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Le développement personnel pour les gens intelligents

Aimez les bombes

Note : cet article est une traduction de l’article Love the Bombs de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

IdéesAvez-vous la sensation que la pauvreté, la guerre, la famine, la maladie, l’emprisonnement, etc., sont toutes des expériences négatives que nous devrions éviter autant que possible ? Est-ce que ce sont des fléaux dont nous devons débarrasser la planète ? Est-ce que ce sont des choses terribles à vivre pour n’importe qui ?

Ces expériences sont là depuis longtemps pour une bonne raison. Elles nous aident à évoluer. Et donc nous allons continuer à les générer aussi longtemps qu’elles continueront à servir aussi bien ce but.

D’un point de vue, ces expériences pourraient sembler mauvaises ou négatives. Et pourtant les gens les vivent tous les jours, et vos sentiments négatifs ne font pas la moindre différence à cela. Les guerres ont toujours lieu, les gens ont toujours des cancers, et beaucoup n’ont pas accès à l’eau potable, et ce malgré tous vos efforts pour vous sentir aussi mal que possible aussi longtemps que possible quant à leur terrible situation.

Et si vous étiez la personne qui vit une telle expérience ? Là encore, votre sentiment négatif n’aide pas beaucoup. Vous faites plutôt empirer les choses et garantissez que la situation non-désirée va perdurer. Se sentir mal ne finit pas nécessairement en guerre, en famine ou en maladie. Il y a plus de chances que ces sentiments négatifs puissent donner naissance à ces évènements.

Est-ce noble et éthique de se sentir mal puis de ne rien faire pour changer les choses ? Se plaindre de ce que vous n’aimez pas ne fait pas de vous une personne pleine de compassion. Cela vous rend simplement impuissant.

Vous n’allez pas changer ces aspects de la réalité, pas parce que vous ne vous souciez pas des autres gens, mais parce que tout au fond il y a une part de vous qui reconnaît la valeur intrinsèque de ces expériences, même si vous n’êtes pas prêt à le reconnaître consciemment.

Avec une perspective plus large, nous pouvons voir que la douleur provoquée par ces expériences est toujours temporaire, jamais permanente. Elle prend toujours fin à un moment, ce qui nous permet de prendre conscience de la valeur de ces expériences – un sentiment renouvelé d’appréciation et de gratitude envers la vie.

Si vous êtes honnête avec vous-même, vous verrez que vous ne détestez pas ces choses ou que vous ne voulez pas les voir disparaître. La vérité est que vous les aimez et que vous n’en avez pas marre. Vous avez juste du mal à composer avec cette réalité car on vous a appris à croire que c’était mal.

Donc vous justifiez votre intérêt pour la violence en disant que vous l’observez simplement ou que vous apprenez ; vous n’êtes pas un participant actif, simplement un spectateur concerné. De la même manière, vous pourriez payer des gens pour égorger les animaux dont vous mangez la chair au quotidien, tout en continuant à faire semblant d’être une personne non-violente.

Quelles maladies avez-vous guéri ? Quelles famines avez-vous résolu ? À quelles guerres avez-vous mis fin ? Si vous pensez que ce sont des objectifs éthiques, alors quelles sont les preuves de votre éthique ? Est-ce que vous êtes simplement paresseux ? Ou est-il possible – peut-être, pourquoi pas – que vous n’ayez simplement pas l’intention de passer votre vie à travailler sur la moindre de ces choses ? Est-ce que vous n’êtes pas parfaitement bien en faisant quelque chose d’entièrement différent ? Est-ce que cela signifie, comme on vous a appris à le croire, que vous êtes quelqu’un de mauvais et d’égoïste ?

Une autre façon de vous soucier des gens est de reconnaître que nous sommes plus que de simples créatures physiques. Nous sommes des êtres conscients, et toutes ces expériences apparemment négatives servent à nourrir notre expansion et notre évolution. Si nous profitions tous d’une paix, d’une santé et d’une abondance parfaites, et plus encore, nous aurions des chances de trouver cela ennuyeux à mourir et déprimant. Il n’y aurait aucune base sur laquelle nous appuyer pour apprécier ce que nous avons. La gratitude et l’appréciation existent grâce au contraste. Apprécier quelque chose, c’est reconnaître la valeur de sa présence par rapport à son absence.

Quand vous connaissez la maladie, vous pouvez apprécier la santé. Quand vous connaissez la violence, vous pouvez apprécier la paix. Quand vous connaissez l’emprisonnement, vous pouvez apprécier la liberté.

Mais vous pouvez dépasser largement le simple fait d’apprécier un côté aux dépens de l’autre. Quand vous acceptez ces opposés, vous pouvez apprendre à apprécier les deux côtés comme un tout. Vous pouvez apprécier la guerre tout autant que la paix, la maladie tout autant que la santé, le manque tout autant que l’abondance, etc. Vous pouvez voir comment la guerre développe votre courage, comment la maladie vous octroie du temps pour la solitude et l’introspection, comment l’emprisonnement vous fait penser plus profondément à la façon dont vous utilisez votre temps.

Certaines personnes pensent par erreur que j’aimerais éliminer la pauvreté, la guerre, la maladie, et ainsi de suite, de la surface de la planète. Que je devrais peut-être vouloir créer une situation plus équitable pour tout le monde, mais au fond je n’aimerais pas cela du tout. Je valorise ces aspects de la réalité et les apprécie, et je m’attends à les voir continuer.

Dans les années à venir, je m’attends à voir le fossé entre riches et pauvres s’élargir encore davantage. Certaines personnes pensent que c’est terrible, mais pour moi c’est une bonne chose ; cela signifie qu’il y aura plus de contraste, ce qui va nourrir plus d’évolution de la conscience et d’expériences de développement pour tout le monde. Nous superposerons des couches sur d’autres couches au fur et à mesure que les ayants s’éloigneront davantage des non-ayants en termes de richesse, de santé, de technologie, et plus encore.

Je m’attends à voir beaucoup de nouvelles armes inventées et utilisées, et je suis content de les voir arriver. Je m’attends à voir de nouvelles maladies. Nous avons toute une flopée de nouveaux problèmes qui nous attendent. Là encore, c’est un merveilleux carburant pour l’expansion et le développement.

Nous vivons dans un univers en expansion, et il s’étend dans toutes les directions, pas seulement dans les directions que vous voulez. Est-ce que vous préfèreriez vivre dans un univers qui se contracte ? Est-ce que vous seriez réellement heureux dans un monde où la vie s’affaisse au niveau de l’égalité, de l’uniformité et de la conformité ? Est-ce que vous seriez soulagé en sachant que nous réduisons les contrastes avec le temps au lieu de l’augmenter ? Est-ce que ce serait le paradis, ou l’enfer ?

Que vous soyez d’accord avec cet article ou non ne fait aucune différence pour moi. Je m’importe peu de vous convaincre de quoi que ce soit. Mon travail est de stimuler la croissance en amenant des notions inconscientes à votre conscience. Mais pour votre propre bien, réfléchissez-y. Si vous êtes sérieux quant au fait de mettre fin aux aspects injustes, déplaisants ou cruels de la vie humaine, alors ne perdez pas un autre précieux instant à lire mon blog alors que vous pourriez jouer au héros. Si vous pensez réellement que le monde a besoin d’être secouru, alors arrêtez d’être paresseux, choisissez un problème auquel vous attaquer, et mettez-vous au boulot. Ou vous pourriez envisager la possibilité que le monde est peut-être parfait comme il est, et que votre relation à ce monde est la chose qui a vraiment besoin de secours.

Crédits photo : © cupoftea – Fotolia

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