Spiritualité vs. Intelligence

Note : cet article est une traduction de l’article Spiritualité vs. Intelligence de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

IntellectY a-t-il un conflit inhérent entre spiritualité et intelligence ? Sont-elles perpétuellement en désaccord l’une avec l’autre ? Devons-nous choisir d’embrasser soit la spiritualité soit la rationalité mais jamais les deux en même temps ?

Il y a plusieurs années j’aurais répondu oui à ces questions. Mais aujourd’hui je vois que ce conflit n’est rien d’autre qu’une illusion. En fait, je pense que l’intelligence et la spiritualité suivent au final le même chemin, et je ne dis pas ça dans le sens où vous pouvez essayer de programmer votre esprit pour suivre une doctrine religieuse puis essayer de vous en convaincre en manipulant les faits. Je veux dire qu’en embrassant votre intellect dans sa pleine totalité, vous arriverez finalement à un sentiment de spiritualité. Vous pourriez ne pas l’étiqueter comme tel, mais vous vous retrouverez à générer de résultats similaires à ceux des gens les plus éclairés autour de vous.

En ce qui concerne la question de l’intelligence face à la spiritualité, le problème vient du sentiment de conflit que l’on perçoit entre deux opposés supposés. Cette perception nous empêche de faire confiance et de suivre suffisamment chacun des deux côtés. Nous n’allons loin dans l’un des deux qu’avant de nous replonger de l’autre côté. Nous avons nos activités intellectuelles et nos activités spirituelles, et les deux ne se rencontrent jamais. On garde les deux séparées et compartimentées. Dans le monde des affaires, nos actions sont gouvernées par l’intelligence ; nous obtenons les meilleurs résultats quand nous prenons les décisions les plus intelligentes. Mais si nous rentrons à la maison, méditons, et commençons à poser des questions comme, « Quel est le but de ma vie ? », nous devons charger un ensemble de règles différentes. Là nous avons certainement quitté le territoire de l’intellect et nous sommes entrés dans le monde spirituel. Nous essayons d’interagir intelligemment dans notre monde extérieur et spirituellement dans notre monde intérieur.

Cependant, ce conflit que l’on perçoit est fabriqué. Si vous ne suiviez que votre intelligence ou vos croyances spirituelles assez loin – que vous les poussiez réellement jusqu’à leurs limites – vous verriez qu’elles aboutissent au même endroit. Le conflit est purement imaginaire. Il n’existe que dans nos pensées.

Laissez-moi expliquer comment c’est possible et comment le fait de réaliser cela a joué un rôle dans ma vie.

Mon éducation penche totalement du côté de l’intellect. Ma mère était prof de maths à l’université, et mon père ingénieur aérospatial. Ma famille est plutôt croyante, mais je ne nous ai jamais considérés comme spirituels. J’ai été élevé avec un fort sentiment religieux – église tous les dimanches et 12 ans d’éducation catholique font que c’est difficile à ignorer – mais pour moi il n’y avait pas de profonde spiritualité derrière ces croyances habituelles. La religion était juste un autre sujet d’école comme les maths ou l’histoire. Il était principalement question de mémoriser les choses, de suivre des règles compliquées, et d’endurer les sacrements comme la confession où je devais raconter tous mes péchés à un étranger puis faire pénitence. À l’époque de mes 17 ans, cette déconnexion m’a poussé à perdre le peu de religion que j’avais, donc je suis devenu athée, au grand dam de ma famille. Je pense que cette décision tombait sous le sens. On m’avait appris à être intelligent et à faire des choix rationnels, et j’ai trouvé que mon éducation spirituelle était hautement irrationnelle. À ma façon j’ai certainement pensé que je corrigeais une erreur de logique faite par mes parents, une impression qui n’a fait que se renforcer après avoir vu leur réaction à ma décision, qui, comme vous pouvez l’imaginer, laissait loin derrière lui le domaine de la rationalité. J’ai été heureux de déménager après le lycée. Et mis à part pour les mariages et les enterrements (jamais le mien dans les deux cas), je n’ai jamais remis les pieds dans une église.

À l’université j’ai eu un double diplôme en sciences informatiques et mathématiques, deux sujets où la rationalité règne en maître. J’avais tendance à voir les gens adeptes de la spiritualité comme un peu bizarres – pour moi elles perdaient leur temps et n’apportaient aucune contribution valable au monde, hormis quelques rares exceptions (mais j’avais aussi des doutes à leur encontre). Dans mon esprit, les gens spirituels étaient d’un niveau d’intelligence inférieure, gouvernés plus par des émotions fugaces que par l’intelligence et le sens commun. Je voyais généralement ces gens comme engourdis et médiocres ; tout au mieux ils étaient simplement mal orientés. Je me suis voué à une existence purement rationnelle, évitant toutes les choses spirituelles ou religieuses.

Des années plus tard j’ai commencé à envisager que mes croyances pourraient créer (et pas simplement observer) mon expérience de la réalité. J’ai appris la différence entre le renforcement et l’affaiblissement des croyances. Cela m’est venu du fait d’avoir été exposé à tout un tas de matériel de développement personnel vers mes 20 ans. Des penseurs comme Earl Nightingale, Napoleon Hill, Norman Vincent Pale, Brian Tracy, et Tony Robbins m’ont appris que mes propres pensées et attitudes joueraient un rôle critique dans mes résultats. Si je croyais que je pourrais arriver à quelque chose, j’avais bien plus de chances d’être capable de le faire. Si je me minais par mes propres pensées, je ne ferais qu’entraver mes propres progrès.

Ce concept résonnait avec mon intellect. Il n’était pas dur pour moi de voir le rôle que mes propres pensées ont joué dans mes résultats. J’avais déjà vu des preuves de cela, à la fois dans ma vie et dans les vies des autres gens. Je pouvais voir qu’en gardant une attitude positive et en restant concentré sur ce que je voulais, j’atteignais de meilleurs résultats que dans les cas où  j’étais pessimiste et inquiet. Pour moi c’était une réalisation issue du bon sens, mais c’était quand même un immense pas en avant pour moi parce que je n’avais jamais envisagé auparavant que ma propre attitude pourrait jouer un rôle crucial dans ma vie. Je n’avais pas non plus réalisé avant que je pouvais changer mon attitude et ainsi changer mes résultats. Vers l’âge de 21 ans, je me suis dit, « Ouah… Je ferais mieux de m’assurer de garder mon attitude positive dans ce cas. Je ferais mieux de rester concentré sur ce que je veux. Dans le cas contraire je ne ferais que me saborder. Et l’auto-sabordage ne serait pas très intelligent. »

Ce concept s’est petit à petit étendu au-delà du fait de garder une attitude positive en continuant à lire plus de livres sur le développement personnel. Les livres de Tony Robbins (parmi tant d’autres) m’ont fait découvrir le concept des croyances capacitantes et incapacitantes. Par exemple, si je crois que les ordinateurs sont trop compliqués et confus, je vais éviter d’en utiliser un. Si j’ai la croyance opposée, je vais embrasser la technologie. Cette dernière croyance est plus capacitante parce que cela me donne la possibilité d’utiliser la technologie quand c’est efficace, alors qu’avec la première option je n’ai que peu d’options. Être capable est un choix plus intelligent qu’être incapable.

Tout au long de l’université, je suis devenu de plus en plus curieux vis-à-vis de cette notion de croyances capacitantes et incapacitantes, et particulièrement vis-à-vis de la façon dont mes propres croyances pourraient affecter mes propres résultats, peut-être même d’une façon que je n’avais pas réalisé. Il n’y avait là-dedans rien de spirituel. J’étais profondément intéressé par la gestion du temps et la productivité, et j’ai commencé à me demander : « Et si mes croyances actuelles n’étaient pas les croyances les plus optimales que je puisse avoir en ce moment ? »

En tant que programmeur informatique qui a vu de rapides améliorations technologiques entre l’âge de 10 ans, ou j’apprenais à programmer en BASIC sur un Apple II, et mes 21 ans, où je programmais en C++ sur un PC 486DX de 50 Mhz, j’ai pensé à ces concepts en termes d’analogies informatiques. Mon cerveau physique était le matériel informatique. Mes croyances et mon attitude étaient le système d’exploitation (OS). Et mes pensées (y compris celles qui dirigeaient mes actions) étaient des programmes informatiques. Le programme informatique tourne sur le système d’exploitation qui tourne sur le matériel. Comment faire de vous un meilleur ordinateur ? Vous pouvez améliorer le matériel. Même s’il serait bien d’améliorer mon propre cerveau, je ne vois pas tellement d’options viables autres que l’alimentation et l’exercice. Mais qu’en est-il de l’amélioration du système d’exploitation ? Je me souviens être passé de MS-DOS 6 à Windows 3.1 à un certain moment et avoir noté la grande différence que cela faisait. J’ai lancé différents programmes. J’ai obtenu des résultats différents (et on peut dire bien meilleurs).

Je me suis dit : « Et si je pouvais faire une mise à jour du système d’exploitation de mon propre cerveau ? «  Cela nécessiterait une « mise à niveau » de mes croyances personnelles et de mes attitudes. Cela impliquerait de reprogrammer mes croyances les plus fondamentales en ce qui concerne la réalité. Cela me ferait avoir des pensées différentes (c’est-à-dire des programmes différents), ce qui garantirait des résultats différents. Le problème cependant était le manque de clarté en ce qui concerne les changements qui auraient été des améliorations et ceux qui auraient été des retours en arrière, ou même si tout cela valait que j’y accorde une quelconque importance. Est-ce que changer mes croyances provoquerait même une différence notable dans mes résultats ? Cependant, en poussant cette analogie informatique un peu plus loin, j’ai commencé à avoir la suspicion que je pourrais être assis au sommet d’une mine d’or intellectuelle cachée.

Quelle est la nature d’une bonne mise à niveau de système d’exploitation ? Vous gagnez de nouvelles options. Votre logiciel tourne plus vite. Vous êtes plus productif. Vous pouvez faire plus de choses meilleures en moins de temps. Donc si je voulais mettre à niveau le système d’exploitation de mon cerveau, c’était le genre de résultats à rechercher. Autrement, je pourrais simplement perdre mon temps. Je pourrais même risquer de baisser de niveau et d’obtenir de plus mauvais résultats (Windows Edition Millenium, hum hum).

Malgré les risques, cette réalisation a déclenché chez moi l’envie d’entreprendre une quête pour explorer d’autres systèmes de croyances – une quête qui continue aujourd’hui. J’ai décidé de reconditionner consciemment et délibérément mes propres croyances pour voir quel effet des systèmes de croyances différents auraient sur mes résultats. J’ai commencé à bidouiller mon propre système d’exploitation. De l’extérieur, cela ressemblait à une quête spirituelle, et j’y ai souvent fait référence de cette façon, mais en réalité c’était une quête intellectuelle. Mon objectif était d’optimiser ma propre croyance vis-à-vis de la réalité – mon propre système d’exploitation – de sorte que je pourrait être capable de faire des choses meilleures et plus nombreuses en moins de temps.

Ce n’était pas un processus simple. Je le fais depuis le début des années 90 et j’expérimente encore. La partie compliquée est que je ne peux pas réellement savoir quel effet certaines croyances auront sur mes résultats tant que je ne les aurai pas essayées. Il y a une trop grande complexité sous-jacente pour pouvoir tout prédire à l’avance de façon précise. Je dois me lancer et tester. Par exemple, est-ce qu’une croyance en Dieu est capacitante ou incapacitante ? Si je crois en Dieu, cela me permettra-t-il d’obtenir des résultats meilleurs et plus nombreux en moins de temps que si je suis athée ? Et si c’est le cas, quelle sorte de croyance en Dieu est la meilleure ?

Comme vous pouvez l’imaginer, un problème plus profond est que certaines croyances changent aussi ce que j’entends par « résultats ». Mais comme je cherchais à me « mettre à niveau », au moins je ne partais pas de zéro. J’ai déjà un système d’exploitation qui tourne. Donc je pourrais toujours comparer mes résultats actuels avec mes résultats passés puis décider lesquels sont les « meilleurs » pour moi. Comme la différence de résultats était souvent prononcée et évidente, il n’était pas difficile pour moi de sélectionner ceux que je considérais comment meilleurs, même étant donné les ambigüités de telles quêtes. Par exemple, si je deviens millionnaire, je dirais que c’est un meilleur résultat que d’être fauché, à toutes choses égales. Peu de gens pourraient être en désaccord avec cela. Être en bonne santé est mieux qu’être malade. Être heureux est mieux qu’être déprimé. Être amoureux est mieux qu’être seul. Être organisé est mieux qu’être désorganisé. Être productif est mieux qu’être improductif. Être intelligent est mieux qu’être idiot. Le succès est mieux que l’échec. Si le choix entre évolution ou retour en arrière n’était pas clair, je le considérais simplement comme neutre. En cas de doute, je me rangeais simplement à mon bon sens.

J’ai déjà rapporté la façon dont j’ai traversé ce processus de test de ces différents systèmes de croyances dans la série d’articles Le sens de la vie, donc je ne vais pas répéter tout cela ici. Ce que j’ai découvert est qu’en poussant l’intelligence assez loin, cela m’a mené à expérimenter différentes croyances spirituelles, étant donné que ces croyances étaient fondamentales dans mon expérience de la réalité. À ma plus grande surprise j’ai trouvé que l’athéisme n’était pas le système de croyances optimal pour moi au sens où cela ne produisait pas les meilleurs résultats, mais que ce n’était pas non plus le cas du Christianisme. J’ai trouvé que ces deux systèmes d’exploitation étaient suboptimaux pour moi. Le système d’exploitation que je fais tourner aujourd’hui et qui a produit les meilleurs résultats pour moi jusqu’ici a été un ensemble de croyances assez proche du bouddhisme. Nombreux sont ceux qui ont avancé que le bouddhisme n’est pas vraiment une religion cependant, et je dirais que c’est assez exact.

La principale raison pour laquelle j’expérimente différents systèmes de croyances est de découvrir lequel semble être le plus intelligent. C’est seulement une question d’efficacité. L’an dernier a été ma meilleure année entre toutes – sans conteste – et j’espère que l’année à venir sera un raz-de-marée à côté. Je mets 99% de mes résultats au crédit de mes croyances et de mes actions et par là même de mes résultats. Selon mes normes cela a été une année incroyable dans l’accomplissement de plus nombreux et de meilleurs résultats en moins de temps. Vos croyances vont probablement être différentes, donc vous pourriez ne pas valoriser mes résultats de la même manière que je le fais. Et cela ne pose aucun problème. Je ne vous suggère pas de vous soucier d’obtenir les mêmes résultats que moi. Ce que je suggère est que vous pouvez modifier et redéfinir votre propre système d’exploitation pour obtenir les meilleurs résultats pour vous. Vous êtes la personne qui doit lancer un diagnostic personnel pour décider si vous fonctionnez de façon optimale ou si vous devez procéder à une mise à niveau. Personne d’autre ne peut le faire pour vous. Est-ce que votre logiciel (vos pensées et votre comportement) tourne de façon douce et efficace, ou avez-vous des problèmes de bugs comme la peur de l’échec, la procrastination, ou la dépression ?

Lancez un auto-diagnostic en faisant trois listes : 1) les nouvelles capacités à ajouter, 2) les opportunités pour développer et optimiser les capacités existantes, 3) les bugs ou défauts que vous aimeriez réparer. Cela vous donnera une idée des endroits où vous avez besoin de faire des changements dans vos systèmes de croyances. Par exemple, si vous aimeriez apprendre à jouer d’un instrument de musique (un nouveau programme tournant dans votre cerveau), vous pourriez noter que votre système d’exploitation a un bug et dit : « Je ne suis pas du genre musicien. » Vous devez donc réparer le système d’exploitation et reprogrammer cette croyance limitative avant de pouvoir installer ce nouveau logiciel vous permettant d’apprendre et de jouer d’un nouvel instrument. De telles croyances pourraient inclure « Je suis du genre musicien. », « J’adore la musique. », et « Je peux et vais apprendre tout instrument de musique sur lequel j’ai jeté mon dévolu. »

Un des principes primordiaux de mon système de croyances actuel est la façon dont je m’identifie. Je ne m’identifie pas comme un corps physique se déplaçant dans un monde physique. À la place, je vois toute la réalité comme existante dans une conscience pure, et je m’identifie (ce que je pense être « moi ») comme cette conscience, pas comme un corps physique. J’ai un corps physique, j’ai bien des doigts et des orteils, mais ce n’est qu’une partie de moi. Je perçois la réalité de la façon dont la plupart des gens perçoivent leurs rêves quand ils sont éveillés. Si vous vous souvenez d’un de vos rêves, vous le voyez comme une expérience mentale qui prend place au sein de votre conscience. Ce « vous » n’est pas vraiment le corps que vous avez dans le rêve ; c’est la personne allongée sur le lit qui rêve. Tout ce qui est dans le rêve a lieu dans votre propre conscience, et le vrai vous est ce qui fait ce rêve, pas le moindre aspect de ce rêve. Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est la façon dont je perçois ma réalité éveillée.

Mon système de croyances actuel pourrait sembler inhabituel, mais c’est aussi celui qui produit les meilleurs résultats pour moi entre tous ceux que j’ai essayés. Je suis capable de très bien fonctionner, je peux fixer et atteindre de grands objectifs ambitieux, je n’ai pas peur d’échouer ou d’être rejeté, je génère un joli revenu, je réponds à tous mes besoins, j’aide les gens tous les jours, je m’efforce de ne faire aucun mal, et je suis incroyablement heureux et optimiste. Pour moi c’est un choix intelligent comparé à la façon dont la plupart des gens vivent leur vie. Je dirige mon intelligence vers l’expression de la plus grande efficacité possible, pour le plus grand bien de tous. Mais ces résultats ne venaient pas simplement de différentes actions. Si seulement cela pouvait être aussi simple. J’ai dû creuser bien plus profond et réparer le système d’exploitation avant de pouvoir installer des programmes comme Paix 5.0, Joie 7.1, Abondance 3.2, et Contribution 4.0. Quand j’ai essayé d’installer ces programmes avant de mettre à niveau mon système d’exploitation, ils plantaient invariablement à cause de problèmes de compatibilité. Maudits drivers !

Si la réalité a lieu dans votre conscience, alors toute la vie est une expression de la conscience elle-même. Réaliser cela ne me rend pas passif comme pourraient le penser beaucoup de gens – c’est plutôt le contraire. Cela supprime la peur de sorte que je peux passer à l’action plus facilement et obtenir des résultats avec moins d’efforts. Au lieu de voir les conflits comme moi contre eux, je vois le conflit comme arrivant entre différents aspects de ma propre conscience. Libre à moi de décider comment j’ai envie de résoudre ces conflits en faisant des changements en moi.

Quelque soit le changement que je souhaite créer dans le monde, je travaille pour manifester ce changement en moi d’abord. Ces changements en moi ont ensuite des répercussions sur le monde qui m’entoure… via toute la création consciente. C’est comme cela que je change les choses de façon positive. Comme un virus, toute mise à niveau que je fais à mon propre système d’exploitation finit par infecter également les autres. Bien sûr, les rétrogradations peuvent avoir le même effet, c’est pourquoi il est important de tenir sérieusement compte des conséquences à long terme de tous les changements.

Mon corps est le principal véhicule par lequel j’interagis avec toute la création consciente. J’influence toute la conscience via mes pensées et mes actions. Je décide de la façon dont j’aimerais que la conscience elle-même soit, pour le plus grand bien de tous, puis je m’efforce de personnifier ces qualités. Par exemple, je veux que le monde soit en paix, donc je travaille sur le fait d’être moi-même en paix. Je veux que le monde existe pour une raison, donc je centre ma propre vie autour d’un but. Je veux que le monde soit compréhensif, donc je refuse de blesser des animaux ou des gens. Je veux que le monde soit courageux, donc je fais face à mes propres peurs avec volonté.

Chaque fois que je vois un conflit dans le monde, je l’interprète comme un conflit intérieur. Une fois que j’ai résolu le conflit intérieurement, j’ai fait le meilleur de ce que j’espérais faire. Je ne peux pas éliminer le conflit en créant plus de conflit. Je peux seulement éliminer le conflit en commençant intérieurement, et en atteignant un état de paix, puis en faisant résonner la paix autour de moi. Essayer de forcer les gens à changer est futile. Je ne peux pas enseigner à quiconque la façon de lancer un programme appelé Paix tant qu’il n’aura pas d’abord mis à jour son système d’exploitation pour permettre à un tel programme de se lancer, et de telles mise à jour ne peuvent être atteintes que par un choix conscient, jamais par la force. Je peux forcer les gens à lancer des programmes comme Peur, Avidité, et Lâcheté si je le voulais, mais c’est seulement parce que de tels programmes nécessitent un système d’exploitation bien inférieur à celui de Paix, Courage, et autres programmes plus gourmands. Même les animaux peuvent les lancer.

Chaque fois que je suis conscient d’un conflit qui cause un trop-plein d’émotions en moi, alors je sais que c’est un conflit que je dois résoudre intérieurement. Je ne peux pas en toute bonne conscience choisir de l’ignorer. Beaucoup de gens vont prendre conscience d’une chose qui leur va droit au cœur puis lui tournent le dos par peur. Je fais de mon mieux pour ne pas me laisser faire cela parce que cela réduirait ma conscience. Cela me rend moins humain.

Par exemple, si vous regardez une vidéo de fermes industrielles et que vous voyez comment les animaux sont torturés, ressentez-vous de l’empathie pour les souffrances des animaux ? Vous sentez-vous d’une quelconque façon en conflit quand vous prenez conscience de telles choses ? Connectez-vous cette souffrance à vos propres choix d’alimentation, avec votre propre repas ? Adoptez-vous cette information consciemment et l’intégrez-vous à votre modèle du monde, de sorte que vous puissiez faire des choix plus intelligents, ou tentez-vous de l’ignorer et par là même de diminuer votre intelligence ?

J’ai résolu ce genre de conflit intérieurement en choisissant consciemment de devenir végétalien. Une fois que je suis devenu conscient de la façon dont mes actions contribuaient à une telle brutalité et à une telle souffrance, je ne pouvais plus continuer. Cela diminuerait ma conscience de faire quelque chose que je considèrerais comme blessant. Je ne me suis pas permis d’ignorer cette donnée et d’essayer de me persuader qu’agir comme ça ne posait pas de problème, quoi qu’aient fait les autres gens. Il y a beaucoup de conflits que je m’efforce encore de résoudre intérieurement. Dans ce genre de situation je choisis de reconnaître le conflit au lieu de l’esquiver. Je me dis simplement « Oui, il y a un conflit ici qui attend d’être résolu. Mais je ne suis pas encore assez fort pour le résoudre pour le moment. » Puis je me concentre sur l’intention de rassembler la force dont j’ai besoin pour changer, et au final cela vient. Et chaque fois que je suis capable de résoudre de tels conflits intérieurement et de cesser de contribuer à de la souffrance « quelque part », je connais un regain de paix et de bonheur, et je me sens devenir chaque fois plus conscient et plus éveillé. Je me sens en fait comme si j’avais vécu une augmentation mentale.

Ce n’est pas une façon de vivre simple, mais c’est celle qui me semble la plus intelligente. Un de mes prérequis pour vivre intelligemment est que je ne peux pas ignorer de données. Je dois tenir compte de chaque information dont je suis conscient. Si je sais que les gens souffrent quelque part dans le monde, je dois prendre cela en compte quand je décide comment vivre, en particulier si je prends conscience que j’y contribue. Si je prépare un repas pour moi-même, je dois prendre en considération les conséquences de mes choix. Par exemple, je ne suis pas client d’entreprises comme McDonald’s ou Burger King parce que je n’ai pas envie de contribuer aux conséquences que génèrent ces entreprises. Je suis loin d’être parfait dans mon application de ce principe, mais chaque année je deviens plus fort et plus cohérent. C’est un processus continu, perpétuel.

Une fois que j’ai résolu ces conflits intérieurement, je ne cesse pas seulement de les créer pour moi-même, mais le changement qui arrive en moi se répercute dans le monde extérieur via mes actions. Mon choix de devenir végétalien pousse les autres à le prendre en considération, à l’essayer, et même à l’adopter. Mais cela arrive principalement comme résultat de mon changement interne d’identité, comme conséquence naturelle de qui je suis devenu, pas parce que je passe mes journées à essayer activement de convertir les gens au végétalisme. En fait, je pense que c’est globalement une perte de temps d’essayer de convaincre les gens de changer leurs croyances. Il n’en résulte généralement que de la frustration ; cela perpétue le conflit. Il est plus efficace d’aider les gens à élever leur conscience, puis de les laisser choisir par eux-mêmes. À mon niveau de conscience actuel, le végétalisme est simplement un choix intelligent. Agir autrement nécessiterait que je choisisse consciemment de me faire du mal, de supporter la torture et le massacre d’animaux, de perpétuer ce mal aux gens piégés dans le système actuel, de gaspiller les ressources sans honte, et de faire de sérieux dégâts à l’environnement. Si je participe à cette douleur et à cette souffrance, je l’invite en moi. Je deviens une personne plus engourdie, moins compréhensive, plus sauvage. Une partie de ma propre divinité est enterrée sous une couche de peur. La seule raison pour laquelle je pourrais faire une telle chose serait pour diminuer mon niveau de conscience… pour oublier ce dont je suis devenu conscient… pour ignorer des données. Si je refuse d’accepter les conséquences de mes actions (par peur), alors cela signifie que la souffrance et la cruauté arriveront à cause de moi. Je peux échapper à ce savoir, mais je ne pourrai jamais échapper à la responsabilité qui y est liée. Pour moi ce n’est pas tellement un choix spirituel. C’est un choix intellectuel. Il n’est pas intelligent pour moi de causer une souffrance inutile. Je ne me promène pas dans mon quartier en torturant les animaux de compagnie des gens puis en les frappant à mort, alors pourquoi diable voudrais-je payer quelqu’un pour le faire à ma place ? Vous accepteriez mon excuse disant que j’avais parfaitement le droit de faire ça parce que votre petit chat s’avérait être délicieux ?

Beaucoup de gens considèreraient cela comme des croyances spirituelles. Et ils auraient raison. Mais ce sont avant tout des croyances intellectuelles. Il n’y a là-dedans aucun conflit entre intelligence et spiritualité. Elles pointent toutes deux dans la même direction. De la façon dont je le vois, si je veux aider intelligemment à guérir certains des maux du monde, cet ensemble de croyances spirituelles me donnent le pouvoir de me lancer dans ce sens. Toute ma vie est centrée autour de l’amélioration de la création consciente – pas seulement moi mais tout ce qui tombe dans mon champ de perception. Ce but est plus important pour moi que l’argent, que l’avancement de ma carrière, que ma propre sécurité et sûreté. Je suis capable d’investir mon énergie et mes ressources dans cette poursuite sans peur de l’échec ou du rejet. Si j’échoue alors ce sera parce que l’univers m’a stoppé net, par parce que j’avais peur d’essayer. Je ne peux pas faire mieux que mon meilleur possible, et si cela a pour résultat final un verdict d’échec de la part de l’univers alors j’accepterai son jugement.

Si cette planète doit être changée pour le meilleur, alors nous, en tant qu’individus, devons d’abord nous changer. Chaque fois que vous prenez conscience d’un conflit dans le monde, réalisez que vous ne percevez cela comme un conflit que parce que cela résonne avec quelque chose qui est déjà en vous. C’est un signal vous disant de résoudre un conflit en vous. Vous ne pouvez pas réparer un problème dans le monde tant que vous n’avez pas résolu le conflit sous-jacent en vous. C’est inutile de se plaindre à propos des problèmes du monde tant que nous continuons à y contribuer. Nous devons commencer par inverser notre propre contribution à ce conflit et à cette souffrance. Nous devons d’abord trouver la paix en nous. Seulement alors pouvons-nous sortir cette paix dans le monde et inviter les autres à faire des changements similaires.

Dans mon système de croyances, il n’y a pas de séparation entre les autres et moi. Ne faisons tous partie de la même conscience générale. Quand un être en blesse un autre, ce conflit est la projection de deux pensées opposées au sein de la conscience elle-même. Nous résolvons ces conflits en devenant plus conscients – nous examinons ce conflit et faisons le choix le plus intelligent que nous pouvons. Cela a pour effet d’élever notre conscience. Nous vivons une évolution personnelle, en devenant du coup capables de résoudre même les conflits les plus grands et en créant même une plus grande paix. Comme l’a écrit Kahlil Gibran dans Le Prophète, « Plus profond cette peine creuse en vous, plus vous pouvez contenir de joie. »

Un des conflits clés que l’on doit résoudre en nous est celui de l’intelligence face à la spiritualité. Je perçois que cela devient un gros problème pour le monde entier, et je crains que cela ne fasse qu’augmenter dans les années à venir. Sur terre cela prend la forme classique ouest contre est, conservateurs contre libéraux, mâle contre femelle, matière contre énergie. Nous percevons le physique et le spirituel comme séparés et distincts, mais beaucoup d’entre nous commencent à soulever ce voile de séparation et à créer des vies qui incarnent l’union de ces opposés supposés.

Peut-être que vous êtes une personne qui se considère bien plus intellectuelle que spirituelle. Je pense que c’est une bonne chose. Trop souvent la soi-disant spiritualité est utilisée comme outil de manipulation et de contrôle, ou alors elle est si lointaine qu’elle laisse le lien avec l’intellect loin derrière. En suivant votre intellect suffisamment loin, vous finirez par vous confronter aux limites de votre propre système d’exploitation mental. Une bonne façon de chercher des bugs est de vous demander : « De quoi ai-je peur ? Ces peurs sont-elles logiques et rationnelles, ou me ralentissent-elles inutilement ? » Ce sont des questions très pratiques, terre-à-terre. Si vous avez peur de l’échec ou du rejet, vos perspectives dans la vie seront sérieusement limitées. Vos résultats vont certainement en souffrir. Mais si vous pouvez débugger votre propre système d’exploitation mental et éliminer la peur dans son ensemble, votre vie se déroulera de façon bien plus douce. Vous serez capable de faire des choses plus nombreuses et meilleures en moins de temps.

Ce processus de débogage et de mise à niveau finiront par vous amener à interroger vos croyances les plus profondément ancrées à propos de la réalité, celles que la plupart des gens considèreraient comme spirituelles par nature. Il est inutile d’avoir peur de cette expérience. Vos croyances religieuses et spirituelles font partie de votre système d’exploitation. Ils sont en fait le noyau sur lequel sont lancés tous vos autres codes. Si votre noyau contient des bugs ou tourne de façon sous-optimale, vos résultats dans la vie seront toujours sous-optimaux. Aucun de vos logiciels ne fonctionnera correctement. Vos pensées et actions seront un méli-mélo d’incohérences. Vous aurez souvent la sensation de vous battre contre vous-même dans votre propre esprit. C’est comme essayer de comprendre le code des impôts américain, qui fait maintenant la longueur de 12 bibles.

Cependant, si vous pouvez réparer même un petit bug ou faire une évolution mineure dans votre noyau de croyances spirituelles, cela peut faire une énorme différence dans vos résultats. Tous les logiciels que vous ferez tourner dessus seront affectés. Toutes vos pensées et actions seront différentes. Peu de choses changeront les résultats dans votre vie de façon aussi phénoménale qu’un changement de vos croyances spirituelles. Pourtant ce genre d’optimisation nécessite la plus grande intelligence. Ce n’est pas une course fantaisiste dans les collines herbeuses du pays imaginaire.

Soyez curieux vis-à-vis de vos croyances les plus sacrées. Posez des questions. Y a-t-il un Dieu ? S’il y en a un, alors quelle est sa nature ? Y a-t-il quelque chose après la mort, et si oui, à quoi cela ressemble-t-il ? Les expériences psychiques sont-elles possibles, et si oui, comment arrivent-elles ?

Quand vous sélectionnez des croyances, visez d’abord l’exactitude, puis la responsabilisation. Déjà, vous voulez que vos croyances soient cohérentes avec votre compréhension actuelle de la réalité. L’inexactitude est source d’incapacité. Cela ne vous aidera pas de croire que la terre est plate. Mais comme il y a beaucoup de trous dans notre connaissance du monde, il vous restera encore beaucoup de « je ne sais pas » pour lesquels vous ne pourrez pas être sûr du chemin à prendre. Les faits connus ne fournissent pas assez d’informations. Remplissez ces trous en choisissant les croyances qui vous donnent la capacité d’obtenir les meilleurs résultats. Cette partie nécessite une grande dose d’expérimentation et de patience. Par-dessus tout, restez ouvert à la possibilité de changer vos croyances, même celles que vous tenez comme sacrées, tout au long de votre recherche d’une plus grande exactitude et responsabilisation. Ne partez jamais du fait que votre système d’exploitation est enfin sans bug et optimal. S’améliorer est le processus de toute une vie, et parfois, pour obtenir des gains de performance, vous devez revenir en arrière et restructurer un ancien code que vous aviez considéré comme irréprochable.

Les croyances varient sur un spectre allant de l’incertitude à la certitude. Si « 1 » signifie que vous êtes totalement dans le doute et « 10 » que vous êtes totalement certain, vous trouverez bon nombre de vos croyances entre les rangs 4 et 7. À l’inverse d’un matériel informatique, votre matériel n’est pas binaire. Vous êtes capable de gérer les niveaux de gris. Vous avez la capacité de faire des ajustements très fins. Tandis qu’un ordinateur doit gérer les données confuses via un logiciel, de telles capacités sont implantées directement dans votre matériel. Vous pouvez ajuster un certain marqueur pour chaque croyance que vous détenez. Même si vous gardez les mêmes croyances qu’hier, vous pouvez obtenir des résultats différents en transformant les suspicions en convictions, et vice-versa. Vous pouvez choisir de devenir certain d’une chose dont vous avez auparavant douté, ou vous pouvez commencer à vous poser des questions et à douter de ce que vous considériez autrefois comme acquis. Vous n’avez pas à changer chaque croyance en une pensée de 1 à 10. En fait, une des forces clés de notre réseau neuronal spongieux est sa capacité à gérer l’ambigüité et le changement. Nous pouvons reconnaître les gens même après qu’ils aient changé de coupe de cheveux. Nous pouvons accomplir avec succès d’anciennes tâches dans de nouvelles conditions. Nous pouvons bien nous débrouiller avec des croyances floues.

Ce en quoi vous croyez est votre choix. Mais faites ce choix intentionnellement. Choisissez vos croyances consciemment.

Si vous ne choisissez pas vos croyances consciemment, alors quelqu’un d’autre le fera pour vous. Quelqu’un viendra et vous programmera à optimiser ses propres résultats, qui pourraient ne pas être les résultats que vous auriez personnellement choisis. Soyez conscient que vous êtes déjà programmés. Les médias de masse ont probablement eu un énorme impact sur vos croyances principales. Si vous travaillez pour une grande entreprise, il est virtuellement sûr qu’ils travaillent sur vos croyances, qu’ils vous conditionnent à servir leurs intérêts professionnels mais pas nécessairement les vôtres. Est-ce que votre système d’exploitation a des chances d’être infecté par le virus du consumérisme ? Et qu’en est-il de votre pare-feu contre la peur de l’échec ? Trouverai-je une application OBÉIR_À_MON_PATRON.EXE sur votre liste de processus actifs ?

Vous avez l’option de mettre à niveau votre propre système d’exploitation. Même si vous avez sérieusement négligé sa maintenance, il n’est jamais trop tard pour se mettre à niveau. Si vous n’aimez pas ce que le monde a installé, vous pouvez le désinstaller. Si vous rencontrez un ensemble de croyances que vous pensez pouvoir être plus capacitantes, vous pouvez l’installer. Vous ne voulez probablement pas vous lancer avec une commande « del *.* » et tout inverser pour redevenir un bébé, mais vous pouvez quand même débugger et optimiser ce code même s’il est en train de tourner. C’est une des choses super dans le fait d’être un être humain. Nous pouvons mettre à jour notre logiciel en place sans avoir besoin d’un reboot complet.

Chaque croyance est un choix. Très peu de gens réalisent cela parce qu’ils n’ont jamais fait ces choix consciemment. Mais quand vous réalisez que vos croyances sont des choix et que vous pouvez les changer via une prise de décision intelligente, vous aurez bien plus de contrôle sur votre propre matériel et les résultats que cela produit. Si vous n’aimez pas les résultats que vous obtenez, vous avez la possibilité de réparer votre propre code.

Vous pourriez berner tous vos pairs en pensant que vous êtes une victime de ce monde, mais vous ne me bernerez pas moi. Vous et moi sommes entièrement responsables de la façon dont nous contribuons au monde, que ce soit directement ou indirectement. Vous pouvez abandonner tout contrôle, mais vous ne pourrez jamais abandonner votre responsabilité. À tout moment vous devez faire face au choix de vivre dans le déni et d’ignorer l’information, ou de vivre consciemment et de rassembler le courage d’agir pour le plus grand bien de tous. Si vous n’avez pas délibérément choisi le dernier des deux, alors vous avez choisi le premier. Mais il n’est jamais trop tard pour changer d’avis.

Crédits photo : © freshidea – Fotolia.com

2 commentaires

  • David Duprat dit :

    Cet article me touche beaucoup.
    Je me suis beaucoup posé de questions sur ma spiritualité étant jeune, me posant m^me la question de savoir si je ne voulais pas devenir prêtre. Quelque chose m’en a empêché, le fait que mon intelligence n’était pas en accord avec le caractère figé de la religion. Je n’étais pas athée, simplement, je me suis mis en quête de la spiritualité qui me conviendrait le mieux.Je pense sincèrement m’être perdu, dans ma recherche. Mon intelligence était un barrage à tout épanouissement personnel. J’étais incapable de me remettre en question, le problème n’était pas moi, mais les autres.
    Il m’a fallu une expérience de mort imminente, pour entamer une nouvelle vie. J’avais trouvé ma spiritualité: l’homme, en tant que soi.
    Je suis parvenu à mettre mon intelligence, au service de ma spiritualité, déterminant ce qui n’allait pas dans ma vie d’avant.Il n’était plus question de montrer du doigt ce qui n’allait pas chez les autres, mais ce qui devait changer en moi, pour que je puisse avoir une influence suffisamment positive sur eux.
    La spiritualité qui me convenait, m’a permis de me rapprocher de mon moi intérieur, et d’être en accord avec lui.
    L’influence positive dans ma vie a été assez vite palpable. visualisable, mesurable. Je subirai certainement peut-être encore des échecs, mais je crois en ce que je suis, parce que je sais qui je suis.
    Toutes les actions que je peux entreprendre, et qui me rendent heureux, sont tournées vers les autres.
    Je n’attends rien d’autre en retour que le fait qu’ils puissent à leur tour, s’épanouir positivement.
    Si nous avons une seule chance de pouvoir influer sur les conflits, les crises, ou des évènements désastreux, ce n’est qu’en libérant individuellement, puis collectivement,, toute la force de nos “moi”.

    J’espère ne pas avoir été trop bavard.

    Merci beaucoup, Olivier, cet article est tout à fait remarquable. Le fait que tu te dévoiles un peu te rend très attachant.
    Cordialement
    David Duprat

  • romain dit :

    Merci, c’est incontestablement mon article préféré.

1 Trackback

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