Le développement personnel pour les gens intelligents

Une bonne raison de garder le silence

éviter les conversations futilesDans son autobiographie, Benjamin Franklin a cité le silence comme l’une de ses vertus. Il a fait cette description :

« Parlez, mais seulement de ce qui peut être utile aux autres ou à vous-même. Évitez les conversations futiles ».

Pensez au temps et à l’énergie que vous pourriez économiser en évitant les conversations futiles et en parlant uniquement pour le bénéfice des autres ou de vous-même.

Je suppose que tout dépend de la manière dont vous définissez « bénéfice ».

Quel est l’intérêt de commenter ce que quelqu’un partage si ce n’est que pour le plaisir de commenter ? Cela vous permettra peut-être de rester connectés une ou deux secondes de plus, mais quel est l’intérêt ?

Cette conversation sera-t-elle encore dans votre esprit le lendemain, une semaine ou un mois plus tard ?

S’engager dans des conversations futiles au lieu de garder le silence a un coût. Cela peut nous permettre d’avoir une certaine connexion, mais c’est une forme de connexion superficielle et peu mémorable. C’est un peu comme si vous étiez recouvert d’un brouillard qui s’évapore à la fin de la conversation.

Avez-vous déjà eu des conversations de qualité dont vous vous souvenez encore des années plus tard parce qu’elles étaient profondes, significatives ou spéciales ? Combien de fois avez-vous eues des conversations dont vous vous souvenez encore une année plus tard ? Et combien d’entre elles se perdent dans le vide ? Combien de conversations paraissent futiles à vos propres yeux ?

Si vous êtes habitué à faire des commentaires en ligne, essayez de vous rappeler quelques-uns des commentaires les plus importants que vous ayez faits au cours des cinq dernières années. Dans quelle mesure votre intervention profite-t-elle vraiment aux autres ou à vous-même ?

Combien de vos critiques adressées à d’autres personnes sont tombées dans l’oreille d’un sourd ou ont aggravé une situation ?

apprendre à garder le silence

Je vous encourage à jouer avec votre définition de l’adjectif futile. Voyez ce qui se passe si vous élevez le niveau en vous abstenant de faire 25% de commentaires que vous considériez auparavant comme acceptables.

Qu’est-ce qui est à la limite de la futilité et que vous n’avez pas réellement besoin de partager ? Quelles sont ces petites moqueries sans valeur que vous pourriez laisser passer, même si vous avez le bon mot sur le bout de la langue et que vous en êtes immensément fier ? À quels genres de débats pourriez-vous refuser de participer ? Quelles sont les conversations futiles que vous pouvez désormais refuser ?

Il s’agit d’un entraînement à la maîtrise de soi et à la discipline personnelle. Lorsque vous apprenez à garder le silence et à être plus sélectif dans ce que vous partagez, cela peut vous apporter des avantages significatifs, notamment dans l’amélioration de vos relations et de votre productivité. Parfois, il est plus bénéfique de ne rien partager, de garder le silence.

Quand vous évitez une conversation futile, vous pouvez ressentir un vide à la place. Ce vide peut être plus profond que ce à quoi vous vous attendiez. Ce que je vous invite à faire aujourd’hui, c’est d’apprendre à combler ce vide par quelque chose de riche et de significatif pour vous. En dehors des conversations futiles, quelles sont les choses dans lesquelles vous pouvez investir votre temps et votre énergie ?

Article original écrit par Steve Pavlina.

Il y a quelques années, j’ai passé quelques jours dans un monastère bouddhiste. Au cours de cette expérience, j’ai notamment appris à éviter de parler pour combler le vide. Je vous invite à voir la vidéo du jour pour découvrir les autres leçons que j’ai apprises au village des pruniers.

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