Comment vous libérer de la frustration

Note : cet article est une traduction de l’article How to Be Free of Frustration de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Ouverture et acceptationSi vous vous sentez frustré, cela signifie que vous avez une vibration qui s’aligne avec une réalité dont vous ne voulez pas.

Comment créer cette vibration de frustration ? C’est assez simple. Observez simplement votre réalité, puis résistez ou rejetez-en certains aspects. Regardez votre situation financière, et résistez-y. Regardez votre travail, et résistez-y. Regardez votre relation (ou votre absence de relation), et résistez-y.

Une fois que vous avez cette vibration de frustration, vous êtes coincé dans votre résistance. Donc la réalité répond en accord avec ça. « Oh… Tu as une vibration qui s’aligne avec ce dont tu ne veux pas. Voilà donc plus de ce que tu ne veux pas. Tu es bienvenu pour vivre cela aussi longtemps que tu le désires ! »

Vous pouvez penser que la solution est que la réalité s’ajuste toute seule d’elle-même – ou que vous changiez le monde extérieur – et qu’alors vous serez capable de vous débarrasser de cette frustration. Mais est-ce que cela fonctionne vraiment ? Pas du tout.

Plus vous essayez de travailler sur le monde qui vous entoure, tout en résistant à certains de ses aspects, plus longtemps vous perpétuez cette frustration. Même si vous arrivez à réparer apparemment certains aspects de la réalité qui vous entoure, un autre aspect va rapidement lâcher. Ou alors vous allez forcer et retomber, encore et encore. Vous avez déjà vécu ça ?

Il n’y a pas de monde extérieur

La raison pour laquelle cette approche ne fonctionne pas est qu’il n’y a pas de monde extérieur, du moins pas un monde auquel vous pouvez accéder directement. Où se trouve tout ce que vous savez du monde extérieur ? Dans votre tête, ou dans votre conscience. C’est là que vous avez tous vos souvenirs, toutes vos connaissances, et toute votre expérience. C’est là que se trouvent vos sentiments. C’est là que vous ressentez votre vibration.

Pensez à votre expérience de la réalité de façon aussi objective que possible. Où sont gérées toutes vos observations ? Où sont traitées toutes les images 3D que vous percevez ? Où sont interprétés les sons que vous entendez ? Où sont ressentis vos expériences et vos sentiments ? Tout cela arrive dans votre esprit et dans votre corps.

Où est la frustration ? Évidemment elle est aussi dans votre esprit (ou cerveau).

Et puis, où sont toutes ces expériences frustrantes ? Est-ce qu’elles existent vraiment « là dehors » ? Si c’est le cas, alors montrez-les nous. Si vous ne pouvez pas les pointer du doigt ou les identifier dans l’espace qui vous entoure, alors elles n’existent que dans vos souvenirs et dans vos projections mentales, ce qui se trouve entièrement dans votre esprit. Et si vous croyez que vous pouvez les pointer physiquement dès maintenant, alors qu’est-ce que vous pointez ? Vous vous voyez gesticuler vers une construction visuelle qui est une simple stimulation mentale, ce qui reste de la réalité extérieure.

Une fois que vous réalisez qu’il n’y a pas de frustration là-dehors – et qu’il n’y a pas non plus d’expériences frustrantes dans le monde extérieur – vous êtes bien plus proche de vous débarrasser de toute votre frustration. Si ces expériences sont intérieures, ce qu’elles sont en réalité, alors vous avez peut-être la capacité de vous débarrasser de cette frustration sans avoir besoin de changer tout ce qui est en-dehors de vous.

Vous êtes capable de le faire en réalité. Un bon début est de réaliser que c’est assez idiot de la part d’une partie de votre cerveau de résister à une autre partie de votre cerveau. Pour créer de la frustration, par exemple, la partie de votre esprit qui observe doit être en désaccord avec la partie de votre esprit qui prédit.

Observation vs Prédiction

Si vos prédictions et vos observations sont en désaccord, est-ce que cela a vraiment du sens de les laisser se battre dans votre esprit ?

Quel est le moyen le plus sûr de mettre fin à ce conflit intérieur ? Et si vos prédictions baissaient les armes devant vos observations ? Laissez les observations gagner, laissez la réalité être ce qu’elle est, laissez vos observations être ce qu’elles sont, et refusez de vous battre intérieurement si vos prédictions sont en désaccord. À la place, laissez vos capacités de prédiction apprendre et évoluer en accord avec vos dernières observations. Ne vous accrochez pas à des prédictions inexactes.

Quand vous vous autorisez à vous complaire dans la frustration, vous continuez à alimenter la guerre entre vos prédictions et vos observations. Et les guerres de cette nature ont tendance à se perpétuer d’elles-mêmes. Cela signifie que vous allez continuer à trouver de nouvelles sources de conflit même si les anciennes sont taries. Aussi longtemps que vous croyez que c’est bien de voir vos prédictions et vos observations se battre, votre esprit va continuer à alimenter cette bataille avec de nouvelles troupes, de nouvelles armes et de nouvelles munitions.

Quand vous réalisez que ce conflit est inutile, ce qu’il est en réalité, alors vous pouvez consciemment y mettre fin. Pour ce faire, un côté doit se rendre, et le côté qui perd doit être la prédiction. Autrement vous allez simplement vous désaligner encore plus de la vérité, et vous allez attirer encore plus de frustrations car vous allez élargir le fossé entre prédictions et observations. C’est mieux de corriger vos erreurs de prédiction quand le combat n’est pas aussi intense.

Se rendre

Une fois que vous vous rendez, les deux côtés vont baisser les armes, et le combat va prendre fin. Au lieu de vous sentir frustré, vous pouvez alors commencer à vibrer d’acceptation, puis de paix, d’ouverture et de bonheur.

En continuant à abandonner les combats de la frustration, qu’on ne peut pas gagner, vous allez avoir accès à encore plus de vibrations pleines de ressources. Quand vos capacités de prédiction et vos compétences en observation arrêter de se battre, vous avez plus de ressources à allouer à vos capacités de création. Au lieu de voir votre créativité être siphonnée par le conflit, vous pouvez plutôt créer ce que vous désirez.

Résister à vos observations n’est pas un bon moyen de manifester vos désirs. Vous ne pouvez pas créer si vous niez ce que vous avez déjà créé. Vous ne pouvez pas élever votre vibration si vous n’acceptez pas ce que vous attirez avec votre vibration actuelle.

Si vous voulez accélérer et évoluer encore plus vite, alors autorisez-vous à aimer ce que vous avez déjà créé. Peu importe que cela ait l’air mauvais, aimez-le comme un prince grenouille. Trouvez une façon – n’importe quelle façon – de voir la beauté derrière la laideur apparente.

Résister au manque

Quand j’étais fauché et endetté il y a des années, j’ai commencé par résister à ce résultat. Chaque nouvelle année passant, j’ai été de plus en plus déterminé à résister à la réalité que j’observais, et à me réengager plutôt dans la création de richesse. Au bout d’un moment j’ai dû en conclure que cette bataille intérieure ne fonctionnait pas. J’ai perdu de l’argent pendant 5 ans d’affilée. Toute cette volonté pour résister au fait d’être fauché ne faisait pas entrer l’abondance dans ma vie. Résister au fait d’être fauché à juste augmenté encore et encore le manque d’argent dans ma réalité. Finalement j’ai dû vendre la plupart de mes possessions, perdre mon bureau, et perdre mon appartement. Plus je me battais contre le fait d’être fauché, plus j’étais fauché.

Finalement je suis revenu à la raison. J’ai reconnu que résister au fait d’être fauché drainait mon énergie créative et me laissait avec très peu de pouvoir pour créer et vivre ce que je désirais vraiment. Même si mes prédictions combattaient mes observations, mes ressources intérieures n’étaient simplement pas disponibles pour créer ce que je désirais.

Donc j’ai abandonné et je me suis rendu. J’ai arrêté de me battre. J’ai reconnu et accepté que j’étais totalement fauché. Je me suis laissé me vautrer dedans, comme si je prenais un bain dans une baignoire pleine d’absence d’argent.

J’ai déclaré la reddition inconditionnelle de la prédiction, et j’ai proclamé l’observation vainqueur de cette guerre qui durait depuis des années. Mes nombreuses tentatives de création de richesse ne fonctionnaient clairement pas, et elles avaient peu de chances de finir par marcher un jour. Les objectifs, projets, actions, et attitudes dont je prédisais qu’ils me mèneraient à la richesse et au succès m’avaient amené dans la direction exactement inverse. C’était un échec extraordinaire, un des plus grands de ma vie. Finalement, au lieu de résister à cette observation, je l’ai fêtée. Quel plantage spectaculaire c’était !

Soulagement

Quand cette guerre a été enfin terminée, je m’attendais à me sentir assez déprimé à propos de tout ça. Peut-être que cela est arrivé en partie, mais cela a rapidement disparu, pour être remplacé par des sentiments de soulagement et même d’allégresse – des sentiments rarement associés à la fin de nombreuses guerres.

Quand mes soldats intérieurs ont quitté le champ de bataille pour rentrer à la maison – certains victorieux, d’autres vaincus, mais tous soulagés que la guerre soit finie – je les ai remis au travail. Au lieu de travailler sur des armes, de l’entraînement sur le terrain et des objectifs militaires, je les ai fait travailler dans la construction. Sans plus de guerre à mener, j’avais beaucoup de main-d’œuvre intérieure disponible pour de nouveaux projets créatifs.

Et ces projets ont réussi. Sans cette vibration de frustration qui m’ancrait dans une réalité dont je ne voulais pas, je me suis autorisé à glisser gentiment dans une réalité dont je voulais réellement. En refusant de résister à ce que j’avais déjà créé, mes pouvoirs créatifs sont montés d’un niveau ou deux… ou dix.

Maltraiter votre créativité

C’était difficile d’apprendre la leçon selon laquelle, quand je résiste à ce qui est, je détruis ma propre créativité. Maintenant je comprends que si je veux créer et attirer ce que je désire, je dois encourager ma créativité à exploser hors de moi. Je dois m’autoriser à voir la beauté dans ce que j’ai déjà créé, à ne pas tarir d’éloges sur ma créativité pour ce qu’elle a fait jusque-là, à continuer à remarquer ses forces et son potentiel, pas ses manques.

Si vous niez, résistez, ou condamnez ce qui apparaît déjà, vous jetez votre créativité aux oubliettes. C’est comme entraîner un athlète en disant constamment « Mon dieu ce que tu peux être mauvais ! Tu crains ! » et ne jamais l’encourager ou le féliciter.

Quand vous résistez à ce qui apparaît dans votre vie, vous abusez de votre créativité. Est-ce vraiment la relation que vous voulez entretenir avec elle ? Est-ce que cela va vous apporter quoi que ce soit de frapper et rabaisser votre créativité pour qu’elle devienne désarmée et impuissante ?

L’alignement avec l’abondance

Depuis ces leçons durement apprises, je n’ai pas eu de mal à rester dans le flux de l’abondance – et à continuer son expansion dans d’autres domaines. Le cœur de cette philosophie de création de l’abondance est l’acceptation totale de ce qui est.

Chaque fois que je vois mes observations et mes prédictions se chamailler, je leur fais des câlins à toutes les deux et je dis aux prédictions de s’asseoir et d’écouter plus attentivement les observations. Une fois que ces deux-là commencent à redevenir de supers potes, alors beaucoup d’énergie nouvelle afflue dans ma créativité. Et la créativité est très bonne pour manifester de nouveaux désirs.

Je loue également ma créativité pour ce qu’elle a déjà fait apparaitre dans ma vie. Je cherche n’importe quelle excuse pour lui faire une petite caresse sur la tête.

  • Regarde ce bel article que tu viens d’écrire. Tu jongles tellement bien avec les mots !
  • Tu as vraiment aidé cette femme à se sentir aimée et appréciée. Tu es très bon pour te connecter avec ton cœur !
  • Tu es encore dans un avion. Bravo pour tes voyages – c’est tellement amusant !

Et si vous passez une mauvaise journée ? Là encore, trouvez n’importe quelle excuse pour louer votre créativité, ce qui est la même chose que de trouver quelque chose à apprécier dans votre réalité.

  • Qui vient de faire du pop-corn sans le faire brûler (globalement) ? C’est TOI !
  • Tu as fait un joli câlin à ta fille. Elle a vraiment dû faire des efforts pour ne pas laisser échapper un grand sourire !
  • Tu viens donc d’envoyer à ton ex-femme un texto destiné à ta petite amie… Quelle façon stimulante de commencer la journée !

Apprivoiser les prédictions

Si vous voulez inviter plus d’abondance et de flux dans votre vie, vous aurez des chances d’obtenir des résultats bien plus rapides en ne pilonnant pas sur vos désirs mais en relâchant votre résistance envers ce qui apparaît déjà – ainsi que tous les soucis et toutes les inquiétudes quant à ce qui pourrait arriver ensuite.

Il est plus facile de lancer une entreprise si vous ne vous préoccupez pas d’être fauché. Il est plus facile d’inviter des relations aimantes à entrer dans votre vie si vous ne vous préoccupez pas d’un potentiel rejet. Il est plus facile d’écrire des articles intéressants si vous ne vous préoccupez pas des critiques.

Je suis très heureux dans ma vie aujourd’hui. Cela a été une année incroyablement belle, et je suis impatient de voir ce qui va arriver dans les mois à venir. J’ai hâte de faire l’expérience de nouveaux projets créatifs, d’accords professionnels lucratifs, d’aventures de voyages excitantes, de séances de câlins tendres et aimants, de nouveaux amis, de nouvelles leçons d’évolution, et plus encore.

Mais j’ai appris qu’il est généralement désastreux de laisser mes prédictions dépasser de loin mes observations. Je me suis permis d’apprécier la vibration qui consiste à être déjà aligné avec mes désirs, mais je ne me permets pas de m’y accrocher.

Si je deviens trop attaché à certaines prédictions, alors qu’arrive-t-il si et quand mes observations tombent à côté de mes prédictions ? Qu’arrive-t-il si un accord professionnel attendu avorte, ou que votre rendez-vous amoureux est annulé, ou qu’un magnifique voyage est repoussé ? Si je reste accroché à mes attentes, j’invite la frustration.

Je m’autorise à faire des prédictions – je ne peux pas vraiment m’empêcher d’en faire – mais je les laisse flotter constamment autour de moi sans les graver dans le marbre. Seule l’observation a le privilège et la responsabilité d’entériner ces attentes (et même alors, cela demande également à être parfois tamisé). La prédiction ne brandit jamais le bâton de la certitude. La prédiction ne peut que suggérer, jamais affirmer. La prédiction ne peut que déclarer ce qui pourrait être, jamais ce qui sera.

En me débarrassant de tout attachement à ce qui pourrait être, et en me tenant simplement à mes intentions, j’évite beaucoup de frustration. Évidemment je ne vais pas toujours y parvenir. Mais quand je retrouve mon bon sens, je dis à ma part de prédiction de baisser les armes. Je la remets à la place qui lui appartient et lui rappelle qu’elle est éclaireuse, pas général.

Cela demande de la pratique et de la patience. Je dois souvent faire machine arrière et me souvenir des idées que j’ai partagées ci-dessus ; que mes prédictions et mes observations sont toutes deux intérieures et que c’est idiot de les laisser se battre en moi. Heureusement la perfection n’est pas nécessaire. Même une petite amélioration dans leur relation peut générer de très bons résultats.

Entraîneurs de créativité

Peut-être que je vais profiter d’un accord professionnel lucratif d’ici une semaine ou deux, mais peut-être que cela n’arrivera pas. Peut-être que j’irai au Canada et en Norvège ce mois-ci, mais ces voyages pourraient être annulés pour une raison imprévisible. Peut-être que mes relations vont s’améliorer ou se dégrader auprès de personnes ou d’autres, impossible de le savoir.

Même quand j’ai des plans apparemment solides pour ces expériences bienvenues, je fais de mon mieux pour éviter de m’y accrocher. Ce ne sont que des possibilités, quelle que soit leur probabilité.

Chaque fois qu’une prédiction veut me crier « Fêtons cela à l’avance. C’est du tout cuit ! », je ne lui laisse pas l’autorité nécessaire pour qu’elle considère avoir la moindre certitude vis-à-vis de l’avenir. Je lui permets de faire des suggestions, et j’écoute ces suggestions, mais je garde une attitude de « peut-être, peut-être pas » quand je l’écoute. Je sais par expérience qu’une prédiction peut générer énormément de confiance même quand elle est terriblement fausse.

L’ironie est que quand j’empêche mes prédictions d’atteindre le niveau de l’orgueil, elles ont tendance à être plus exactes. En la forçant à rester humble, ma capacité de prédiction sent qu’elle a quelque chose à prouver, et donc elle fait un travail plus fiable.

Voyez la prédiction et l’observation comme vos deux entraîneurs de créativité. Si les entraîneurs hurlent et se disputent, cela ne bénéficie pas à l’élève. Mettre les deux entraîneurs sur un pied d’égalité est un acte d’équilibrage trop difficile. L’approche la plus intelligente est d’avoir un entraîneur principal (l’observation) et un entraîneur adjoint (la prédiction). Quand il y a un désaccord au sujet de la technique d’entraînement, ils peuvent commencer par en parler et essayer de trouver un consensus, mais si cela ne fonctionne pas, alors c’est l’entraîneur principal qui a l’autorité de prendre la décision.

En aimant et acceptant votre réalité actuelle pendant que vous invitez de nouveaux désirs, vous pouvez créer ce que vous désirez plus rapidement et plus facilement. Vous pouvez empêcher de nouvelles guerres d’éclater entre la prédiction et l’observation, et vous assurer qu’ils travaillent en coopération comme co-entraîneurs de vos capacités créatives. Cela signifie que plus d’énergie afflue dans la création, et que moins d’énergie est gaspillée en frustration.

En plus, en vous débarrassant de ces luttes intérieures (ou au moins en les mettant en sourdine), vous pouvez libérer plus de temps pour profiter du plaisir de recevoir ce qui vous arrive.

Crédits photo : © Marina Zlochin – Fotolia

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