80% des nouveaux employés échouent dans les 5 premières années

Note : cet article est une traduction de l’article 80% of New Employees Fail Within the First 5 Years de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Echec programméAvez-vous entendu cette statistique qui dit que « 80% des entrepreneurs qui s’installent échouent dans leurs cinq premières années ? » Cela semble être la statistique préférée des gens pour essayer de décourager leurs amis ou collègues de lancer une nouvelle affaire (avec les meilleures intentions bien évidemment <- oui, c’est un sarcasme). Parfois vous entendrez des variations de cette statistique parlant de 75% ou de 90%. J’en ai entendu une autre qui disait que dans les 20% d’entreprises qui n’échouent pas dans les 5 ans, 80% échouaient dans les 5 années suivantes. Donc cela ne vous ramène qu’à 4% de chances de durer plus de 10 ans (20% de 20%).

Maintenant est-ce que quelqu’un peut me dire le pourcentage d’employés qui échouent dans les cinq premières années ?

Si vous avez un travail et que vous vous faites virer au bout de quatre ans et demi, seriez-vous compris dans cette statistique ? Et si vous démissionniez ? Si vous étiez parti pour un meilleur travail ? En retraite ? Si vous aviez été muté ? Ou promu ?

Si votre travail est fini, est-ce que cela signifie que vous avez échoué ? Et si une entreprise « échoue » à durer, est-ce que cela signifie que l’entrepreneur a échoué ? Est-ce que toute entreprise ne finira pas par échouer ? Même Microsoft ? <- non, ce n’est pas un sarcasme.

Si une entreprise échoue à durer, est-ce que cela signifie que cela doit être considéré comme un échec ? Est-ce que « l’échec » signifie que l’entreprise ne produit rien qui a de la valeur, ou aucun revenu au(x) propriétaire(s) ? Et si un employé est embauché puis « échoue » au bout d’un certain nombre d’années ? Est-ce que cela signifie qu’il (ou elle) n’a rien fait tout ce temps et qu’il n’aurait pas dû être embauché à la base ? Bien sûr que non…

Ne laissez pas des statistiques farfelues vous décourager de prendre la route entrepreneuriale si vous la trouvez attirante. Bien qu’un business ou un travail puisse cesser de durer après un certain nombre d’années, cela ne signifie pas pour autant que c’était une perte de temps. Vous allez quand même apprendre et évoluer et créer de la valeur en cours de route, revenus mis à part. Tout comme un travail peut être une pierre angulaire, une entreprise peut l’être aussi, et il n’y a aucune raison de ne pas lancer une nouvelle affaire avec l’attente que ce n’est que temporaire. Les travails et les entreprises vont et viennent. Votre évolution personnelle est ce qui dure.

Ma première et seule expérience en tant qu’employé a duré six mois. Ma première entreprise a duré 11 ans et dure toujours. Allez comprendre.

 

Crédits photo : Africa Studio

2 commentaires

  • Geoffrey GROS dit :

    Merci Oliver de voir encore le verre à moitié plein qu’à moitié vide. Nous sommes submergés d’informations négatives de statistiques farfelus et de conseils de prudence. Frein à l’entreprenariat, frein à la mobilité, frein à diriger notre vie en fonction de nos envies.
    Dans une période de récession, ne serait-il pas plus logique de pousser ceux qui on le courage d’entreprendre, de pousser ceux qui veulent changer l’échiquier, de bousculer les dogmes ?
    Je pense que oui. Si tu le permet je voudrais te raconter une petite histoire, mon histoire.
    Après avoir écumer plusieurs jobs, travailler pour d’autres, galérer pour une misère je me suis mis en tête de travailler pour moi. J’ai crée une SARL de courtier en eco travaux qui avait pour but d’aider les porteurs de projets de construction et de rénovation dans leurs démarches de recherche d’informations et surtout d’entreprises qualifiées. A cette époque ma femme était enceinte, j’avais démissionné donc retour chez ma mère, heureusement qu’elles sont là pour nous soutenir, et nous étions en pleine crise, sur un marché émergent en France. Et bien un an après je fermais cette entreprise faute de trésorerie. Je fais donc partie de cette statistique. Mais ce qu’on ne dit pas c’est que d’une part c’est un acte responsable de clôturer une entreprise plutôt que de renflouer et perdre davantage avec au passage le risque de “planter” tes partenaires. Et d’autre part “l’échec” fait partie intégrante de la vie et cette somme d’échec nous mène à la réussite. C’est tout simplement vivre en calculant le plus précisément possible le risque mais vivre, entreprendre et agir.
    C’est Benjamin DISRAELI qui disait ” L’action n’apporte pas toujours le bonheur, sans doute, mais il n’y a pas de bonheur sans action” (tiré du livre de TImothy FERRIS que je recommande à tous. La semaine de 4 heures.)
    Pour finir mon histoire et là je te salue bien bas cher Olivier. Je relance mon idée de courtage en eco-travaux dans un blog que j’espère sera aussi professionnel que les tiens( je n’en suis qu’au début!). Et en plus j’ouvre ma pizzéria à M’zouasia (Mayotte) dan l’Océan Indien en décembre. Comme quoi il n’y a pas de mauvaise expérience.
    Continue à nous illuminer de tes conseils stp Olivier.

    Geoffrey

  • samuel dit :

    Salut Olivier,

    c’est une analyse vraiment nouvelle et bien inspirante pour moi.

    Je pense que j’ai une nouvelle arme en main pour aider des personnes à devenir entrepreneur.

    Un ami m’a dit un jour ceci: ‘tu ne peux jamais savoir si t’as pas essayé”. En fait, si je l’applique à entrepreneuriat, on peut échouer dans notre projet; mais on ne peut pas savoir tant qu’on a pas essayé.

    Les belles paroles, ne remplacent jamais l’action; ni même les statistiques.

    Amicalement,

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