Pouvez-vous agir indépendamment des pressions sociales ?

pressions socialesUne chose que j’aime vraiment dans les relations libres, c’est la capacité d’apprendre plus rapidement par expérience. Il y a de riches leçons à tirer d’une longue relation monogame, mais j’ai constaté que ma conception des relations a rapidement changé quand j’ai adopté une attitude plus ouverte à l’égard des relations. Il s’agit d’une conséquence prévisible qui découle de la capacité d’apprendre d’un grand nombre de partenaires/enseignants.

À mon avis, c’est la même dynamique d’apprentissage que vous pouvez obtenir en travaillant pour différentes entreprises, avec différentes équipes et dans différentes industries. Vous apprendrez surement des leçons que vous pourriez autrement manquer si vous étiez resté indéfiniment avec une seule entreprise, une seule équipe ou un seul patron.

Conserver une posture de relation ouverte a été un point très important sur mon chemin de croissance. Il m’a fallu beaucoup de courage et de remise en question pour décider de m’engager sur cette voie, mais je suis vraiment content de l’avoir fait. J’ai appris des leçons sur moi-même que je ne m’attendais pas à apprendre.

En quoi êtes-vous différent ?

Je pourrais affirmer que l’expérience que j’ai des relations libres me rend différent de la plupart des gens, mais je pense que c’est en fait le contraire. La plupart des relations monogames qui durent ne sont pas vraiment monogames. À un moment donné ou à un autre, l’un des partenaires trompe son prochain, il y a même des cas où les deux partenaires se trompent. En outre, je suis certain que beaucoup de relations seraient plus libres si les contraignantes influences religieuses étaient réduites. L’ouverture existe déjà et est assez populaire. Je sens donc que mon désir d’ouverture est une chose que j’ai en commun avec la plupart des gens. J’aime délibérément expérimenter cette ouverture sans oppression et sans culpabilité.

Étant donné que j’ai délibérément continué d’explorer certains aspects de ma propre personne que je considérais autrefois comme bizarres ou différents, j’ai constaté que je ne suis pas si différent après tout. J’ai appris grâce à de nombreux commentaires que beaucoup d’autres personnes partagent les mêmes désirs ou les mêmes manies que moi. Je suis simplement allé plus loin en ignorant la répression sociale, afin de pouvoir vivre mes désirs comme une réalité, plus facilement que la plupart des gens.

Combien de personnes auraient-elles préféré ne pas avoir un emploi si elles pouvaient encore régler toutes leurs dépenses ? Je suis certain que beaucoup de gens rêvent de cela, mais ils laissent les pressions sociales, comme la stigmatisation de l’échec éventuel, les empêcher de passer à l’action.

Combien de personnes auraient-elles aimé s’engager dans des relations libres si ces dernières étaient acceptées par la société, sans stigmatisation et sans répression ou jugement ? J’imagine que beaucoup de gens aimeraient explorer ce chemin, d’autant plus qu’un grand nombre parmi eux entretiennent déjà des relations avec de multiples partenaires et s’en cachent.

Cela nous profite-t-il vraiment de tuer et de réprimer ces désirs populaires ? Ne serait-il pas plus intelligent de laisser tomber cette répression inutile ?

Nous nous réprimons nous-mêmes

Nous pouvons sans cesse parler de la façon dont la société nous réprime et de la raison pour laquelle nous nous sentons obligés de nous conformer, mais nous pouvons aussi reconnaitre qu’en fin de compte, nous nous réprimons nous-mêmes. Il y a une pression sociale à laquelle l’on est tenu de se conformer, mais nous l’acceptons, tolérons cela, y obéissons et approuvons en silence. Parfois, nous y contribuons activement.

Dans certains domaines de la vie, nous essayons de réduire la variété humaine naturelle à un petit sous-ensemble de pensées, de sentiments et de comportements que nous qualifions ensuite de « normaux ». Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne notre sexualité. Comme le célèbre sexologue Alfred Kinsey l’a découvert grâce à ses recherches approfondies, il n’y a pas de « normal » quand il s’agit de sexualité. Au lieu de cela, il y a une grande diversité d’expériences.

Il est bon d’identifier et de reconnaitre comment la société veut que nous pensions, que nous nous sentions et que nous agissions. Une fois que nous prenons conscience des forces exercées sur nous, elles deviennent moins fortes. Nous acquérons la capacité de neutraliser consciemment ces forces, peut-être pas de la meilleure manière, mais assez bien pour prendre des décisions qui s’opposent aux pressions sociales lorsque nous le souhaitons.

Exploration consciente

J’ai souvent trouvé une plus-value inestimable en explorant délibérément des voies qui s’opposent aux pressions sociales, de sorte que je peux voir ce qu’il y a de l’autre côté. Une fois que j’ai fait un travail raisonnable en m’éduquant moi-même sur d’autres possibilités, je peux faire des choix plus judicieux basés sur ce que je crois être un plan d’action réfléchi, sans me sentir trop manipulé par les pressions sociales.

Par exemple, en transgressant de nombreuses lois à la fin de mon adolescence et en me faisant arrêter à plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion d’explorer l’autre côté du respect de la loi. En désobéissant délibérément à la loi, j’ai ressenti moins de pression pour y obéir simplement parce que les gens me disaient que j’étais censé le faire. J’ai compris qu’il y avait d’éventuelles conséquences à enfreindre la loi, mais j’ai aussi appris que je pouvais choisir d’assumer ces conséquences si j’estime que mon opposition à la loi est justifiée. J’ai remplacé le respect aveugle de la loi par mon propre sens de la conscience, de l’éthique et de la raison.

Dans certains cas, j’enfreins une loi parce que je ne suis pas d’accord avec elle, par exemple dépasser la limite de vitesse autorisée ou fumer parfois de l’herbe. Dans d’autres cas, je me tiens à une norme beaucoup plus élevée que la loi ne le permet. Par exemple, la consommation de produits d’origine animale est contraire à mon code de conduite, alors même si cela est légal, je considère que cette pratique est illégale.

Ce style d’exploration a été si précieux pour moi que lorsque je vois un truc du genre « Trouvez des dragons en empruntant cette voix », je suis tenté de l’explorer juste pour apprendre et grandir. J’ai exploré plusieurs chemins que je m’attendais même à ne pas aimer, au cas où je me tromperais à leur sujet. D’habitude, ma première impression est toujours juste, mais parfois j’ai été surpris, reconnaissant d’avoir vérifié mes hypothèses à travers des expériences pratiques.

Découverte de soi

L’un des avantages de l’adoption d’une attitude d’explorateur est que vous apprendrez beaucoup de choses sur vous-même au fur et à mesure que vous progressez dans la vie. Vous affinerez vos préférences au fil du temps. Vous vous créerez une vie plus heureuse et plus épanouie.

Par exemple, je ne savais pas, à quel point je prendrais plaisir à écrire — et à quel point j’écrirais, surtout gratuitement. J’ai écrit mon premier article en 1999, en partie à titre expérimental. Au fil du temps, surtout à mesure que mes compétences en écriture s’amélioraient et que je pouvais écrire de façon plus fluide avec moins d’effort mental, je suis tombé amoureux de l’écriture. C’était si calme et paisible de me plonger dans le royaume des idées et de rechercher de nouvelles connexions pour écrire.

Pour ce qui est de l’exploration dans les relations, au départ, je n’avais qu’une idée floue des genres de femmes avec lesquelles j’aimerais avoir une liaison — et des genres de femmes qui m’apprécieraient et qui profiteraient véritablement du temps passé avec moi. Ce n’est que grâce à l’exploration que j’ai été en mesure d’apprendre où trouver les meilleures correspondances.

Par exemple, j’ai appris par expérience que j’aime vraiment les femmes qui aiment être sexuellement dominées. La découverte du jeu D/s s’est avérée si fascinante que j’ai perdu mon intérêt pour les relations sexuelles avec des femmes qui n’aimaient pas cette pratique. J’aime toujours partager l’amitié, les conversations, les étreintes et l’affection avec de nombreuses femmes, mais lorsque je découvre qu’une femme n’aime pas être sexuellement dominée et ne souhaite pas jouer dans cet espace avec moi, il est préférable que nous ne nous engagions pas dans des actes à caractère sexuel, étant donné que la compatibilité et le chimiotactisme ne sont pas présents.

Cela m’a vraiment ouvert les yeux. Je pensais auparavant qu’il y avait quelque chose de mal à vouloir être sexuellement dominant avec une femme, à lui faire obéir à tous mes ordres, à l’obliger à m’appeler maitre, etc. Cela semblait amusant d’y penser, mais j’avais du mal à imaginer que cela serait une superbe expérience du point de vue de la femme. Il était évident pour moi que le fait d’être aux commandes serait amusant, mais j’ai aussi pensé que jouer le rôle du soumis pourrait être la pire partie de l’affaire. Cela ne semblait pas nécessairement équitable.

J’avais tort à ce sujet. En me donnant la permission d’expérimenter cela avec des partenaires qui le voulaient, en particulier ma petite amie (qui adore ce jeu), j’ai vu de mes propres yeux à quel point la personne soumise pourrait éprouver un plaisir intense. Ces expériences, combinées à beaucoup de discussions approfondies, ont élevé ma compréhension et effacé tout sentiment de culpabilité ou de honte que j’avais sur ce genre de pratique, ce qui m’a aidé à apprécier et à partager un voyage amusant, ludique, plein d’amour et de plaisir.

Correspondances compatibles et Pressions sociales

Au fur et à mesure que nous apprenons davantage sur nous-mêmes, nous apprenons aussi à reconnaitre nos correspondances sociales les plus compatibles. Un bon correspondant est une personne avec laquelle nous entretenons un sentiment d’élévation mutuelle. Un bon correspondant n’est pas nécessairement un clone. Les meilleures correspondances ont suffisamment de points communs pour favoriser l’établissement d’un lien solide et suffisamment de différences pour encourager l’apprentissage et la croissance mutuelle.

Si vous ne vous connaissez pas très bien, ou si vous laissez les pressions sociales dicter votre expérience de vie, votre vie est susceptible d’être remplie de correspondances sociales faibles, peu inspirantes et ennuyeuses.

Les pressions sociales nous disent de continuer à dire oui aux correspondances partielles, même si elles sont superficielles et insatisfaisantes. Il est perçu comme déplacé, grossier ou odieux de s’éloigner de quelqu’un pour des raisons d’incompatibilité. Dans certains cas, comme un divorce, ces pressions sociales peuvent être très fortes et difficiles à surmonter. Toutefois, la stagnation est encore pire que de se retourner et de faire face à ces pressions.

Si nous succombons à ces pressions sociales et tolérons trop de correspondances sociales faibles dans nos vies, nous ne faisons que nous affaiblir et détruire notre potentiel. Ajouter un solide soutien social à votre vie n’est pas une quête aussi égoïste qu’il n’y parait. Si vous ne vous sentez pas en phase avec votre cercle social, alors vous vous retenez surement de soutenir ces gens au mieux de vos capacités. Vous ne recevez pas non plus le soutien dont vous avez besoin pour vivre consciemment et avec un sens aigu du but. Il est fort probable que vous soyez en train de vous attirer l’un l’autre vers le bas et de vous empêcher de poursuivre votre croissance.

Si vous abandonnez de telles connexions, et si vous accueillez et invitez des connexions plus compatibles dans votre vie, tout le monde y gagnera. Vous bénéficiez en attirant des correspondances sociales plus solidaires et édifiantes. Votre cercle social bénéficiera de votre total soutien et de votre positivité. Le monde en bénéficiera aussi en ayant plus de personnes habilitées à contribuer. N’est-il pas bénéfique pour tout le monde que vos amis et vous, vous aidiez les uns les autres à vous sentir motivés, inspirés et créatifs plutôt que de vous sentir déconnectés, frustrés ou nécessiteux ?

Dire non aux correspondances partielles est probablement l’un de vos plus grands défis de développement personnel. Si vous n’arrivez pas à vous libérer des incompatibilités une fois pour de bon, les grandes correspondances vous échapperont. Elles ne vous reconnaitront pas comme étant un bon partenaire parce que vous allez diffuser de l’insatisfaction sociale au lieu du bonheur, et votre cercle social peu inspirant repoussera aussi ces personnes, parfois de façon délibérée.

Pour moi, la partie la plus difficile était de faire face au jugement. J’ai été programmé pour m’en vouloir parce que je vais à l’encontre des courants sociaux dominants. L’exploration consciente est un remède formidable pour cela étant donné que l’exploration remplace graduellement les jugements conditionnés par une véritable expérience.

En l’absence d’une expérience pratique, nous sommes parfois tentés de renier nos désirs, mais après avoir acquéri l’expérience, il devient plus facile de donner plus de poids à nos expériences qu’aux pressions sociales, et ainsi les pressions sociales perdent leur pouvoir d’influence sur nous.

Quand vous remarquez que vos désirs entrent en conflit avec ce qu’on vous a enseigné, je vous encourage à expérimenter directement le côté où les dragons cracheurs de feu sont censés exister. Très souvent, vous découvrirez que les dragons sont en fait des lézards inoffensifs et gentils qui ont été présentés sous forme de monstres.

Exagérer dans vos préférences

Une pratique que j’ai trouvée utile consista à exagérer dans mes préférences dans ma tête, ce qui m’aide à les accepter sans laisser les pressions sociales influencer indument mes décisions. J’ai partagé une variante de cette idée dans mon article le mal existe.

J’exagère parfois dans mes préférences lorsque je les partage aussi, en faisant partiellement preuve d’humour et étant en partie sérieux.

Par exemple, si je reçois une invitation pour une interview, et que cela me semble un peu trop rigide ou trop conventionnel à mon gout, je pourrais répondre : « Oh, vous ne voudriez pas de moi dans votre émission. Je serais trop honnête et j’offenserais la plupart de vos téléspectateurs. »

D’un autre côté, lorsque j’entre en contact avec une femme et qu’il y a une attirance réciproque et corporelle, mais que je sais qu’elle n’aime pas être sexuellement dominée, je pourrais dire : « C’est dommage que vous soyez si volontaire. On pourrait s’amuser encore plus si seulement vous lâchiez du lest et deveniez mon esclave soumise ».

La plupart du temps, l’autre personne, pour s’amuser, est d’accord avec moi. Nous reconnaissons notre incompatibilité sans nous offenser.

Il n’est pas impossible qu’une certaine déception naisse parce que cela n’a pas marché, mais en considérant l’incompatibilité comme étant mon côté étrange, j’invite l’autre personne à exprimer malicieusement qu’une connexion plus forte était censée se produire. J’accepte de porter la responsabilité de l’échec de cette connexion, mais je reste néanmoins fidèle à mes désirs.

D’un autre côté, la partie sérieuse de ma réponse incite parfois à une invitation plus authentique de la part de l’autre personne. Très souvent, les gens offrent une première invitation quelque peu retenue, afin de tâter le terrain sans risquer de se faire rejeter. Si au-delà des apparences, nous sommes vraiment plus compatibles qu’on ne l’avait supposé au départ, alors ma réponse est généralement vue comme un pas en avant.

Ainsi, dans le cadre d’une interview, le reporter pourrait répondre : « LOL… en fait, je trouve que la franchise sans bornes est rafraichissante ! J’adorerais aborder en profondeur des sujets plus intéressants avec vous. Je vous garantis que mes auditeurs adorent ce genre de choses ! » Quant à la situation sexuelle, la réponse pourrait être l’expression de la curiosité et du désir d’en apprendre davantage.

Lorsque j’accepte pleinement mes préférences, même lorsqu’elles vont à l’encontre des pressions sociales quotidiennes, je remarque que la plupart des gens m’acceptent tel que je suis, surtout quand nous discutons en privé et que nous ne faisons pas cas de ces pressions externes dans nos conversations.

La philosophie du « respect mutuel, ou déconnexion » m’a beaucoup motivé. Cela exige que j’accepte et respecte mes préférences d’abord avant que je puisse raisonnablement m’attendre à ce qu’autrui fasse pareil, et pour atteindre ce point, je dois être disposé à explorer, de sorte que je puisse découvrir par expérience pratique quelles sont réellement mes préférences.

En règle générale, j’apprécie vraiment les amis qui comprennent véritablement et qui acceptent ce qu’ils aiment et ce qu’ils rejettent, même si nos préférences ne sont pas suffisamment compatibles pour que nous puissions explorer beaucoup de choses ensemble. C’est agréable d’entrer en contact avec des gens qui ont leurs propres désirs, indépendamment des pressions sociales.

Faire face à l’épouvantail

Voici une citation de Ralph Waldo Emerson que je suis certain que vous apprécierez. Elle contextualise excellemment la pression sociale :

Lorsqu’un jeune homme résolu s’approche de la grande brute, le monde, et la prend audacieusement par la barbe, il est souvent surpris de constater qu’elle se détache dans sa main, et qu’elle n’avait été attachée que pour effrayer les timides aventuriers.

Je sais que ce n’est pas toujours le cas. Parfois, la pression sociale peut avoir de réelles conséquences si vous vous y opposez, surtout dans certaines cultures, mais la plupart du temps, ce n’est qu’un épouvantail. De loin, il a l’air effrayant et menaçant, mais quand l’on s’en approche, l’on se rend compte qu’il ne s’agit que d’un tas de vêtements en lambeaux couvert de paille. Le seul obstacle était votre propre timidité.

Au fur et à mesure que vous explorez ces zones remplies de dragons, vous apprendrez probablement à vous méfier des pressions sociales, surtout lorsque vous trouvez de nouveaux trésors là où des dragons étaient censés se trouver. Vous apprendrez que certaines pressions sociales existent pour de bonnes raisons, comme celles qui visent à vous protéger, vous et les autres, du danger réel, mais lorsque vous remarquez un mandat social qui va à l’encontre de vos désirs et qui n’implique pas des questions de vie ou de mort, je vous encourage à le remettre en question et à l’explorer au-delà. Voyez par vous-même ce qu’il en retourne.

Il n’y a rien de mal à se tromper. Il est acceptable de passer devant l’épouvantail, de marcher dans une flaque de boue et de conclure que l’épouvantail était là pour de bonnes raisons. Cependant, même dans ces cas, vous aurez plus de connaissances et de compréhension de la vérité cachée derrière l’épouvantail.

Pour vivre consciemment, il est important de reconnaitre la présence de la pression sociale dans votre vie, afin que vous puissiez choisir plus librement. Le but n’est ni d’être conformiste ni rebelle, mais de penser, sentir et se comporter en accord avec votre propre intelligence.

Note : Cet article est une traduction de l’article Can You Act Independently of Social Pressure? de Steve Pavlina. C’est donc lui qui s’exprime dans le « je » de cet article !

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