Le développement personnel pour les gens intelligents

Des limites relationnelles proactives au service d’un épanouissement optimal

Un ami m’a récemment offert un jeu de cartes-questionnaires, et l’une des cartes posait la question suivante :

« Quelle est l’une des leçons les plus précieuses que vous avez apprises au cours de l’année écoulée ? »

Cette année, la leçon la plus importante pour moi a consisté à mieux saisir le lien entre une gestion consciente des limites relationnelles et la capacité à s’engager pleinement dans des relations profondes et significatives.

J’avais déjà saisi l’importance de dire un « non » clair et ferme aux correspondances partielles dès qu’elles se présentent.

C’est une étape essentielle pour laisser place aux opportunités réellement alignées.

Si je me laisse encombrer par des correspondances incomplètes, je ne peux pas accueillir ce qui me correspond pleinement.

Des limites relationnelles proactives au service d’un épanouissement optimal

Voir ces correspondances partielles comme des tests à surmonter (en les rejetant avec discernement) m’a été d’une grande aide.

J’ai pris conscience que ce processus était une forme de respect envers mes limites relationnelles, une pratique que je perfectionne encore aujourd’hui.

J’ai également découvert que les opportunités véritablement alignées ne se manifestent généralement qu’après avoir décliné celles qui ne le sont pas tout à fait.

Avec le temps, j’ai appris à être moins tenté par ces options inadaptées ou incomplètes.

Se contenter de moins ne mène ni à mon bonheur ni à celui des autres.

Nous nous épanouissons davantage lorsque nous maintenons des standards élevés.

Il devient aussi plus simple d’accueillir l’abondance lorsque nous savons clairement ce que nous voulons et pourquoi nous le voulons.

Cette année m’a également montré l’importance d’une gestion proactive des limites relationnelles.

Plutôt que de traiter les problèmes au cas par cas, il peut être utile, à certains moments, d’effectuer un grand nettoyage pour repartir sur des bases claires et alignées.

L’un des grands nettoyages que j’ai entrepris cette année a consisté à exclure certaines personnes de ma vie, aussi bien personnelle que professionnelle.

J’ai réalisé que leurs raisons ou excuses pour justifier leur soutien ne comptaient pas pour moi.

Leurs paroles, leurs actions et leur impact suffisaient à établir une incompatibilité évidente, un signe qu’ils ne respectaient pas mes limites relationnelles.

Il m’est rapidement apparu que je n’avais aucun intérêt à entretenir des relations avec de telles personnes, même si elles souhaitaient rester en contact avec moi.

Ce choix n’a pas été difficile.

Par exemple, je n’ai trouvé aucun partisan de Trump avec lequel je me sente suffisamment aligné pour envisager une relation, qu’elle soit personnelle ou professionnelle.

Au mieux, je pourrais les tolérer, mais cela ne me suffit pas. Je ne veux pas remplir ma vie de relations basées sur une simple tolérance.

Cette situation s’est présentée comme une invitation claire à agir.

D’autres incompatibilités peuvent être complexes ou nuancées, mais celle-ci était limpide. J’ai donc accepté cette évidence et procédé à un nettoyage aussi consciencieux que possible avec pour but de faire respecter mes limites relationnelles personnelles.

Même lorsque j’ai dû gérer des désalignements de manière réactive, j’ai pris le temps d’en analyser les causes et de réfléchir à des moyens de prévenir des problèmes similaires à l’avenir.

Ce processus m’a permis de renforcer mes limites relationnelles, les rendant plus solides et alignées avec mes valeurs.

Toutefois, ce que je n’avais pas anticipé, c’est à quel point cette approche proactive de gestion des limites relationnelles allègerait et changerait la lourdeur sociale que je ressentais au début de l’année.

Aujourd’hui, je ressens une forme particulière de légèreté, de fluidité et d’aisance dans mes interactions sociales.

Je m’intéresse davantage aux gens et prends plus de plaisir à tisser des liens avec eux, même si ces interactions se déroulent principalement en ligne.

Je crois que cela s’explique en grande partie par mon engagement à protéger mon espace social des intrusions de personnes déséquilibrées ou incompatibles.

Certains amis, que je pensais mieux connaître, se sont révélés incompatibles.

J’ai réalisé que je ne voulais plus les considérer comme des amis, ayant perdu trop de respect pour eux — peut-être parce que ce respect avait été accordé trop facilement au départ.

Étant donné que nous ne pouvons entretenir des relations profondes qu’avec un nombre limité de personnes, notre cercle social se compose inévitablement de quelques dizaines d’individus, peut-être quelques centaines si nous y consacrons un effort considérable.

Même si nous pouvons servir un public plus large à travers notre travail ou nos activités, les relations personnelles véritablement significatives restent beaucoup plus limitées en nombre.

Après avoir fait ce nettoyage, j’ai l’impression d’avoir libéré — ou peut-être créé — une capacité et un désir plus forts de m’investir dans la vie des personnes qui me sont réellement proches.

Ce changement ne résulte pas d’une inclinaison pour l’amour universel.

Bien que je ressente un lien d’amour inconditionnel envers l’humanité dans son ensemble, je ne peux pas accorder mon temps, mon énergie et mon attention à tout le monde.

Cela m’oblige à être plus sélectif dans mes relations personnelles, en priorisant celles qui enrichissent vraiment ma vie et respectent mes limites relationnelles.

Je pense que certaines personnes ont ressenti ces changements d’énergie en moi, car j’ai remarqué davantage de contacts positifs, notamment de la part de celles qui, comme moi, ont fait un grand nettoyage dans leur vie cette année.

Cette année, j’ai l’impression d’avoir approfondi ma compréhension des différences entre les relations sociales compatibles et incompatibles.

Les relations les plus compatibles nous nourrissent : elles nous apportent de l’énergie, et nous amplifions mutuellement celle de l’autre.

Cette année a été particulièrement éprouvante pour beaucoup.

Une grande partie de cette fatigue semble liée aux désalignements sociaux mis en lumière par nos réactions divergentes aux crises politiques et humaines qui ont marqué le monde.

Comment avez-vous réagi face à ces désalignements révélés ? Quels résultats en avez-vous tirés ?

Et surtout, quelle a été votre leçon la plus précieuse de l’année ?

Article original écrit par Steve Pavlina.

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