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Le développement personnel pour les gens intelligents

Créer un business plan

Note : cet article est une traduction de l’article Creating a Business Plan de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

EntreprenariatIl est vrai que vous n’avez pas besoin de créer un business plan (ou plan de développement) en bonne et due forme pour lancer une entreprise. Vous pouvez lancer une entreprise très rapidement sans avoir planifié chaque détail à l’avance.

Cela dit, il y a énormément de valeur dans la planification. Réfléchir à l’avance au développement de son entreprise est un travail difficile et cela nécessite une profonde concentration (si vous voulez le faire bien), mais la récompense est une augmentation significative de votre clarté et une plus grande capacité à créer ou à développer une entreprise à succès.

Je passe la majeure partie de ma semaine dernière à créer un plan à long-terme pour mon entreprise, et je l’ai fini vendredi. Je n’avais rien fait aussi minutieusement depuis 2005. C’était un travail mental incroyablement difficile, et j’y ai passé plusieurs jours de 12 à 16 heures d’affilée, en travaillant parfois tellement dur que je m’endormais littéralement à mon bureau. Puis je me réveillais et travaillais encore.

Comme je viens juste de traverser ce processus, laissez-moi partager quelques pensées sur la création d’un plan écrit pour votre propre entreprise.

Planifier pour vous ou planifier pour les investisseurs

Il y a une grande différence entre créer un business plan pour votre clarté personnelle et créer un plan pour attirer un financement. La plupart des informations sur le sujet que j’ai lues dans les livres ou en ligne penchent fortement vers la seconde catégorie. Si vous n’avez pas besoin d’un financement extérieur, vous pouvez probablement ignorer entre 30 et 50% des suggestions basiques quant à ce qu’il faut inclure dans un business plan.

Il peut y avoir de la valeur à faire une partie du travail qui est nécessaire pour impressionner un investisseur. Penser aux finances est une bonne idée, mais dans la pratique beaucoup de choses entrant dans un plan pour les investisseurs et sont basées sur la persuasion plus que sur une sérieuse planification. Les projections financières peuvent être incroyablement subjectives, et vous ne pouvez de toute façon pas prédire avec précision ce qui va se passer dans les conditions réelles du marché. Planifier à outrance est aussi une perte de temps – vous devez vous empêcher de remplir votre plan de détails obsolètes qui ne compteront pas quoi qu’il arrive.

Je fixe des objectifs financiers pour mon entreprise, mais je ne m’embête pas à faire des prédictions au pifomètre. À la place, je passe plus de temps à planifier la façon dont mon entreprise peut s’adapter à tout ce qui pourrait arriver.

Mon business plan est créé seulement pour moi, et dans une moindre mesure, pour ceux qui sont proches de moi professionnellement. Je ne vais jamais le montrer à un investisseur ou à un banquier parce que je suis confiant de pouvoir continuer à faire évoluer l’entreprise avec une stratégie qui ne nécessite aucun financement extérieur.

Penser stratégiquement

Planifier le développement de votre entreprise vous aide à penser stratégiquement à la route qui vous attend. Vous n’avez pas énormément de temps disponible chaque jour, chaque mois et chaque année pour prendre des décisions et passer à l’action. Pour beaucoup d’entrepreneurs, ces actions sont chaotiques et manquent de concentration. Ils commencent à lancer des projets qu’ils ne finissent jamais. Ils manquent des opportunités en n’agissant pas rapidement. C’est très simple d’atteindre un plateau et d’y rester coincé pendant des années.

Une stratégie claire et engagée aide à se frayer un chemin dans tout cela. Cela aiguise vos choix au jour le jour. Cela fournit une base intelligente pour agir.

Le problème, cependant, est qu’il y a beaucoup de stratégies valables pour développer une entreprise. Vous aurez sans aucun doute plus d’opportunités que vous n’aurez de temps disponible pour les poursuivre. Vous ne pouvez pas tout faire bien. Si au fond vous hésitez entre plusieurs stratégies différentes, vous allez avoir du mal à faire évoluer votre entreprise, à moins que ces stratégies ne s’accordent merveilleusement bien.

Je pourrais développer mon entreprise de plein de façons différentes. Je pourrais bloguer plus souvent. Je pourrais écrire plus de livres. Je pourrais passer aux articles-vidéo. Je pourrais développer mes offres d’ateliers et commencer à les tenir dans différentes villes. Je pourrais investir davantage dans le marketing et les relations publiques. Je pourrais héberger des blogueurs et accepter plus de demandes d’interviews. Je pourrais recommencer à faire des podcasts. Je pourrais commencer à faire payer un abonnement ou un service d’adhésion. Je pourrais engager quelques coachs personnels et ouvrir un programme de coaching. Je pourrais transformer mes articles de blog en produits à vendre. Je pourrais augmenter ma présence sur les réseaux sociaux. Je pourrais lancer mon propre programme affilié (pour les ateliers et les futurs produits). Je pourrais passer plus d’accords de joint-venture.

Nous pourrions faire une ou toutes ces choses, et beaucoup seraient efficaces. Mais nous ne pouvons pas toutes les faire bien. Nous pourrions être capables d’en faire une ou deux bien à un moment donné.

La pensée stratégique nécessite de décider sur quels fronts ne pas attaquer. Pour créer un business plan pratique et réaliste, j’ai dû faire des choix difficiles quant aux directions à ne pas suivre. À première vue, presque tout semble génial. Mais en sondant plus profondément et avec beaucoup d’analyse, je peux discerner quelles opportunités sont réellement meilleures que les autres.

Le processus de planification

La planification est un processus itératif. Dans bien des domaines vous ne savez pas quelle est la meilleure décision. Dans le meilleur des cas vous serez capable d’identifier certaines options, mais vous n’aurez pas de réelle clarté quant aux possibilités qui seront les plus sensées.

Je résous ceci en faisant une tentative de chaque côté. Vous ne pouvez pas laisser les choses dans un état de vague souhait, ou vous allez finir sans aucun plan viable. Vous devez continuer à pousser vers la résolution et la convergence. Une bonne façon de faire est de forcer une décision dans un aspect particulier de votre plan. Puis voyez si cela convient ou non. Si cela ne semble pas bon, balancez-le et testez une autre solution possible. Recommencez jusqu’à ce que vous y arriviez.

La planification est une exploration de l’espace de solution potentielle. Pour trouver la bonne combinaison de produits, de prix, de stratégies marketing, et plus encore, faites quelques estimations et voyez à quoi ressemble le tableau d’ensemble. Puis remarquez comment ces différents éléments se combinent.

C’est comme créer une chanson. Choisissez certaines notes et agencez-les ensemble. Puis écoutez le résultat. Est-ce que cela semble harmonieux ? Au début, certainement pas. Mais qu’est-ce qui crée cette dysharmonie ? Pouvez-vous identifier un désalignement ? Et pouvez-vous réparer cela ?

Ensuite, continuez à ajuster et à écouter, à écouter et à ajuster. Notez chaque nouvelle idée en détails. Puis relisez.

Parfois vous aurez des idées inspirantes. Parfois vous devrez beaucoup transpirer et tester de multiples idées pour trouver la bonne.

Mon business plan ne fait que 23 pages, mais j’en ai probablement écrit au moins le triple pour le créer. Pour certains aspects de mon entreprise, les solutions intelligentes étaient assez évidentes. Mais dans d’autres domaines, la bonne approche n’était pas du tout évidente. Ma première tentative a généré beaucoup de texte, mais quand j’ai pris du recul et que je l’ai lu en le mettant dans le contexte du reste du plan, ce n’était pas harmonieux. Peut-être que mon site web fournissait un message, mais mes produits et mes prix avaient des chances d’être incohérents avec ce message ; la conséquence prévue de cette dysharmonie est que mon entreprise aurait fini par attirer des gens qui résisteraient au fait de devenir des clients – une approche pas très viable.

C’est un point réellement important à comprendre. Pour atteindre une convergence vous ne pouvez pas simplement rester assis et réfléchir jusqu’à ce que la bonne idée vous vienne. Vous devez faire des estimations et les suivre. Faites une tentative et documentez-vous totalement sur la façon dont cela va fonctionner, comme si vous aviez déjà fait votre choix final. Puis regardez-le dans le contexte du reste de votre plan. Est-ce que cela semble harmonieux ? Est-ce que cela soutient les autres domaines de belle et élégante façon ?

Ma première règle est que si je ne le sens pas élégant (ou si cela ne semble pas harmonieux, ou pas beau – choisissez votre analogie quant à la modalité), c’est que c’est mauvais. Je sais que j’ai la bonne solution quand une vague d’émerveillement me submerge, quand je dois me lever de ma chaise et marcher de long en large pour pouvoir simplement rester un moment dans cette sensation. Alors je sais que j’ai trouvé un élément-clé.

Une profonde honnêteté

Une profonde honnêteté signifie être capable de regarder ce que vous avez prévu et de répondre à ces questions :

  • Est-ce une approche intelligente ?
  • Est-ce une approche honnête ?
  • Est-ce une approche aimante ?
  • Est-ce un plan fort, ou est-ce que je cède à la faiblesse ou à des normes trop basses ?
  • Est-ce un plan harmonieux ? Est-ce élégant et beau ?
  • Est-ce que ce sera un chemin d’évolution continue pour moi ?
  • Est-ce un chemin courageux, ou est-ce que je joue la sécurité ?

C’est comme demander à un musicien après plusieurs jours de dur travail Qu’est-ce tu penses de ta chanson maintenant qu’elle est finie ? Aurez-vous un avis honnête et juste, ou est-ce que la réponse sera faussée par l’investissement personnel du musicien dans cette chanson ?

Il est tentant, en particulier quand vous êtes fatigué après avoir travaillé si dur, de capituler face à un plan faussé. À un moment vous voudrez dire C’est suffisamment bon. Vous voudrez mettre l’étiquette « ok » à quelque chose de passable, « bon » à quelque chose d’ok, et « super » à quelque chose de bon. Vous voudrez rendre un travail qui vaut un 13 en espérant avoir un 17.

Mais si le plan n’est pas harmonieux et élégant, si cela ne vous fait pas tomber de votre chaise, si cela n’accélère pas votre rythme cardiaque comme une belle chanson, vous n’y êtes pas encore. Vous ne devriez pas dire « c’est suffisamment bon ».

Retenez-vous pour la solution vraiment élégante ; pas en attendant, mais en continuant à explorer avec application jusqu’à ce que vous la trouviez.

Comment savez-vous quand vous avez trouvé une belle solution ? Si vous vous posez la question, c’est que vous ne l’avez pas encore trouvée. Quand vous l’aurez trouvé, vous le saurez. Si vous ne savez pas que vous l’avez trouvée, c’est que vous ne l’avez pas trouvée.

Écoutez votre chanson préférée, celle que vous pensez être un chef-d’œuvre. Quand vous l’écoutez, demandez-vous comment vous savez que c’est beau. Vous ne pouvez probablement pas définir exactement pourquoi. Vous savez que c’est bon d’après la façon dont vous vous sentez. Si vous devez vous demander sérieusement si la chanson est belle, vous savez déjà qu’elle ne l’est pas. La beauté est ressentie, pas analysée.

Quand Martin Gore a écrit la chanson « It’s No Good », il savait qu’il avait créé quelque chose de bon (ironique, étant donné le titre). Il a appelé le membre de Depeche Mode, Andy Fletcher, et lui a dit « Je pense que j’ai écrit un hit. » Et dans beaucoup de pays, cela a été numéro 1. (source : DM biography Stripped).

C’est comme cela que cela se passe avec un bon business plan. Quand il est enfin fini, vous êtes forcé de prendre une grande inspiration et de dire quelque chose comme « Je pense que j’ai écrit un hit. »

Quand vous avez créé une chanson que vous savez être incroyable, vous avez hâte de la partager avec les gens. De la même manière, quand vous avez un business plan que vous adorez réellement, vous avez hâte de le mettre en œuvre. Mais si votre chanson (ou votre plan) est faible, alors aller de l’avant est plus difficile. Vous avez plus de chances de procrastiner parce que vous savez que vous n’avez pas fait votre meilleur travail.

Si vous n’aimez pas cela, c’est que vous n’avez pas fini. Un plan que vous n’aimez pas n’est pas terminé. Comment savez-vous que vous l’aimez ? Là encore, si vous devez vous poser la question, c’est que vous n’y êtes pas encore. Un super plan vous excitera.

Que faut-il y mettre ?

Il y a beaucoup de guides aidant à créer un business plan, mais beaucoup d’entre eux sont remplis de blabla, ou ils pourraient ne pas convenir à votre entreprise en particulier. La plupart de ceux que j’ai vus sont ridiculement archaïques. En faisant des recherches, je suis tombé sur un tutoriel de création de business plan dans Entrepreneur Magazine. Leur modèle semble basé sur les entreprises manufacturières. Sérieusement… Quel pourcentage d’entrepreneurs lance une entreprise manufacturière aujourd’hui ? Peut-être qu’ils devraient préciser quel siècle est concerné par leur modèle.

Si vous avez besoin de créer un plan pour investisseurs, alors vous pourriez vouloir suivre les conventions qu’ils attendent. Mais si, comme moi, vous créez simplement un plan pour vous et les membres de votre équipe, alors assurez-vous que votre plan correspond à votre entreprise. Libre à vous de tirer avantage des modèles en ligne, mais adaptez-les à vos besoins. Si un chapitre semble hors-sujet, c’est qu’il l’est probablement.

Mon plan a suivi les points suivants :

  • Vue d’ensemble – Quel est le concept de base de l’entreprise ? Quel en est le but ?
  • Description de l’entreprise – Que fait réellement l’entreprise ? Qui sont ses clients ? Quels sont ses produits et services ? Quelle valeur produit-elle ? Comment gagne-t-elle de l’argent ? Qu’a-t-elle de spécial ou d’unique ?
  • Stratégies de marché – Quelle est la cible de l’entreprise ? Comment allez-vous la positionner ? Comment allez-vous faire passer le mot et atteindre des clients potentiels ? Pourquoi est-ce que quelqu’un devrait s’intéresser à ce que vous pouvez fournir ? Quelle est votre stratégie de distribution ? Quel genre de relations publiques allez-vous faire ? Qui sont vos concurrents sur le marché ? Quelle est votre stratégie pour gérer la concurrence ? Quel est votre stratégie pour les moteurs de recherche ?
  • Le prix – Quelle est votre stratégie de fixation de prix ? Est-ce que ces chiffres ont du sens ? Comment est-ce que cela affecte votre positionnement sur le marché ? Cela peut être un des aspects les plus complexes à réussir.
  • Stratégie des réseaux sociaux – Comment allez-vous utiliser les réseaux sociaux ? Comment est-ce que les réseaux sociaux vont se mêler au reste de votre entreprise ? Pouvez-vous les utiliser intelligemment sans le voir comme une distraction ? Je n’ai pas vu de modèles de business plan qui consacrent un chapitre à part entière aux réseaux sociaux, mais je l’inclue parce que c’est un aspect de mon entreprise, et c’est un segment en développement qui a des chances d’être toujours aussi important à la fin de cette décennie. Le forum de discussion de mon site va bientôt dépasser le million de messages postés.
  • Plan de développement – Comment allez-vous emmener l’entreprise de son stade actuel au stade où vous voulez l’emmener ? C’est là que vous planifiez de façon linéaire les étapes permettant d’aller de A à B. Notez les processus-clés que votre entreprise devra mettre en œuvre. Identifiez les risques majeurs, et décidez comment vous allez les gérer. Je préfère créer des documents séparés pour cette partie, pour que le document ne soit pas trop surchargé. Par exemple, j’ai d’autres documents de planification pour mes projets de dotation en personnel, mon processus de création et de tenue d’ateliers, mon processus de création de nouveaux produits, etc. Ces plans font 2 à 7 pages chacun, donc si je les incluais dans le document principal, il atteindrait probablement une longueur totale de 50 pages. Attendez-vous à passer beaucoup de temps sur cette partie du plan.
  • Finances professionnelles – Dans cette partie du plan vous pouvez inclure des choses comme les bilans, les déclarations de revenus, et les tableaux de flux de trésorerie. Vous pouvez analyser également vos frais. Pour une nouvelle entreprise ce seront des projections (qui sont souvent de simples estimations). Pour une entreprise existante vous pouvez utiliser des données existantes et y inclure des projections si vous le désirez. Je ne m’ennuie pas à inclure cette section dans mes plans parce que mon entreprise est bénéficiaire depuis des années. Je n’essaye pas d’impressionner de quelconques investisseurs, et je peux utiliser mon logiciel de comptabilité pour vérifier mes finances dès que je le désire. Je ne m’ennuie pas à faire des projections dans le futur car je pense que c’est globalement une perte de temps. Une autre raison pour laquelle ce chapitre est largement hors-sujet pour moi est que mon entreprise a une structure très peu onéreuse. Mes projets de développement ne nécessitent pas de dépenser beaucoup d’argent, et le flux d’argent existant va le couvrir. J’ai également plein de façons de m’adapter rapidement à un manque de liquidités, donc je n’ai simplement pas besoin de faire très attention à ce domaine. Cela serait un domaine important à remplir si vous investissez beaucoup de capital dans l’entreprise, et que vous avez besoin de vous convaincre et/ou de convaincre les autres que vous avez un plan sain pour faire fructifier leur investissement. Mais si vos projections se limitent à de simples suppositions, alors pourquoi vous embêter avec ça ?
  • Clôture – J’aime inclure une demi-page de clôture de quelques paragraphes seulement pour résumer les décisions stratégiques clés. Comme j’ai déjà une entreprise, ma principale préoccupation concerne ce que j’ai besoin de faire différemment pour mettre mon plan en œuvre. Qu’est-ce que j’ai besoin de commencer à faire ? Qu’est-ce que j’ai besoin d’arrêter de faire ? Qu’est-ce que j’ai besoin de changer dans la façon dont je fais les choses ?

Penser de façon holistique

Chaque partie d’un business plan est comme une pièce de puzzle, et le plan entier est le puzzle. Votre puzzle peut compter 100 pièces. Mais vous pourriez être capable de voir des puzzles de 500 pièces. Beaucoup de ces pièces vont avoir l’air de convenir au puzzle, mais si vous les incluez vous aurez la sensation que le puzzle a une drôle de tête.

Un plan holistique est un plan où toutes les pièces se soutiennent les unes les autres pour créer une image singulière. Quand vous avez cette image, votre entreprise vous paraîtra bien plus simple. Sans cette image tout ce que vous avez c’est un tas de pièces, chacune nécessitant votre attention. Vous n’avez pas la capacité d’accorder toute votre attention à chacune de ces 500 ou même de ces 100 pièces. Mais vous pouvez accorder toute votre attention à l’image d’ensemble, et si ces 100 pièces vont toutes bien ensemble, vous allez leur accorder le bon niveau d’attention en vous concentrant sur l’image d’ensemble.

Quand j’ai créé mon business plan, j’ai réalisé que le processus nécessitait beaucoup de suppression et de laisser-aller. Il y avait certaines pièces de puzzle auxquelles j’étais très attaché, des pièces que je trouvais être des éléments importants de mon entreprise, mais en les incluant, j’ai dû en conclure qu’elles ne s’accordaient pas à l’image d’ensemble.

Se débarrasser de tous les morceaux inutiles nécessite beaucoup de conscience de soi. J’ai dû faire une pause plusieurs fois et admettre personnellement que je ne me sentais pas bien vis-à-vis d’un aspect en particulier de mon plan. De temps en temps j’ai travaillé sur les calculs sous-jacents à l’idée, ou j’ai essayé de projeter l’idée dans le futur pour réfléchir aux conséquences à long-terme. Dans certains cas je pouvais voir que 5 à 10 ans plus loin sur cette voie, je me retrouverais dans une situation très indésirable, même si la première année paraissait super. D’autres fois mon intuition était une voix dissonante. Si une partie de moi n’était pas d’accord avec l’idée, je savais que je devais retravailler dessus ou m’en débarrasser. Mon engagement était de créer un plan qui serait logique, qui ferait que je me sens bien, et qui me plairait intuitivement.

Une chose qui m’a considérablement aidé a été de faire une purge d’une semaine d’alimentation 100% crue et sans aucune graisse avant de commencer ce processus de planification. J’ai commencé avec un jeûne de 24 heures, puis 6 autres jours sans rien manger d’autre que des fruits et légumes frais. Pas de sel. Pas d’épices. Pas d’huiles. Pas de sucreries. Pas de sources évidentes de graisse comme les avocats, les noix, les graines, ou les noix de coco. Seulement des fruits et légumes crus et riches en eau, et occasionnellement un thé aux herbes (sans caféine). J’ai perdu 2 kg pendant cette semaine, mais ce n’était rien comparé à la clarté mentale que j’ai connue. Au bout de 3 jours, mon esprit est devenu super aiguisé, comme si j’avais plus de mémoire immédiate disponible pour la pensée consciente. Je n’allais même pas créer un business plan à ce moment-là, mais quand j’ai commencé à travailler sur d’autres documents de planification, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer à quel point mes réflexions étaient vives. J’ai terminé l’équivalent d’une journée de travail en quelques heures seulement. Quand je me suis attaqué à des problèmes vraiment difficiles qui me posaient problème depuis des mois ou des années, les solutions simples ont soudain été évidentes. Je me suis senti un peu stupide de ne pas les avoir vues avant.

J’ai réalisé que je devais tirer pleinement avantage de cette augmentation de clarté aussi longtemps qu’elle durerait, donc je me suis plongé dans ce projet de business planning et j’ai travaillé chaque jour jusqu’à ce que je sois satisfait. Je suis vraiment heureux de l’avoir fait parce que je pense que j’ai pu faire un meilleur travail en une semaine que je ne l’aurais probablement fait en un mois sans cette clarté supplémentaire. Si vous avez vu le film Limitless, l’expérience était un peu comme le fait de prendre une de ces pilules –peut-être pas aussi bien, mais suffisamment pour remarquer une différence.

Je ressens encore ce gain de clarté en ce moment, mais je peux dire que ce n’est pas aussi fort que ça l’était vers la fin de la semaine de purge (qui s’est terminée dimanche dernier). Mais je profite encore probablement de 60 à 70% de ce boost. Je n’avais jamais fait de purge comme ça avant (j’avais fait une diète avec baisse des lipides consommés mais jamais sans aucun lipide), donc c’était une expérience nouvelle pour moi. Je vais très certainement faire plus de purges comme celle-ci quand je voudrais un nouveau regain mental. Le niveau de productivité dont j’ai profité ces dernières semaines a été incroyable. J’adorerais apprendre comment générer ce niveau de performance mentale de façon permanente, mais j’ai eu des problèmes par le passé en essayant de manger très peu de lipides pendant plus de 2-3 semaines (j’ai par exemple vu ma peau devenir tellement sèche que mes phalanges se craquaient et saignaient).

Je ne dis pas que vous devriez faire le même genre de purge pour créer un bon business plan, mais je suggère que cela a du sens d’être au top mentalement et physiquement quand vous le faites. Plus votre esprit est aiguisé, meilleur sera votre plan. C’est un travail incroyablement stimulant et difficile qui poussera votre esprit dans ses retranchements. Accordez-vous tous les avantages possibles.

Avantage concurrentiel

Un des aspects les plus importants d’un bon business plan est d’identifier les avantages concurrentiels de votre entreprise. Beaucoup de modèles de planification vous font commencer par une étude de marché pour trouver des lacunes. Puis vous visez délibérément ces lacunes pour positionner votre entreprise de façon compétitive vis-à-vis des entreprises existantes. Vous regardez ce que les autres joueurs font, et vous visez les endroits où ils sont faibles.

Je préfère approcher cela sous un angle différent, en particulier pour les petites entreprises sur internet. Commencez par regarder vos forces personnelles. En quoi êtes-vous différent des autres ? Que pouvez-vous faire de mieux que la plupart des gens ? Ou est-ce que vous pourriez finir par apprendre à faire mieux que la plupart si vous y travailliez ?

Si vous commencez avec une approche basée sur les forces, alors vous avez besoin de travailler sur vos forces pour en tirer un avantage compétitif qui va intéresser les gens. Une force ne compte probablement que pour vous. Cela pourrait demander du travail de la transformer en un bienfait pour vos clients.

Une de mes forces est que je peux créer du contenu de qualité sur de nombreux sujets bien plus vite que ne peuvent le faire la plupart de mes concurrents. Je peux créer en une heure ce qui leur demanderait une demi-journée ou une journée complète à faire.

Être un créateur de contenu prolifique n’est pas nécessairement un avantage concurrentiel, mais cela peut le devenir. Par exemple, en utilisant cette force pour écrire beaucoup de contenu gratuit de qualité, j’ai pu développer un fort trafic web en quelques années seulement. J’en avais également largement le contrôle direct. Je n’ai pas eu besoin que les chaînes de télé m’invitent sur leur plateau. Je n’ai pas eu besoin d’investisseurs extérieurs pour me financer. Maintenant je peux utiliser ce trafic comme levier pour faire des choses impossibles pour la plupart de mes concurrents, comme en tenant des ateliers sans dépenser un sou en marketing ou en publicité. Je peux aussi développer mes ateliers plus rapidement, ce qui me permet de lancer plusieurs nouveaux ateliers simultanément au lieu de tenir le même ou les deux mêmes pendant je ne sais combien de temps.

Même si vous pourriez ne pas aimer l’idée de penser de façon compétitive, il est sage de voir votre entreprise sous cet angle et d’y réfléchir soigneusement. Les gens ont un incroyable éventail de choix aujourd’hui. Pourquoi donc devraient-ils dépenser leur argent chez vous et pas chez quelqu’un d’autre ? Si vous n’arrivez pas à trouver une bonne raison, ne vous attendez pas à ce que vos clients la trouvent pour vous. Ils iront plutôt dépenser leurs sous ailleurs.

Si vous n’arrivez pas à trouver vos principales forces, alors qu’est-ce qui vous rend différent ? Qu’est-ce qui vous fait sortir du lot ? Si vous acceptez vos différences, vous pourriez voir que vous pouvez les transformer en forces. Par exemple, je vis à Las Vegas, qui est différente de l’endroit où la plupart des gens vivent mais qui n’est pas nécessairement mieux. Mais je peux transformer cela en force en tenant des ateliers sur le Las Vegas Strip, qui est un endroit amusant et vivant. Je tire pleinement avantage de ce lieu en invitant les gens à faire des exercices spéciaux dans les casinos et sur le Strip et en encourageant les gens à sortir après le travail, à voir des spectacles, etc. Cela les fournit des expériences amusantes et mémorables qu’ils n’auront pas dans d’autres ateliers. Vivre à Las Vegas est vraiment différent, mais avec un peu de créativité cela peut être transformé en force.

Qu’est-ce que vous ou votre entreprise avez de différent, même si ce n’est pas nécessairement mieux ? Pouvez-vous modeler une ou plusieurs de ces différences pour en faire une force pour vos clients ? Est-ce que quelqu’un d’autre utilise déjà le même genre de différences pour profiter d’un avantage concurrentiel ?

Penser à long-terme

La création d’un business plan va vous mettre au défi de penser à long-terme, sur des années ou des décennies.

J’utilise une échelle temporelle de 10 à 20 ans pour la plupart des aspects de mon plan. Si je pense seulement 6 à 12 mois à l’avance, je n’arrive pas à voir comment certaines voies en particulier peuvent se transformer en problèmes en cours de route, et je sous-estime d’importantes opportunités. Si j’essaye de penser plus de 10 à 20 ans à l’avance, mon plan devient trop spéculatif, même si je peux prévoir encore plus à l’avance pour certains aspects qui ont des chances de rester stables.

Beaucoup de choses peuvent changer en 20 ans. Si vous aviez un PC il y a 20 ans, vous aviez probablement un 386 ou un 486 qui faisait tourner MS-DOS 5.0 et peut-être Windows 3.0. Avec un peu de chance, vous aviez Windows 3.1, sorti en 1992, et le premier processeur Pentium lancé par Intel en 1993. Pas de smartphones. Pas d’iPods ou d’iTunes. Pas de navigateur web. Pas de Google ou de Yahoo. Pas de YouTube. Pas de réseaux sociaux à moins que vous aimiez les babillards. Vous pouviez recevoir un mail, mais vous l’ouvriez probablement en utilisant un modem 56k. Si vous utilisiez internet, vous y accédiez via CompuServe, Prodigy, ou AOL. Si vous possédiez une console de jeux, c’était probablement une NES, une Super NES, une Sega Genesis, une Turbo Grafx, ou une Neo-Geo… ou une Game Boy ou une Game Gear si elle était portative. Si vous alliez voir un film, vous étiez soufflé par les effets spéciaux 3D de Terminator 2.

Donc si tant de choses vont changer, comment pouvez-vous créer un plan à long-terme qui a du sens ? Est-ce que la planification n’est pas inutile à la lumière d’une telle incertitude ?

Le but de la planification n’est pas de prédire l’avenir. Le but de la planification est d’aiguiser vos décisions du moment présent et de fournir à votre entreprise une base intelligente pour se développer.

Il est vrai que vous ne pouvez pas savoir ce qui va se passer même dans quelques années. Il y aura des surprises. Certaines de ces surprises vont aider votre entreprise. D’autres vont vous rendre chèvre. Peu importe ce que vous ferez, vous allez devoir vous adapter au fur et à mesure.

Mais certains aspects du futur peuvent être assez prévisibles. Je me sens bien en prédisant que le développement personnel sera encore important dans 20 ans. C’est dans l’air depuis des milliers d’années. Cela survivra bien quelques dizaines d’années de plus. En fait je prédis que cela aura encore plus d’importance dans 20 ans qu’aujourd’hui. Depuis quelques décennies au moins, ce domaine est en expansion constante, et son revenu annuel a augmenté de plusieurs milliards de dollars rien que ces 5 dernières années. Les gens dépensent plus pour le développement personnel que jamais auparavant. Et à ma connaissance, cette augmentation va certainement perdurer encore quelques années.

Une des raisons pour lesquelles le développement personnel est de plus en plus important est que le changement est exponentiel, en particulier le changement technologique. Le marché du travail va continuer à changer. Pour être des employés compétitifs, les gens devront s’adapter plus rapidement que jamais aux circonstances changeantes. Ils ne pourront pas croire qu’ils peuvent simplement trouver un travail et le garder pendant des dizaines d’années.

Je prédis que les systèmes éducatifs traditionnels comme les universités vont devenir de moins en moins appropriés, ils ne s’adapteront pas assez vite aux changements du marché du travail. Le temps qu’un étudiant termine son cycle de licence ou de master, la majeure partie de ce qu’il aura appris sera déjà obsolète. C’est déjà un problème majeur aujourd’hui, mais cela empirera encore. Les diplômés universitaires entreront sur le marché du travail en étant insuffisamment préparés pour les réalités concurrentielles du marché. Cela ouvre d’énormes possibilités pour le domaine du développement personnel (qui se recoupe avec le système éducatif traditionnel) pour remplir les trous. Il y aura de plus en plus de demande pour des sources éducatives plus rapides, plus intelligentes et plus pratiques – des formes qui peuvent adapter plus rapidement leurs domaines d’études aux changements de circonstances. Les éléments administratifs universitaires archaïques ne feront que corser encore davantage l’adaptation des anciens systèmes, donc si ces structures ne sont pas remplacées par des systèmes plus flexibles, ces institutions seront dépassées par des entrepreneurs intelligents qui auront la volonté d’accepter ce changement. D’une certaine manière, cela arrive déjà, et je m’attends à ce que ce type de changement perdure.

Les opportunités, ne serait-ce qu’en éducation, sont stupéfiantes. J’ai perdu le compte du nombre de millionnaires que j’ai rencontrés qui ont bâti des entreprises florissantes en enseignant aux gens des compétences importantes que l’on n’enseigne normalement pas dans des universités traditionnelles. En se servant d’internet, ils peuvent le faire à bien moindre coût pour leurs étudiants, ils peuvent le faire plus rapidement, et ils peuvent avoir des programmes modernes et pratiques dans les conditions actuelles.

Tout ce développement et toute cette expansion vont générer plus de confusion et de stress. L’autodiscipline et la concentration vont devenir des qualités de plus en plus importantes à développer pour les gens car les distractions vont certainement augmenter constamment. La demande d’une meilleure gestion de sa vie va significativement augmenter.

Vous n’avez pas besoin d’être technologue pour faire des prévisions raisonnables à propos de l’avenir. Regardez simplement certaines des tendances générales qui se sont développées pendant des années, et projetez-les dans le temps. Les téléphones intelligents vont devenir de plus en plus intelligents et deviendront encore plus communs. Les taux de transfert de données vont augmenter. Internet va devenir encore plus gros. De nouveaux joueurs majeurs vont émerger. Il y aura plus d’intérêts qui se battront pour monopoliser votre attention que jamais auparavant.

Certaines percées majeures vont se produire, et les êtres humains pourraient commencer à intégrer des évolutions technologiques sur ou dans leur corps, mais le concept de développement ne sera pas démodé. Il y a de très fortes chances que cela devienne encore plus important. Les gens qui évoluent le plus vite et s’adaptent le plus vite auront un avantage concurrentiel majeur sur ceux qui s’adaptent lentement. Cela reste vrai que le monde futur soit marqué par plus d’abondance ou plus de manque.

En faisant des prédictions raisonnables quant aux besoins des futurs humains (ou cyborgs, ou quoi qui nous attende sur la route), vous pouvez prendre des décisions aujourd’hui qui vous placent, vous et votre entreprise, sur la voie d’un succès à long terme. Vous pouvez éviter de vous enliser dans une réflexion à court terme qui vous égare. Vous pouvez développer une entreprise qui évolue en s’alignant sur la direction que prend le monde, pas sur le chemin qu’il a déjà parcouru.

Je peux voir assez clairement que les gens vont avoir besoin de beaucoup plus d’aide en matière de concentration, d’autodiscipline et de self-control dans les années à venir. Je peux voir que beaucoup d’institutions éducatives traditionnelles vont voir diminuer leur capacité à enseigner aux étudiants les compétences dont ils auront besoin sur le marché du travail actuel, en particulier parce que leur budget est drastiquement réduit. Je peux prédire que plus de gens auront certainement accès à mon travail sur des outils qui ne seront pas un ordinateur portable ou de bureau. Cela m’aide à faire des choix intelligents quant à la façon dont ma propre entreprise peut répondre à ces besoins tout en restant flexible et adaptable.

Il est important de définir clairement la différence entre votre medium et votre message. Votre message peut rester identique, même dans des circonstances changeantes, mais votre medium doit rester flexible si vous voulez avoir une entreprise compétitive pendant des décennies. Mon message est un développement conscient, et ce message peut s’adapter à beaucoup de média différents. Je n’ai pas à m’inquiéter que le blogging puisse un jour être passé de mode. Dans dix ans, la plupart de nos interactions pourraient avoir lieu via un média autre que le blogging. Mon entreprise, c’est le développement, pas le blogging, et le développement peut être communiqué sous différentes formes. Avec un plan basé sur votre message, vous n’avez pas à craindre le changement ; à la place, vous pouvez être excité par toutes les nouvelles opportunités que peut amener le changement. (Pour en savoir plus sur cette notion, lisez Le médium vs Le message.)

Clarifier le cœur

Quand vous terminez enfin votre business plan et clarifiez l’image d’ensemble, vous pourriez ressentir une excitation nouvelle. Au final, le cœur de votre entreprise va probablement être quelque chose de très simple, peut-être quelque chose de tellement simple que vous étiez enclin à le surestimer.

Dans mon cas, quand j’ai vu l’image d’ensemble, j’ai réalisé que cela en revenait finalement à un principe simple. Pour avoir une entreprise qui fonctionne vraiment, je dois me concentrer d’abord et avant tout sur le fait de suivre mon propre chemin de développement. Gagner de l’argent ne fonctionne pas en tant que but principal. Créer des produits ou tenir des ateliers ne peut pas non plus être le but principal. Pour réussir, je dois m’assurer que l’entreprise soit difficile pour moi. Je ne peux pas lui permettre de devenir tellement facile que je ne ressente plus aucun défi.

Quand je ressens un défi, je suis bien plus motivé, donc je travaille plus dur, et mon entreprise prospère. Quand cela devient trop facile ou répétitif, je perds tout intérêt. Si je n’ai pas la sensation que j’évolue en gérant mon entreprise, c’est un problème. Donc je dois la gérer de sorte qu’il y ait toujours une part de défi. Cette part de défi, cependant, est une cible en mouvement. Ce n’est pas un point fixe. Donc j’ai fini par réaliser que la seule façon dont je peux rendre mon entreprise viable et prospère sur le long terme est d’en faire un véhicule pour mon propre développement et ma propre évolution.

Si j’arrête d’évoluer, mon entreprise perd de sa valeur pour moi. Je commence à m’en désintéresser. Je vais tourner mon attention vers un autre endroit où je continue à évoluer. Et l’entreprise va finalement en souffrir.

Intuitivement, j’ai toujours su ça, mais c’était difficile de le voir jusqu’à ce je travaille sur tous les détails et que je comprenne finalement que c’est logique. Cela pourrait sembler un choix émotionnel ou même irrationnel de définir comme but principal de mon entreprise de servir de véhicule à mon propre développement. Mais quand j’ai travaillé sur les conséquences de cette focalisation, j’ai compris que si j’en faisais mon but principal, alors beaucoup d’autres choix intelligents en découleraient toutes seules. Je dois aider les autres gens à évoluer pour évoluer plus vite personnellement – je ne peux pas beaucoup évoluer dans le vide. Je dois innover. Je dois rendre l’entreprise bénéficiaire car faire faillite ne va pas m’aider autant que de créer plus d’abondance. Je suis déjà passé par la case faillite il y a plus de dix ans et je ne vois pas tellement l’intérêt d’y repasser.

Cette simple compréhension m’a aidé à supprimer beaucoup de pièces de puzzle que j’aurais autrement gardées. Je vois maintenant avec bien plus de clarté qu’il n’est pas sage de développer mon entreprise dans des directions qui ne m’aideront pas à évoluer.

Je ne pense pas que mon cas soit particulièrement unique cependant. Je pense que ce qui attire de nombreuses personnes dans l’autoentreprise est le développement personnel à long terme que l’on tire de ce chemin. C’est ce qui fait que l’entreprise reste fraîche et excitante pour l’entrepreneur. C’est ce qui m’a tiré du lit à 5 heures ce matin. Quand ce développement n’existe plus, c’est qu’il est temps de vendre ou de partir, ce qui fait que vous pouvez passer à de nouvelles expériences de développement.

Ce qu’il y a de vraiment intéressant là-dedans est que même si je me suis principalement servi du point de vue objectif pour développer ce business plan, le résultat final est également joliment cohérent avec le point de vue subjectif. Quelle est l’importance d’une entreprise dans un monde de rêves ? La valeur subjective est la façon dont l’entreprise vous affecte, vous, l’entrepreneur. Peu importe la quantité d’argent de rêve que vous accumulez ou le nombre de personnes de rêve que vous pouvez compter comme clients. Ce qui compte est l’histoire que vous créez et la façon dont cela affecte le développement de votre personne.

Crédits photo : © Sergey Nivens – Fotolia

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