritable engagement – c’est de l’agitation. Les candidats sérieux planifient sur plusieurs années au minimum.

Quand j’ai lancé ma première entreprise vers 20 ans, cela m’a pris 5 ans de travail à plein temps de profiter simplement de ma première année profitable. Je pensais que j’étais un type plutôt intelligent, mais il y avait tellement de choses que je ne savais pas sur le monde de l’entreprise. J’ai fait quantité d’erreurs. Je me suis enfoncé dans les dettes. J’ai fait faillite.

Puis, j’ai été viré de mon appartement parce que je ne pouvais plus payer le loyer. J’ai pris de mauvaises décisions, et j’ai souffert des conséquences. Parfois j’ai travaillé avec les mauvaises personnes, et j’ai souffert des conséquences. Parfois j’ai été désagréablement surpris par des problèmes hors de mon contrôle, et j’ai souffert des conséquences. Mais j’ai continué. Je n’ai pas laissé ces revers m’arrêter. J’ai continué à agir. J’ai simplement refusé d’arrêter ou d’être arrêté.

Sérieusement… Est-ce que se faire virer de son appartement est mortel ? Ou est-ce que faire faillite est mortel ? Est-ce que ce sont des raisons d’abandonner ? Ce sont des écueils mineurs sur la route.

L’argent est simplement un nombre sur votre compte en banque. Si il atteint zéro ou qu’il est négatif, alors quoi ? Est-ce qu’un nombre sur la base de données d’un ordinateur a du pouvoir sur vous ? Est-ce que cela peut vous empêcher de passer à l’action ? Difficilement. À moins d’être restreint physiquement, qu’est-ce qui peut vous empêcher de passer à l’action ?

Si vous pouvez bouger physiquement, vous pouvez encore agir. Ou si vous vous servez de ces évènements (ou de la peur de ces évènements) pour vous convaincre de ne pas passer à l’action, ce n’est pas différent de quelqu’un qui utilise une routine mentale pour l’inaction. Si vous n’êtes pas entravé physiquement ou immobilisé de quelque autre manière, vous pouvez toujours agir.

Une raison pour laquelle j’ai continué était que même à cette époque de ma vie, je lisais déjà les biographies de gens à fort succès. J’ai continué à voir les mêmes schémas. Cela prend du temps de devenir bon dans quelque chose. Les premières années d’une nouvelle entreprise sont plus une question de découvrir les choses que de bien faire fonctionner les choses.

Je pense que cela m’a fourni un avantage parce que je voulais tenir bon pendant cette période difficile. J’avais des attentes plus raisonnables quant au temps que cela pourrait prendre. Évidemment je voulais réussir plus vite, mais j’avais envie de laisser les choses prendre le temps qu’il faudrait. J’ai vu beaucoup d’autres gens s’agiter dans un domaine puis abandonner, mais je me suis accroché et j’ai continué, malgré tous les revers que j’ai connus.

Quand j’ai lancé mon blog en 2004, j’ai pu faire évoluer mon trafic web à 100 000 visiteurs par mois en l’espace de 6 mois, et à 400 000 visiteurs par mois d’ici la fin de la première année. Je n’ai pas dépensé d’argent en marketing ou en promotion. Même selon les normes actuelles, c’est une évolution assez solide, même si internet était clairement plus restreint à l’époque. Et ce n’était vraiment pas si difficile de l’atteindre. Je m’y attendais largement.

Malheureusement quand les gens me demandent comme j’ai fait, ils attendent principalement des techniques, des tactiques et des astuces. Quelle méthode peuvent-ils appliquer pour atteindre des résultats similaires ? J’en ai déjà partagé, mais la vérité est que la plupart du temps je n’étais probablement pas conscient de ce que je faisais. Les actions que j’ai entreprises étaient largement inconscientes et habituelles.

Si quelqu’un m’avait regardé travailler fin 2004 et 2005, ils pourraient avoir étiqueté certaines de mes actions comme aléatoires et impulsives. Mais cela avait une raison. Mon esprit subconscient était bon pour détecter les opportunités et passer immédiatement à l’action pour les suivre, et il était bon pour détecter les impasses et les éviter.

J’ai fait ce que j’avais appris à faire pendant les 10 années précédentes, tout comme un chirurgien peut se lancer et faire quelques incisions précises pour voir le travail terminé. J’étais capable de réussir plus vite avec cette entreprise parce que j’avais passé les 10 années précédentes à découvrir comment gérer une entreprise sur internet.

Le refaire était à peu près aussi difficile que de préparer le dîner – cela a simplement pris plus de temps. Mais les gens ne veulent pas entendre ma réponse aussi honnête soit-elle ; ces résultats rapides sont le résultat de plusieurs années passées à développer et à améliorer vos compétences.

Beaucoup de gens, en particulier ceux qui ont à peu près 20 ans, semblent penser qu’un parti pris pour l’action est un outil de succès à long terme. C’est un processus à long terme qui se déroule sur plusieurs années et décennies. Cela prend du temps de sculpter votre esprit pour adopter la bonne focalisation, la bonne attitude, et le bon comportement qui mènera au succès.

Mais une fois que vous apprenez ce que vous avez besoin d’apprendre, alors vous pouvez profiter des bienfaits d’une gestion en pilote automatique dans de nombreux domaines de votre vie. Vous faites simplement ce qui vous semble naturel, et qui a tendance à bien fonctionner. Mais ce que vous pouvez faire à court terme est de développer l’habitude de favoriser l’action la plupart du temps. Quand les nouvelles opportunités et idées se présentent d’elles-mêmes, penchez davantage en direction de l’action.

Si vous pensez qu’un engagement est une chose que vous allez tester pendant 6 à 12 mois, je doute que vous alliez très loin. Vous allez évidemment faire des distinctions intéressantes pendant cette période, mais vous aurez encore beaucoup plus de leçons à apprendre après cela. Vous pourriez avoir de la chance évidemment, mais trop de chance est une mauvaise chose. Les gens chanceux sont ceux qui sont pris à contre-pied par les fluctuations du marché. Il est facile de réussir quand tous les jets de dés sont de votre côté, mais qu’arrive-t-il quand ils tombent mal ? Quand les règles changent, pourrez-vous gérer avec succès les nouveaux risques et garder votre élan ?

Engagement

Si vous pensez qu’il est difficile de s’engager dans quelque chose pendant tant d’années, vous avez raison. C’est difficile. C’est la raison pour laquelle les résultats moyens et sous la moyenne sont plus communs que des résultats exceptionnels. La plupart des gens ne vont pas s’engager. Mais c’est là que se trouve votre plus grand avantage. Si vous vous accrochez simplement plus longtemps que la plupart des gens, vos chances de succès augmentent.

Votre domaine pourrait sembler surpeuplé; mais il y a plus de chances que ce soit parce qu’il est envahi de débutants. Ils auront disparu en l’espace d’un an environ, remplacés par de nouveaux débutants. Ces gens ne représentent pas la moindre concurrence. En fait, ils ont bien plus de chances de vous aider. Ils vont attirer de nouvelles personnes dans votre domaine avant d’abandonner la place. Voyez ces débutants comme une équipe bénévole de marketing. Ils aident à étendre le marché aux produits et services que vous allez fournir.

Si vous lisez les bios de ceux qui semblent avoir eu un immense succès tôt dans leur vie; vous allez souvent voir que leur chemin vers le succès a commencé depuis l’enfance. Steve Wozniak, par exemple, a commencé à apprendre l’électronique quand il avait 4 ans environ; (son père était ingénieur et avait travaillé sur un programme de missiles); et il a remporté le premier prix de salons scientifiques; et a construit des ordinateurs quand il était à l’école primaire. Construire le premier ordinateur Apple était le résultat d’une progression; qui a commencé bien des années auparavant.

L’engagement ne signifie pas vous piéger ou vous limiter. La question n’est pas de vous mettre en boîte ou en cage. Il est question de choisir une certaine ligne de développement et de la suivre; ce qui n’est pas si difficile à faire quand vous découvrez quelque chose que vous aimez vraiment. Votre engagement est alors un engagement d’aimer votre vie et d’exprimer ce que vous trouvez bon. Cela va quand même nécessiter beaucoup de travail, mais ce travail est principalement un travail empreint d’amour. La question est de savoir si vous avez ou non la volonté d’y investir du temps.

L’engagement et le parti pris pour l’action sont coéquipiers. Si vous avez un fort parti pris pour l’action; mais que vos actions sont aléatoires et hasardeuses; vous allez empiler beaucoup de retour d’informations; mais il sera difficile d’y trouver du sens.

D’un autre côté si vous vous engagez à poursuivre une certaine direction; et que vous cultivez également un fort parti pris pour l’action; alors vous allez avoir un retour d’informations; que vous pourrez utiliser pour aller de plus en plus loin sur ce chemin. C’est une excellente façon d’avoir une vie épanouissante qui vous rend heureux et contribue aux autres.

Article original écrit par Steve Pavlina

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